CONTENTS
- 1. Résolution et résiliation du contrat | Définition

- - Qu’est-ce qu’un contrat ?
- 2. Résolution et résiliation du contrat | Structure juridique de la résolution

- 3. Résolution et résiliation du contrat | Structure juridique de la résiliation

- 4. Résolution et résiliation du contrat | Questions pratiques et précautions

- - Démarches à entreprendre
- 5. Résolution et résiliation du contrat | Questions litigieuses

1. Résolution et résiliation du contrat | Définition

La résolution et la résiliation du contrat sont des actes juridiques mettant fin à une relation contractuelle.
Elles ont en commun de mettre fin aux effets du contrat par une manifestation de volonté de l’une des parties.
Elles présentent toutefois les différences suivantes selon leurs effets juridiques, leur champ d’application et le moment auquel elles prennent effet.
▶Résiliation : acte mettant fin aux effets du contrat pour l’avenir. La relation contractuelle demeure valable jusqu’à la résiliation, mais le contrat cesse de produire ses effets après celle-ci.
La différence entre leurs effets apparaît également dans l’existence ou non d’une obligation de restitution.
En cas de résolution, chaque partie doit rétablir la situation antérieure. En revanche, la résiliation ne produisant ses effets que pour l’avenir, elle ne fait pas naître d’obligation distincte de restitution.
Qu’est-ce qu’un contrat ?
Un contrat est un acte juridique par lequel deux parties ou plus font concorder leurs manifestations de volonté afin de créer un rapport d’obligation.
Selon la Loi civile de la République de Corée, les contrats se divisent notamment en contrats nommés, tels que la vente ou le bail, et contrats innommés. Ils peuvent également être classés en contrats synallagmatiques ou unilatéraux, contrats à titre onéreux ou gratuit, ainsi qu’en contrats consensuels ou réels.
Un contrat se forme généralement par la concordance de deux manifestations de volonté, l’offre et l’acceptation. Après sa formation, chaque partie assume certaines obligations en vue de son exécution.
Lorsqu’une inexécution ou l’impossibilité d’atteindre l’objet du contrat survient, l’une des parties peut envisager sa résolution ou sa résiliation.
2. Résolution et résiliation du contrat | Structure juridique de la résolution
Examinons tout d’abord la structure juridique de la résolution du contrat.
▶Droit légal et droit conventionnel de résolution
-Droit conventionnel de résolution : droit exercé lorsque les conditions de résolution prévues dans le contrat ou dans une clause particulière sont réunies
-Droit légal de résolution : droit dont une partie dispose de plein droit lorsque certaines conditions légales prévues par la Loi civile de la République de Corée sont réunies
▶Conditions de naissance du droit légal de résolution
1. Retard dans l’exécution : si le débiteur n’exécute pas son obligation dans le délai imparti, l’autre partie peut lui fixer un délai raisonnable par une mise en demeure, puis résoudre le contrat en l’absence d’exécution.
2. Impossibilité d’atteindre l’objet du contrat après l’expiration du délai : lorsque l’exécution à une date déterminée est essentielle au regard du contenu du contrat, l’absence d’exécution dans le délai imparti constitue immédiatement un motif de résolution.
3. Impossibilité d’exécution : lorsque l’exécution est devenue impossible pour une cause imputable au débiteur, l’autre partie peut résoudre le contrat.
▶Exercice et extinction du droit de résolution
-La résolution s’effectue par une manifestation de volonté adressée à l’autre partie. Une fois exprimée, cette volonté de résoudre le contrat ne peut pas être révoquée.
-Le droit de résolution doit être exercé dans le délai de forclusion. S’il n’est pas exercé dans un délai raisonnable, il peut s’éteindre à la suite d’une mise en demeure de l’autre partie.
▶Principaux cas de résolution
-Lorsqu’une partie n’exécute pas son obligation sans fournir d’explication
-Lorsque l’obligation n’est pas exécutée dans un délai déterminé alors que ce retard empêche d’atteindre l’objet du contrat
-Lorsque l’exécution devient impossible pour une cause imputable au débiteur
3. Résolution et résiliation du contrat | Structure juridique de la résiliation
Examinons tout d’abord la structure juridique de la résiliation du contrat.
▶Notion de résiliation
La « résiliation » désigne le fait de mettre fin pour l’avenir à un contrat qui produit des effets continus dans le temps, tel qu’un bail ou un contrat de travail.
En cas de résiliation, le contrat demeure donc valable pour la période déjà écoulée, mais cesse de produire ses effets à l’avenir. Elle se distingue ainsi de la résolution, qui remet rétroactivement en cause l’ensemble du contrat.
▶Naissance et conditions d’exercice du droit de résiliation
Le droit de résilier peut naître dans les cas suivants.
-Lorsque le contrat prévoit expressément les conditions permettant sa résiliation
Lorsque les conditions de résiliation prévues par la loi sont réunies
① Lorsqu’une partie ou les deux parties disposent d’un droit de résiliation ou de résolution en vertu du contrat ou de la loi, ce droit s’exerce par une manifestation de volonté adressée à l’autre partie.
②La manifestation de volonté visée au paragraphe précédent ne peut pas être révoquée.
▶Effets de la résiliation
Le contrat cesse de produire ses effets à compter de sa résiliation.
Les effets déjà produits par le contrat demeurent donc valables, mais celui-ci ne produit plus d’effets à l’avenir.
Le droit de demander des dommages-intérêts subsiste indépendamment de la résiliation.
Par exemple, si le contrat a été résilié en raison d’une faute de l’autre partie, une réparation du préjudice qui en résulte peut être demandée.
4. Résolution et résiliation du contrat | Questions pratiques et précautions
Une simple notification ou déclaration de résolution ou de résiliation du contrat ne suffit pas à produire des effets juridiques : les conditions et la procédure requises doivent être respectées.
Les questions suivantes étant fréquemment à l’origine de litiges en pratique, elles nécessitent une compréhension et une préparation suffisantes en amont.
▶Existence d’un motif légitime de résolution ou de résiliation
La cessation unilatérale du contrat en l’absence de cause d’inexécution clairement imputable à l’autre partie peut conduire celle-ci à demander des dommages-intérêts.
Il importe donc de déterminer si l’exécution est effectivement impossible et si les conditions de résolution sont réunies.
▶Vérification de l’extinction du droit de résolution ou de résiliation
Si le droit de résolution s’est éteint après la mise en demeure adressée par l’autre partie, ou si son exercice n’est plus possible parce que l’objet du contrat a déjà été endommagé, la résolution du contrat peut être considérée comme dépourvue d’effet.
▶Respect des conditions de forme et des modalités applicables
Pour prévenir les litiges, la manifestation de volonté doit être clairement communiquée par écrit ou selon un procédé permettant d’en établir les effets juridiques, tel qu’un courrier avec certification du contenu.
▶Dommages-intérêts et exécution simultanée
La résolution du contrat fait naître une obligation de restitution pour chaque partie et peut s’accompagner d’une demande de dommages-intérêts.
Il convient alors également d’examiner si les obligations de restitution et de réparation se trouvent dans un rapport d’exécution simultanée.
Démarches à entreprendre
Voici les démarches pouvant être entreprises personnellement en matière de résolution ou de résiliation du contrat.
✅ 1. Vérifier si les conditions de résolution ou de résiliation sont réunies
Il faut tout d’abord vérifier que les conditions légales permettant de résoudre ou de résilier le contrat sont effectivement réunies.
[Liste de vérification des conditions de résolution]
-L’autre partie a-t-elle manqué à ses obligations contractuelles sans motif légitime ?
-Le contrat comporte-t-il une clause prévoyant une résolution en cas d’inexécution dans un délai déterminé ?
-La situation empêche-t-elle d’atteindre l’objet du contrat ?
-L’exécution du contrat est-elle devenue impossible pour une cause imputable à l’autre partie ?
[Liste de vérification des conditions de résiliation]
-S’agit-il d’un « contrat à exécution successive », tel qu’un bail ou un contrat de travail ?
-Le contrat prévoit-il expressément la possibilité de le résilier lorsque certaines conditions sont réunies ?
-La structure du contrat permet-elle d’y mettre fin pour l’avenir ?
✅ 2. Rédiger une notification de résolution ou de résiliation
La résolution ou la résiliation nécessite une manifestation de volonté claire adressée à l’autre partie. Une notification exclusivement orale peut être à l’origine d’un litige.
La notification doit être rédigée sous forme de document, notamment d’un courrier avec certification du contenu, en tenant compte des éléments suivants.
[Éléments essentiels]
-Objet : notification de résolution ou de résiliation du contrat
-Informations relatives à l’expéditeur et au destinataire
-Date de conclusion et résumé du contenu du contrat
-Indication du motif de résolution ou de résiliation
-Expression claire de la volonté de résoudre ou de résilier le contrat
-Date de notification, signature ou sceau
✅ 3. Mode de notification : courrier avec certification du contenu ou courrier électronique
Le courrier avec certification du contenu constitue un moyen permettant d’établir la teneur de la notification.
-Envoi depuis un bureau de poste sous forme de courrier avec certification du contenu et recommandé
-Possibilité de l’utiliser ultérieurement, en cas de litige, comme preuve de la manifestation de volonté de résoudre ou de résilier le contrat
Si un courrier électronique est utilisé à titre subsidiaire, une trace confirmant sa réception, telle qu’un message de retour ou un accusé de lecture, doit être conservée.
✅ 4. Demander ou exécuter la restitution ou la réparation du préjudice
La résolution ayant pour effet de considérer le contrat comme n’ayant jamais existé, les mesures consécutives suivantes peuvent être nécessaires.
[Exemples de restitution]
-Restitution des arrhes reçues
-Récupération des biens déjà remis ou de la contrepartie des services déjà fournis
-Inclusion des intérêts lors de la restitution d’une somme d’argent
[Exemples de dommages-intérêts]
-Dépenses engagées dans l’attente de l’exécution du contrat
-Préjudice réel, notamment les pertes d’opportunité
※ Il convient de conserver les pièces permettant de prouver l’existence et le montant du préjudice, telles que les relevés de virements bancaires, les reçus ou les échanges de courriels.
✅ 5. En l’absence de réponse de l’autre partie : courrier avec certification du contenu et préparation d’une action civile
Si l’autre partie n’accepte pas la résolution ou la résiliation du contrat, ou refuse toute restitution ou réparation, les démarches suivantes peuvent être envisagées.
-Envoi d’un courrier supplémentaire avec certification du contenu : nouvelle demande d’exécution
-Recours à la Korea Legal Aid Corporation ou à l’assistance d’un avocat
5. Résolution et résiliation du contrat | Questions litigieuses
La résolution ou la résiliation d’un contrat ne se limite pas à une simple manifestation de volonté.
Dans la mesure où il s’agit de l’exercice d’un droit potestatif mettant fin aux effets du contrat, des conditions juridiques strictes doivent être réunies et le risque de litige qui en découle est également élevé.
Selon les conditions prévues par la Loi civile de la République de Corée et l’interprétation de la jurisprudence, l’existence même d’un droit de résolution ou de résiliation est souvent incertaine, et la réaction de l’autre partie est également difficile à prévoir.
En particulier, lorsque des règles complexes de droit civil sont en jeu, notamment une demande de dommages-intérêts, la restitution en l’état antérieur ou l’exception tirée de l’exécution simultanée, il peut être difficile, en pratique, pour une personne agissant seule d’apprécier précisément les conditions juridiques et d’adopter une stratégie appropriée.
Notre cabinet propose un accompagnement juridique global assuré par des avocats intervenant en matière civile, depuis l’analyse des clauses du contrat et l’appréciation du respect des conditions jusqu’à l’élaboration d’une stratégie de gestion du litige et à la procédure judiciaire ultérieure.
Le cabinet dispose de bureaux secondaires dans différentes régions de la République de Corée et propose un dispositif de consultation accessible 24 heures sur 24, 365 jours par an, ainsi que des consultations à distance par visioconférence. Vous pouvez choisir le mode de consultation qui vous convient.












