CONTENTS
- 1. Conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales | Notion et nécessité de sa mise en place

- - Catégories de violations de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable et principaux éléments
- 2. Conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales | Composantes et modalités de fonctionnement

- - Déclaration d’une politique de conformité et renforcement de la gouvernance interne
- - Évaluation des risques et élaboration des politiques internes
- - Formation et entraînement
- - Contrôle interne et suivi
- - Procédure de préparation à une enquête
- 3. Conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales | Procédure de mise en place

- - Pérennité de la conformité et renforcement de la compétitivité
- - Conseil en conformité aux règles de concurrence et assistance au fonctionnement du dispositif
1. Conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales | Notion et nécessité de sa mise en place

La conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales désigne un système interne de contrôle visant à permettre à l’entreprise de respecter volontairement la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable de la République de Corée, la Loi sur l’étiquetage et la publicité équitables, la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance et les autres textes applicables, ainsi qu’à prévenir les violations.
Ces dernières années, la multiplication des enquêtes ciblées menées par la Commission de la concurrence et des pratiques commerciales loyales de la République de Corée, des sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum et des dénonciations pénales a accru l’ampleur des préjudices subis par les entreprises exposées à des risques juridiques.
Les grands groupes, réseaux de franchise, distributeurs et plateformes supportent notamment une charge juridique importante en matière de restrictions de concurrence, d’abus de pouvoir dans les relations commerciales, de pratiques commerciales déloyales et de violations de la législation sur la sous-traitance.
Les entreprises doivent donc mettre en place un dispositif structuré de conformité, procéder en amont à l’évaluation des risques et assurer des formations internes afin de prévenir les violations.
Catégories de violations de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable et principaux éléments
Les principales catégories de violations de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable comprennent les « ententes restrictives de concurrence », telles que les ententes sur les prix, les ententes dans les appels d’offres, le partage des marchés et la répartition de la clientèle, ainsi que l’abus de pouvoir dans les relations commerciales, les pratiques commerciales déloyales, l’étiquetage ou la publicité déloyale et les pratiques déloyales dans les opérations de sous-traitance.
Une violation peut donner lieu à une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum, à une injonction de mise en conformité, à une sanction pénale et à une demande de dommages-intérêts civils, de sorte que la responsabilité juridique encourue est importante.
▶Catégories de violations de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable
Refus indu de contracter : fait de refuser une transaction sans motif légitime
Imposition indue de conditions commerciales : fait d’imposer des conditions déloyales au cocontractant
Abus indu d’une position dans les relations commerciales : fait d’abuser d’une position dominante sur le marché au détriment du cocontractant
Publicité mensongère : fait de présenter les performances ou l’efficacité d’un produit d’une manière différente de la réalité
Publicité exagérée : fait d’exagérer les performances ou l’efficacité d’un produit par rapport à la réalité
2. Conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales | Composantes et modalités de fonctionnement

Les composantes et les modalités de fonctionnement d’un dispositif de conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales sont les suivantes.
Déclaration d’une politique de conformité et renforcement de la gouvernance interne
En interne, il convient de désigner un responsable du contrôle de conformité et un service chargé de la conformité, puis de définir clairement leurs pouvoirs, leurs responsabilités et leur chaîne de compte rendu (RACI matrix).
Il est notamment nécessaire de prévoir une structure organisationnelle permettant au responsable de la conformité d’évaluer et d’analyser en permanence les risques de violation de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable, puis d’en informer rapidement la direction dès la détection d’un signe de manquement.
La consultation périodique d’experts juridiques et comptables externes constitue également une stratégie de prévention importante dans ce processus.
Évaluation des risques et élaboration des politiques internes
L’entreprise doit déterminer les catégories de risques propres à la structure de ses transactions, notamment avec les agents distributeurs, les réseaux de distribution et les sociétés affiliées, ainsi que dans les opérations de M&A et les appels d’offres publics.
Une plateforme doit, par exemple, examiner les risques d’abus de position dominante sur le marché liés à sa politique de commissions, au traitement préférentiel de certaines opérations publicitaires et à l’utilisation des mégadonnées.
Sur le plan stratégique, un processus structuré d’évaluation des risques comprenant notamment l’élaboration périodique d’une cartographie des risques, des entretiens internes, l’examen de documents et des procédures d’audit liées aux KPI est nécessaire.
Sur cette base, l’entreprise doit établir des normes de transaction, des lignes directrices, des règles internes et un code de conduite afin de mettre en place un système de gestion permettant aux équipes opérationnelles d’identifier et d’éviter les risques de violation.
Formation et entraînement
Pour être efficaces, les formations à la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable doivent comprendre une formation générale destinée à l’ensemble du personnel, une formation approfondie pour les équipes opérationnelles et une formation fondée sur des cas pratiques pour le conseil d’administration et la direction.
Le contenu doit intégrer la jurisprudence récente, les enquêtes de la Commission coréenne de la concurrence et des pratiques commerciales loyales ainsi que les résultats des contrôles internes afin de correspondre aux réalités opérationnelles.
En outre, l’organisation, au moins une fois par an, d’ateliers et de simulations d’enquête auxquels participent directement la direction générale et les équipes opérationnelles peut atténuer l’impact psychologique d’une véritable enquête et renforcer les capacités d’intervention.
L’efficacité des formations doit faire l’objet d’un suivi quantitatif fondé notamment sur le taux de participation, les réponses aux questionnaires et l’éventuelle répétition ultérieure de pratiques similaires.
Contrôle interne et suivi
Il convient d’auditer périodiquement les opérations conclues avec les sociétés liées et affiliées, les contrats publicitaires, les conditions générales, les commissions, les aides accordées et les conditions de participation aux appels d’offres.
Il est notamment indispensable de contrôler les documents internes, les courriels et les messageries afin de détecter les phénomènes à haut risque, tels que les pressions exercées en réponse aux concurrents, le partage d’informations sur les prix et l’exclusion ou le traitement préférentiel de certaines entreprises.
Lorsqu’une catégorie de risque est détectée, il convient de préparer un manuel d’intervention pour l’équipe dédiée aux relations avec l’autorité de régulation et de renouveler les formations fondées sur les données disponibles afin de prévenir des pratiques similaires.
Procédure de préparation à une enquête
En prévision d’une enquête de la Commission coréenne de la concurrence et des pratiques commerciales loyales, il convient de constituer, sous l’autorité de la direction générale, une équipe dédiée, d’établir les principes de remise de l’ensemble des documents et données, de désigner les personnes appelées à faire une déclaration et d’élaborer une stratégie prévoyant la présence d’un avocat.
Au stade initial de l’enquête sur place, il faut connaître précisément la différence entre une enquête non coercitive et une enquête coercitive, les limites du périmètre de saisie, l’exercice des droits de consultation et de copie, le droit de refuser de faire une déclaration ainsi que les mesures provisoires avant jugement.
Après l’enquête, il convient de préparer des observations sur le rapport d’enquête, des demandes de rectification et les documents requis devant la commission chargée d’examiner les sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum afin de faire valoir les conditions d’une réduction de la sanction.
Il convient également d’examiner activement l’opportunité d’une déclaration volontaire et le recours aux dispositifs d’exonération ou de réduction.
3. Conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales | Procédure de mise en place

Pour assurer efficacement la conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales, il convient d’abord d’analyser précisément le secteur d’activité, la structure des transactions et les risques juridiques de l’entreprise, puis d’élaborer un manuel de conformité qui en tienne compte.
▶Principaux éléments du manuel de conformité
Il faut ensuite favoriser l’établissement d’une véritable culture de conformité au moyen de formations juridiques destinées au personnel, de programmes d’autoévaluation et d’un dispositif de conseil juridique.
Il convient également de désigner un responsable du contrôle interne ou de créer une unité spécialisée dans la conformité afin de gérer les risques en permanence et de prévoir un manuel d’intervention rapide en cas de violation.
Pérennité de la conformité et renforcement de la compétitivité
La conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales va au-delà du simple respect de la loi : elle constitue un outil de gestion préventive permettant d’intégrer les risques juridiques à la stratégie de l’entreprise et d’améliorer les relations avec les autorités de régulation.
Les entreprises dotées d’un tel dispositif peuvent réduire leurs risques juridiques, renforcer la valeur de leur marque et la confiance dont elles bénéficient, et acquérir un avantage concurrentiel dans les opérations de M&A, les investissements à l’étranger et les appels d’offres publics.
À l’inverse, en l’absence de dispositif de conformité, la constatation d’une infraction peut exposer l’entreprise à de graves conséquences touchant l’ensemble de sa gestion, notamment des sanctions pénales, une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum, une atteinte à sa réputation, une obligation de publication d’informations destinées aux investisseurs et des difficultés dans les opérations de M&A.
L’entreprise doit donc assurer de manière continue le cycle de conformité comprenant le diagnostic des risques → l’établissement de règles internes → la formation et le suivi → la réponse aux audits et aux enquêtes → le contrôle a posteriori.
La Commission coréenne de la concurrence et des pratiques commerciales loyales ayant récemment élargi le périmètre de ses enquêtes sur place et recours à des techniques d’analyse forensique numérique, la conformité dans ce domaine revêt une importance croissante.
En outre, depuis le 1er mars 2025, la Commission coréenne de la concurrence et des pratiques commerciales loyales applique la version révisée du dispositif d’évaluation du niveau des programmes de conformité (CP).
Le CP désigne le programme volontaire de conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales. Son évaluation consiste, pour la Commission, à examiner le programme mis en œuvre par l’entreprise et à lui attribuer un niveau.
Le dispositif comprend au total 6 niveaux, de AAA à D. L’obtention du niveau A ou d’un niveau supérieur peut notamment permettre de bénéficier d’une réduction de la sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum.
Le non-respect des règles de la Commission entraîne des points de pénalité et un abaissement du niveau, ce qui accroît le risque de ne pas bénéficier des mesures incitatives.
🔗Avocat d’entreprise : un conseil juridique peut porter sur le contrôle préalable et l’examen a posteriori des principales opérations intragroupe et de sous-traitance, ainsi que sur les procédures internes et la gestion documentaire.
Conseil en conformité aux règles de concurrence et assistance au fonctionnement du dispositif
Les prestations de conseil en matière de conformité aux règles de concurrence et de loyauté des pratiques commerciales et d’assistance au fonctionnement du dispositif sont les suivantes.
1. Conseil sur l’interprétation des textes relatifs à la concurrence et examen préalable des risques juridiques
L’entreprise peut ainsi identifier et prévenir les risques de violation lors de diverses décisions de gestion, notamment la conclusion de contrats commerciaux, l’élaboration de stratégies commerciales et l’exercice d’une position dominante sur le marché.
2. Conseil sur la mise en place et le fonctionnement d’un programme volontaire de conformité (CP)
Cet accompagnement vise à instaurer au sein de l’entreprise un dispositif de gestion de la conformité et à permettre une gestion structurée des risques de violation.
3. Assistance à l’élaboration et à la révision du manuel d’autoconformité (Compliance Manual)
Le manuel comprend notamment les principales règles de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable, la politique de conformité de l’entreprise, les obligations du personnel ainsi que les procédures de signalement et de traitement des violations. Il est structuré de manière à présenter clairement aux salariés les règles concrètes de conduite et les précautions à respecter dans leur travail.
4. Mise en place d’un système de formation aux règles de concurrence destiné aux dirigeants et aux salariés et dispense de cours
Ces programmes peuvent aider chaque salarié à identifier et à prévenir en amont les risques de violation de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable, ainsi qu’à écarter sur le terrain les risques liés aux ententes restrictives de concurrence, aux pratiques commerciales déloyales et à l’abus de position dominante sur le marché.
5. Suivi de la mise en œuvre du programme d’autoconformité et établissement d’un dispositif interne de contrôle
Ce dispositif permet de vérifier en temps réel l’existence d’éventuelles violations et d’instaurer un processus interne de contrôle permettant de signaler et de traiter rapidement les cas suspects, afin de gérer efficacement les risques de non-conformité.
6. Réponse juridique en cas de violation des règles de concurrence et examen des mesures d’autorégulation
Nous examinons également les moyens d’autorégulation, tels que les mesures correctives volontaires, les sanctions disciplinaires internes et les échanges avec la Commission, afin de déterminer les solutions susceptibles de réduire le niveau des sanctions juridiques.
7. Réorganisation du processus de traitement des affaires de concurrence et conseil sur le fonctionnement d’un centre d’assistance
Cet accompagnement vise à réduire les difficultés lors de la survenance d’une affaire et à mettre en place un dispositif intégré permettant de limiter les conséquences juridiques et administratives défavorables.
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