CONTENTS
- 1. Contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants | Faits de l’affaire

- 2. Contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants | Assistance apportée

- - Explication des circonstances de la détention et de l’absence de diffusion
- - Établissement du caractère ponctuel de l’erreur liée à la curiosité sexuelle et de la prise de conscience
- - Éléments établissant l’engagement du représentant légal et le faible risque de récidive
- 3. Contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants | Issue de l’affaire

- - Informations juridiques relatives aux affaires de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants
- - En cas de mise en cause pour détention de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants
1. Contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants | Faits de l’affaire
Un client adolescent a fait l’objet d’une enquête pour détention de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants et des adolescents après avoir reçu de telles vidéos via Instagram et les avoir enregistrées sur son smartphone.
Le client avait reçu la vidéo alors qu’il consultait les réseaux sociaux par curiosité sexuelle. Après l’avoir visionnée, il ne l’avait pas supprimée immédiatement et l’avait conservée sur son téléphone personnel.
L’historique d’enregistrement de la vidéo étant demeuré sur l’appareil, les services d’enquête coréens ont ensuite ouvert une enquête préliminaire interne.
En matière de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants, le simple visionnage ou un enregistrement temporaire peut suffire à rendre le comportement punissable. Les services d’enquête ont donc principalement examiné si les faits du client constituaient juridiquement une « détention » et si une mesure de protection pouvait être prononcée.
Compte tenu du fait que la vidéo en cause avait effectivement été transmise et était demeurée enregistrée sur le téléphone, le comportement du client ne pouvait être considéré comme anodin.
Le client n’avait ni diffusé cette vidéo ni retransmis celle-ci à un tiers. Il lui était toutefois reproché de l’avoir conservée sans la supprimer, alors qu’il n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un contenu d’exploitation sexuelle montrant des enfants ou des adolescents. Il devait dès lors également envisager la possibilité d’un renvoi à une procédure coréenne de protection des mineurs.

2. Contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants | Assistance apportée
Une assistance a été apportée afin d’exposer précisément la nature de l’affaire, en tenant compte de l’ensemble de ses particularités, de l’âge du client et des circonstances des faits.
Explication des circonstances de la détention et de l’absence de diffusion
L’avocat intervenant en matière d’infractions sexuelles a reconnu que le client avait visionné puis conservé la vidéo, tout en expliquant principalement que celle-ci lui avait été transmise par un tiers et qu’il n’avait eu ni l’intention de la diffuser ni celle de l’enregistrer.
Une analyse forensique numérique a notamment été menée avec la coopération du client afin d’établir objectivement l’absence de tout élément indiquant une diffusion.
Établissement du caractère ponctuel de l’erreur liée à la curiosité sexuelle et de la prise de conscience
Il a été indiqué que le client, mineur âgé de 15 ans dont les conceptions en matière de sexualité n’étaient pas encore pleinement formées, avait agi impulsivement sous l’effet de sa curiosité sexuelle.
L’avocat intervenant en matière d’infractions sexuelles a souligné que, depuis les faits, le client avait volontairement fermé son compte sur les réseaux sociaux, supprimé toutes les vidéos et accepté une limitation de l’utilisation de son téléphone. Une lettre de réflexion rédigée par l’élève et un programme éducatif établi par son représentant légal ont également été remis afin d’attester la sincérité de sa prise de conscience.
Éléments établissant l’engagement du représentant légal et le faible risque de récidive
L’avocat intervenant en matière d’infractions sexuelles a recueilli auprès des parents du client des explications sur leur profond sens des responsabilités quant à l’éducation de leur enfant et sur leur programme concret de prévention de la récidive. Il les a consignées dans une déclaration et un programme d’encadrement éducatif, puis a remis ces documents au service de probation et à la section des mineurs de la juridiction coréenne.
Des documents établissant que le client avait habituellement une conduite assidue à l’école, participait à des activités bénévoles et possédait un fort esprit collectif ont également été remis afin de faire valoir que le risque de récidive était très faible.
3. Contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants | Issue de l’affaire
Avec l’assistance d’un avocat intervenant en matière de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants, le client a fait l’objet, au lieu d’une sanction pénale, d’une mesure de protection dite de « placement sous la garde du représentant légal ».
Le placement sous la garde du représentant légal est une mesure de protection relativement légère prévue par la Loi sur les mineurs de la République de Corée. Elle consiste à faire vivre le mineur sous la supervision de son représentant légal afin de favoriser sa rééducation et sa réflexion.
Cette décision a tenu compte de la prise de conscience volontaire du client, des efforts actifs du représentant légal pour prévenir la récidive et des démarches entreprises par l’avocat intervenant en matière d’infractions sexuelles.
Informations juridiques relatives aux affaires de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants
Aux termes de l’article 11, paragraphe 5, de la « Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels » de la République de Corée, la simple détention de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants est punissable.
En particulier, le seul fait d’enregistrer une vidéo ou une photographie après l’avoir visionnée constitue juridiquement une « détention ». Les faits peuvent donc être considérés comme une infraction grave même en l’absence d’intention de diffusion.
Situation | Mesures à prendre | Points d’attention |
|---|---|---|
Existence d’un enregistrement et d’un visionnage de la vidéo | Suppression immédiate et remise d’une lettre de réflexion sincère | Prudence en présence d’un historique de visionnages répétés |
Réception via les réseaux sociaux | Déclaration précise de la provenance et des circonstances | Indication du fait que le téléchargement n’était pas volontaire |
Cas d’une personne mineure | Mise en avant de la nécessité d’une protection au titre de la Loi sur les mineurs | Explications relatives à l’âge, à la maturité et à l’environnement éducatif |
Coopération possible du représentant légal | Remise d’une déclaration et d’un programme éducatif | Inclusion de mesures de prévention de la récidive et d’encadrement de la vie quotidienne |
En cas de mise en cause pour détention de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants
Une affaire de détention de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants peut être juridiquement considérée comme une infraction grave, même si les faits ont été commis de manière impulsive. Pour une personne mineure, la décision relative à une mesure de protection peut notamment entraîner des conséquences concrètes sur la poursuite des études, l’emploi ou les activités extérieures.
Lorsqu’un choix ponctuel effectué dans un environnement numérique conduit involontairement à une mesure pénale, il est important de clarifier les faits dès le début de l’affaire et de présenter de manière circonstanciée le risque de récidive ainsi que les perspectives d’évolution avec une assistance juridique adaptée.
Une réponse inadaptée, même au stade des mesures de protection, peut laisser subsister une stigmatisation inutile. Une assistance peut être sollicitée au moyen de la 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
Toute reproduction, duplication ou distribution non autorisée et toute autre violation des droits d'auteur peuvent entraîner des poursuites judiciaires en vertu des lois applicables.











