CONTENTS
- 1. Le récit du client venu consulter un avocat pénaliste pour une accusation d'exhibition sexuelle en public

- 2. L'assistance de l'avocat pénaliste dans une affaire d'exhibition sexuelle en public

- - Argumentation sur l'absence de tout acte obscène
- - Mise en évidence de l'absence de raison de commettre un acte obscène compte tenu des circonstances
- - Démonstration que le signalement résultait d'un malentendu du plaignant
- 3. Client accusé d'exhibition sexuelle en public : décision de non-transmission du dossier

- - Dans quels cas l'infraction d'exhibition sexuelle en public est-elle constituée ?
- 4. Quelle stratégie de défense en cas d'accusation d'exhibition sexuelle en public ?

- - Questions fréquentes
1. Le récit du client venu consulter un avocat pénaliste pour une accusation d'exhibition sexuelle en public

La situation du client venu consulter un avocat pénaliste pour une accusation d'exhibition sexuelle en public était la suivante.
Le client exploitait un bureau individuel et a indiqué avoir fait un peu d'exercice au bureau, le jour des faits, avant de rentrer chez lui.
Il a précisé que, le temps étant frais, il avait fait quelques exercices de musculation et de vélo d'intérieur en tenue de travail, sans se changer pour une tenue de sport, puis s'était entraîné au golf, ce qui l'avait fait beaucoup transpirer.
Après l'exercice, le client s'était assis pour se reposer en buvant de l'eau et, pour se rafraîchir de la transpiration, avait saisi et agité le bas du haut qu'il portait.
Par la suite, un employé d'un partenaire commercial s'était rendu au bureau pour traiter des affaires connexes.
Or, le lendemain, la police est venue lui indiquer qu'une personne se trouvant dans le bâtiment d'en face avait signalé que le client aurait commis un acte obscène.
Le client a alors fait appel à un avocat pénaliste en contestant les faits, expliquant qu'il n'avait fait qu'agiter son haut pour se rafraîchir de la transpiration et qu'à cette heure-là, le bureau étant fréquenté, il n'avait aucune raison de commettre un tel acte.
2. L'assistance de l'avocat pénaliste dans une affaire d'exhibition sexuelle en public
Dans cette affaire d'exhibition sexuelle en public, il était nécessaire de déterminer si le client avait réellement commis un acte obscène ou s'il avait été accusé à la suite d'un malentendu du plaignant.
L'avocat pénaliste a donc poursuivi l'assistance suivante, sur la base de pièces permettant d'établir la situation au moment des faits.

Argumentation sur l'absence de tout acte obscène
S'il était exact que le client avait fait de l'exercice ou s'était reposé au bureau, il a soutenu n'avoir absolument pas commis l'acte obscène allégué par le plaignant.
L'avocat pénaliste a donc analysé, en collaboration avec le centre de criminalistique numérique du cabinet, la vidéo filmée par le plaignant.
Il en est ressorti que la vidéo ne montrait qu'en partie les mouvements des mains et des bras du client, sans aucune scène permettant de conclure à la commission d'un acte obscène.
Il a en outre souligné que ce que le client avait fait consistait à saisir et agiter son haut pour se rafraîchir de la transpiration après l'exercice.
À cet égard, la Cour suprême de la République de Corée a jugé que, même en cas d'exposition d'une partie du corps, l'infraction d'exhibition sexuelle en public n'est pas constituée lorsque l'acte n'atteint pas le degré de nature à exciter le désir sexuel de la personne ordinaire ou à porter atteinte au sentiment normal de pudeur sexuelle (arrêt de la Cour suprême du 12 mars 2004, affaire n° 2003도6514).
Sur le fondement de cette jurisprudence, l'avocat pénaliste a soutenu que le comportement du client ne pouvait être qualifié d'acte obscène et que les preuves permettant de l'établir faisaient défaut.

Mise en évidence de l'absence de raison de commettre un acte obscène compte tenu des circonstances
Le bureau du client était entièrement vitré sur ses quatre côtés, de sorte que l'intérieur était aisément visible depuis l'extérieur.
De plus, au moment des faits, des employés travaillaient au bureau, et il était convenu qu'un partenaire commercial s'y rende juste après l'exercice pour traiter des affaires.
Au vu de ces circonstances, l'avocat pénaliste a fermement souligné que le client n'avait aucune raison de commettre un acte obscène en prenant un tel risque.
Démonstration que le signalement résultait d'un malentendu du plaignant
Après avoir appris le signalement, le client a lui-même cherché à dissiper le malentendu.
Il s'est rendu dans le bâtiment d'en face où travaillait le plaignant, lui a exposé sa position et lui a remis une lettre exprimant ses regrets pour le malentendu qu'il semblait avoir provoqué.
Par la suite, il a reçu du plaignant un mot indiquant que ce dernier avait sans doute mal interprété la situation, et l'avocat pénaliste a présenté ce mot comme preuve.
Il a ainsi souligné qu'il était fort possible que le signalement ait été effectué alors que le plaignant lui-même n'avait pas clairement établi la situation, et a soutenu qu'il était difficile de retenir l'accusation d'exhibition sexuelle en public.
3. Client accusé d'exhibition sexuelle en public : décision de non-transmission du dossier
Les autorités d'enquête ayant instruit le dossier du client accusé d'exhibition sexuelle en public ont examiné dans son ensemble la vidéo présentée par le plaignant ainsi que les pièces présentées par l'avocat pénaliste.
Il en est ressorti que la seule vidéo du signalement ne permettait pas d'affirmer avec certitude que le client avait réellement commis un acte obscène, et il a été tenu compte du fait que le plaignant, indiquant qu'il avait pu se méprendre, avait demandé le retrait de son signalement.
Estimant en conséquence que les preuves permettant d'établir l'accusation d'exhibition sexuelle en public étaient insuffisantes, elles ont rendu une décision de non-transmission du dossier.
Dans quels cas l'infraction d'exhibition sexuelle en public est-elle constituée ?

Conformément à l'article 245 de la Loi pénale de la République de Corée, l'infraction est constituée en cas d'acte obscène commis publiquement et est passible d'un emprisonnement d'un an au plus, d'une amende de 5 millions de wons au plus, d'une détention de courte durée ou d'une amende mineure.
Quant aux éléments constitutifs de l'infraction d'exhibition sexuelle en public, la Cour suprême de la République de Corée juge comme suit.
Arrêt de la Cour suprême du 12 mars 2004, affaire n° 2003도6514
L'« acte obscène » visé à l'article 245 de la Loi pénale s'entend d'un acte qui, en excitant le désir sexuel de la personne ordinaire et en provoquant une excitation sexuelle, porte atteinte au sentiment normal de pudeur sexuelle et est contraire aux bonnes mœurs sexuelles ; cette infraction n'exige pas, sur le plan subjectif, une finalité d'ordre sexuel telle que l'excitation ou la satisfaction du désir, et il suffit que l'auteur ait eu conscience du caractère obscène de son acte.
Autrement dit, l'infraction n'est pas constituée du seul fait qu'une autre personne a ressenti un désagrément ou s'est méprise.
On apprécie concrètement si l'acte en cause atteint le degré d'un acte obscène de nature à porter atteinte au sentiment de pudeur sexuelle de la personne ordinaire, et si un tel acte a réellement eu lieu dans les circonstances de l'espèce.
Dans cette affaire également, il a été jugé important que le seul malentendu du plaignant ne permettait pas de conclure que le client avait réellement commis un acte obscène.
4. Quelle stratégie de défense en cas d'accusation d'exhibition sexuelle en public ?
L'infraction d'exhibition sexuelle en public n'est pas une infraction dont la sanction est décidée du seul fait qu'un signalement a été reçu.
On examine avec attention si un acte obscène a réellement eu lieu, quelles étaient les circonstances du moment et s'il existe des pièces permettant de le prouver.
Si vous êtes accusé à la suite d'un malentendu injuste, il est nécessaire de mettre en ordre les faits dès le début afin de définir un axe de réponse.
Le Cabinet d'avocats Daeryun aide à mettre en place une réponse propre à étayer la position du client, grâce à l'accompagnement lors de l'enquête policière et à l'examen des pièces par des spécialistes de l'investigation des preuves.
Si vous êtes sur le point d'être entendu pour une accusation d'exhibition sexuelle en public, nous vous invitons à bénéficier d'une consultation au moyen de la 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat spécialisé.
Questions fréquentes
Q. Si l'on est injustement dénoncé pour exhibition sexuelle en public alors qu'on n'a rien fait, comment réagir ?
A. Il est avant tout important de réunir des pièces objectives permettant d'établir la situation au moment des faits. Si le contenu du signalement est contraire à la réalité ou résulte d'un malentendu, il faut pouvoir expliquer la situation réelle au moyen de la vidéosurveillance, des enregistreurs de bord, des relevés d'appels, des déclarations de témoins, etc. Il est également important de maintenir des déclarations cohérentes au cours de l'enquête menée par les autorités.
Q. Dans une affaire d'exhibition sexuelle en public, quelles preuves faut-il recueillir ?
A. Les images de vidéosurveillance du lieu des faits, les photographies ou vidéos prises à ce moment-là, les déclarations des témoins présents, les relevés d'accès, ainsi que l'historique des appels et des messages peuvent constituer des preuves importantes. S'il existe des pièces susceptibles de montrer que le contenu du signalement diffère de la situation réelle, il est préférable de les réunir dès le stade initial.
Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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