CONTENTS
- 1. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Signification

- - Éléments constitutifs de l’infraction de faux témoignage
- - Éléments constitutifs de l’infraction de destruction de preuves
- 2. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Peines encourues

- - Lignes directrices de détermination de la peine
- - Peines prononcées dans la jurisprudence pertinente
- 3. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Moyens de défense

- - En cas de convocation par un service d’enquête
- - En cas de contestation des accusations ou de demande de réduction de la peine
- 4. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Faire appel à un avocat

1. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Signification

Les infractions de faux témoignage et de destruction de preuves portent atteinte à la force probante des preuves par des moyens matériels ou immatériels.
L’infraction de faux témoignage est constituée par une fausse déclaration faite dans le cadre d’une procédure judiciaire, tandis que l’infraction de destruction de preuves résulte de l’accomplissement d’un acte concret de destruction de preuves.
Ces deux infractions nécessitent une analyse juridique précise et ont en commun de porter atteinte à la force probante des preuves.
Éléments constitutifs de l’infraction de faux témoignage
L’infraction de faux témoignage est constituée lorsqu’une personne témoigne devant un tribunal de faits inexacts ou lorsque le contenu de sa déclaration écrite ne correspond pas aux faits.
▶ Éléments constitutifs de l’infraction de faux témoignage
2. Lorsqu’une fausse déclaration est faite avec l’intention de commettre un faux témoignage
Éléments constitutifs de l’infraction de destruction de preuves
L’infraction de destruction de preuves est constituée lorsqu’une preuve relative à l’affaire pénale ou disciplinaire d’autrui est détruite, dissimulée, falsifiée ou altérée.
Elle n’est toutefois pas constituée lorsqu’une personne détruit une preuve relative à sa propre affaire pénale.
▶ Éléments constitutifs de l’infraction de destruction de preuves
2. Exclusion du cas dans lequel une personne détruit une preuve relative à sa propre affaire pénale
2. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Peines encourues

Les infractions de faux témoignage et de destruction de preuves sont réprimées par les articles 152 et 155 de la Loi pénale de la République de Corée.
En outre, la personne qui incite autrui à commettre une infraction de faux témoignage ou de destruction de preuves peut être punie de la même peine que l’auteur de cette infraction.
▶ Article 31 de la Loi pénale (instigation)
▶ Article 152 de la Loi pénale (faux témoignage, faux témoignage visant à nuire à autrui)
Lorsqu’un témoin ayant prêté serment fait une fausse déclaration | Une peine d’emprisonnement dont la durée ne peut excéder 5 ans ou une amende pénale dont le montant ne peut excéder 10 000 000 de wons sud-coréens |
Lorsqu’un faux témoignage est commis dans le but de nuire à une personne poursuivie, à une personne mise en cause ou à une personne faisant l’objet d’une procédure disciplinaire | Une peine d’emprisonnement dont la durée ne peut excéder 10 ans |
▶ Article 155 de la Loi pénale (destruction de preuves)
Lorsqu’une preuve est détruite, dissimulée, falsifiée ou altérée | Une peine d’emprisonnement dont la durée ne peut excéder 5 ans ou une amende pénale dont le montant ne peut excéder 7 000 000 de wons sud-coréens |
Lorsque, dans le but de nuire à une personne poursuivie, à une personne mise en cause ou à une personne faisant l’objet d’une procédure disciplinaire, une preuve est détruite | Une peine d’emprisonnement dont la durée ne peut excéder 10 ans |
Toutefois, une exception entre membres de la famille s’applique à l’infraction de destruction de preuves. Lorsqu’un membre de la famille ou une personne de la famille vivant sous le même toit détruit des preuves au profit de la personne concernée, il n’est pas puni.
Lignes directrices de détermination de la peine
Infraction de faux témoignage
▷ Faux témoignage portant sur un élément secondaire dépourvu d’importance
▷ Participation à l’infraction sous la contrainte ou la menace d’autrui
▷ Altération des facultés mentales
▷ Présentation volontaire aux autorités ou aveux
▷ Dol éventuel
▷ Participation limitée▷ Fiabilité extrêmement faible du témoignage au regard de l’ensemble des circonstances
▷ Témoignage faux, mais conforme aux faits objectifs
▷ Remords sincères
▷
▷ Absence de volonté de la victime de voir l’auteur puni ou réparation effective du préjudice, y compris par consignation
Infraction de destruction de preuves
▷ Existence de circonstances particulièrement dignes de considération concernant la participation à l’infraction ou son mobile
▷ Altération des facultés mentales
▷ Présentation volontaire aux autorités
▷ Participation limitée
▷ Restauration des preuves détruites
▷ Remords sincères
▷ Absence d’antécédents de sanctions pénales
▷ Absence de volonté de la victime de voir l’auteur puni ou réparation effective du préjudice, y compris par consignation
Peines prononcées dans la jurisprudence pertinente
Jugement du tribunal de district de Busan (République de Corée) rendu le 21 avril 2008, affaire 2008고단803
B a ensuite comparu comme témoin à l’audience et a prêté serment. Bien qu’il n’ait pas réellement assisté au différend, il a fait un faux témoignage à la demande de A.
Jugement du tribunal de district sud de Séoul (République de Corée) rendu le 27 avril 2015, affaire 2015고단644
A exploitait une salle de jeux d’argent qui avait fait l’objet d’un contrôle, à la suite duquel les machines de jeu avaient été saisies. Afin de récupérer des pièces importantes de ces machines, A a demandé qu’on l’aide à les remplacer par de faux produits.
La personne poursuivie s’est entendue avec un autre policier pour détruire des preuves relatives à l’affaire pénale.
Articles connexes
3. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Moyens de défense
Les infractions de faux témoignage et de destruction de preuves altèrent ou détruisent des preuves. Le bien juridique qu’elles protègent est donc le pouvoir judiciaire de l’État.
Parce qu’elles portent atteinte à la force probante des preuves et entravent le déroulement régulier de la procédure pénale, ces infractions peuvent donner lieu à des peines importantes.
Lorsqu’une personne est soupçonnée de faux témoignage ou de destruction de preuves, il convient donc d’examiner précisément si les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis.
En cas de convocation par un service d’enquête
Une personne convoquée par un service d’enquête doit d’abord organiser calmement le contenu de ses déclarations.
Il est important de consigner précisément les circonstances de la déclaration, les propos tenus et les points dont elle ne se souvient pas avec certitude.
Elle doit notamment clarifier les passages susceptibles d’être considérés comme faux ainsi que le but et l’intention des actes accomplis à l’égard des preuves.
En cas de contestation des accusations ou de demande de réduction de la peine
Il convient de se préparer à démontrer l’absence d’intention de commettre un faux témoignage ou de détruire des preuves.
Par exemple, même en cas de participation à l’acte concerné, il faut pouvoir expliquer concrètement que cette participation était inévitable en raison de la contrainte ou des pressions exercées par autrui.
En outre, s’il est établi que les preuves détruites ont été restaurées ou que le préjudice a effectivement été réparé, faire valoir ces circonstances peut avoir une incidence favorable sur la réduction de la peine.
▶ Restauration des preuves ou réparation du préjudice
4. Infraction de faux témoignage/infraction de destruction de preuves | Faire appel à un avocat

Les infractions de faux témoignage et de destruction de preuves présentent une grande complexité juridique et peuvent entraîner des peines importantes. Il convient donc de préparer une stratégie adaptée.
En particulier, pour contester les accusations ou obtenir une atténuation de la peine, un examen approfondi des questions juridiques et l’élaboration d’une stratégie sont indispensables.
Le cabinet compte de nombreux avocats pénalistes disposant en moyenne d’au moins 10 ans d’expérience et propose des stratégies adaptées aux affaires de faux témoignage et de destruction de preuves.
Il collabore également avec ses services internes d’administration de la preuve et d’analyse forensique numérique afin de recueillir et d’analyser les éléments essentiels du dossier, notamment les transcriptions d’enregistrements, les images de vidéosurveillance et les documents, puis d’évaluer objectivement les éléments favorables et défavorables.
Sur cette base, il élabore les moyens de défense et fournit des services juridiques structurés, de l’enquête jusqu’au procès.
Si vous avez reçu une notification d’enquête concernant des soupçons de faux témoignage ou de destruction de preuves, ou si vous êtes dans l’attente d’un procès, vous pouvez solliciter l’assistance des avocats pénalistes du Cabinet d'avocats Daeryun.
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