CONTENTS
- 1. Indemnisation d’un accident médical | Notion

- - Qu’est-ce qu’un accident médical ?
- 2. Indemnisation d’un accident médical | Fondement juridique

- - Responsabilité pour inexécution contractuelle (article 390 de la Loi civile de la République de Corée)
- - Responsabilité délictuelle (article 750 de la Loi civile de la République de Corée)
- - Conditions d’engagement de la responsabilité en matière de dommages-intérêts
- 3. Indemnisation d’un accident médical | Faute, obligation d’information et devoir de diligence

- - Signification de la faute médicale
- - Manquement à l’obligation d’information et responsabilité juridique
- - Normes et sanctions relatives à l’obligation légale d’information
- - Critères d’appréciation du manquement au devoir de diligence
- 4. Indemnisation d’un accident médical | Modalités de réponse

- - Vérification des faits et des documents
- - Prudence face à un accord hâtif et à la reconnaissance de responsabilité
- - Préparation à une plainte pénale ou à une dénonciation
- 5. Indemnisation d’un accident médical | Importance de la stratégie

1. Indemnisation d’un accident médical | Notion
Lorsqu’un dommage résultant d’un accident médical est en cause, la responsabilité civile du professionnel de santé ou de l’établissement de santé peut être reconnue au titre de l’inexécution contractuelle ou de la responsabilité délictuelle, selon l’existence d’une faute du professionnel de santé.
Qu’est-ce qu’un accident médical ?
Un accident médical désigne une situation dans laquelle un patient subit un dommage physique ou psychologique parce qu’un professionnel de santé n’a pas respecté son devoir de diligence au cours des soins.
Il peut résulter d’un acte intentionnel ou d’une faute et donner lieu à un litige juridique lorsqu’une atteinte est portée à la santé, à la vie ou à l’intégrité physique du patient.
2. Indemnisation d’un accident médical | Fondement juridique

Les litiges relatifs à l’indemnisation d’un accident médical sont appréciés sur le fondement des articles 390 (inexécution contractuelle) et 750 (responsabilité délictuelle) de la Loi civile de la République de Corée, et donnent lieu à un examen précis de l’étendue de la responsabilité juridique du professionnel ou de l’établissement de santé.
Lorsqu’un contrat de soins a été conclu, la responsabilité pour inexécution contractuelle est examinée si l’exécution des obligations contractuelles de soins est en cause ; indépendamment de tout contrat, la responsabilité délictuelle est examinée si un manquement du professionnel de santé à son devoir de diligence est en cause.
Responsabilité pour inexécution contractuelle (article 390 de la Loi civile de la République de Corée)
En vertu du contrat de soins, le professionnel de santé est contractuellement tenu de fournir des services médicaux au patient. Après avoir perçu les honoraires et commencé le traitement, il doit également respecter le devoir de diligence et l’obligation d’exécution loyale découlant de ce contrat.
Si ces obligations ne sont pas remplies, le manquement peut être qualifié d’inexécution contractuelle indépendamment du résultat des soins, et la responsabilité du professionnel ou de l’établissement de santé en matière de dommages-intérêts peut être mise en cause.
Responsabilité délictuelle (article 750 de la Loi civile de la République de Corée)
Lorsqu’un professionnel de santé ne respecte pas le devoir de diligence normalement attendu au cours d’un acte médical, son comportement peut être qualifié de fait dommageable engageant sa responsabilité délictuelle.
Même en l’absence de contrat de soins, la responsabilité en matière de dommages-intérêts peut être mise en cause si le manquement du professionnel de santé à son devoir de diligence a causé un dommage au patient.
Conditions d’engagement de la responsabilité en matière de dommages-intérêts
Pour que la responsabilité en matière de dommages-intérêts soit engagée en vertu de la Loi civile de la République de Corée, les quatre conditions ci-dessous doivent toutes être réunies.
Le critère consiste à déterminer si le professionnel de santé a respecté le devoir de diligence normalement requis au cours du traitement.
② Illégalité (atteinte à un droit)
L’acte portant atteinte aux intérêts juridiquement protégés du patient, notamment sa vie, son intégrité physique ou sa santé, doit être reconnu comme illégal.
③ Survenance d’un dommage
Le patient doit avoir effectivement subi un dommage physique ou psychologique.
④ Existence d’un lien de causalité
Un lien de causalité direct doit exister entre la faute du professionnel de santé et le dommage subi par le patient.
En cas d’accident médical, il est recommandé au professionnel de santé de conserver un dossier médical complet, de recueillir des preuves objectives et de préparer sa réponse procédurale afin d’élaborer une stratégie visant à circonscrire l’étendue de sa responsabilité.
3. Indemnisation d’un accident médical | Faute, obligation d’information et devoir de diligence

Une demande de dommages-intérêts pour accident médical ne peut être fondée sur la seule insatisfaction à l’égard du résultat du traitement : la faute du professionnel de santé et le manquement à ses obligations juridiques doivent être établis.
Sont concernés non seulement le manquement au devoir de diligence au cours des soins, mais aussi le manquement à l’obligation d’information lorsque les renseignements nécessaires n’ont pas été suffisamment communiqués au patient avant le traitement.
Signification de la faute médicale
La faute médicale désigne le cas dans lequel un dommage survient parce qu’un professionnel de santé n’a pas respecté le devoir de diligence requis au regard du niveau habituel de la médecine.
Elle suppose, par exemple, que le comportement du professionnel soit resté en deçà des normes usuelles parce qu’il a négligé l’état du patient ou commis une erreur au cours d’une intervention chirurgicale.
Pour qu’une faute soit reconnue, il faut déterminer si un dommage objectivement appréciable, tel qu’un décès, une blessure ou un retard de traitement, s’est effectivement produit et établir objectivement que ce dommage résulte de la négligence du professionnel de santé.
Manquement à l’obligation d’information et responsabilité juridique
Au cours du traitement, le professionnel de santé doit fournir au patient les informations nécessaires et recueillir son consentement.
Cette obligation d’information ne se limite pas à de simples indications : elle implique de communiquer au patient les renseignements lui permettant de décider de manière autonome s’il souhaite recevoir le traitement.
L’obligation d’information se divise principalement en trois catégories.
Explications concernant notamment le diagnostic et les résultats des examens afin de garantir le droit du patient à l’information
② Information et conseils préalables
Présentation des méthodes de traitement, des effets indésirables et des autres éléments pertinents avant un acte médical susceptible de comporter des risques, tel qu’une opération ou une intervention
③ Instructions de suivi
Communication des précautions à respecter après la sortie et des informations relatives au pronostic
Le respect de l’obligation d’information constitue une question majeure en cas de litige. Selon le caractère approprié de l’étendue et des modalités de l’information fournie, la responsabilité du professionnel de santé peut être limitée ou écartée.
Normes et sanctions relatives à l’obligation légale d’information
Selon la Loi sur les services médicaux de la République de Corée, lorsqu’un acte médical tel qu’une opération, une anesthésie générale ou une transfusion est susceptible d’avoir des conséquences importantes sur la vie ou l’intégrité physique, le patient doit recevoir, oralement et par écrit, des explications claires sur les principaux éléments, notamment le diagnostic, la nécessité et la méthode de l’intervention ainsi que les éventuelles séquelles, puis donner son consentement.
Le non-respect de cette obligation peut entraîner non seulement le versement de dommages-intérêts civils, mais aussi une amende administrative pouvant atteindre 3 000 000 de wons sud-coréens.
Une information purement formelle peut donc être considérée comme une circonstance défavorable dans le cadre d’un litige ; il convient de gérer le contenu et les modalités de l’information de manière à pouvoir objectivement en apporter la preuve.
Critères d’appréciation du manquement au devoir de diligence
Le devoir de diligence du professionnel de santé ne se limite pas aux simples erreurs. Il couvre également le cas dans lequel le professionnel, bien qu’ayant pu prévoir la survenance d’un résultat au cours du traitement, n’a pas pris les mesures appropriées pour l’éviter.
La jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée apprécie avec précision l’existence d’une faute du professionnel de santé selon ces critères, qui sont appliqués de manière récurrente dans des affaires similaires d’accident médical.
▶ Jurisprudence pertinente
4. Indemnisation d’un accident médical | Modalités de réponse

Lorsqu’une demande de dommages-intérêts pour accident médical est formée, le client ou l’établissement de santé peut subir des conséquences importantes non seulement sur le plan de la responsabilité civile, mais aussi sur la réputation du professionnel de santé et le fonctionnement de l’établissement. Une réponse rapide et structurée est donc nécessaire.
Vérification des faits et des documents
Le professionnel ou l’établissement de santé doit d’abord examiner attentivement le déroulement des soins et les circonstances des actes médicaux. Il est important de classer méthodiquement les documents pertinents ci-dessous et de consigner la situation au moment des faits.
· Résultats des examens
· Comptes rendus opératoires
· Formulaires de consentement à l’information, etc.
Les éléments objectifs ainsi recueillis constituent des preuves essentielles pour établir l’absence de faute du professionnel de santé et la régularité des soins prodigués.
Prudence face à un accord hâtif et à la reconnaissance de responsabilité
Au début du litige, le professionnel de santé ne doit pas réagir sous le coup de l’émotion, proposer une somme transactionnelle ni tenir des propos reconnaissant sa responsabilité dans le seul but de régler rapidement l’affaire.
De tels actes peuvent ensuite être interprétés, dans le cadre d’une procédure civile ou pénale, comme des éléments indiquant que le professionnel a lui-même reconnu sa faute. L’orientation de la réponse doit donc être déterminée après une concertation suffisante avec un professionnel du droit.
Préparation à une plainte pénale ou à une dénonciation
En matière d’accident médical, même si le patient dépose une plainte pénale ou effectue une dénonciation, cette démarche n’entraîne pas nécessairement, à elle seule, une sanction ou un accord transactionnel.
Le professionnel de santé doit éviter toute réaction émotionnelle et répondre avec calme, en se concentrant sur les faits conformément à la procédure d’enquête. Il est souhaitable qu’il bénéficie de l’assistance d’un professionnel du droit dès ses premières déclarations.
5. Indemnisation d’un accident médical | Importance de la stratégie
Un litige relatif à l’indemnisation d’un accident médical ne porte pas uniquement sur l’existence d’une faute médicale. Il s’agit d’un processus complexe qui exige de déterminer précisément l’étendue de la responsabilité juridique susceptible d’incomber au professionnel de santé et de répondre conformément aux procédures applicables.
Les principales questions, notamment l’appréciation de la faute médicale, le respect de l’obligation d’information et le lien de causalité entre l’acte médical et le dommage, nécessitent une interprétation juridique approfondie et une réponse adaptée. L’issue du litige peut varier considérablement selon les preuves recueillies et les règles de droit appliquées.
Pour traiter les affaires de dommages-intérêts liées à des accidents médicaux, le Cabinet d’avocats Daeryun constitue un groupe de travail réunissant des avocats intervenant dans différents domaines et accompagne méthodiquement l’ensemble du processus, notamment l’administration de la preuve, l’analyse des dossiers médicaux ainsi que les accords transactionnels, la conciliation et l’arbitrage.
Après un examen approfondi des dossiers médicaux, du déroulement des soins et des particularités de l’affaire, le Cabinet apprécie l’existence d’un acte intentionnel ou d’une faute ainsi que l’étendue de la responsabilité, puis élabore une stratégie adaptée à la situation afin d’éviter que la responsabilité du professionnel de santé ne soit indûment étendue.
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