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Domaines de pratique

Action en paiement d’une somme convenue

Une action en paiement d’une somme convenue est intentée afin d’obtenir le versement d’une somme qui aurait dû être payée conformément à un accord conclu entre les parties, mais qui ne l’a pas été. Il est essentiel d’établir l’existence et le contenu de cet accord au moyen d’un courrier avec certification de contenu.

CONTENTS
  • 1. Action en paiement d’une somme convenue | Définition
    • - Nature juridique de la somme convenue
  • 2. Action en paiement d’une somme convenue | Conditions d’introduction de l’action
  • 3. Action en paiement d’une somme convenue | Procédure
    • - Prescription extinctive d’une créance portant sur une somme convenue
  • 4. Action en paiement d’une somme convenue | Moyens de réponse
    • - Rédaction de l’acte introductif d’instance
    • - Réunion des éléments de preuve
    • - Déroulement de l’action
  • 5. Action en paiement d’une somme convenue | Examen de la jurisprudence
  • 6. Action en paiement d’une somme convenue | Précautions et principaux éléments de réponse
    • - En cas de besoin d’assistance juridique

1. Action en paiement d’une somme convenue | Définition

Article du groupe de Daeryun chargé du contentieux général et de l’arbitrage sur l’action en paiement d’une somme convenue


Une action en paiement d’une somme convenue désigne une action civile intentée devant un tribunal lorsque le versement d’une somme déterminée était prévu par un contrat ou un accord, mais que l’autre partie ne l’a pas effectué.

Il s’agit d’une action ordinaire visant à obtenir l’exécution d’une créance pécuniaire au regard de la Loi de procédure civile de la République de Corée. Sa dénomination formelle est « action en paiement d’une somme convenue ».

Cette procédure ne porte pas uniquement sur une question de paiement. Elle implique également l’examen de l’ensemble des rapports juridiques contractuels, notamment la validité du contrat, la réalité de son exécution et la satisfaction des conditions convenues.

Nature juridique de la somme convenue

Une somme convenue peut généralement correspondre à un dépôt de garantie, à des arrhes destinées à garantir l’exécution du contrat ou à une somme payable sous certaines conditions.

Elle se distingue d’une simple somme prêtée ou de dommages-intérêts. Juridiquement, il s’agit d’une somme qui doit être versée lorsqu’un acte ou une situation déterminés se produisent conformément aux conditions contractuelles. Elle peut notamment prendre les formes suivantes :

-Arrhes ou dépôt de garantie

-Indemnité de dédit ou pénalité contractuelle

-Une partie ou la totalité du prix des travaux

-Promesse de paiement périodique dans le cadre d’une transaction commerciale

-Dommages-intérêts convenus dans un accord transactionnel

2. Action en paiement d’une somme convenue | Conditions d’introduction de l’action

Examinons les conditions permettant d’intenter une action en paiement d’une somme convenue.


1. Existence de l’accord et du contrat écrit

Le contrat ou l’accord doit réellement exister. Il est préférable de disposer d’un document écrit, tel qu’un contrat, un acte constatant l’accord, un devis ou un accord transactionnel.

Un accord verbal est également valable au regard de la Loi civile de la République de Corée. Toutefois, la charge de la preuve peut être lourde et désavantageuse en cas de litige, de sorte qu’il est particulièrement important de réunir des preuves écrites.


2. Échéance ou retard de paiement

Pour que les conditions de l’action soient réunies, la date de paiement indiquée dans le contrat doit être dépassée ou, lorsqu’il s’agit d’un accord conditionnel, le paiement doit rester inexécuté malgré la réalisation de la condition.

Si l’échéance n’est pas encore arrivée, l’action peut être déclarée irrecevable sans examen au fond.


3. Exécution des obligations contractuelles

L’action en paiement d’une somme convenue concerne souvent un contrat synallagmatique. La partie qui présente la demande, c’est-à-dire le demandeur, doit donc prouver qu’elle a exécuté ses propres obligations.

Elle doit notamment pouvoir démontrer, à l’aide d’éléments objectifs, qu’elle a livré les marchandises ou fourni les services convenus.


4. Refus de paiement ou inexécution par l’autre partie

L’autre partie doit avoir refusé de verser la somme convenue ou ne pas avoir exécuté son obligation de paiement.

Une manifestation de ce refus, notamment par KakaoTalk, courrier électronique ou courrier avec certification de contenu, ou une inexécution prolongée peut étayer ce fait.

3. Action en paiement d’une somme convenue | Procédure

Examinons la procédure applicable à une action en paiement d’une somme convenue.


1. Envoi d’un courrier avec certification de contenu

Il convient d’abord d’adresser un courrier avec certification de contenu afin de demander à l’autre partie de verser la somme convenue et d’obtenir en même temps l’effet interruptif de prescription en vue d’une éventuelle action ultérieure.


2. Demande d’ordonnance de paiement ou action civile ordinaire

-Ordonnance de paiement : elle peut être demandée lorsque l’existence de la créance est manifeste et que l’autre partie est peu susceptible de la contester. Un titre exécutoire peut être obtenu dans un délai d’environ 2 à 3 mois.
-Action civile ordinaire : elle est intentée lorsque l’autre partie nie ou conteste l’existence du contrat ou son exécution. La procédure peut généralement durer de 6 mois à 1 an, voire davantage.


3. Procédure relative aux petits litiges et conciliation

-Petit litige : lorsque la demande ne dépasse pas 30 000 000 de wons sud-coréens, la procédure relative aux petits litiges peut être utilisée et permettre un jugement rapide.
-Conciliation ou recommandation de règlement amiable : ces mécanismes peuvent être utilisés pour résoudre rapidement le différend, qui peut également se terminer par un accord entre les parties.


4. Exécution forcée

Une fois le jugement définitif, si l’autre partie ne s’exécute pas volontairement, le créancier peut demander, sur le fondement du jugement, l’exécution forcée sur les biens du débiteur, notamment par voie de saisie, de recouvrement ou de vente aux enchères judiciaire.

Prescription extinctive d’une créance portant sur une somme convenue

Les créances portant sur une somme convenue sont également soumises aux règles de prescription extinctive. Le droit peut donc s’éteindre si aucune demande n’est présentée pendant une certaine période.

Somme convenue

Type

Délai de prescription extinctive

Somme d’argent ordinaire

Somme convenue (contrat, etc.)

10 ans

Transaction commerciale

Créance résultant d’une vente à crédit

5 ans

Prix des travaux

Prix de production ou de vente

3 ans


▶Modes d’interruption de la prescription

-Exécution partielle ou reconnaissance de la dette par le débiteur
-Introduction d’une action, demande de saisie conservatoire ou de mesure provisoire, ou demande d’ordonnance de paiement
-Présentation d’une demande dans les 6 mois suivant l’envoi d’un courrier avec certification de contenu

4. Action en paiement d’une somme convenue | Moyens de réponse

Moyens de répondre à une action en paiement d’une somme convenue

Examinons les moyens de répondre à une action en paiement d’une somme convenue.

Rédaction de l’acte introductif d’instance

Il convient de rédiger l’acte introductif d’instance selon les formes applicables aux actions civiles, en y indiquant l’existence et le contenu de l’accord, l’échéance de paiement, les obligations exécutées par le demandeur et l’inexécution de l’autre partie, puis de le déposer auprès du tribunal.

Réunion des éléments de preuve

-Originaux du contrat et de l’acte constatant l’accord

-Factures et confirmations de virement prouvant l’exécution des conditions convenues

-Éléments attestant le refus de paiement de l’autre partie (courrier avec certification de contenu, messages, enregistrements d’appels, etc.)

En l’absence de tels éléments, le risque d’une issue défavorable devant le tribunal est important. Il est donc essentiel de réunir les preuves avant d’intenter l’action.

Déroulement de l’action

L’action est déposée auprès de la chambre civile du tribunal de district coréen. En principe, le tribunal territorialement compétent est celui du domicile du défendeur.

Le système coréen de procédure judiciaire électronique permet également le dépôt et le déroulement de la procédure à distance.

5. Action en paiement d’une somme convenue | Examen de la jurisprudence

Examinons la jurisprudence relative aux actions en paiement d’une somme convenue.

AFFAIRE 1. Action en paiement d’une somme convenue contre une ancienne agence : jugement ordonnant le versement d’environ 2,6 milliards de wons sud-coréens de revenus musicaux

Le compositeur et pianiste E a intenté une action en paiement d’une somme convenue en raison d’un différend portant sur le règlement des comptes avec son ancienne agence, Stomp Music. La Haute Cour de Séoul, en République de Corée, a ordonné le versement d’environ 2,6 milliards de wons sud-coréens ainsi que des intérêts de retard.

La question centrale consistait à déterminer si, après la fin des contrats d’exclusivité et de droit d’auteur existants, un accord issu d’une médiation avait été conclu concernant la répartition des revenus musicaux, ainsi qu’à interpréter le taux de répartition et la durée des paiements.

La juridiction a considéré que le taux de répartition convenu lors de la médiation, soit 30 %, était valable. Aucun terme n’ayant été fixé pour le versement des sommes réparties, elle a jugé que celui-ci devait se poursuivre tant que les œuvres généraient des revenus.

Points en litige :

-Effet juridique de l’accord issu de la médiation : l’obligation de verser les sommes réparties subsiste-t-elle après la fin du contrat de droit d’auteur ?
-Interprétation du taux de répartition : le taux prévu dans le contrat antérieur, soit 30 %, peut-il également s’appliquer à l’accord issu de la médiation ?
-Durée de l’obligation de répartition : si l’accord issu de la médiation ne précise pas la date de fin des paiements, l’obligation subsiste-t-elle pendant toute la période au cours de laquelle des revenus sont générés ?


Cette jurisprudence reconnaît que l’obligation de répartir les revenus conformément à un accord peut subsister après la fin du contrat.

Elle montre que, dans une action en paiement d’une somme convenue, l’interprétation précise des termes de l’accord issu de la médiation et le maintien d’obligations extérieures au contrat peuvent constituer des critères d’appréciation importants.


AFFAIRE 2. Action portant sur une somme convenue et un enrichissement sans cause après la résiliation d’un contrat d’exclusivité, mais issue défavorable

La Cour suprême de la République de Corée a confirmé, dans l’action engagée par S contre M. Choi, représentant de son ancienne agence, un jugement faisant partiellement droit aux demandes du demandeur.

La juridiction a admis l’existence de motifs permettant de résilier le contrat d’exclusivité, notamment en raison d’une infraction sexuelle commise par un salarié de l’agence. Elle a toutefois considéré qu’un montant de règlement des comptes d’environ 190 millions de wons sud-coréens et un montant d’enrichissement sans cause d’environ 110 millions de wons sud-coréens, soit environ 300 millions de wons sud-coréens au total, devaient être versés à l’agence conformément au contrat d’exclusivité, car ils correspondaient à des revenus générés avant la résiliation.

Points en litige :

-Justification de la résiliation du contrat d’exclusivité : rupture de la relation de confiance en raison de l’infraction sexuelle commise par un salarié de l’agence et de l’absence de réalisation des investissements convenus
-Règlement des revenus antérieurs à la résiliation : maintien de l’obligation de régler les revenus générés pendant la durée du contrat d’exclusivité
-Étendue de l’enrichissement sans cause : attribution éventuelle à l’agence d’une partie des revenus générés après la résiliation du contrat d’exclusivité


Cette jurisprudence a reconnu la justification de la résiliation du contrat d’exclusivité, tout en confirmant que l’obligation contractuelle de verser les sommes convenues et les frais connexes nés avant la résiliation demeurait valable.

6. Action en paiement d’une somme convenue | Précautions et principaux éléments de réponse

Examinons les précautions et les principaux éléments de réponse concernant une action en paiement d’une somme convenue.

▶Validité de l’accord

-Un accord illicite peut être déclaré nul et la demande peut être rejetée après examen au fond.
-Si la somme convenue est excessivement élevée, elle peut être réduite ou l’accord peut être déclaré nul en raison d’une atteinte à l’équité.


▶Preuve de l’exécution du contrat

-Il convient de prouver clairement, au moyen de documents ou d’éléments factuels, que ses propres obligations ont été exécutées. Une preuve insuffisante sur ce point peut conduire à une issue défavorable.


▶Analyse des moyens de défense de l’autre partie

-Il est probable que l’autre partie nie l’existence même de l’accord ou soutienne que les conditions de paiement n’ont pas été remplies. Il convient donc de réunir suffisamment d’éléments permettant de réfuter ces arguments.


▶Vérification du patrimoine du débiteur

-Dans la perspective d’une éventuelle exécution forcée, il est important de vérifier au préalable si le débiteur dispose d’actifs saisissables, tels que des biens immobiliers, des dépôts bancaires ou un salaire.

Différences entre l’action en paiement d’une somme convenue et les actions similaires

Élément

Action en paiement d’une somme convenue

Action en remboursement d’une somme prêtée

Action en dommages-intérêts

Fondement juridique

Accord contractuel

Non-remboursement après un prêt d’argent

Fait dommageable ou inexécution d’une obligation

Éléments à établir

Contrat et exécution des obligations

Existence du prêt et échéance du remboursement

Preuve du préjudice et du lien de causalité

Prescription

Généralement 10 ans

10 ans

3 ans (en cas de fait dommageable)


Ces actions peuvent facilement être confondues, mais leur objet et leur fondement contractuel diffèrent. Il convient donc de déterminer quelle action correspond aux circonstances de l’affaire.

En cas de besoin d’assistance juridique

Une action en paiement d’une somme convenue ne se limite pas à une simple demande de paiement. Elle soulève des questions complexes, notamment quant à l’exécution des obligations contractuelles, au respect des conditions convenues et à la validité des preuves.

En particulier, l’assistance d’un avocat compétent en contentieux civil peut s’avérer nécessaire dans les situations suivantes.

-Absence d’accord écrit ou existence d’un contrat uniquement oral

-Contestation portant sur l’interprétation des conditions de paiement

-Refus catégorique de l’autre partie de verser la somme convenue

-Prescription extinctive imminente ou déjà acquise

-Éventualité d’une exécution forcée à l’issue de la procédure


Si vous envisagez une action en paiement d’une somme convenue, il est donc conseillé d’examiner au préalable avec un professionnel du droit l’ensemble des éléments, notamment le contenu du contrat, les conditions de paiement, l’exécution des obligations et les pièces justificatives, puis d’évaluer suffisamment l’intérêt pratique de la procédure avant de déterminer la réponse à apporter.

Une analyse menée avec un avocat intervenant en contentieux civil permet d’élaborer une stratégie tenant compte des perspectives de recouvrement de la somme convenue et des risques liés à la procédure.

Le cabinet dispose d’avocats intervenant en contentieux civil et ayant traité de nombreuses actions en paiement d’une somme convenue. Ils examinent les contrats et élaborent des stratégies de réponse adaptées.

Lorsque la collecte de preuves est nécessaire, le cabinet collabore également avec son centre d’investigation des preuves afin de les recueillir et de traiter les différends juridiques susceptibles de survenir au cours de la procédure.

Le cabinet dispose de bureaux dans différentes régions du pays et propose également un dispositif de consultation accessible 365 jours par an et 24 heures par jour, ainsi qu’un service de consultation à distance par visioconférence.

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