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Domaines de pratique

Investissement à l’étranger

Les entreprises qui réalisent des investissements à l’étranger peuvent être confrontées à divers types de litiges juridiques selon la région, le pays, le secteur d’activité et la nature de l’investissement concernés. Il est donc souhaitable qu’elles sollicitent un conseil juridique en matière d’investissement à l’étranger.

CONTENTS
  • 1. Investissement à l’étranger | Notion et classification
    • - Distinction entre investissement direct et investissement indirect à l’étranger
  • 2. Investissement à l’étranger | Notion et formes de l’investissement direct à l’étranger
    • - Avantages et inconvénients selon la forme de l’investissement direct à l’étranger
    • - Obligation de déclaration de l’investissement direct à l’étranger
    • - Procédure de déclaration de l’investissement à l’étranger
  • 3. Investissement à l’étranger | Notion et procédure de l’investissement indirect à l’étranger
    • - Principaux risques et aspects juridiques de l’investissement indirect à l’étranger
  • 4. Investissement à l’étranger | Liste des points à vérifier
    • - Stratégie d’investissement à l’étranger

1. Investissement à l’étranger | Notion et classification

Conseil juridique en investissement à l’étranger

Les cas liés aux investissements à l’étranger se multiplient progressivement à mesure que les entreprises coréennes développent leurs activités à l’étranger.

Un investissement à l’étranger désigne un ensemble d’opérations en capital par lesquelles des capitaux nationaux sont transférés à l’étranger afin d’être investis dans des entreprises ou des actifs du pays destinataire en vue d’en tirer un rendement.

Ces dernières années, avec la mondialisation, les modalités d’investissement sont devenues complexes et leurs limites sont souvent difficiles à déterminer en pratique. Il est néanmoins possible de distinguer l’investissement direct à l’étranger de l’investissement indirect à l’étranger selon les mouvements de capitaux et la participation ou non à la gestion.

Il convient notamment d’examiner attentivement la situation économique, le régime des changes, la fiscalité et l’environnement juridique du pays destinataire. À défaut de préparation en amont, le risque d’échec de l’investissement peut être très élevé.

Distinction entre investissement direct et investissement indirect à l’étranger

L’investissement direct à l’étranger désigne la forme d’investissement par laquelle un résident de la République de Corée constitue une personne morale à l’étranger ou acquiert une participation dans une personne morale étrangère existante afin de participer directement à sa gestion.

À l’inverse, l’investissement indirect à l’étranger consiste à investir dans des actions ou des obligations sans participer à la gestion de l’entreprise destinataire, afin de percevoir notamment des intérêts, des dividendes ou des plus-values.

Ces deux formes d’investissement diffèrent notamment quant à la participation à la gestion, aux risques d’investissement et aux obligations légales de déclaration. Il convient donc de les distinguer soigneusement et de les mettre en œuvre en fonction de l’objectif d’investissement et de la stratégie de gestion des actifs.

2. Investissement à l’étranger | Notion et formes de l’investissement direct à l’étranger

Nécessité de recourir à un avocat spécialisé en investissement à l’étranger

L’investissement direct à l’étranger (FDI) consiste à participer directement à la gestion d’une entreprise locale, notamment par la création d’une nouvelle personne morale ou d’une usine à l’étranger, l’acquisition de participations ou l’obtention du contrôle de l’entreprise.

Il se divise en investissement autonome et en coentreprise. L’investissement autonome se subdivise à son tour en création ex nihilo (Greenfield) et en fusion-acquisition (M&A).

Dans ce cadre, il convient d’examiner de manière systématique le plan d’affaires, la constitution de la personne morale, la stratégie fiscale et la réglementation des opérations de change, ainsi que de respecter les obligations de déclaration de l’investissement.

Avantages et inconvénients selon la forme de l’investissement direct à l’étranger

L’investissement autonome facilite le contrôle de la filiale et accélère la prise de décision, mais il réduit la capacité d’adaptation au contexte local et accroît le risque d’erreurs de mise en œuvre.

La coentreprise permet une adaptation rapide au marché et peut contribuer à contenir les concurrents, mais elle peut entraîner une dispersion du pouvoir de gestion, une baisse de l’efficacité de la gestion due aux différences culturelles et des coûts d’intégration.


La fusion-acquisition permet une entrée rapide sur le marché et l’utilisation des infrastructures existantes, mais elle implique des coûts d’acquisition, des risques de conflits culturels et la nécessité de mobiliser des ressources de gestion.

Obligation de déclaration de l’investissement direct à l’étranger

Selon le Règlement coréen sur les opérations de change, toute personne souhaitant réaliser un investissement direct à l’étranger doit effectuer une déclaration préalable auprès d’une banque agréée pour les opérations de change.

Cette obligation s’applique également à la création d’une nouvelle activité, à l’augmentation de l’investissement, à la modification de son contenu, au recouvrement de l’investissement et à la liquidation. Tout manquement peut entraîner une amende administrative, une suspension des transactions ou une sanction pénale.

L’acquisition de biens immobiliers à l’étranger, les prêts à long terme, l’assistance technique, l’envoi de dirigeants et les activités conjointes de recherche et développement peuvent notamment être soumis à déclaration. Une attention particulière est donc nécessaire en pratique.

Procédure de déclaration de l’investissement à l’étranger

1. Déterminer si l’activité est soumise à déclaration
Vérifier l’existence d’une obligation de déclaration préalable, notamment pour le développement de ressources à l’étranger et les activités de construction


2. Examiner l’éligibilité de l’investisseur et les conditions requises
Vérifier si sont exclues les personnes ayant des arriérés de paiement, celles qui prévoient d’émigrer à l’étranger et celles qui cherchent à obtenir le statut de résident permanent


3. Déposer la déclaration et recevoir la notification de son acceptation
Déposer la déclaration d’investissement direct à l’étranger, le plan d’affaires et les documents d’identification de la personne morale ou de la personne physique


4. Virer les fonds d’investissement et assurer le suivi
Effectuer le virement après approbation de la banque agréée pour les opérations de change, puis satisfaire notamment aux obligations de rapport ultérieur, de rapport de liquidation et de rapport annuel d’activité

▶Répartition des compétences entre les autorités de déclaration

Commission des services financiers de la République de Corée : activités financières et d’assurance

Gouverneur de la Banque de Corée : investissements directs notamment dans des sociétés financières extraterritoriales

Directeur de la banque agréée pour les opérations de change : investissements directs à l’étranger des entreprises ordinaires

3. Investissement à l’étranger | Notion et procédure de l’investissement indirect à l’étranger

L’investissement indirect à l’étranger (FPI) consiste à investir dans les actions ou les obligations d’entreprises étrangères sans participer à leur gestion, afin de percevoir des dividendes, des intérêts ou des plus-values.

Il relève des investissements sur les marchés internationaux de capitaux. Comme il ne conduit pas à acquérir au moins 10 % du capital d’une personne morale étrangère, il ne fait généralement pas naître, contrairement à l’investissement direct, d’obligation de déclaration au titre du Règlement coréen sur les opérations de change.

Il convient néanmoins de respecter les règles applicables aux virements en devises, au rapatriement en République de Corée des revenus de l’investissement et à leur traitement fiscal.

Principaux risques et aspects juridiques de l’investissement indirect à l’étranger

Les principaux risques et aspects juridiques à prendre en considération en matière d’investissement indirect à l’étranger sont les suivants.

1. Réglementation des opérations de change
L’investissement indirect à l’étranger doit lui aussi respecter la Loi coréenne sur les opérations de change et le Règlement coréen sur les opérations de change lors du virement des fonds d’investissement et du rapatriement des revenus.

Les règles relatives à l’acquisition de titres en devises, aux virements en devises et à la détention d’actifs en devises varient selon les actifs concernés. Il est donc nécessaire d’examiner au préalable la procédure régulière applicable aux opérations de change. Les investissements dans des fonds étrangers, des actions cotées à l’étranger ou des obligations peuvent notamment être soumis à des plafonds de virement et à des obligations de rapport ultérieur, ce qui exige une attention particulière en pratique.


2. Fiscalité des revenus d’investissement
Les dividendes, intérêts et plus-values résultant d’investissements indirects à l’étranger constituent des revenus de source étrangère au regard du droit fiscal coréen. Lorsqu’ils sont rapatriés en République de Corée, ils doivent faire l’objet d’une déclaration et du paiement de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés.

Les modalités d’imposition peuvent varier selon que le pays concerné a ou non conclu une convention tendant à éviter la double imposition. Il convient également de vérifier en amont le régime fiscal des gains ou pertes de cession d’actifs en devises et des gains ou pertes de change résultant de leur conversion.

Les investissements dans des fonds étrangers ou des ETF peuvent notamment entraîner une structure fiscale complexe, nécessitant l’examen d’un spécialiste de la fiscalité.


3. Investissements dans des fonds étrangers et des produits dérivés
Les investissements indirects à l’étranger ne se limitent plus aux actions et aux obligations, mais s’étendent à divers produits tels que les fonds étrangers, les ETF, les ELS, les contrats à terme et options négociés à l’étranger ainsi que les titres liés à des produits dérivés.

Dans ce cas, il convient de vérifier les conditions relatives aux investisseurs, la réglementation des produits et l’agrément du distributeur au titre de la Loi de la République de Corée sur les services d’investissement financier et les marchés de capitaux. Il importe également de contrôler au préalable l’éligibilité de la contrepartie afin de limiter les risques de perte des fonds investis dans des produits financiers illicites et les risques d’escroquerie.

Les investissements dans des fonds de placement privés ou des fonds à vocation spéciale (SPC) constitués dans des juridictions à fiscalité privilégiée comportent notamment des risques élevés et doivent faire l’objet d’une procédure d’examen de l’investissement et d’une analyse juridique.

4. Investissement à l’étranger | Liste des points à vérifier

Assistance du Cabinet d'avocats Daeryun en matière d’investissement à l’étranger

Les entreprises qui envisagent d’investir à l’étranger ont intérêt à examiner les points suivants.

□Étude de l’environnement d’investissement
Il convient d’étudier attentivement la stabilité politique et économique locale, les politiques d’attraction des investissements ainsi que les dispositifs d’aide aux investisseurs étrangers.

Il importe notamment d’examiner en priorité les régions offrant des mesures incitatives et d’anticiper les éventuelles évolutions de l’environnement d’investissement.


□Examen de la distribution, de la logistique et de l’implantation de l’usine
Il est souhaitable d’analyser minutieusement les 4P de la commercialisation, la structure de distribution, les coûts logistiques, les moyens de transport, les distances et les frais de transport, puis de choisir l’implantation de l’usine en privilégiant les zones industrielles et les régions offrant des avantages fiscaux.

□Choix des modalités comptables et fiscales ainsi que de la forme juridique
Il convient d’examiner le régime fiscal, la réglementation des changes, l’exercice comptable et les obligations déclaratives du pays concerné, puis de comparer les avantages, les inconvénients, les procédures de constitution et la charge fiscale propres à chaque forme juridique.

Lorsque le taux d’imposition du pays d’investissement est élevé ou que les mouvements de devises y sont restreints, la constitution d’une société d’investissement intermédiaire, notamment à Hong Kong, peut également être envisagée.


□Suivi et contrôle des risques
Il convient de satisfaire aux obligations de suivi, notamment le versement des fonds d’investissement, le rapport annuel d’activité, le rapport sur l’acquisition de titres en devises et le rapport de liquidation. Tout manquement peut entraîner des sanctions telles qu’une amende administrative, une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum ou une suspension des transactions.

Il convient également de contrôler régulièrement les résultats de gestion de la personne morale étrangère, les possibilités de recouvrement des fonds et les risques liés à l’évolution de la réglementation locale.

Stratégie d’investissement à l’étranger

L’investissement à l’étranger comporte des risques plus élevés que l’investissement national et implique des variables complexes concernant notamment les opérations de change, la fiscalité, les personnes morales, le travail, la comptabilité et la culture locale.

Il convient donc, dès la phase de planification, d’élaborer avec soin la structure de l’investissement, le financement, la stratégie fiscale et le plan de gestion des risques en s’appuyant sur les conseils de professionnels du droit, d’experts-comptables et de spécialistes locaux.

Il est notamment indispensable de respecter rigoureusement la réglementation des changes et la réglementation fiscale du pays d’investissement, les obligations déclaratives et les obligations de rapport sur les résultats de la personne morale locale, ainsi que de préparer de manière systématique les modalités de virement et de recouvrement des fonds.

En outre, la négligence ou l’absence de déclaration d’un investissement à l’étranger peut entraîner une amende administrative, une suspension des transactions ou une sanction pénale. Les procédures de déclaration préalable, de déclaration des modifications et de rapport de liquidation doivent donc être accomplies dans les délais requis.

Après l’investissement, il convient également de mettre en place un dispositif global de suivi permettant de contrôler en permanence l’environnement local de gestion, les évolutions réglementaires, la gestion du personnel et les risques fiscaux, ainsi que de vérifier périodiquement les obligations de rapport ultérieur et le plan de recouvrement des actifs. Ce dispositif constitue un élément essentiel de la gestion d’un investissement à l’étranger.

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