CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Conventions de prête-nom et leurs formes

- - Convention de prête-nom entre deux parties
- - Convention de prête-nom entre trois parties
- - Convention contractuelle de prête-nom
- 2. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Sanctions administratives

- 3. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Sanctions pénales

- - Personnes passibles de sanctions et peines encourues
- 4. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Moyens de réponse

- - Vérification de l’infraction
- - Mise en œuvre rapide de l’enregistrement sous le nom du titulaire réel
- - Réponse aux sanctions pénales
- 5. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Liste de contrôle

- - Dispositif d’assistance par des avocats spécialisés en droit immobilier
1. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Conventions de prête-nom et leurs formes

La forme la plus courante d’infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel est la convention de prête-nom.
Une convention de prête-nom désigne le fait d’inscrire un bien immobilier au nom d’une autre personne alors que son propriétaire réel est une personne distincte.
Cette pratique était courante avant l’instauration du système d’enregistrement immobilier sous le nom réel, mais elle est désormais interdite en principe par la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers sous le nom du titulaire réel, dite Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel.
Les conventions de prête-nom se répartissent principalement en trois catégories selon leur structure et les relations juridiques entre les parties. Leurs effets et leurs risques diffèrent pour chacune d’elles.
Convention de prête-nom entre deux parties
La convention de prête-nom entre deux parties est un montage dans lequel le mandant qui a effectivement acheté le bien immobilier fait transférer l’inscription au nom du prête-nom plutôt qu’à son propre nom.
Le contrat, le paiement du prix et la propriété effective relèvent tous du mandant, tandis que le prête-nom ne figure que sur l’inscription.
Dans ce cas, la convention de prête-nom est nulle en vertu de l’article 4 de la Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel. Même si le prête-nom fait inscrire le bien à son propre nom, il ne peut juridiquement en revendiquer la propriété.
Le mandant peut demander au prête-nom la radiation de l’inscription ou l’inscription du transfert de propriété.
Élément | Explication |
Forme | Inscription par le propriétaire réel au nom du prête-nom |
Titulaire inscrit | Prête-nom |
Parties au contrat | Propriétaire réel ↔ vendeur |
Effets juridiques | Nullité de la convention de prête-nom et possibilité de demander la radiation ou le transfert de l’inscription |
Risques | Risque de litige civil si le prête-nom dispose du bien |
Convention de prête-nom entre trois parties
La convention de prête-nom entre trois parties est un montage dans lequel le mandant conclut directement le contrat de vente avec le vendeur et en paie le prix, tout en demandant que l’inscription soit transférée au nom d’un tiers agissant comme prête-nom.
Les parties au contrat sont le mandant et le vendeur.
Dans ce cas également, la convention de prête-nom est nulle. Même si le vendeur a transféré l’inscription au nom du prête-nom, le mandant peut, en exerçant les droits du vendeur, demander la radiation de l’inscription au nom du prête-nom puis son transfert à son propre nom (demande de transfert de l’inscription par subrogation).
Ce droit est toutefois soumis à une prescription extinctive de 10 ans.
Néanmoins, si le mandant a conservé la possession du bien immobilier, le délai de prescription ne court pas.
Élément | Explication |
Parties au contrat | Mandant ↔ vendeur |
Paiement du prix | Mandant |
Titulaire inscrit | Prête-nom |
Effets juridiques | Nullité de la convention de prête-nom et possibilité de rétablir l’inscription par une demande exercée par subrogation |
Points d’attention | La demande doit être formée dans un délai de 10 ans, mais la prescription ne court pas pendant la possession |
Convention contractuelle de prête-nom
La convention contractuelle de prête-nom est structurée de manière à donner l’apparence que le prête-nom conclut directement le contrat avec le vendeur et paie lui-même le prix.
Toutefois, les fonds sont en réalité fournis par le mandant, qui prend également toutes les décisions.
Le critère déterminant est alors de savoir si le vendeur avait connaissance de la convention de prête-nom.
Connaissance du vendeur | Effets juridiques |
S’il en avait connaissance | Contrat nul, le prête-nom ne peut obtenir le transfert de l’inscription |
S’il l’ignorait | Contrat valide, le prête-nom acquiert la propriété → le mandant ne peut revendiquer la propriété |
Dans ce cas, le mandant ne peut faire valoir aucun droit sur le bien immobilier lui-même. Il peut uniquement demander au prête-nom la restitution, au titre de l’enrichissement sans cause, du prix de vente qu’il a payé.
Élément | Explication |
Parties au contrat | Prête-nom ↔ vendeur |
Paiement du prix | Mandant |
Titulaire inscrit | Prête-nom |
Effets juridiques | Varient selon que le vendeur avait ou non connaissance du montage |
Risques | Rétablissement difficile de la propriété, seule la restitution du prix peut être demandée (risque le plus élevé) |
2. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Sanctions administratives

L’infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel ne se limite pas au simple fait de « prêter son nom ».
Les conventions de prête-nom pouvant favoriser des actes illicites tels que la fraude fiscale, la dissimulation de patrimoine ou les donations illégales, elles font également l’objet de sanctions administratives strictes.
Une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum et une astreinte administrative d’exécution sont notamment imposées au mandant du prête-nom. En cas d’inexécution, des sanctions pécuniaires supplémentaires et progressivement plus élevées sont appliquées.
Régime de la sanction pécuniaire administrative
Lorsqu’une convention de prête-nom est découverte, une sanction pécuniaire administrative pouvant atteindre 30 % de la valeur du bien immobilier peut être imposée.
La personne ayant omis d’inscrire un droit réel immobilier au nom de son titulaire effectif peut se voir imposer une sanction pécuniaire administrative calculée comme suit (articles 3-2, 4-2 et 8 de la Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel).
(Taux de sanction selon la valeur estimée du bien immobilier + taux de sanction selon la durée écoulée depuis le manquement à l’obligation) × valeur estimée du bien immobilier
Le mandant du prête-nom doit acquitter une sanction pécuniaire administrative correspondant à la valeur estimée du bien immobilier multipliée par le taux applicable selon les critères suivants.
Valeur estimée du bien immobilier | Taux de la sanction pécuniaire administrative |
500 millions de wons sud-coréens ou moins | 5 % |
Plus de 500 millions et jusqu’à 3 milliards de wons sud-coréens | 10 % |
Plus de 3 milliards de wons sud-coréens | 15 % |
Il convient également d’ajouter la sanction pécuniaire administrative complémentaire calculée selon la durée pendant laquelle l’enregistrement sous prête-nom a été maintenu.
Durée écoulée depuis le manquement à l’obligation | Taux de la sanction pécuniaire administrative |
1 an ou moins | 5 % |
Plus de 1 an et jusqu’à 2 ans | 10 % |
Plus de 2 ans | 15 % |
Régime des astreintes administratives d’exécution
Le mandant du prête-nom auquel une sanction pécuniaire administrative a été imposée est tenu de procéder sans retard à l’enregistrement sous le nom du titulaire réel.
À défaut, des astreintes administratives d’exécution supplémentaires sont imposées par étapes.
Structure des astreintes administratives d’exécution
Échéance | Contenu de l’astreinte |
1 an après l’imposition de la sanction pécuniaire administrative | Imposition de 10 % de la valeur estimée du bien immobilier |
Après une nouvelle période de 1 an | Imposition de 20 % |
L’astreinte peut ainsi être imposée de manière répétée jusqu’à l’exécution de l’obligation d’enregistrement sous le nom du titulaire réel.
3. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Sanctions pénales
L’infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel est considérée comme un acte grave susceptible d’entraîner des sanctions pénales, au-delà de ses seules conséquences civiles.
Les conventions de prête-nom étant considérées comme portant atteinte à la confiance sociale par un détournement du système public d’enregistrement, des sanctions pénales strictes sont prévues selon la gravité de l’infraction et la personne concernée.
Personnes passibles de sanctions et peines encourues
En vertu de l’article 7 de la Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel, le mandant, le prête-nom et les auteurs de faux documents encourent les sanctions suivantes.
Personne concernée | Sanction pénale |
Mandant du prête-nom (personne ayant fait inscrire le bien au nom d’un tiers alors qu’elle en est le propriétaire réel) | Emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 200 millions de wons sud-coréens au plus |
Créancier et débiteur réel ayant établi de faux documents (cas d’une fausse mention écrite alors que la personne n’est pas le débiteur réel) | Emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 200 millions de wons sud-coréens au plus |
Prête-nom (personne ayant accepté l’inscription à son propre nom) | Emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 100 millions de wons sud-coréens au plus |
Les sanctions pénales sont imposées indépendamment des sanctions administratives précédemment examinées, telles que la sanction pécuniaire administrative et l’astreinte administrative d’exécution.
Une même convention de prête-nom peut donc donner lieu au cumul d’une sanction pécuniaire administrative, d’une astreinte administrative d’exécution et d’une sanction pénale.
Voir plus
4. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Moyens de réponse

Lorsqu’une infraction à la Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel est découverte ou soupçonnée, il est important d’y répondre avec rapidité et précision.
En effet, le maintien de la situation irrégulière peut accroître les risques de sanction pécuniaire administrative, d’astreinte administrative d’exécution et de sanction pénale, mais aussi conduire à un litige relatif à la propriété.
Vérification de l’infraction
Il convient d’abord de vérifier précisément l’existence d’une convention de prête-nom à partir du registre immobilier et des documents contractuels.
Les mesures à prendre variant selon la structure de la convention, il est notamment nécessaire d’en déterminer précisément la catégorie ainsi que les effets juridiques et les risques correspondants.
Mise en œuvre rapide de l’enregistrement sous le nom du titulaire réel
Le maintien d’une situation contraire à la Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel entraînant la poursuite des sanctions pécuniaires administratives et des astreintes administratives d’exécution, il convient, dans la mesure du possible, de procéder rapidement à l’enregistrement sous le nom du titulaire réel.
Le mandant peut demander au prête-nom de solliciter l’inscription du transfert de propriété ou engager, si nécessaire, une action en justice afin d’obtenir la radiation de l’inscription et le transfert de propriété.
La radiation de l’inscription sous prête-nom et l’enregistrement sous le nom du titulaire réel permettent de rétablir une situation régulière en matière de propriété.
Réponse aux sanctions pénales
S’il existe un risque de dénonciation pénale, il convient de préparer la réponse à l’enquête et de recueillir les éléments de preuve.
Si les faits illicites sont reconnus, une déclaration volontaire et l’accomplissement régulier des procédures prévues par la loi peuvent être invoqués afin de solliciter une atténuation de la peine.
Toutefois, si des soupçons supplémentaires, notamment de fraude fiscale, sont susceptibles de s’ajouter à l’infraction à la Loi sur l’enregistrement immobilier sous le nom réel, une stratégie de réponse globale doit être élaborée avec l’assistance d’un professionnel.
5. Infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel | Liste de contrôle
Lorsqu’une infraction à la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel est soupçonnée ou constatée, il est important de vérifier par étapes les procédures et les éléments prioritaires.
Élément à contrôler | Contenu de la vérification |
Vérification de l’état de l’inscription | Vérifier si la personne concernée est le titulaire inscrit au registre immobilier |
Examen de la structure contractuelle | Vérifier si le signataire du contrat est également la personne ayant fourni les fonds |
Détermination de la forme de la convention de prête-nom | Déterminer s’il s’agit d’une convention entre deux parties, entre trois parties ou d’une convention contractuelle de prête-nom |
Preuves de la propriété effective | Rassembler les justificatifs de l’origine du prix de vente, du paiement des impôts et de l’état de possession, notamment |
Vérification de la durée de l’infraction | Déterminer la durée pendant laquelle l’enregistrement sous prête-nom a été maintenu |
Vérification de la valeur estimée du bien immobilier | Déterminer la valeur estimée servant de base au calcul de la sanction pécuniaire administrative |
Possibilité d’un enregistrement sous le nom du titulaire réel | Vérifier si le prête-nom est disposé à coopérer |
Examen d’une action en transfert de l’inscription | Envisager une procédure judiciaire si le prête-nom refuse de coopérer |
Vérification des notifications de sanction pécuniaire et d’astreinte administrative d’exécution | Vérifier si la collectivité territoriale a imposé une sanction pécuniaire administrative et en examiner le contenu |
Examen de la responsabilité pénale | Déterminer si la personne concernée est passible d’une sanction selon son rôle dans l’infraction |
Dispositif d’assistance par des avocats spécialisés en droit immobilier
Le cabinet compte plusieurs avocats spécialisés en droit immobilier enregistrés auprès de l’Association du barreau coréen, ainsi que des avocats spécialisés possédant en moyenne au moins 10 ans d’expérience.
Lorsque divers risques juridiques surviennent, notamment l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative, d’une astreinte administrative d’exécution ou d’une sanction pénale, ou encore la nullité d’une inscription, une assistance juridique concrète peut être apportée, depuis le dépôt d’une objection jusqu’au recours administratif et à la défense dans le cadre d’une procédure pénale.
Il est recommandé de solliciter l’assistance d’un avocat spécialisé en droit immobilier afin de déterminer s’il y a eu violation de la Loi sur l’enregistrement des biens immobiliers au nom du titulaire réel et d’élaborer rapidement une stratégie de réponse.
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