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Domaines de pratique

Action en contestation du tableau de répartition

L’action en contestation du tableau de répartition est une procédure par laquelle un créancier conteste une répartition qu’il estime inéquitable dans le cadre d’une vente aux enchères forcée. Elle peut permettre de demander une répartition correcte des sommes et la protection des droits du créancier.

CONTENTS
  • 1. Action en contestation du tableau de répartition | Définition
    • - Types d’actions en contestation du tableau de répartition
  • 2. Action en contestation du tableau de répartition | Conditions de procédure
  • 3. Action en contestation du tableau de répartition | Procédure
  • 4. Action en contestation du tableau de répartition | Modalités de réponse
    • - Consultation du tableau de répartition et examen de l’opportunité d’une objection
    • - Formulation d’une objection lors de l’audience de répartition
    • - Introduction de l’action et remise du certificat dans un délai de 1 semaine
    • - Modalités de rédaction de la requête introductive d’instance
    • - Demande de suspension de l’exécution
    • - Points d’attention pendant la procédure
    • - Jugement et procédure ultérieure
  • 5. Action en contestation du tableau de répartition | Questions essentielles

1. Action en contestation du tableau de répartition | Définition

Article du groupe de contentieux général et d’arbitrage de Daeryun sur l’action en contestation du tableau de répartition


L’action en contestation du tableau de répartition est une procédure civile permettant à une partie intéressée de contester le contenu du tableau de répartition établi dans le cadre d’une vente aux enchères forcée ou d’une vente publique.

Cette action est principalement engagée pour résoudre les différends concernant le taux, le rang ou le montant de la répartition entre les créanciers.

Lors d’une vente aux enchères forcée, la répartition est effectuée selon le rang légalement reconnu des sûretés réelles inscrites au registre, des saisies, des saisies conservatoires et des demandes de participation à la répartition.

Toutefois, des contestations surviennent fréquemment lors de l’établissement du tableau de répartition en raison d’une erreur de rang, d’une divergence d’interprétation quant à la reconnaissance d’un droit ou de la date de la demande de participation à la répartition.

L’action en contestation du tableau de répartition permet alors au créancier de faire valoir ses droits et de demander la rectification d’une répartition indue.

Il ne s’agit pas d’une simple objection, mais d’une procédure civile formelle. Le tableau de répartition peut être modifié ou établi à nouveau conformément à un jugement définitif du tribunal.

Types d’actions en contestation du tableau de répartition

Les actions en contestation du tableau de répartition peuvent être principalement réparties entre les catégories suivantes.


1. Contestation du montant attribué

Cette action est engagée lorsqu’une partie conteste notamment le montant de la créance d’un créancier déterminé ou la reconnaissance de son droit au paiement prioritaire.

Par exemple, si l’hypothèque garantissant les créances d’un créancier a été radiée, mais figure toujours dans le tableau de répartition, un autre créancier peut la contester au moyen d’une action en contestation du tableau de répartition.


2. Contestation du rang

Lorsque plusieurs sûretés portent sur le même bien, leur rang varie selon la date d’inscription et la nature des droits concernés.

Si ce rang est erroné, le créancier peut le contester afin que la répartition soit effectuée à nouveau selon l’ordre de priorité applicable.


3. Contestation des modalités d’établissement du tableau de répartition

Lorsqu’une erreur procédurale a été commise par la juridiction chargée de l’exécution lors de l’établissement du tableau de répartition, une action en contestation peut notamment être engagée en raison de la date de la demande de participation à la répartition ou de l’omission d’un créancier.

2. Action en contestation du tableau de répartition | Conditions de procédure

Présentation des principaux domaines d’intervention relatifs à l’action en contestation du tableau de répartition


Examinons les conditions d’introduction de l’action en contestation du tableau de répartition ainsi que celles relatives à la qualité pour agir du demandeur et à la qualité pour être défendeur.


▶Conditions d’introduction de l’action en contestation et de remise du certificat

La personne souhaitant contester la répartition doit impérativement formuler son objection contre le tableau de répartition lors de l’audience de répartition.

Elle doit ensuite introduire l’action auprès de la juridiction chargée de l’exécution dans un délai de 1 semaine à compter de l’audience de répartition.

La seule introduction de l’action ne suffit pas : un « certificat attestant l’introduction de l’action » doit également être remis à la juridiction chargée de l’exécution dans un délai de 1 semaine à compter de l’audience de répartition.

Si ce certificat n’est pas remis dans le délai fixé, l’objection est réputée retirée. Dans ce cas, l’action en contestation du tableau de répartition est déclarée irrecevable sans examen au fond.


CONSEIL. Audience de répartition → introduction de l’action dans un délai de 1 semaine → remise du certificat attestant l’introduction de l’action dans le même délai


Ces trois étapes doivent toutes être accomplies pour que l’action en contestation du tableau de répartition soit recevable.


▶Qualité pour agir du demandeur

Les personnes suivantes peuvent introduire une action en qualité de demandeur.

① Créancier

Seul le créancier qui a assisté à l’audience de répartition et formulé une objection au fond dispose de la qualité pour agir.

Toutefois, dès lors qu’il a formulé une objection, le créancier dispose de cette qualité même s’il ne détient pas de titre exécutoire, tel qu’un jugement définitif.

Le titulaire d’une saisie conservatoire est également inclus s’il remplit cette condition.

En revanche, un créancier qui n’a pas présenté de demande de participation à la répartition ne dispose pas du droit de formuler une objection au fond. Même s’il assiste à l’audience de répartition et formule une objection, celle-ci est considérée comme irrecevable et il ne dispose pas de la qualité pour agir.


② Débiteur

Le débiteur qui assiste à l’audience de répartition et formule une objection dispose de plein droit de la qualité pour agir.

Même s’il n’assiste pas à cette audience, cette qualité lui est reconnue lorsqu’il formule une objection écrite entre la mise à disposition du projet de tableau de répartition et la clôture de l’audience.


▶Qualité pour être défendeur

Dans une action en contestation du tableau de répartition, peut être désignée comme défendeur la partie adverse à la contestation dont le montant attribué, ou l’excédent lorsqu’il s’agit du débiteur, serait réduit si l’objection était admise.

Le défendeur est donc le créancier ou le débiteur qui n’a pas admis le bien-fondé de l’objection.

En règle générale, parmi les créanciers attributaires figurant au tableau de répartition, celui dont le montant serait réduit du fait de la contestation dispose de la qualité pour être défendeur.

3. Action en contestation du tableau de répartition | Procédure

Nécessité d’un accompagnement dans une action en contestation du tableau de répartition par le groupe de contentieux civil et de médiation de Daeryun



L’action en contestation du tableau de répartition se déroule selon la procédure suivante.

1. Dépôt et enregistrement de la requête introductive d’instance

La requête doit être déposée auprès de la juridiction chargée de l’exécution dans un délai de 1 semaine à compter de l’audience de répartition. Il est également courant de présenter une demande de suspension de l’exécution accompagnée des documents permettant d’établir l’introduction de l’action, tels qu’un extrait du registre foncier ou un titre de créance.


2. Déroulement de la procédure

L’action en contestation du tableau de répartition est conduite conformément à la Loi sur l’exécution civile de la République de Corée. La régularité du tableau de répartition est appréciée au moyen des échanges d’écritures et de l’administration de la preuve.


Article 151 de la Loi sur l’exécution civile (objection contre le tableau de répartition)

① Le débiteur présent à l’audience peut contester la créance d’un créancier ou le rang de cette créance.
② Nonobstant le paragraphe 1, le débiteur peut, conformément à l’article 149, paragraphe 1, contester par écrit la créance d’un créancier ou le rang de celle-ci entre la mise à disposition du projet de tableau de répartition au tribunal et la clôture de l’audience de répartition.
③ Le créancier présent à l’audience peut, dans la mesure où ses intérêts sont concernés, contester à l’égard d’un autre créancier la créance de celui-ci ou son rang.


3. Jugement

Conformément à la Loi sur l’exécution civile, le tribunal peut statuer de l’une des manières suivantes.

- Déclaration de nullité de tout ou partie du tableau de répartition
- Ordre d’établir un nouveau tableau de répartition
- Ajustement des montants attribués et fixation du montant revenant à un créancier déterminé


▶Points d’attention concernant l’étendue de la contestation
- Lorsque l’inexistence d’une créance est invoquée : il est possible de formuler librement une objection contre tout créancier.


▶En cas de contestation du rang de répartition
- Il n’est pas possible de contester tous les créanciers dont le rang est supérieur au sien.
- La contestation ne peut viser que les créanciers en remontant depuis ceux de rang inférieur jusqu’à concurrence du montant de sa propre créance.

4. Action en contestation du tableau de répartition | Modalités de réponse

L’action en contestation du tableau de répartition étant conduite selon la procédure civile ordinaire, la mener soi-même exige une compréhension suffisante de la Loi sur l’exécution civile et de la Loi de procédure civile de la République de Corée.

En particulier, une insuffisance concernant le délai d’introduction, la forme de la requête ou la préparation des preuves peut entraîner l’irrecevabilité de l’action. Les formalités légales doivent donc être accomplies avec précision.

Consultation du tableau de répartition et examen de l’opportunité d’une objection

Il convient d’assister à l’audience de répartition ou de vérifier le contenu du tableau dès que son projet est mis à disposition au tribunal.

Si le montant de sa créance, son rang ou la somme qui lui est attribuée n’a pas été correctement pris en compte, il convient d’examiner attentivement l’existence d’un motif d’objection au fond.

Formulation d’une objection lors de l’audience de répartition

Le jour de l’audience de répartition, il faut comparaître personnellement devant le tribunal et formuler clairement, oralement ou par écrit, une objection contre le tableau de répartition.

L’objection ne peut se limiter à affirmer que « le montant reçu est insuffisant ». Elle doit exposer précisément le fondement juridique en vertu duquel la répartition serait erronée.

En cas d’absence à l’audience de répartition, le débiteur peut formuler une objection écrite. En revanche, le créancier qui ne comparaît pas pour formuler son objection ne peut plus introduire l’action par la suite.

Introduction de l’action et remise du certificat dans un délai de 1 semaine

La requête introductive de l’action en contestation du tableau de répartition doit être déposée auprès de la juridiction chargée de l’exécution compétente dans un délai de 1 semaine à compter de l’audience de répartition.

Un « certificat attestant l’introduction de l’action » doit simultanément être remis à la même juridiction dans le délai de 1 semaine afin de prouver que l’action a été introduite.

Si ce certificat n’est pas remis, l’objection est réputée retirée et l’action elle-même est déclarée irrecevable.

Modalités de rédaction de la requête introductive d’instance

Lorsqu’elle est rédigée directement, la requête doit impérativement comporter les éléments suivants.

Rubrique

Contenu

Désignation des parties

Demandeur (la personne ayant formulé l’objection), défendeur (notamment le créancier avantagé par la répartition concernée)

Objet de la demande

Par exemple : « Une partie ou la totalité du montant attribué au défendeur est nulle et il est ordonné d’attribuer prioritairement ○○ wons sud-coréens au demandeur. »

Fondements de la demande

Exposé détaillé des faits et des rapports juridiques pertinents à l’appui de l’allégation selon laquelle le droit du défendeur n’a pas été constitué ou celui du demandeur est prioritaire

Liste des éléments de preuve

Pièces justificatives jointes, notamment un extrait du registre foncier, le contrat relatif à la créance, le relevé des inexécutions du débiteur et une copie du tableau de répartition

Demande de suspension de l’exécution

L’action en contestation du tableau de répartition n’a pas d’incidence sur l’exécution avant que le jugement ne devienne définitif. Il peut donc être opportun de demander la suspension de l’exécution en même temps que l’introduction de l’action.

À défaut, les sommes attribuées peuvent être versées et leur recouvrement ultérieur peut devenir difficile.

La demande de suspension de l’exécution, l’acte de constitution d’une garantie et le certificat d’assurance-garantie doivent notamment être déposés ensemble. Selon les circonstances, le tribunal peut ordonner la constitution d’une garantie.

Points d’attention pendant la procédure

Le procès se déroule conformément à la Loi de procédure civile de la République de Corée, avec notamment la réception du mémoire en réponse du défendeur, la fixation de l’audience de plaidoirie et l’administration de la preuve.

Les délais de production des preuves doivent être strictement respectés, et le fondement juridique ainsi que les faits étayant chaque prétention doivent être précisément établis.

Il convient également de répondre à toute demande de production de documents formulée par le tribunal.

Jugement et procédure ultérieure

Dans le cadre d’une action en contestation du tableau de répartition, le tribunal peut décider de maintenir ou de modifier le tableau existant, de le déclarer nul ou d’ordonner l’établissement d’un nouveau tableau.

Lorsque le jugement devient définitif, la juridiction chargée de l’exécution établit en conséquence un nouveau tableau ou met en œuvre une nouvelle procédure de répartition.

5. Action en contestation du tableau de répartition | Questions essentielles

L’action en contestation du tableau de répartition ne se limite pas à la simple formulation d’une objection.

Une contestation au fond du tableau de répartition ne peut constituer une prétention valable que si l’examen approfondi des faits, l’analyse des droits légaux, le respect des délais et l’accomplissement régulier de la procédure sont tous réunis.

En particulier, le rang de répartition, la validité des sûretés et la date de la demande de participation à la répartition relèvent d’un domaine combinant l’interprétation de la Loi sur l’exécution civile de la République de Corée et celle de la Loi de procédure civile de la République de Corée, ce qui peut représenter une charge juridique importante pour une personne agissant seule.

Dans de nombreuses affaires, bien que l’objection ait elle-même été régulièrement formulée, l’action peut être déclarée irrecevable en raison d’une définition erronée de son étendue ou de la partie adverse. Il arrive également que le non-respect de la procédure d’introduction de l’action entraîne la perte d’un droit.

S’appuyant sur son expérience de nombreuses procédures de vente aux enchères et de répartition ainsi que d’actions en contestation du tableau de répartition, le Cabinet d’avocats Daeryun fournit une assistance portant notamment sur ▲l’examen du tableau de répartition et l’appréciation de l’opportunité d’une objection ▲la représentation lors des audiences ▲l’analyse du rang de répartition et l’organisation des preuves ▲l’introduction de l’action, y compris la demande de suspension de l’exécution, et la représentation dans les procédures ultérieures.

Le cabinet exploite également des bureaux dans différentes régions de la République de Corée afin de faciliter l’accès aux services juridiques, ainsi qu’un dispositif de consultation accessible 365 jours par an et 24 heures par jour et un service de consultation à distance par visioconférence.

Il est possible de prendre rendez-vous, selon les modalités souhaitées, avec un avocat de Daeryun intervenant en matière civile.

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