CONTENTS
- 1. Escroquerie aux cryptomonnaies | Définition

- - Qu’est-ce qu’une cryptomonnaie ?
- 2. Escroquerie aux cryptomonnaies | Principales formes

- - Escroqueries liées aux offres initiales de cryptoactifs (ICO)
- - Escroquerie reposant sur une structure de vente multiniveau
- - Manipulation de cours
- - Escroquerie par la création d’une fausse plateforme d’échange
- 3. Escroquerie aux cryptomonnaies | Peines encourues

- - Peines applicables à la manipulation de cours
- - Peines applicables à la collecte de fonds sans autorisation
- - Pour demander une réduction de peine
- 4. Escroquerie aux cryptomonnaies | Moyens de réponse

- - Pour la personne mise en cause
- - Pour la victime
- 5. Escroquerie aux cryptomonnaies | Lorsque la situation est difficile à gérer seul

1. Escroquerie aux cryptomonnaies | Définition

On entend par escroquerie aux cryptomonnaies le fait d’obtenir indûment un avantage patrimonial auprès d’autrui en le trompant ou en lui fournissant de fausses informations, sous couvert d’opérations, d’investissements ou de minage de cryptomonnaies.
Les cas représentatifs incluent la création et la vente de jetons dépourvus de réalité, ainsi que la collecte puis le détournement de fonds d’investissement en attirant des investisseurs par des promesses de rendements élevés.
Qu’est-ce qu’une cryptomonnaie ?
Une cryptomonnaie est une monnaie numérique fondée sur la technologie blockchain et utilisée en ligne. Contrairement à la monnaie matérielle, elle n’existe pas sous une forme physique.
La cryptographie permet d’assurer la sécurité et la transparence des transactions. Le bitcoin et l’ethereum en sont des exemples représentatifs.
2. Escroquerie aux cryptomonnaies | Principales formes

Les escroqueries aux cryptomonnaies prennent des formes diverses.
Parmi celles-ci, les escroqueries liées aux offres initiales de cryptoactifs (ICO), celles fondées sur une structure de vente multiniveau, les manipulations de cours et celles commises au moyen de fausses plateformes d’échange figurent parmi les principales formes faisant de nombreuses victimes.
Escroqueries liées aux offres initiales de cryptoactifs (ICO)
Tout d’abord, l’escroquerie à l’investissement fondée sur une ICO est un procédé par lequel les auteurs recueillent des fonds auprès d’investisseurs en présentant faussement un projet blockchain innovant ou une opportunité d’investissement rentable, puis leur proposent des cryptoactifs ou des cryptomonnaies.
En réalité, les auteurs sont généralement dépourvus de la capacité d’émettre les cryptoactifs ou de mener à bien le projet concerné, de sorte que les investisseurs ne peuvent, dans la plupart des cas, récupérer leurs fonds par des moyens normaux.
Un procédé courant consiste à attirer les investisseurs au moyen de l’affirmation mensongère selon laquelle « un investissement initial permet d’espérer un rendement élevé grâce à une cotation sur une plateforme d’échange réputée ».
Escroquerie reposant sur une structure de vente multiniveau
Les escroqueries aux cryptomonnaies reposant sur un système de vente multiniveau sont également fréquentes.
Dans ce type d’affaire, une structure de vente multiniveau est utilisée pour recruter des investisseurs. Toutefois, en l’absence de véritable mécanisme de création de revenus, l’interruption de l’arrivée de nouveaux investisseurs entraîne des pertes pour les investisseurs précédents.
Manipulation de cours
La manipulation du cours des cryptomonnaies constitue également l’un des principaux procédés d’escroquerie.
Les auteurs exagèrent la valeur de cryptoactifs ou diffusent de faux documents d’analyse sur les réseaux sociaux, les communautés en ligne et les groupes de recommandations d’investissement. Ils gonflent ensuite de manière coordonnée le volume des transactions afin de faire artificiellement monter le cours, puis vendent les actifs au plus haut pour en tirer un bénéfice.
Les investisseurs ordinaires subissent alors un préjudice du fait de la chute brutale du cours.
Escroquerie par la création d’une fausse plateforme d’échange
Les escroqueries commises par la création de fausses plateformes d’échange ou l’émission de jetons similaires à des cryptoactifs existants constituent également un problème grave.
Les auteurs créent de faux sites internet imitant des plateformes d’échange existantes afin d’inciter les victimes à investir. Ils peuvent aussi émettre de faux jetons dont le nom ressemble à celui de cryptoactifs connus afin de tromper les investisseurs et de leur causer un préjudice.
3. Escroquerie aux cryptomonnaies | Peines encourues

Parmi les principaux types d’escroqueries aux cryptomonnaies, les escroqueries liées aux offres initiales de cryptoactifs (ICO), celles reposant sur une structure de vente multiniveau et celles commises par la création de fausses plateformes d’échange consistent toutes à tromper des investisseurs afin d’obtenir indûment un avantage financier. Elles sont sanctionnées en tant qu’infractions d’escroquerie par la Loi pénale de la République de Corée.
▶ Article 347 de la Loi pénale de la République de Corée
Infraction d’escroquerie | Emprisonnement de 20 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Toutefois, lorsque le montant obtenu indûment atteint au moins 500 millions de wons sud-coréens, la peine est aggravée en vertu de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions économiques.
▶ Article 3 de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions économiques (aggravation de la peine applicable à certaines infractions patrimoniales)
Montant obtenu indûment | Peine encourue |
Au moins 500 millions et moins de 5 milliards de wons sud-coréens | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Au moins 5 milliards de wons sud-coréens | Réclusion à perpétuité ou emprisonnement d’au moins 5 ans |
Peines applicables à la manipulation de cours
La manipulation de cours ne relève pas simplement de l’infraction d’escroquerie. Elle constitue une infraction aux dispositions interdisant la manipulation de cours prévues par la Loi de la République de Corée sur les services d’investissement financier et les marchés de capitaux.
Article 443 de la Loi sur les services d’investissement financier et les marchés de capitaux | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 1 an ou amende pénale d’un montant compris entre 4 et 6 fois le bénéfice tiré de l’infraction ou le montant de la perte évitée |
Toutefois, lorsqu’aucun bénéfice n’a été tiré de l’infraction ni aucune perte évitée, lorsque leur montant est difficile à calculer, ou lorsque le sextuple du bénéfice ou de la perte évitée ne dépasse pas 500 millions de wons sud-coréens, le plafond de l’amende pénale est fixé à 500 millions de wons sud-coréens.
En revanche, lorsque le bénéfice tiré de l’infraction ou le montant de la perte évitée dépasse 500 millions de wons sud-coréens, la peine d’emprisonnement est aggravée selon les critères ci-dessous.
Bénéfice ou montant de la perte évitée | Peine encourue |
Au moins 500 millions et moins de 5 milliards de wons sud-coréens | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Au moins 5 milliards de wons sud-coréens | Réclusion à perpétuité ou emprisonnement d’au moins 5 ans |
Peines applicables à la collecte de fonds sans autorisation
En cas de création d’une fausse plateforme d’échange, outre l’infraction simple d’escroquerie, l’absence fréquente d’enregistrement officiel auprès des autorités financières coréennes lors de la collecte des fonds d’investissement peut également entraîner une sanction pour infraction à la Loi de la République de Corée sur la réglementation de la collecte de fonds sans autorisation.
La collecte de fonds sans autorisation désigne l’activité illicite consistant à recueillir des fonds auprès d’un grand nombre de personnes sans agrément pour exercer une activité financière, en promettant de les restituer.
Ces actes, qui consistent à tromper des investisseurs et à obtenir indûment leurs fonds, constituent des infractions graves passibles de sanctions sévères.
Article 6 de la Loi sur la réglementation de la collecte de fonds sans autorisation | Emprisonnement de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Pour demander une réduction de peine
Lorsqu’une personne est poursuivie pour escroquerie aux cryptomonnaies et souhaite obtenir une réduction de peine, elle doit d’abord déterminer clairement les circonstances de ses actes et le rôle qu’elle a joué, puis entreprendre des démarches visant à délimiter l’étendue de sa responsabilité.
Par exemple, le fait de démontrer qu’elle n’a pas joué un rôle moteur dans les actes et qu’elle n’y a participé que de façon limitée en qualité d’intervenant secondaire peut être pris en compte pour atténuer la peine.
Après les faits, il est important de se livrer spontanément aux autorités d’enquête coréennes ou de leur transmettre les documents pertinents et de coopérer activement.
Cette coopération peut être appréciée favorablement par la juridiction et contribuer à l’atténuation de la peine.
En outre, les efforts déployés pour réparer le préjudice revêtent une grande importance.
La conclusion rapide d’un accord transactionnel avec la victime, la restitution des fonds soustraits ou leur consignation auprès de l’organisme dépositaire peuvent constituer des facteurs d’atténuation de la peine.
À l’inverse, la destruction de preuves après les faits, les fausses déclarations et l’entrave à l’enquête sont des facteurs susceptibles de faire obstacle à une réduction de peine et doivent être évités.
Pour obtenir une réduction de peine dans une affaire d’escroquerie aux cryptomonnaies, il convient donc de déterminer précisément son rôle et l’étendue de sa responsabilité, de coopérer activement durant l’enquête et le procès, et d’engager des démarches pour réparer le préjudice.
Ces éléments sont examinés dans leur ensemble et peuvent influer favorablement sur la détermination de la peine par la juridiction.
4. Escroquerie aux cryptomonnaies | Moyens de réponse
Compte tenu de l’ampleur des préjudices causés par les escroqueries aux cryptomonnaies et du caractère de plus en plus sophistiqué des procédés employés, une réponse rapide revêt une importance particulière.
Pour la personne mise en cause
Pour une personne mise en cause dans une affaire d’escroquerie aux cryptomonnaies, des questions juridiques complexes peuvent se poser selon les circonstances, notamment au titre de l’escroquerie, de la Loi sur la réglementation de la collecte de fonds sans autorisation ou de la Loi sur les transactions financières électroniques.
Il est donc important de clarifier les faits, d’identifier les questions juridiques et d’élaborer rapidement une stratégie de défense dès le début de l’affaire.
La conclusion d’un accord transactionnel avec la victime, le recours à la consignation et la préparation des documents destinés aux autorités d’enquête peuvent également être pris en compte dans la détermination de la peine. Il est donc souhaitable de prévoir à l’avance une réponse adaptée aux circonstances de l’affaire.
Pour la victime
La victime doit en priorité recueillir des éléments permettant d’établir objectivement le préjudice subi.
Il peut notamment s’agir des relevés de dépôts et de retraits, des adresses de portefeuilles de cryptomonnaies, des historiques de messagerie et d’appels, ainsi que des documents de sollicitation d’investissement.
Sur cette base, elle peut déposer une plainte pénale auprès de la police ou du parquet coréens, puis chercher à obtenir réparation de son préjudice au moyen d’une action civile en dommages-intérêts.
5. Escroquerie aux cryptomonnaies | Lorsque la situation est difficile à gérer seul
Les personnes confrontées à des difficultés liées à une affaire d’escroquerie aux cryptomonnaies peuvent solliciter l’assistance des avocats pénalistes du Cabinet d’avocats Daeryun.
Le cabinet comprend des avocats ayant une expérience du traitement d’affaires d’escroquerie aux cryptomonnaies.
Il a également mis en place un dispositif de traitement coordonné avec ses propres services d’enquête sur les preuves et d’analyse forensique numérique.
Pour les affaires complexes comportant des aspects tant civils que pénaux, une équipe associant des avocats pénalistes et des avocats civilistes ayant traité des dossiers de criminalité financière et de cybercriminalité élabore une stratégie coordonnée.
Une simulation préalable de l’audition policière, reproduisant les conditions d’une enquête, permet également de préparer les déclarations dès le début de l’affaire et vise à prévenir les propos susceptibles de porter préjudice à la défense.
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