CONTENTS
- 1. Loi sur le contrôle de l'immigration | Principales dispositions

- - Principaux termes et notions de base
- 2. Loi sur le contrôle de l'immigration | Règles relatives à l'entrée et à la sortie des ressortissants coréens

- 3. Loi sur le contrôle de l'immigration | Procédure d'entrée des étrangers

- - Le contrôle à l'entrée et le refus d'entrée
- - Le statut de séjour des étrangers
- - Précautions à prendre lors de l'emploi d'étrangers
- - Le statut de résident permanent des étrangers
- 4. Loi sur le contrôle de l'immigration | L'expulsion forcée et l'ordre de rétention

- 5. Loi sur le contrôle de l'immigration | Le séjour irrégulier et les sanctions en cas d'emploi de personnes en séjour irrégulier

- - La responsabilité de l'entreprise en cas d'emploi de personnes en séjour irrégulier
- - L'élargissement du quota d'emploi de main-d'œuvre étrangère (E-9)
- 6. Loi sur le contrôle de l'immigration | Récapitulatif des sanctions en cas d'infraction et mesures à adopter

- - L'importance de choisir un avocat capable de réagir rapidement
1. Loi sur le contrôle de l'immigration | Principales dispositions

La Loi sur le contrôle de l'immigration est une loi de référence en matière de gestion des étrangers : elle régit l'ensemble des questions relatives à l'entrée, au séjour et à la sortie des ressortissants coréens et des étrangers et a été adoptée afin de faciliter les échanges internationaux tout en préservant la sécurité de l'État et l'ordre public.
La Loi sur le contrôle de l'immigration encadre les droits et obligations des étrangers séjournant sur le territoire et précise également les modalités de sortie applicables aux ressortissants coréens ainsi que les obligations que doivent respecter les employeurs, notamment les entreprises, lorsqu'ils recrutent des étrangers ou soutiennent leur séjour.
Le contrôle des personnes en séjour irrégulier et la procédure d'expulsion forcée, la modification du statut de séjour sur le territoire ainsi que les dispositions relatives au droit de résidence permanente et aux réfugiés relèvent tous du cadre de la Loi sur le contrôle de l'immigration.
Principaux termes et notions de base
La Loi sur le contrôle de l'immigration définit clairement les termes couramment utilisés en la matière.
On peut citer, à titre représentatif, l'« étranger », le « statut de séjour », le « visa », la « personne en séjour irrégulier », l'« ordre d'expulsion forcée », etc.
2. Loi sur le contrôle de l'immigration | Règles relatives à l'entrée et à la sortie des ressortissants coréens
En vertu de la Loi sur le contrôle de l'immigration, les ressortissants coréens doivent se soumettre au contrôle de sortie avant de quitter le territoire.
Toutefois, dans les cas suivants, la sortie du territoire est interdite pour une durée pouvant aller jusqu'à 6 mois.
- Lorsqu'un procès pénal est en cours
- Lorsque l'exécution d'une peine d'emprisonnement, avec ou sans travail, n'est pas achevée
- En cas de non-paiement d'une amende d'au moins 10 millions de wons ou d'impôts nationaux d'au moins 50 millions de wons, notamment
- Lorsqu'un débiteur de pension alimentaire pour enfant a fait l'objet, notamment, d'un examen par la commission d'exécution des pensions alimentaires pour enfant
En outre, une interdiction de sortie en urgence peut être décidée lorsqu'une personne mise en cause est soupçonnée d'avoir commis une infraction passible de la peine capitale, de la réclusion à perpétuité ou d'un emprisonnement d'au moins 3 ans, avec ou sans travail, et qu'il existe un risque qu'elle détruise des preuves ou prenne la fuite.
Il est possible de former une réclamation contre une décision d'interdiction de sortie ou de prolongation de sa durée dans les 10 jours suivant la notification de la décision.
3. Loi sur le contrôle de l'immigration | Procédure d'entrée des étrangers

En vertu de la Loi sur le contrôle de l'immigration, un étranger doit en principe être titulaire d'un visa (VISA) pour entrer en République de Corée.
Toutefois, les ressortissants des pays liés par un accord réciproque d'exemption de visa ou par un accord d'exemption de visa peuvent, à titre exceptionnel, entrer sur le territoire sans visa.
Le visa est délivré par les représentations à l'étranger (ambassades et consulats généraux) ; lors de la demande, il convient de présenter notamment un passeport, une lettre d'invitation et des documents justifiant l'objet du séjour.
Les documents exigés varient selon l'objet du séjour (études, emploi, investissement, etc.), et la délivrance du visa est refusée en cas de présentation de documents falsifiés.
Le contrôle à l'entrée et le refus d'entrée
Lorsqu'un étranger entre sur le territoire par un aéroport ou un port, un agent du contrôle de l'immigration procède au contrôle à l'entrée.
Si nécessaire, un entretien peut être mené en salle d'attente en vue d'un examen complémentaire ; l'entrée peut être refusée lorsque l'objet du séjour est imprécis ou qu'une fausse déclaration est constatée.
Par ailleurs, l'entrée est interdite aux personnes atteintes d'une maladie infectieuse, aux personnes dépendantes aux stupéfiants ainsi qu'à celles qui tentent d'entrer en détenant illégalement une arme à feu, une arme blanche ou tout autre objet de ce type.
Le statut de séjour des étrangers

La Loi sur le contrôle de l'immigration distingue principalement, parmi les statuts de séjour des étrangers, le statut de séjour ordinaire et le statut de résident permanent.
Pour chaque statut de séjour, le champ des activités et la durée du séjour sont strictement limités ; toute violation est considérée comme un séjour irrégulier et peut donner lieu à une expulsion forcée ou à une amende.
En particulier, l'étranger entré légalement sur le territoire doit, lorsqu'une modification de son statut de séjour est nécessaire, en demander l'autorisation.
Statut de séjour de courte durée (90 jours ou moins) | Permet de séjourner en République de Corée à des fins de tourisme ou de visite |
Statut de séjour de longue durée (plus de 90 jours) | Permet de séjourner en République de Corée à des fins d'études, de formation, d'investissement, de détachement, de mariage, etc. |
Statut de résident permanent | Permet de résider indéfiniment en République de Corée, sans limitation du champ des activités ni de la durée du séjour |
Précautions à prendre lors de l'emploi d'étrangers
Pour occuper un emploi en République de Corée, un étranger doit disposer d'un statut de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle.
De même, une entreprise ne doit pas employer un étranger titulaire d'un statut de séjour pour le faire travailler dans un lieu autre que le lieu de travail désigné.
Si, après avoir employé un étranger, survient notamment un licenciement ou une modification du contrat de travail, une déclaration doit être faite dans les 15 jours au chef du bureau régional de l'immigration et des étrangers.
Le statut de résident permanent des étrangers
Pour qu'un étranger obtienne le statut de résident permanent, les conditions suivantes sont requises.
- Séjourner en République de Corée pendant au moins 5 ans sous un statut de séjour déterminé
- Séjourner pendant au moins 2 ans en qualité de conjoint ou d'enfant mineur d'un ressortissant coréen ou d'un titulaire du statut de résident permanent
- Être un investisseur étranger ayant investi 500 000 dollars américains (et employant au moins 5 ressortissants coréens)
- Avoir rendu des services exceptionnels à la République de Corée
- Disposer de compétences remarquables notamment dans les domaines des sciences, de la gestion, de l'éducation ou des arts et de la culture
En outre, l'intéressé doit faire preuve d'une conduite irréprochable, notamment par le respect des lois de la République de Corée, être en mesure de subvenir à ses besoins grâce à ses revenus ou à son patrimoine, ou à ceux de sa famille, ou encore posséder les aptitudes essentielles nécessaires pour vivre en Corée.
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4. Loi sur le contrôle de l'immigration | L'expulsion forcée et l'ordre de rétention

Dans la Loi sur le contrôle de l'immigration, l'« expulsion forcée (reconduite) » est la mesure la plus sévère que le ministre de la Justice peut prendre d'office lorsqu'un étranger séjournant sur le territoire enfreint la loi ou que son statut de séjour a expiré.
La procédure d'expulsion forcée est engagée immédiatement non seulement à l'encontre des étrangers en séjour irrégulier, mais aussi en cas de contrôle portant sur un mariage fictif, de fausses études, une activité non couverte par le statut de travail ou une entrée clandestine, notamment.
L'étranger peut alors être temporairement placé dans un centre de rétention en vue de sa sortie forcée, ce que l'on appelle un « ordre de rétention ».
L'ordre de rétention est un dispositif procédural consistant à placer l'étranger dans un centre de rétention pendant la période précédant l'expulsion forcée, afin de prévenir sa fuite et de vérifier son identité.
La durée de rétention est en principe de 10 jours au maximum ; en pratique, elle peut toutefois être prolongée, notamment en raison de l'obtention du billet d'avion de rapatriement ou de la coopération de l'ambassade du pays d'origine.
5. Loi sur le contrôle de l'immigration | Le séjour irrégulier et les sanctions en cas d'emploi de personnes en séjour irrégulier
L'infraction la plus caractéristique à la Loi sur le contrôle de l'immigration est le dépassement, par un étranger, de sa durée de séjour.
L'article 94 de la Loi sur le contrôle de l'immigration prévoit qu'une amende administrative peut être infligée à l'auteur d'une telle infraction.
Si, afin de prolonger illégalement sa durée de séjour, une personne présente des documents falsifiés, ou si des faits mensongers tels qu'un travail illégal dans un secteur non autorisé ou un mariage fictif sont constatés, un ordre d'expulsion forcée est pris et s'accompagne de mesures de restriction d'entrée pour l'avenir.
Lorsque l'infraction est légère, une recommandation de sortie peut être adressée ; dans ce cas, si l'intéressé quitte volontairement le territoire dans les 5 jours, aucun ordre de sortie n'est pris.
Toutefois, si la recommandation de sortie n'est pas suivie d'effet, un ordre de sortie ou d'expulsion forcée est pris, et l'entrée sur le territoire peut ensuite être interdite pendant plusieurs années.
La responsabilité de l'entreprise en cas d'emploi de personnes en séjour irrégulier
La Loi sur le contrôle de l'immigration impose également des responsabilités aux ressortissants coréens et aux personnes morales qui emploient des étrangers.
La violation des principales obligations suivantes peut notamment donner lieu à une amende administrative ou à des sanctions pénales.
L'entreprise doit impérativement vérifier, avant de recruter un travailleur étranger, la régularité de son statut de séjour et la possibilité pour lui d'occuper un emploi.
Par ailleurs, si un travailleur étranger est trouvé en situation de séjour irrégulier, cela peut entraîner non seulement sa reconduite, mais aussi des conséquences défavorables sur le quota d'emploi de main-d'œuvre étrangère de l'entreprise ; une vérification régulière des statuts et la conservation des documents correspondants sont donc indispensables.
L'élargissement du quota d'emploi de main-d'œuvre étrangère (E-9)
Le gouvernement a fixé à 130 000 personnes le volume d'introduction de main-d'œuvre étrangère (E-9) pour 2025, en l'attribuant en priorité aux secteurs souffrant d'une grave pénurie de main-d'œuvre, tels que l'industrie manufacturière et l'agriculture et l'élevage, et il a prévu séparément un contingent d'ajustement de 32 000 personnes afin de pouvoir répondre à une hausse imprévue de la demande liée, notamment, aux fluctuations conjoncturelles.
L'employeur doit recruter légalement de la main-d'œuvre étrangère dans la limite du quota attribué à son secteur et doit également veiller à effectuer des démarches de recrutement de main-d'œuvre nationale (au moins 7 jours) avant d'obtenir l'autorisation d'emploi.
- Respect de la Loi sur le contrôle de l'immigration lors de l'emploi de main-d'œuvre étrangère
- Respect de la Loi sur les normes du travail, notamment en cas de discordance des conditions de travail
- Restriction de l'autorisation d'emploi en cas de désignation comme employeur en situation habituelle d'arriérés de salaire
6. Loi sur le contrôle de l'immigration | Récapitulatif des sanctions en cas d'infraction et mesures à adopter
Entrée illégale d'un étranger, entremise, aide à la dissimulation ou à la fuite en cas d'entrée illégale | Emprisonnement pouvant aller jusqu'à 7 ans ou amende pouvant atteindre 70 millions de wons |
Personne entrée sans contrôle à l'entrée | Emprisonnement pouvant aller jusqu'à 5 ans ou amende pouvant atteindre 50 millions de wons |
Sortie sans contrôle de sortie, infractions telles qu'une invitation frauduleuse, séjour irrégulier | Emprisonnement pouvant aller jusqu'à 3 ans ou amende pouvant atteindre 30 millions de wons |
Personne ayant travaillé dans un lieu autre que le lieu de travail désigné, en violation des restrictions à l'emploi des étrangers | Emprisonnement pouvant aller jusqu'à 1 an ou amende pouvant atteindre 10 millions de wons |
Entremise ou incitation en vue de l'emploi d'un étranger dépourvu d'un statut de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle | Amende pouvant atteindre 5 millions de wons |
Violation de l'obligation de détenir et de présenter le passeport | Amende pouvant atteindre 1 million de wons |
Violation de l'obligation de déclaration de l'employeur d'étrangers | Amende administrative pouvant atteindre 2 millions de wons |
La Loi sur le contrôle de l'immigration réprime non seulement les infractions commises par les étrangers, mais aussi les ressortissants coréens et les chefs d'entreprise qui facilitent le séjour irrégulier ou fournissent des documents falsifiés.
En outre, les intermédiaires organisant le travail illégal et l'entrée illégale sont repérés, placés en détention et sanctionnés, et une amende pénale est infligée aux employeurs ayant embauché des personnes en séjour irrégulier.
Conformément à son plan de réduction du séjour irrégulier, le ministère de la Justice mène une politique de contrôle rigoureuse ; le nombre d'étrangers en séjour irrégulier sur le territoire a ainsi diminué, passant de 430 000 personnes en octobre 2023 à 394 000 personnes en janvier 2025.
L'importance de choisir un avocat capable de réagir rapidement
La répression des infractions à la réglementation de l'immigration ne se limite pas au préjudice subi par l'individu : elle affecte aussi directement la crédibilité de l'entreprise.
Dans les secteurs soumis à un quota d'emploi d'étrangers (construction, industrie manufacturière, agriculture et élevage, etc.), un seul cas d'emploi illégal constaté peut entraîner une réduction du quota, voire une restriction du recrutement, portant un coup important à l'activité.
Avant de recruter un étranger, l'employeur doit impérativement vérifier son statut de séjour, la validité de son visa et l'absence de documents falsifiés ; en cas de soupçon, il doit consulter sans tarder un avocat spécialisé en matière d'immigration, notamment.
Pour contester une décision en matière d'immigration, notamment par une réclamation, la rapidité est essentielle.
Au Cabinet d'avocats Daeryun (9e cabinet d'avocats de la République de Corée selon les déclarations de TVA auprès de l'administration fiscale nationale en 2025), des spécialistes du droit disposant d'une grande expertise en droit de l'immigration et en droit du contrôle de l'immigration, parmi lesquels des avocats étrangers spécialisés en conseil en droit américain (États-Unis), des avocats en commerce international et des spécialistes du commerce international, collaborent pour examiner le dossier du client.
Le cabinet fournit en outre une assistance juridique dans divers domaines liés à la Loi sur le contrôle de l'immigration, tels que la délivrance de visas, les autorisations de séjour, les demandes d'immigration, les restrictions d'entrée et de sortie et les procédures de dédouanement.
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