CONTENTS
- 1. Client soupçonné d’une infraction relative aux transactions financières

- - Circonstances de l’affaire
- - Explication de l’affaire par l’avocat pénaliste
- 2. Stratégie de défense face aux soupçons d’infraction relative aux transactions financières

- - Stratégie de l’avocat pénaliste ① | Démonstration de l’absence d’intention
- - Stratégie de l’avocat pénaliste ② | Analyse des manœuvres trompeuses de l’organisation
- - Stratégie de l’avocat pénaliste ③ | Mesures prises après la découverte de l’escroquerie
- - Stratégie de l’avocat pénaliste ④ | Constitution d’un dossier probant
- 3. Résultat de l’affaire d’infraction relative aux transactions financières : « décision de non-transmission pour absence d’indices d’infraction »

- - Risques liés à la transmission d’informations de compte
- - En cas d’audition prochaine par la police
- - Questions fréquentes concernant l’affaire
1. Client soupçonné d’une infraction relative aux transactions financières
Le client qui a demandé conseil dans cette affaire d’infraction relative aux transactions financières était un citoyen ordinaire qui avait toujours vécu sans aucun lien avec la criminalité.
Toutefois, après avoir reçu un SMS proposant un prêt, il est entré en contact avec une personne non identifiée et s’est retrouvé impliqué dans une situation inattendue. Dès que la police l’a soudainement informé qu’il était « le titulaire du compte destinataire dans une affaire d’escroquerie financière », il a sollicité l’assistance d’un avocat pénaliste.
Circonstances de l’affaire
Le client avait besoin de plusieurs millions de wons sud-coréens dans un bref délai pour financer les études de son enfant à l’étranger.
Déjà lourdement endetté et ne pouvant obtenir de prêt bancaire, le client a fait confiance à un SMS proposant un prêt et a commencé à échanger par téléphone avec un conseiller.
Le conseiller l’a abordé de la manière suivante.
« Pour vérifier votre identité, veuillez communiquer votre numéro de compte, votre mot de passe et votre code d’authentification. »
Le client pensait qu’il s’agissait simplement d’une étape de la procédure de prêt. Suivant les instructions du conseiller, il a donc ouvert le compte et transmis les informations demandées.
Quelques jours plus tard, il a cependant reçu soudainement un avis indiquant que les opérations sur le compte seraient suspendues parce que celui-ci était soupçonné d’avoir servi à une escroquerie.
Le client a alors compris qu’il avait été utilisé à des fins criminelles et a immédiatement changé son mot de passe, dissocié les autres comptes liés et signalé les faits au service chargé de la cybercriminalité.
Toutefois, une audition par la police était déjà prévue. Estimant qu’il lui serait difficile d’y faire face seul, le client a sollicité l’assistance d’un avocat pénaliste de notre cabinet.

Explication de l’affaire par l’avocat pénaliste
L’article 6-3 de la Loi sur les transactions financières électroniques de la République de Corée interdit les actes suivants.
Ainsi, le simple fait de communiquer à autrui son numéro de compte, son mot de passe ou d’autres informations similaires peut faire soupçonner la « mise à disposition d’un moyen d’accès ».
Dans les faits, de nombreuses organisations pratiquant l’escroquerie par appels ou messages frauduleux et d’autres formes d’escroquerie financière détournent des comptes ouverts au nom de victimes. Dans une telle situation, la police mène donc son enquête en considérant le titulaire du compte comme une personne mise en cause.
Dans le cas du client, il a été établi que l’auteur du SMS proposant le prêt avait utilisé son compte pour transférer le produit d’une infraction, ce qui a fait naître le soupçon qu’il avait « remis son compte à une organisation criminelle ».
La constitution de cette infraction exige toutefois une autre condition essentielle.
Il s’agit de l’intention, c’est-à-dire de « la conscience d’avoir fourni son compte tout en sachant qu’il pouvait être utilisé à des fins criminelles ».
Dès le début de l’affaire, l’avocat pénaliste a donc axé sa stratégie sur la démonstration, au moyen de faits et de circonstances précis, de l’absence d’intention du client.
2. Stratégie de défense face aux soupçons d’infraction relative aux transactions financières

L’avocat pénaliste s’est attaché à démontrer que le client était uniquement une victime trompée par les instructions d’une organisation criminelle et amenée à transmettre les informations de son compte, sans avoir conscience que celui-ci pouvait être utilisé à des fins criminelles.
La stratégie reposait sur les quatre axes suivants.
Stratégie de l’avocat pénaliste ① | Démonstration de l’absence d’intention
L’avocat pénaliste a exposé et présenté de manière détaillée les raisons pour lesquelles le client ne pouvait qu’interpréter les explications du conseiller comme faisant partie de la « procédure de prêt ».
∙ Conviction erronée que l’ouverture d’un compte et la communication du mot de passe relevaient d’une procédure normale
∙ Mise à disposition du moyen d’accès dans le seul but d’obtenir l’approbation du prêt
∙ Situation urgente découlant d’un besoin impérieux de financement
Ces éléments ont permis de corroborer clairement l’absence d’intention du client de participer à une infraction.
Stratégie de l’avocat pénaliste ② | Analyse des manœuvres trompeuses de l’organisation
L’avocat pénaliste a analysé la méthode d’approche de l’organisation, ses schémas de conversation, son utilisation de numéros virtuels et la forte pression temporelle exercée. Il a ainsi établi de manière structurée que le client était victime des manœuvres trompeuses caractéristiques d’une organisation d’escroquerie au prêt.
Il a également souligné les circonstances manifestes dans lesquelles le client avait été incité à communiquer des informations qu’un établissement financier ne demande jamais dans le cadre d’une procédure normale, notamment un mot de passe et un code d’authentification.
Stratégie de l’avocat pénaliste ③ | Mesures prises après la découverte de l’escroquerie
Dès qu’il a été informé du blocage de son compte, le client a pris les mesures suivantes.
∙ Modification du mot de passe et dissociation des comptes liés
∙ Envoi au conseiller en prêt d’un message indiquant : « S’il s’agit d’une escroquerie, je la signalerai. »
∙ Manifestation immédiate de sa volonté de coopérer à l’enquête de police
L’avocat pénaliste a mis en avant la réaction active du client et soutenu qu’elle correspondait au comportement caractéristique d’une victime, plutôt qu’à celui d’un auteur d’infraction.
Ces éléments ont contribué de manière significative à convaincre les autorités chargées de l’enquête.
Stratégie de l’avocat pénaliste ④ | Constitution d’un dossier probant
L’avocat pénaliste a présenté de manière structurée les éléments suivants afin de renforcer la crédibilité des déclarations du client.
∙ Documents financiers démontrant l’existence réelle de dettes et le besoin d’obtenir un prêt
∙ Historique des messages et appels retraçant l’intégralité de l’escroquerie
∙ Récapitulatif des signalements ultérieurs et des mesures prises
Après avoir examiné l’ensemble de ces éléments, les autorités chargées de l’enquête ont conclu que « les déclarations de la personne mise en cause ne paraissaient ni mensongères ni destinées à dissimuler une infraction, mais correspondaient aux caractéristiques réelles du comportement d’une victime ».
3. Résultat de l’affaire d’infraction relative aux transactions financières : « décision de non-transmission pour absence d’indices d’infraction »

Concernant les soupçons d’infraction relative aux transactions financières, la police a examiné les documents présentés par l’avocat pénaliste, la synthèse des déclarations et la réaction du client. Elle a ensuite estimé que « le client n’avait pas eu l’intention de participer à une infraction ».
En conséquence, une décision d’« absence d’indices d’infraction et de non-transmission » a été rendue concernant les soupçons d’infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques.
Le client a ainsi pu sortir de la situation dans laquelle une erreur momentanée l’avait exposé à un risque de sanction pénale, et retrouver son quotidien ainsi que la confiance nécessaire dans sa vie professionnelle, familiale et financière.
Risques liés à la transmission d’informations de compte
L’article 6-3 de la Loi sur les transactions financières électroniques de la République de Corée impose une vigilance particulièrement stricte dans l’utilisation et la gestion des informations de compte.
Commet une infraction toute personne qui fournit à autrui ou transmet, conserve ou met en circulation un moyen d’accès, tel que son numéro de compte, son mot de passe ou son code d’authentification, dans le but de l’utiliser pour commettre une infraction ou en sachant qu’il sera utilisé à cette fin.
Peine encourue
Article 49, paragraphe 4, de la Loi sur les transactions financières électroniques | Peine encourue |
Personne qui, en violation de l’article 6-3, reçoit ou fournit des informations relatives à un compte, ou qui les conserve, les transmet ou les met en circulation | Emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 30 000 000 de wons sud-coréens au plus |
La transmission d’informations de compte à autrui présente donc un risque important, car cet acte peut en lui-même servir à commettre une infraction.
En particulier, lorsque ces informations sont utilisées par une organisation pratiquant l’escroquerie par appels ou messages frauduleux ou une autre forme d’escroquerie, leur titulaire peut faire l’objet d’une enquête même s’il n’en avait pas l’intention.
En cas d’audition prochaine par la police
Le Cabinet d’avocats Daeryun traite diverses affaires similaires, notamment celles concernant l’escroquerie par appels ou messages frauduleux, l’implication dans une escroquerie au prêt ou la mise à disposition présumée d’un moyen d’accès, et élabore des stratégies adaptées à partir de cette expérience.
Après avoir établi précisément les faits, le cabinet prépare les déclarations et accompagne le client lors de l’audition par la police afin de réduire le risque de déclarations défavorables.
Il examine également l’affaire sous plusieurs angles en collaboration avec des spécialistes, notamment des experts en analyse forensique numérique et en administration de la preuve.
Si vous devez prochainement être entendu par la police dans une situation similaire, vous pouvez solliciter l’examen de votre affaire au moyen de la 🔗réservation d’un entretien juridique.
Questions fréquentes concernant l’affaire
A. L’élément essentiel consiste à déterminer si ces informations ont été fournies intentionnellement, « en sachant qu’elles seraient utilisées pour commettre une infraction ».Q. Le simple fait d’avoir communiqué les informations de mon compte constitue-t-il une infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques ?
Si la personne a été trompée ou ne pouvait aucunement prévoir la possibilité d’une utilisation criminelle, la démonstration de l’absence d’intention peut permettre d’écarter la sanction pénale.
A. Il est important de préparer ses déclarations avant l’audition avec l’assistance d’un avocat pénaliste.Q. Comment réagir avant une audition par la police dans une affaire d’infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques ?
Une présentation précise des faits et la préparation d’éléments démontrant que le compte a été fourni sans intention, tels que les SMS, l’historique des appels et les relevés de transactions financières, peuvent limiter les conséquences défavorables lors de l’audition par la police.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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