CONTENTS
- 1. Affaire d’un client risquant des sanctions pour une infraction commise alors qu’il était mineur

- - Quels sont les critères applicables aux sanctions concernant les infractions commises par des mineurs ?
- 2. Assistance apportée au cours de la procédure devant la section des mineurs

- - Résultat de l’assistance : placement sous garde
- 3. Des sanctions sont-elles envisagées pour une infraction commise par un mineur ?

1. Affaire d’un client risquant des sanctions pour une infraction commise alors qu’il était mineur
L’affaire du client qui risquait des sanctions pour une infraction commise alors qu’il était mineur s’est déroulée dans un karaoké.
Le jour des faits, le client s’était rendu dans un karaoké avec des amis lorsqu’il a vu certains membres du groupe commencer à se disputer avec l’élève victime.
Alors que les autres élèves poursuivaient les violences, le client n’est pas parvenu à y mettre fin et est resté sur place à regarder. Il lui a été reproché d’avoir parfois eu des réactions inappropriées en se laissant emporter par l’excitation générale, notamment d’avoir encouragé les violences en tenant des propos revenant à dire « frappe plus fort » ou d’avoir ri en voyant la victime se faire frapper.
L’élève victime a finalement subi des blessures nécessitant deux semaines de soins. Au cours de l’enquête, la question était de savoir si, même sans avoir lui-même exercé de violences, le fait pour le client de les avoir encouragées et d’être resté passif sur place pouvait être qualifié de « participation collective ».

Quels sont les critères applicables aux sanctions concernant les infractions commises par des mineurs ?
Les affaires relatives aux sanctions applicables aux infractions commises par des mineurs peuvent, selon les faits et l’âge de l’intéressé, être examinées comme des affaires de protection au titre de la Loi sur les mineurs de la République de Corée ou faire l’objet d’une procédure pénale. La distinction selon l’âge est donc importante.
▶Âge révolu inférieur à 10 ans
En principe, les personnes dont l’âge révolu est inférieur à 10 ans ne relèvent pas des affaires de protection des mineurs prévues par la Loi sur les mineurs, qui sont examinées par la section des mineurs, et ne font donc pas l’objet d’une procédure devant cette section.
▶Mineurs ayant commis un acte contraire à la loi pénale, dont l’âge est d’au moins 10 ans et inférieur à 14 ans
Ces mineurs ne font pas l’objet de sanctions pénales et ne peuvent se voir imposer que des mesures de protection prévues par la Loi sur les mineurs.
▶Mineurs auteurs d’une infraction, dont l’âge est d’au moins 14 ans et inférieur à 19 ans
Les mineurs auteurs d’une infraction dont l’âge révolu est d’au moins 14 ans et inférieur à 19 ans peuvent, selon les faits, faire l’objet d’une procédure devant la section des mineurs en vue du prononcé d’une mesure de protection ou, dans certains cas, d’une procédure pénale. L’orientation de l’affaire est déterminée à partir d’une appréciation globale de sa gravité, du degré de participation et des éventuels antécédents.
Les mesures de protection susceptibles d’être prononcées en application de la Loi sur les mineurs dans le cadre d’une procédure concernant un mineur sont les suivantes.
Mesure de protection n° 1 | Placement sous la garde d’un parent ou d’une personne pouvant protéger le mineur en lieu et place du parent |
Mesure de protection n° 2 | Injonction de suivre une formation |
Mesure de protection n° 3 | Injonction d’accomplir des travaux d’intérêt général |
Mesure de protection n° 4 | Placement sous surveillance de courte durée d’un agent de probation |
Mesure de protection n° 5 | Placement sous surveillance de longue durée d’un agent de probation |
Mesure de protection n° 6 | Placement sous la garde d’un établissement de protection de l’enfance ou d’un établissement de protection des mineurs |
Mesure de protection n° 7 | Placement dans un établissement de protection médicale pour mineurs |
Mesure de protection n° 8 | Placement dans un établissement coréen de rééducation pour mineurs pour une durée n’excédant pas 1 mois |
Mesure de protection n° 9 | Placement dans un établissement coréen de rééducation pour mineurs pendant 6 mois |
Mesure de protection n° 10 | Placement dans un établissement coréen de rééducation pour mineurs pendant 2 ans |
2. Assistance apportée au cours de la procédure devant la section des mineurs
Pour répondre au risque de sanctions concernant une infraction commise par un mineur, l’avocat intervenant en matière de violence scolaire ne s’est pas limité à soutenir que le client « n’avait pas lui-même porté de coups ».
Tout en reconnaissant la gravité des faits et les souffrances de la victime, il s’est attaché à présenter précisément le degré de participation du client et à établir les circonstances réduisant le risque de récidive.
1. Distinction du degré de participation et présentation du déroulement des faits
L’avocat intervenant en matière de violence scolaire a exposé dans l’ordre chronologique que le client n’avait pas lui-même exercé les violences et qu’il avait d’abord tenté de les arrêter, mais qu’il n’était ensuite pas parvenu à intervenir lorsque la situation s’était aggravée et était resté passif. Il a ainsi souligné qu’il ne s’agissait pas d’une tentative d’échapper à sa responsabilité, mais d’une attitude consistant à « reconnaître les faits et exprimer des remords ».
2. Documentation de l’accord et de la réparation du préjudice
L’avocat intervenant en matière de violence scolaire a présenté de manière précise que le client avait reconnu les faits, formulé des excuses sincères et tenté de réparer le préjudice par le versement de dommages-intérêts.
Il a également exposé que la victime avait accepté les excuses et déclaré ne pas souhaiter que le client soit sanctionné, afin que ces circonstances puissent être prises en considération.
3. Élaboration d’un plan de surveillance par les représentants légaux
Afin de présenter le « dispositif de prévention de la récidive » auquel la section des mineurs accorde de l’importance, un plan prévoyant une surveillance et un encadrement stricts par la mère et le père du mineur, ainsi que des modalités concrètes d’organisation de sa vie quotidienne, a été élaboré. Il a ainsi été soutenu que la prise en charge au domicile pouvait être effective.
Résultat de l’assistance : placement sous garde
À l’issue de l’assistance, le client a pu faire l’objet, dans cette affaire, d’une mesure de placement sous garde.
Cette décision ordonnait un placement sous la garde du représentant légal, correspondant à la mesure 1, afin que le client corrige son comportement sous cette surveillance. Elle peut être considérée comme le résultat de la prise en compte, par la section des mineurs, non seulement de la sanction, mais aussi des objectifs de rééducation et de prévention de la récidive.
Tout en exprimant leur soulagement face à cette décision, le client et son représentant légal ont indiqué qu’ils entendaient profiter de cette occasion pour corriger son comportement quotidien afin que de tels faits ne se reproduisent plus.
3. Des sanctions sont-elles envisagées pour une infraction commise par un mineur ?
Dans les affaires concernant des infractions commises par des mineurs, l’orientation de la mesure peut varier selon que les faits, la sincérité des remords, les efforts de réparation du préjudice et le plan d’encadrement par les représentants légaux ont été correctement établis.
En particulier, lorsque la question porte, comme dans cette affaire, sur une « forme de participation sans acte direct », il est essentiel de présenter précisément le degré d’implication tout en adoptant une attitude qui ne cherche pas à éluder la responsabilité.
Le Cabinet d’avocats Daeryun apporte un accompagnement structuré dans les affaires concernant les mineurs et la violence scolaire, depuis la préparation des premières déclarations jusqu’à l’élaboration d’une stratégie de défense adaptée aux points examinés par la section des mineurs, en passant par la rédaction des observations et la constitution des documents relatifs à la réparation du préjudice.
Si des sanctions sont envisagées pour une infraction commise par un mineur, 🔗la prise de rendez-vous pour une consultation juridique vous permet de solliciter une assistance.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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