CONTENTS
- 1. Avocat spécialisé en droit commercial | Troisième révision de la Loi commerciale axée sur l’obligation d’annuler les actions propres

- - Principaux changements de la troisième révision de la Loi commerciale
- 2. Avocat spécialisé en droit commercial | Délais de traitement des actions propres existantes et mesures propres à chaque entreprise

- - Points à examiner lors de l’assemblée générale ordinaire de mars
- 3. Avocat spécialisé en droit commercial | Actions propres acquises à des fins particulières, une question majeure du processus législatif

- - Apport d’actions propres à un fonds interne de bien-être des salariés : possibilité d’un nouveau débat juridique
- 4. Avocat spécialisé en droit commercial | Stratégies que les entreprises doivent préparer après la révision de la Loi commerciale

- - Pourquoi solliciter l’assistance d’un avocat en droit commercial
1. Avocat spécialisé en droit commercial | Troisième révision de la Loi commerciale axée sur l’obligation d’annuler les actions propres
L’avocat spécialisé en droit commercial est un professionnel du droit des entreprises qui conseille et accompagne celles-ci dans les questions juridiques relevant du droit commercial tout au long de leur activité, notamment lors de la constitution de la société, en matière de gouvernance, d’assemblées d’actionnaires, de fonctionnement du conseil d’administration, de fusions-acquisitions d’entreprises (M&A) et de litiges relatifs au contrôle de la société.

Pour les entreprises qui préparent leur assemblée générale ordinaire de mars 2026, la principale évolution juridique est la troisième révision de la Loi commerciale, dont l’élément central est l’obligation d’annuler les actions propres.
Cette révision ne constitue pas une simple modification procédurale. Elle mérite une attention particulière, car elle est susceptible d’avoir une incidence sur l’ensemble de la politique de capital et du dispositif de restitution de valeur aux actionnaires.
La Loi commerciale révisée (loi n° 21448), adoptée le 25 février 2026 par l’Assemblée nationale de la République de Corée, a été promulguée et est entrée en vigueur le 6 mars.
Cette révision a principalement pour effet d’imposer en principe aux entreprises l’annulation des actions propres qu’elles détiennent et de renforcer considérablement les procédures relatives à leur détention et à leur cession.
La Loi commerciale révisée étant entrée en vigueur au moment même où les entreprises préparent leurs assemblées générales ordinaires de mars, elle devrait avoir des conséquences pratiques notables.
De nombreuses entreprises doivent ainsi procéder à différents examens juridiques concernant notamment l’établissement de l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire, la publication du rapport annuel et le plan de traitement des actions propres.
Dans ce nouveau contexte, les entreprises doivent aller au-delà de la seule compréhension de la révision législative et procéder à un examen global de l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire, de la stratégie de traitement des actions propres et des mesures à prendre en matière de publication d’informations.
Principaux changements de la troisième révision de la Loi commerciale
L’avocat spécialisé en droit commercial considère que le principal changement introduit par cette troisième révision de la Loi commerciale consiste à qualifier les actions propres d’« actions non émises » et à imposer, en principe, leur annulation.
Auparavant, de nombreuses entreprises conservaient longtemps leurs actions propres après leur acquisition ou les utilisaient de différentes manières.
La Loi commerciale révisée a toutefois remanié ce dispositif afin de restreindre la détention même d’actions propres, compte tenu du risque que cette pratique entraîne une distorsion de la gouvernance ou porte atteinte aux droits des actionnaires.
En particulier, selon la Loi commerciale révisée, les actions propres détenues par une entreprise doivent en principe être annulées, quel que soit le motif de leur acquisition.
L’une des caractéristiques importantes de cette réforme est néanmoins de permettre l’annulation des actions propres par une simple résolution du conseil d’administration, sans qu’il soit nécessaire de suivre une procédure de réduction du capital social.
Cette disposition peut être interprétée comme traduisant la volonté du législateur d’alléger les contraintes procédurales pesant sur les entreprises tout en réformant la pratique consistant à conserver durablement des actions propres.
2. Avocat spécialisé en droit commercial | Délais de traitement des actions propres existantes et mesures propres à chaque entreprise
La Loi commerciale révisée fixe également certains délais pour la cession ou l’annulation des actions propres déjà détenues.
En particulier, les actions propres acquises directement doivent être annulées au plus tard le 5 septembre 2027, tandis que les actions propres données en nantissement ou liées à des obligations échangeables ou remboursables doivent également être cédées dans les délais respectivement applicables.
Les actions propres acquises indirectement par l’intermédiaire d’une société fiduciaire doivent par ailleurs être traitées dans un délai d’un an à compter de leur restitution à la société.
À titre d’exception, les entreprises de certains secteurs soumis à des restrictions sur la participation étrangère, notamment l’aviation, la radiodiffusion et les télécommunications, peuvent toutefois les conserver jusqu’au 5 mars 2029.
Les entreprises doivent donc déterminer précisément le mode d’acquisition et la nature juridique des actions propres qu’elles détiennent déjà, puis établir à l’avance un plan d’annulation ou de cession.
Points à examiner lors de l’assemblée générale ordinaire de mars
La Loi commerciale révisée est notamment susceptible d’avoir une incidence directe sur l’établissement de l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire.
Lorsqu’une entreprise détenant des actions propres prévoit de les céder ultérieurement, elle doit inscrire son plan de détention et de cession de ces actions à l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire afin d’obtenir l’approbation des actionnaires.
Si cette question ne peut pas être traitée lors de l’assemblée générale ordinaire, il peut devenir nécessaire de convoquer ultérieurement une assemblée générale extraordinaire distincte.
Depuis l’entrée en vigueur de la Loi commerciale révisée, le dispositif exigeant l’approbation de l’assemblée générale pour l’acquisition et la cession d’actions propres a également été renforcé.
Les entreprises doivent donc examiner conjointement les points suivants lors de la préparation de leur assemblée générale ordinaire.
En particulier, les sociétés cotées doivent joindre un rapport sur les actions propres à leur rapport annuel et à leur rapport semestriel, puis le publier conformément à la législation de la République de Corée relative aux marchés de capitaux. Elles doivent donc également vérifier la cohérence entre l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire et les informations publiées.
3. Avocat spécialisé en droit commercial | Actions propres acquises à des fins particulières, une question majeure du processus législatif
Lors de la révision de la Loi commerciale, l’une des principales questions a été de déterminer si les actions propres acquises à des fins particulières, notamment dans le cadre d’une fusion, d’une scission ou d’un échange d’actions, devaient elles aussi être annulées.
Certains ont exprimé la crainte que l’inclusion de ces actions propres parmi celles devant être annulées n’impose une charge excessive aux entreprises.
La nécessité de suivre une procédure de réduction du capital social et une procédure de protection des créanciers a notamment été signalée comme une contrainte pratique.
Toutefois, lors des débats à l’Assemblée nationale de la République de Corée, la disposition conditionnelle de l’article 343, alinéa 1, de la Loi commerciale a été modifiée afin de prévoir que les actions propres puissent être annulées par une résolution du conseil d’administration, quel que soit le motif de leur acquisition.
Cette modification législative vise à permettre aux entreprises d’annuler plus rapidement leurs actions propres, sans établir de distinction selon qu’elles ont ou non été acquises à une fin particulière.
Apport d’actions propres à un fonds interne de bien-être des salariés : possibilité d’un nouveau débat juridique
La question de l’apport d’actions propres à un fonds interne de bien-être des salariés mérite également une attention particulière.
Alors que la législation de la République de Corée relative aux marchés de capitaux autorisait l’apport d’actions propres à un fonds interne de bien-être des salariés, la présente révision de la Loi commerciale n’a pas inclus cette opération parmi les exceptions aux règles de cession des actions propres.
La possibilité de reconnaître cette opération comme une exception a été discutée au cours du processus législatif. Elle a toutefois été finalement écartée au motif qu’elle pourrait être incompatible avec le dispositif de la Loi commerciale révisée, qui qualifie les actions propres d’« actions non émises ».
Par conséquent, la possibilité de litiges juridiques portant sur une éventuelle violation de la Loi commerciale lorsqu’une entreprise apporte des actions propres à un fonds interne de bien-être des salariés est désormais évoquée.
4. Avocat spécialisé en droit commercial | Stratégies que les entreprises doivent préparer après la révision de la Loi commerciale

Cette troisième révision de la Loi commerciale est susceptible d’avoir une incidence sur l’ensemble de la politique de capital, de la gouvernance et de la stratégie de restitution de valeur aux actionnaires. Elle requiert donc une réponse plus stratégique.
Les entreprises doivent notamment élaborer leur stratégie autour des points suivants.
- Vérification des actions propres existantes et de leur mode d’acquisition
- Gestion du calendrier d’annulation et de cession des actions propres
- Examen de l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire
- Vérification de la cohérence du rapport annuel et des informations publiées
- Réorganisation de la politique de capital et de la politique de restitution de valeur aux actionnaires
Pourquoi solliciter l’assistance d’un avocat en droit commercial
L’avocat spécialisé en droit commercial peut examiner les risques juridiques et proposer des stratégies adaptées à l’ensemble des décisions relevant du droit commercial, notamment le traitement des actions propres, l’établissement de l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire, la modification des statuts et les obligations de publication d’informations.
Les avocats intervenant en droit commercial du Cabinet d'avocats Daeryun accompagnent les entreprises dans l’examen préalable des risques juridiques susceptibles de découler de l’entrée en vigueur de la Loi commerciale révisée et dans la prise de décisions de gestion stables, notamment par l’analyse de la structure de détention de leurs actions propres, l’examen de l’ordre du jour de leur assemblée générale ordinaire, l’élaboration d’une stratégie d’adaptation à la révision de la Loi commerciale et le conseil en gouvernance d’entreprise.
En particulier, lorsqu’une évolution législative, telle que cette troisième révision de la Loi commerciale, a une incidence sur la gouvernance d’entreprise et la structure des droits des actionnaires, il importe de mener un examen juridique dès la phase de préparation de l’assemblée générale ordinaire.
Si vous souhaitez solliciter l’assistance d’un avocat spécialisé en droit commercial, vous pouvez effectuer une 🔗réservation de consultation juridique.
Le Cabinet propose également des services juridiques coordonnés avec les professionnels du droit requis selon la situation de l’entreprise, en complément de l’intervention de ses avocats en droit commercial.










