CONTENTS
- 1. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Présentation de l’affaire

- - Appréciation de la juridiction du fond
- 2. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Appréciation de la Cour suprême

- - Reconnaissance de la qualité de témoin du coprévenu coauteur
- - Reconnaissance de la responsabilité pour faux témoignage sous réserve de la garantie du droit de refuser de témoigner
- - Reconnaissance de l’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui
- 3. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Conditions de constitution et peines encourues

- - Stratégie de réponse à des soupçons de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui
- 4. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Assistance de Daeryun

1. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Présentation de l’affaire
L’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui est constituée lorsque, au-delà d’une simple déclaration contraire aux faits devant un tribunal, son auteur agit dans le but de faire condamner pénalement une autre personne ou de lui faire subir une mesure défavorable.
Elle est considérée comme plus grave que l’infraction ordinaire de faux témoignage et comme portant gravement atteinte à l’équité du procès pénal ainsi qu’à la recherche de la vérité matérielle.
En particulier, dans les affaires impliquant des coauteurs ou des intérêts étroitement liés, une fausse déclaration destinée à éluder sa propre responsabilité ou à la faire peser sur autrui peut relever de cette infraction. Son appréciation porte donc non seulement sur le contenu de la déclaration, mais aussi sur l’intention et le but de son auteur au moment où elle a été faite.

Dans cette affaire, la Cour suprême de la République de Corée a procédé à une appréciation globale des limites entre la qualité de témoin, le droit de ne pas s’auto-incriminer et la responsabilité pour faux témoignage, afin de déterminer si l’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui pouvait être constituée lorsqu’un coprévenu coauteur avait fait une fausse déclaration après être devenu témoin à la suite de la disjonction des procédures.
Le prévenu, responsable du service des travaux d’une entreprise de construction, avait été poursuivi avec un coprévenu pour avoir prétendument obtenu frauduleusement le paiement de travaux, notamment en soumettant des photographies du chantier falsifiées afin de dissimuler que les travaux avaient été exécutés selon une méthode différente de celle prévue par les plans.
Au cours du procès du coprévenu, le prévenu a comparu comme témoin et a faussement déclaré avoir reçu une instruction qui, en réalité, n’avait jamais existé, présentant ainsi les faits comme si le coprévenu avait participé à l’infraction.
La difficulté tenait au fait que le prévenu était à la fois coauteur et coprévenu.
La question centrale de cette affaire était donc de savoir si une partie à la même affaire devenue témoin à la suite de la disjonction des procédures pouvait être reconnue responsable de faux témoignage et, au-delà, de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui.
Appréciation de la juridiction du fond
La juridiction du fond a considéré que les déclarations du prévenu constituaient de fausses déclarations manifestement contraires aux faits objectifs.
Elle a notamment relevé qu’il avait décrit de manière précise des instructions et des circonstances inexistantes concernant la participation du coprévenu aux faits. Elle a donc estimé qu’il ne s’agissait pas d’une simple erreur de mémoire ou d’expression, mais d’une fausse déclaration intentionnelle.
Elle a également considéré que, puisque le prévenu avait construit ses déclarations de façon à faire reconnaître la responsabilité pénale du coprévenu, celles-ci révélaient le but de faire condamner pénalement autrui, c’est-à-dire l’intention de lui nuire.
Elle a en outre jugé que le prévenu avait témoigné en qualité de témoin après la disjonction des procédures et qu’il était légitime de lui imputer la responsabilité d’un faux témoignage dès lors qu’il avait volontairement choisi de déposer après avoir été informé de son droit de refuser de témoigner.
En conséquence, la juridiction du fond a reconnu le prévenu coupable de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui.
2. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Appréciation de la Cour suprême
La Cour suprême de la République de Corée a maintenu les principes issus de sa jurisprudence antérieure et statué comme suit.
Reconnaissance de la qualité de témoin du coprévenu coauteur
La Cour suprême a jugé que, lorsque les procédures sont disjointes, le coprévenu concerné n’est plus partie à cette procédure et peut donc témoigner en qualité de tiers.
Cette décision reposait sur le principe de la Loi de procédure pénale de la République de Corée selon lequel « toute personne peut être témoin ».
Reconnaissance de la responsabilité pour faux témoignage sous réserve de la garantie du droit de refuser de témoigner
Concernant un éventuel conflit avec le droit de ne pas s’auto-incriminer, la Cour suprême a considéré que, dès lors que la Loi de procédure pénale de la République de Corée garantit le droit de refuser de témoigner et que la juridiction en a informé le prévenu, celui-ci est en mesure de choisir de faire ou non une déclaration.
Elle a donc jugé que le fait de choisir de faire une fausse déclaration sans exercer son droit de refuser de témoigner ne constituait pas un témoignage contraint, mais une fausse déclaration volontaire susceptible de caractériser l’infraction de faux témoignage.
Reconnaissance de l’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui
La Cour suprême a considéré que les actes du prévenu ne résultaient pas d’une simple erreur sur les faits, mais constituaient une fausse déclaration intentionnelle destinée à impliquer le coprévenu dans une infraction et révélant ainsi l’intention de lui nuire. Elle a donc reconnu la constitution de l’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui.
Elle a confirmé la déclaration de culpabilité prononcée par la juridiction du fond et rejeté le pourvoi.
3. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Conditions de constitution et peines encourues
La seule existence d’une fausse déclaration ne suffit pas à constituer l’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui. Il faut que la déclaration soit contraire aux faits objectifs et que son auteur ait conscience de son caractère mensonger.
Il faut en outre que soit établi le but de faire condamner pénalement une autre personne ou de lui faire subir une mesure défavorable, c’est-à-dire l’intention de lui nuire .
Ce but est apprécié globalement au regard notamment du contenu et des circonstances de la déclaration ainsi que des relations entre les parties. Il fait l’objet d’un examen particulièrement rigoureux dans les affaires impliquant des coauteurs aux intérêts étroitement liés.
Catégorie | Infraction de faux témoignage | Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui |
Fondement juridique | Article 152, paragraphe 1, de la Loi pénale de la République de Corée | Article 152, paragraphe 2, de la Loi pénale de la République de Corée |
Intérêt juridique protégé | Bon fonctionnement de la justice | Bon fonctionnement de la justice et protection de la situation juridique des personnes |
Comportement constitutif | Fausse déclaration d’un témoin sous serment | Fausse déclaration et but de faire subir un préjudice à autrui |
Élément subjectif | Conscience du caractère mensonger de la déclaration | Conscience du caractère mensonger et intention de nuire (intention de faire sanctionner) |
Situations d’application | Déposition ordinaire d’un témoin | Déclarations de coauteurs, transfert de responsabilité, mise en cause mensongère, etc. |
Peines encourues | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale d’au plus 10 millions de wons sud-coréens | Peine d’emprisonnement avec travail de 10 ans au plus |
Risque juridique | Déformation des faits | Mise en cause de la responsabilité pénale d’autrui (atteinte grave à des intérêts juridiquement protégés) |
Selon l’article 152, paragraphe 2, de la Loi pénale de la République de Corée, le faux témoignage visant à faire sanctionner autrui constitue une infraction aggravée par rapport au faux témoignage ordinaire et peut être puni d’une peine d’emprisonnement avec travail de 10 ans au plus.
Cette disposition reflète le risque que représente le fait de déformer la procédure judiciaire au moyen d’une fausse déclaration et de faire peser une responsabilité pénale sur autrui.
Stratégie de réponse à des soupçons de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui
Cette jurisprudence appelle les appréciations stratégiques suivantes dans le traitement d’une affaire concrète.
1) Préparation préalable de la stratégie de déclaration dans les affaires impliquant des coauteurs
Les déclarations d’un coprévenu peuvent avoir simultanément une incidence sur sa propre responsabilité pénale, celle d’autrui et le risque de poursuites pour faux témoignage.
Il convient donc d’examiner minutieusement, avant la comparution comme témoin, l’étendue et les modalités de la déposition ainsi que l’opportunité d’exercer le droit de refuser de témoigner.
2) Importance de l’appréciation relative à l’exercice du droit de refuser de témoigner
Le droit de refuser de témoigner n’est pas un simple droit, mais un moyen de défense essentiel permettant d’éviter l’engagement d’une responsabilité pénale.
Une déclaration inconsidérée pouvant conduire à une responsabilité pour faux témoignage, la décision même de témoigner doit faire l’objet d’une appréciation stratégique.
3) Gestion du risque lié aux fausses déclarations
L’infraction de faux témoignage visant à faire sanctionner autrui est constituée lorsque les éléments suivants sont réunis.
- Fausse déclaration
- Conscience et intention
- But de faire subir un préjudice à autrui
Dans une affaire impliquant des coauteurs, les déclarations concernant autrui pouvant notamment être interprétées comme révélant une intention de nuire, un examen minutieux de leur contenu est indispensable.
4. Faux témoignage visant à faire sanctionner autrui | Assistance de Daeryun

Le faux témoignage visant à faire sanctionner autrui constitue un domaine complexe, à l’intersection de l’ensemble de la procédure pénale et des droits constitutionnels.
Dans les affaires impliquant des coauteurs en particulier, une seule déclaration peut être qualifiée d’infraction distincte, de sorte que l’orientation adoptée dès les premières étapes peut déterminer l’issue de l’affaire.
Le Cabinet d'avocats Daeryun examine de manière intégrée la stratégie relative aux déclarations dans les affaires impliquant plusieurs coauteurs, l’opportunité d’exercer le droit de refuser de témoigner et les risques de faux témoignage, afin de concevoir un dispositif de défense visant à éviter l’extension de la responsabilité pénale.
Il élabore également une stratégie de défense consistant à vérifier préalablement les effets juridiques des déclarations à chaque étape de l’enquête et du procès, afin d’éviter l’engagement d’une responsabilité pénale inutile.
Une réponse stratégique permettant de maîtriser l’ensemble de la procédure est particulièrement nécessaire dans les affaires telles que le faux témoignage visant à faire sanctionner autrui, qui présentent un risque de poursuites supplémentaires.
Si vous risquez une sanction pour des faits tels qu’un faux témoignage visant à faire sanctionner autrui, vous pouvez solliciter l’assistance de Daeryun, 9e cabinet d’avocats de la République de Corée selon les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée de l’année 25 auprès du Service national des impôts, dont les avocats spécialisés en droit pénal, le centre d’analyse des preuves et le centre d’analyse forensique numérique collaborent afin de proposer une stratégie adaptée à l’affaire du client.












