Analyses de cas / Actualités juridiques

Adoption du décret et du règlement d’application de la Loi sur l’éolien en mer : passage d’un régime d’autorisations à un cadre réglementaire intégré

Avec l’entrée en vigueur de la Loi de la République de Corée sur l’éolien en mer, l’ensemble du processus, de la sélection des sites et des opérateurs à l’évaluation environnementale, à la concertation avec les résidents, aux travaux et à leur achèvement, a été intégré dans un cadre juridique unique.

1. Portée de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’éolien en mer

Portée de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’éolien en mer

La Loi sur l’éolien en mer a été adoptée en 2025 et a commencé à produire pleinement ses effets avec l’adoption conjointe de son décret et de son règlement d’application en mars 2026.

Sa principale caractéristique réside dans le fait qu’elle abandonne l’approche antérieure consistant à considérer le développement de l’éolien en mer comme une succession d’autorisations distinctes, pour organiser l’ensemble du processus dans un cadre unique, de la sélection des sites à la mise en œuvre des projets.

L’éolien en mer est un domaine dans lequel s’entrecroisent la politique énergétique, l’utilisation de l’espace maritime, la protection de l’environnement, l’acceptabilité auprès des populations locales et le développement industriel. La création d’un cadre juridique unique permettant de coordonner ces différents aspects revêt donc une importance considérable sur le plan institutionnel.

2. Principales évolutions institutionnelles introduites par la Loi sur l’éolien en mer

Les principales dispositions du décret et du règlement d’application de la Loi sur l’éolien en mer sont les suivantes.

Création de la Commission du développement de l’éolien en mer et de la commission opérationnelle

Tout d’abord, en ce qui concerne la structure décisionnelle, une Commission du développement de l’éolien en mer et une commission opérationnelle ont été instituées.

Cette mesure institutionnalise un mécanisme de coordination des avis des différents ministères et parties prenantes, en remplacement d’un régime d’autorisations centré sur un seul ministère. Elle semble viser à résoudre, au sein même du dispositif, les conflits de compétences et d’intérêts susceptibles de survenir pendant la mise en œuvre des projets.

Évolution de la méthode de sélection des sites

La méthode de sélection des sites a également été profondément modifiée. Auparavant, chaque opérateur devait obtenir lui-même un site et accomplir les procédures d’autorisation. Désormais, un système de planification des sites a été instauré, dans lequel les collectivités locales proposent des zones préliminaires qui sont ensuite examinées par l’État.

Ce dispositif est considéré comme un moyen institutionnel de prévenir une concurrence désordonnée pour la réservation des sites et d’examiner, dès les premières étapes du projet, leur compatibilité environnementale et spatiale.

Institutionnalisation du conseil consultatif public-privé

Un conseil consultatif public-privé a également été institutionnalisé afin de coordonner en amont les différends avec les résidents et les professionnels de la pêche.

Le fait que les représentants des résidents et les organisations de professionnels de la pêche doivent constituer la majorité de ce conseil traduit une structure exigeant une participation et un accord effectifs, au-delà du simple recueil des avis. Cette exigence pourrait devenir un critère important pour apprécier la légitimité procédurale en cas de différend ultérieur.

Évolution de la méthode de sélection des opérateurs

La méthode de sélection des opérateurs est elle aussi passée d’une logique d’autorisation à une logique de sélection. Il ne suffit plus de remplir les conditions légales : les capacités réelles de mise en œuvre du projet, notamment la solidité financière et la capacité de financement, doivent désormais faire l’objet d’une évaluation globale.

Cette évolution tient compte du fait que les projets éoliens en mer nécessitent des investissements importants sur une longue période.

Élargissement du rôle de l’évaluation environnementale

Le rôle de l’évaluation environnementale a également été considérablement élargi. Son examen ne se limite plus aux incidences environnementales, mais porte désormais de manière globale sur l’environnement marin, le cadre de vie et le raccordement au réseau électrique.

En outre, l’instauration d’une procédure permettant de fixer préalablement les éléments et le périmètre de l’évaluation a fait de celle-ci une étape essentielle qui influe directement sur la conception même du projet.

Réorganisation des procédures de mise en œuvre des projets

L’obligation de présenter de manière intégrée les documents relatifs aux autorisations et permis concernés lors de l’approbation du plan de mise en œuvre traduit également une unification des procédures.

Les opérateurs doivent ainsi préparer de manière globale, dès les premières étapes, les éléments relatifs à l’environnement, aux travaux et à l’électricité. Une structure permettant à l’autorité administrative de les gérer conjointement a également été mise en place.

Parallèlement, un système de paiement échelonné des coûts a été instauré. Il vise à réduire la charge financière initiale des opérateurs tout en assurant la stabilité du recouvrement des coûts d’intérêt public, grâce au paiement d’une partie avant le début des travaux et au règlement intégral avant leur achèvement.

3. Conséquences pratiques de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’éolien en mer

Conséquences pratiques de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’éolien en mer

L’entrée en vigueur de la Loi sur l’éolien en mer devrait modifier le mode de fonctionnement même de la réglementation.

Alors qu’il était auparavant essentiel de traiter successivement chaque procédure d’autorisation, une approche stratégique prenant globalement en compte, dès la sélection des sites, l’acceptabilité auprès des résidents, les aspects environnementaux et la capacité à mener le projet est désormais nécessaire.

Le fonctionnement du conseil consultatif public-privé, les résultats de l’évaluation environnementale et les critères appliqués lors de la sélection des opérateurs sont notamment susceptibles de devenir des questions importantes dans de futurs différends, recours administratifs ou contentieux.

Les opérateurs doivent donc gérer systématiquement, dès les premières étapes, la cohérence des documents concernés et la régularité des procédures.

Ce dispositif étant précisé par de nombreux textes d’application et critères administratifs, il importe également de suivre en permanence non seulement les évolutions du décret et du règlement d’application, mais aussi celles des futurs avis administratifs et critères de mise en œuvre.

Désormais, un projet éolien en mer peut difficilement être mené en se limitant à traiter séparément chaque autorisation ; il exige une capacité d’intervention globale couvrant la stratégie d’implantation, la gestion des risques environnementaux, la concertation avec les résidents et la structure financière.

Les conditions de réalisation des projets pourront varier considérablement selon que chaque procédure fonctionne de manière purement formelle ou assure une véritable fonction de coordination. Il paraît donc nécessaire de suivre régulièrement les évolutions pertinentes lors de la mise en œuvre concrète du dispositif.

L’accompagnement de Daeryun

Daeryun, cabinet d’avocats classé au 9e rang en République de Corée (sur la base des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée déposées auprès du Service national des impôts coréen pour l’année 25), s’appuie sur l’expérience pratique acquise dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la conformité réglementaire pour fournir des conseils juridiques complets à toutes les étapes des projets éoliens en mer.

Il peut notamment accompagner l’examen des risques juridiques lors de la sélection du site, l’élaboration d’une stratégie de réponse au conseil consultatif public-privé, l’examen de l’évaluation environnementale et des procédures d’autorisation, le traitement des questions juridiques liées à la sélection de l’opérateur, ainsi que la gestion des risques réglementaires lors de l’approbation du plan d’exécution et de la phase de construction.

Lorsqu’un examen ou des mesures spécifiques sont nécessaires à cet égard, il est recommandé de consulter un avocat afin d’élaborer une stratégie d’intervention plus structurée.

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