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Loi pénale militaire | Analyse d’un arrêt de la Haute Cour de la République de Corée jugeant inapplicable le régime de l’infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites en cas de violences physiques commises par un militaire dans un logement de cadres militaires
Lorsque des violences physiques sont commises dans une « base militaire » visée par la Loi pénale militaire de la République de Corée, le régime de l’infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites, prévu par la Loi pénale de la République de Corée, ne s’applique pas. Un arrêt a jugé que les logements des cadres militaires relevaient également de cette catégorie.
1. Contentieux relatif à la Loi pénale militaire : quelles étaient les circonstances précises ?
Dans cette affaire, A, la personne poursuivie, a été jugé pour avoir commis des violences physiques à l’encontre de B, un cadre militaire moins ancien, notamment en l’obligeant à s’agenouiller et en lui lançant des objets dans un logement militaire situé au sein d’une escadre de combat.
Toutefois, B a conclu un accord transactionnel avec A et a déclaré ne pas souhaiter sa sanction.
Selon l’article 260, paragraphe 3, de la Loi pénale 🔗relatif à l’infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites, lorsque la victime remet une déclaration écrite indiquant qu’elle ne souhaite pas la sanction de l’auteur, l’action publique prend fin par son rejet.
Cependant, selon l’article 60 de la Loi pénale militaire, ce régime ne s’applique pas lorsqu’un militaire subit des violences physiques dans l’un des lieux expressément prévus, notamment une base ou une installation militaire.
Le tribunal militaire statuant en première instance a donc estimé que « le logement des cadres dans lequel les faits se sont produits constitue une base militaire » et a condamné A à une peine d’amende.
A a néanmoins interjeté appel en soutenant que le logement des cadres situé dans l’enceinte militaire où les violences avaient eu lieu ne constituait pas une base militaire. Il invoquait ainsi une erreur de droit et demandait le rejet de l’action publique.
Contentieux relatif à la Loi pénale militaire : quels sont les textes applicables ?
▣ Article 60-6 de la Loi pénale militaire (dispositions spéciales relatives aux infractions de violences physiques et de menaces contre les militaires et assimilés)
Lorsqu’un militaire ou une personne assimilée commet des violences physiques ou profère des menaces contre un militaire ou une personne assimilée dans l’un des lieux énumérés ci-dessous, l’article 260, paragraphe 3, et l’article 283, paragraphe 3, de la « Loi pénale » (infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites) ne s’appliquent pas.
1. Une base militaire au sens de l’article 2, point 1, de la « Loi sur la protection des bases et installations militaires »
- Le cantonnement d’une unité militaire où se trouvent des installations militaires, une base navale, une base d’opérations aériennes, une base de défense aérienne (défense aérienne), une base de télécommunications électriques militaires ou toute autre base destinée à l’exécution d’opérations militaires
2. Une installation militaire au sens de l’article 2, point 2, de la « Loi sur la protection des bases et installations militaires »
- Les positions de combat, les obstacles à usage militaire, les installations liées aux explosifs, les champs de tir, les terrains d’entraînement, les équipements militaires de télécommunications électriques, les installations de recherche, les installations et terrains d’essai à usage militaire, ainsi que les autres installations directement affectées (affectées) à des fins militaires et désignées par décret présidentiel
3. Un aéronef militaire au sens de l’article 2, point 5, de la « Loi sur la protection des bases et installations militaires »
- Les avions, giravions, dirigeables (dirigeables), planeurs (planeurs) et autres appareils aéronautiques utilisés par les forces armées
4. Un navire affecté à un usage militaire
▣ Article 260 de la Loi pénale (violences physiques et violences physiques contre un ascendant direct)
① Quiconque exerce des violences physiques sur une personne est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 2 ans au plus, d’une amende pénale de 5 000 000 de wons sud-coréens au plus, d’une détention de courte durée ou d’une amende mineure.
② Quiconque commet l’infraction prévue au paragraphe 1 contre son propre ascendant direct ou celui de son conjoint est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou d’une amende pénale de 7 000 000 de wons sud-coréens au plus.
③ Les infractions prévues aux paragraphes 1 et 2 ne peuvent faire l’objet de poursuites contre la volonté expressément manifestée par la victime. (▶ Infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites)
2. Contentieux relatif à la Loi pénale militaire : quelle a été l’appréciation de la juridiction ?
Statuant en appel dans cette affaire relative à la Loi pénale militaire, la Haute Cour de la République de Corée a rejeté l’appel de A et confirmé l’appréciation de la juridiction de première instance.
Le logement des cadres où les faits se sont produits constituait un logement militaire. Au-delà d’un simple espace de vie privée ou d’une installation de bien-être destinée aux militaires, il s’agissait d’une installation nécessaire sur le plan militaire.
Son accès paraissant en outre soumis à des mesures de contrôle particulières, la juridiction a estimé qu’il constituait une base servant à l’exécution d’opérations militaires et, par conséquent, une base militaire.
La juridiction a également expliqué que l’exclusion du régime de l’infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites pour les violences commises dans une base militaire visait à favoriser une culture saine au sein des casernes en éliminant les violences dans les forces armées. Elle vise aussi à tenir compte des situations dans lesquelles il peut être difficile de refuser de déclarer que l’on ne souhaite pas la sanction de l’auteur, en raison de la hiérarchie stricte et de la vie collective propres à l’organisation militaire.
L’arrêt retient ainsi qu’il n’est pas approprié de limiter la notion de base militaire prévue par la Loi pénale militaire aux seuls lieux où sont « directement » accomplies des missions présentant un lien concret avec un objectif militaire.
3. Contentieux relatif à la Loi pénale militaire : quelle est l’approche de Daeryun ?
Cet arrêt de la Haute Cour de la République de Corée a jugé que les logements de cadres où résident des militaires constituent eux aussi des bases militaires et que le régime de l’infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites, prévu par la Loi pénale, ne peut donc pas s’appliquer.
En cas de violences physiques entre militaires, la sanction prévue est au minimum une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans ou une amende pénale pouvant atteindre 10 000 000 de wons sud-coréens. Par comparaison, les violences physiques ordinaires sont punies d’une peine d’emprisonnement de 2 ans au plus ou d’une amende pénale de 5 000 000 de wons sud-coréens au plus, ce qui montre que les sanctions prévues par la Loi pénale militaire sont plus sévères.
En outre, un militaire reconnu coupable de violences physiques au sein des forces armées peut faire l’objet d’une sanction disciplinaire, indépendamment de la sanction pénale. Selon l’issue de la procédure disciplinaire, il peut également ne plus être en mesure de conserver son statut de militaire.
Lorsqu’une personne est impliquée dans une telle affaire, il convient d’examiner rapidement les mesures à prendre au regard du droit militaire avec un avocat intervenant dans ce domaine.
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Une consultation peut être demandée à Cabinet d’avocats Daeryun au sujet de difficultés liées à la Loi pénale militaire.
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