CONTENTS
- 1. Action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : quel est le contexte détaillé ?

- - Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : dispositions légales et jurisprudence applicables
- 2. Action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : quelle a été l'appréciation du tribunal ?

- 3. Action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : quelle est la stratégie du Cabinet d'avocats Daeryun ?

1. Action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : quel est le contexte détaillé ?
La demanderesse à cette action était l'épouse de A, salarié de la société anonyme OO.
A conduisait son véhicule personnel pour se rendre au travail.
Le véhicule a franchi la ligne médiane continue de couleur jaune* et est entré en collision frontale avec un camion-benne qui arrivait précisément en sens inverse.
(*Contrairement à la ligne discontinue, qu'il est possible de franchir lors d'un dépassement temporaire, la ligne continue ne doit en aucun cas être franchie.)
A est décédé des suites de cet accident, et son épouse, estimant que celui-ci constituait un 🔗accident du travail, a demandé à la société anonyme OO le versement des prestations aux ayants droit et des frais funéraires.
Toutefois, la société anonyme OO a rendu une décision de non-versement, au motif qu'« à l'issue de son examen, le franchissement de la ligne médiane par A pendant la conduite, qui constitue une violation de la loi, était la cause directe de cet accident, de sorte qu'il était difficile de le reconnaître comme accident du travail ».
L'épouse de A a alors présenté une demande de réexamen de cette décision, mais celle-ci a été intégralement rejetée ; elle a donc introduit une action contre la société anonyme OO, soutenant qu'« il ne saurait être affirmé que cet accident, survenu pendant le trajet vers le travail, résultait d'un acte délictueux commis intentionnellement ou par faute lourde de A ».
Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : dispositions légales et jurisprudence applicables
▣ Article 37 de la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail de la République de Corée (critères de reconnaissance de l'accident du travail)
① Lorsqu'un salarié subit une blessure, une maladie ou une invalidité, ou décède, pour l'un des motifs énumérés ci-après, il s'agit d'un accident du travail. Toutefois, il en va autrement en l'absence de lien de causalité adéquat entre le travail et l'accident.
3. Accident de trajet domicile-travail
a. Accident survenu au cours du trajet domicile-travail effectué sous le contrôle et la gestion de l'employeur, notamment en utilisant un moyen de transport fourni par l'employeur ou un moyen de transport équivalent
b. Tout autre accident survenu au cours du trajet domicile-travail effectué selon un itinéraire et des modalités habituels
③ Parmi les accidents visés au paragraphe 1, point 3, sous-point b, lorsqu'il y a eu déviation ou interruption de l'itinéraire du trajet domicile-travail, l'accident survenu pendant cette déviation ou interruption, ainsi que l'accident survenu lors du déplacement ultérieur, ne sont pas considérés comme des accidents de trajet. Toutefois, lorsque la déviation ou l'interruption correspond à un acte nécessaire à la vie quotidienne relevant d'un motif défini par décret présidentiel, l'accident est considéré comme un accident de trajet.
④ Pour les catégories professionnelles dont l'itinéraire et les modalités de trajet domicile-travail ne sont pas fixes et qui sont définies par décret présidentiel, l'accident de trajet visé au paragraphe 1, point 3, sous-point b ne s'applique pas.
▣ Jurisprudence applicable
Lorsqu'un salarié décède à la suite d'un accident de la circulation survenu alors qu'il conduisait dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, si cet accident peut être regardé comme relevant du champ des risques habituellement inhérents à la conduite exercée pour l'accomplissement de ses fonctions, on ne saurait conclure hâtivement à l'absence d'accident du travail au seul motif que l'accident est survenu à la suite d'un franchissement de la ligne médiane ; il y a lieu de se prononcer en tenant compte de manière globale des circonstances existant au moment de l'accident, telles que le contexte et les modalités de sa survenance ainsi que les aptitudes de conduite du conducteur.
- Voir notamment l'arrêt de la Cour suprême de la République de Corée du 26 mai 2022, n° 2022두30072
2. Action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : quelle a été l'appréciation du tribunal ?
Le tribunal administratif de la République de Corée saisi de cette action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail a ordonné à la société anonyme OO, s'agissant des prestations aux ayants droit et des frais funéraires réclamés par l'épouse de A, d'annuler la décision de non-versement.
Tout d'abord, le tribunal a jugé que A avait été victime de cet accident sur l'itinéraire menant à son lieu de travail et que l'heure de départ correspondait à un horaire normal permettant habituellement d'arriver à l'heure de travail, de sorte qu'il s'agissait d'un accident survenu pendant le trajet vers le travail.
En outre, le tribunal a expliqué que A ne conduisait pas sous l'emprise de l'alcool et que, à l'examen du rapport d'accident de la circulation établi par la police, le facteur lié au conducteur parmi les causes de l'accident était mentionné comme « indéterminé », de sorte qu'aucune circonstance permettant de penser que A aurait conduit de façon imprudente ou aurait provoqué l'accident intentionnellement n'a été constatée.
Le tribunal a ainsi exposé, dans les motifs de sa décision, que le franchissement de la ligne médiane par A résultait d'une simple inattention alors qu'il roulait, tôt le matin dans l'obscurité hivernale, sur une route nationale structurellement propice aux accidents, qu'il était difficile de considérer ce franchissement de la ligne médiane par A comme une faute lourde à l'origine de l'accident, et qu'il ne pouvait être qualifié d'acte délictueux constitutif de l'exception qui, en vertu de la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail, exclut la qualification d'accident du travail.
3. Action relative à la Loi sur l'assurance contre les accidents du travail : quelle est la stratégie du Cabinet d'avocats Daeryun ?
Nous avons analysé un jugement du tribunal administratif de la République de Corée qui, en matière de Loi sur l'assurance contre les accidents du travail, reconnaît comme accident du travail un décès survenu lors d'une collision avec un camion-benne après franchissement de la ligne médiane pendant le trajet vers le travail.
Lorsqu'on demande à une entreprise des dommages-intérêts pour un accident du travail, il importe, plutôt que de se contenter d'exposer sa propre position, de démontrer clairement que l'entreprise a manqué à son devoir de vigilance et que la responsabilité incombe à l'employeur.
Il est également nécessaire de réclamer un montant de préjudice approprié en fonction de la situation.
Ce processus étant très complexe, il est recommandé de consulter un avocat spécialisé disposant d'une solide connaissance des questions d'accidents du travail et de solliciter son assistance juridique.
Le pôle droit du travail et accidents du travail du Cabinet d'avocats Daeryun accompagne activement les clients, en s'appuyant notamment sur des avocats spécialisés en dommages-intérêts et en contentieux civil inscrits auprès de l'Association du barreau de Corée ; si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à vous adresser à tout moment au Cabinet d'avocats Daeryun.








