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Analyses de cas / Actualités juridiques

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Contentieux administratif | Annulation de la décision suspendant les subventions à une crèche pour violation du principe de réserve législative

Le contentieux administratif est une procédure engagée pour contester un acte administratif jugé injustifié. Un tribunal de district coréen a annulé la décision d’une collectivité territoriale de suspendre les subventions versées à une crèche, au motif qu’elle était dépourvue de fondement juridique.

CONTENTS
  • 1. Contentieux administratif, quelles étaient les circonstances précises ?
    • - Contentieux administratif, quels sont les textes et la jurisprudence applicables ?
  • 2. Contentieux administratif, quelle a été l’appréciation du tribunal ?
  • 3. Contentieux administratif, quelle est l’approche de Daeryun ?

1. Contentieux administratif, quelles étaient les circonstances précises ?

A, partie demanderesse au contentieux administratif, dirige une crèche située dans la région OO. Un membre du personnel éducatif de cette crèche a été poursuivi pour avoir habituellement infligé à des enfants des maltraitances physiques et psychologiques, puis condamné à une peine d’emprisonnement assortie d’un sursis à l’exécution de la peine.

A a également fait l’objet d’une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique, au motif que cette personne n’avait pas assumé ses responsabilités de gestion et de surveillance du personnel éducatif.

La collectivité territoriale a alors imposé une suspension d’un mois de l’activité de la crèche ainsi qu’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum de 2,55 millions de wons sud-coréens. Elle a également prononcé une suspension pendant 2 ans des subventions financées sur le budget local.

A a toutefois soutenu que cette mesure reposait uniquement sur les « Directives de la région OO relatives au programme local de subventions pour l’accueil de la petite enfance », sans aucun fondement juridique, et qu’elle contrevenait donc au principe de réserve législative*.

A a également affirmé avoir dûment assuré la surveillance et la formation destinées à prévenir la maltraitance d’enfants, de sorte que cette mesure constituait, selon cette personne, un abus du pouvoir discrétionnaire.

La collectivité territoriale a répliqué que le décret d’application de la Loi coréenne sur l’accueil de la petite enfance lui permettait de fixer les modalités précises relatives au versement des subventions. Selon elle, la mesure disposait donc d’un fondement juridique et ne constituait pas un abus du pouvoir discrétionnaire.


* Principe de réserve législative : principe selon lequel toute action administrative doit reposer sur un fondement juridique, tel qu’une loi formelle adoptée par l’Assemblée nationale de la République de Corée ou un règlement pris sur délégation d’une loi

Contentieux administratif, quels sont les textes et la jurisprudence applicables ?

▣ Article 36 de la Loi de la République de Corée sur l’accueil de la petite enfance (subvention des dépenses, etc.)

Selon les modalités fixées par décret présidentiel, l’État ou une collectivité territoriale subventionne tout ou partie des dépenses liées aux services d’accueil de la petite enfance, notamment les frais de fonctionnement relatifs à l’installation des crèches, les rémunérations du personnel éducatif, y compris les enseignants remplaçants, les frais d’accueil au-delà des horaires habituels, l’installation et le fonctionnement des centres locaux intégrés de soutien à la petite enfance, l’amélioration des conditions sociales du personnel éducatif, l’accueil des publics vulnérables ainsi que les frais d’installation de systèmes de vidéosurveillance en circuit fermé.

▣ Article 24 du décret d’application de la Loi sur l’accueil de la petite enfance (subvention des dépenses)

① En application de l’article 36 de la Loi, l’État ou une collectivité territoriale subventionne, dans les limites du budget disponible, tout ou partie des dépenses suivantes.

1. Frais d’installation, d’agrandissement, de reconstruction, de rénovation ou de réparation des crèches

2. Rémunération du personnel éducatif des crèches (les autres points sont omis)

② Les modalités de soutien financier relatives aux dépenses visées au paragraphe ① sont fixées par le ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée ou par l’autorité compétente de la collectivité territoriale concernée.

La décision de suspendre le versement d’une subvention accordée en application de l’article 36 de la Loi sur l’accueil de la petite enfance limite, pour une période déterminée à venir, le droit même de demander le versement d’une subvention particulière. Compte tenu notamment de l’importance de cette mesure pour l’exploitant de la structure d’accueil, qui peut être amené à décider s’il poursuivra ou non son activité, il est illégal pour l’autorité administrative de suspendre le versement de la subvention sans aucun fondement juridique.

- Voir notamment Cour suprême de la République de Corée, arrêt rendu le 9 mai 2012, 2011두2941

2. Contentieux administratif, quelle a été l’appréciation du tribunal ?

Le tribunal de district coréen saisi du contentieux administratif a accueilli les arguments de A et annulé la décision de suspendre le versement des subventions.

La juridiction a estimé que « la Loi sur l’accueil de la petite enfance et son décret d’application se bornent à réglementer les modalités de soutien financier et à déléguer la fixation des éléments nécessaires à cet égard, mais qu’ils ne sauraient être interprétés comme déléguant également la détermination des types ou des modalités de sanctions applicables aux bénéficiaires de subventions ».

En d’autres termes, l’État ou la collectivité territoriale est tenu de verser les subventions aux crèches qui remplissent les conditions requises et ne dispose pas du pouvoir discrétionnaire d’en interrompre arbitrairement le versement.

3. Contentieux administratif, quelle est l’approche de Daeryun ?

Nous avons examiné le jugement par lequel un tribunal de district coréen a considéré comme illégale, dans le cadre d’un contentieux administratif, la décision d’une collectivité territoriale de suspendre les subventions versées à une crèche sur le seul fondement de directives internes, sans base juridique.

Comme dans l’affaire présentée ci-dessus, lorsqu’une crèche perçoit indûment des subventions ou qu’un cas de maltraitance d’enfant y survient, elle peut faire l’objet, en application notamment de la Loi coréenne sur l’accueil de la petite enfance et de la Loi coréenne sur les subventions, de mesures administratives telles que la suspension de son activité, la suspension d’une qualification, une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum ou le recouvrement des subventions.

Lorsqu’une personne estime avoir fait l’objet d’une mesure administrative injustifiée, elle peut former un 🔗recours administratif et engager un 🔗contentieux administratif. Il lui appartient alors de présenter des éléments de preuve clairs démontrant le caractère injustifié de la mesure. L’assistance d’un avocat compétent en la matière peut être envisagée.

Le 🔗groupe de droit administratif de Cabinet d’avocats Daeryun intervient en matière de conseil auprès d’organismes et d’administrations publics, de contentieux administratif et de recours administratifs. Il fournit des services juridiques structurés destinés à protéger les droits et intérêts des clients. Une consultation juridique peut être sollicitée en cas de besoin.

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