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Violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance | Cour suprême : les cotisations d’assurance sociale doivent également être incluses dans le montant de la sous-traitance

Une entreprise de construction mise en cause pour violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance s’est vu infliger une sanction pécuniaire administrative après avoir déclaré un taux de sous-traitance supérieur au taux réel.

La Cour suprême de la République de Corée s’est clairement prononcée sur l’étendue du montant du contrat de sous-traitance.

1. Affaire portant sur une violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance

Voici l’appréciation de la Cour suprême concernant l’étendue du montant afférent à la partie sous-traitée dans une affaire de violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance.

Se fondant sur les résultats d’un audit du Conseil d’audit et d’inspection de la République de Corée portant sur des travaux publics de construction réalisés dans la province, le gouverneur provincial, défendeur, avait constaté que plusieurs entreprises de construction (ci-après les demanderesses) avaient artificiellement minoré le « montant afférent à la partie sous-traitée » lors du dépôt des formulaires de notification des contrats de sous-traitance, afin d’y faire figurer un « taux de sous-traitance » d’au moins 82 %.

Le gouverneur provincial défendeur avait donc imposé aux entreprises demanderesses des actes administratifs, notamment des sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum.

Le Conseil d’audit et d’inspection avait estimé que les entreprises de construction avaient exclu ou minoré plusieurs postes de coûts devant être inclus dans le calcul du « montant afférent à la partie sous-traitée » et qu’elles avaient ainsi artificiellement porté le taux de sous-traitance déclaré à au moins 82 %.

En effet, le taux de sous-traitance devait être d’au moins 82 % en vertu de la Loi-cadre sur l’industrie de la construction de la République de Corée, mais il avait été considéré que les entreprises demanderesses avaient artificiellement minoré le montant afférent à la partie sous-traitée et déclaré un taux de sous-traitance supérieur au taux réel.

Le gouverneur provincial défendeur avait donc imposé aux demanderesses des actes administratifs, dont des sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum. Contestant ces mesures, les demanderesses avaient engagé une action afin d’en obtenir l’annulation.

Position des demanderesses : les cotisations d’assurance sociale et les autres postes ne doivent pas nécessairement être inclus dans le montant afférent à la partie sous-traitée.

2. Appréciation de la juridiction ayant rendu l’arrêt attaqué sur la violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance

Dans cette affaire de violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, la juridiction ayant rendu l’arrêt attaqué avait accueilli les arguments de certaines demanderesses, mais avait jugé que la plupart des sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum étaient justifiées.

Elle avait considéré que ces sanctions étaient légales, car les demanderesses avaient faussement indiqué dans les formulaires de notification un taux d’au moins 82 %, alors que le taux réel de sous-traitance était inférieur à 82 %.

Le taux de sous-traitance désigne le rapport entre le montant du contrat de sous-traitance et le montant afférent à la partie sous-traitée.

■ Sociétés demanderesses 1, 2, 4 et 6, notamment : reconnaissance d’une fausse notification

Lors de l’établissement des formulaires de notification de sous-traitance, ces demanderesses avaient omis du montant afférent à la partie sous-traitée les coûts indirects de main-d’œuvre, le montant correspondant à la délivrance de la garantie de paiement des frais de location de matériel de construction, les frais généraux, les autres dépenses et le bénéfice.

La juridiction ayant rendu l’arrêt attaqué avait reconnu que ces postes constituaient des éléments de coût devant obligatoirement être inclus dans le montant afférent à la partie sous-traitée en vertu de la Loi-cadre sur l’industrie de la construction. Elle avait estimé que leur omission constituait une fausse notification, commise intentionnellement ou dont le caractère erroné pouvait, à tout le moins, être suffisamment reconnu.

Elle avait donc considéré que les sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum imposées par le gouverneur provincial défendeur étaient légales.


■ Sociétés demanderesses 5 et 3 : illégalité de certaines mesures

En revanche, s’agissant des cotisations d’assurance sociale exclues des notifications par les sociétés demanderesses 5 et 3, la juridiction avait estimé que « ces frais faisant l’objet d’un règlement ultérieur, ils pouvaient être exclus du montant afférent à la partie sous-traitée ».

Elle avait considéré que leur taux réel de sous-traitance était d’au moins 82 % et jugé illégales les sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum qui leur avaient été imposées.

3. Violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance : appréciation de la Cour suprême

Arrêt de la Cour suprême concernant une violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance

Concernant la violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, la Cour suprême a confirmé une partie de l’appréciation de la juridiction ayant rendu l’arrêt attaqué, mais en a cassé et renvoyé une autre partie.

La question centrale de l’arrêt de la Cour suprême était de savoir « si les cotisations d’assurance sociale devaient être incluses dans le montant afférent à la partie sous-traitée ».

Appréciation 1 de la Cour suprême : les cotisations d’assurance sociale doivent être incluses dans la sous-traitance

La Cour suprême a considéré que les cotisations d’assurance sociale, notamment celles de l’assurance retraite nationale, de l’assurance maladie et de l’assurance de soins de longue durée pour les personnes âgées, constituaient des postes de coûts obligatoires composant le montant afférent à la partie sous-traitée.

Leur omission lors de la notification du contrat de sous-traitance est donc illégale et elles ne peuvent être exclues au seul motif qu’un règlement ultérieur est prévu.

Appréciation 2 de la Cour suprême : une exception est possible pour les frais de gestion de la sécurité et de la santé au travail, notamment

La Cour suprême a toutefois estimé qu’une exception permettant d’exclure du montant afférent à la partie sous-traitée certains postes, tels que les frais de gestion de la sécurité et de la santé au travail et les frais de préservation de l’environnement, pouvait être admise lorsque l’entrepreneur principal les avait directement supportés.

Elle a précisé que cette exception était limitée aux cas dans lesquels la personne tenue de supporter ces frais était clairement désignée par la législation ou dans lesquels leur prise en charge effective avait été prouvée.

4. Violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance : approche de Daeryun

Il s’agissait d’une décision dans laquelle la Cour suprême avait fixé des critères clairs concernant les fausses notifications du taux de sous-traitance dans une affaire de violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance.

Elle indiquait que la notification d’un contrat de sous-traitance ne porte pas uniquement sur le montant total, mais également sur tous les postes, notamment le « montant afférent à la partie sous-traitée », le « montant du contrat de sous-traitance » et le « taux de sous-traitance », chacun devant être calculé avec exactitude.

Cette affaire a confirmé que le montant afférent à la partie sous-traitée doit inclure non seulement les coûts indirects de main-d’œuvre, les frais généraux, le bénéfice et les autres dépenses, mais aussi les cotisations d’assurance sociale, notamment celles de l’assurance retraite nationale et de l’assurance maladie, et que leur omission peut constituer un manquement à l’obligation de notification.

Conformément à cette décision, l’entreprise de construction doit calculer et indiquer avec exactitude, conformément à la législation, non seulement le montant global, mais aussi les différents postes lors de la notification d’un contrat de sous-traitance.

Les contrats de sous-traitance étant juridiquement complexes et susceptibles d’être liés à des actes administratifs, une analyse juridique spécialisée peut faciliter l’examen de la situation.

Le Cabinet d’avocats Daeryun analyse notamment les règles complexes telles que la Loi-cadre sur l’industrie de la construction, la légalité des actes administratifs et les critères d’imposition des sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum, afin d’élaborer des orientations adaptées à chaque situation.

Les 🔗avocats intervenant en droit des affaires qui traitent des dossiers relatifs aux contrats de sous-traitance assurent notamment les prestations suivantes : ▲ élaboration d’une stratégie en réponse aux actes administratifs ▲ examen des formulaires de notification de sous-traitance et analyse des postes de coûts ▲ représentation dans les recours en annulation de sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum ▲ conseil juridique ultérieur destiné à prévenir la répétition de situations similaires.

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