CONTENTS
- 1. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Notion

- 2. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Caractère illicite et qualité requise

- - Restrictions relatives aux personnes habilitées à ouvrir un établissement médical
- - Caractère illicite de l’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée
- 3. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Sanctions

- - Personnes passibles de sanctions
- - Niveau des sanctions
- 4. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Recouvrement des frais de prestations de soins

- - Personnes assujetties au recouvrement des frais de prestations de soins
- - Étendue du recouvrement et délai de prescription
- 5. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Mesures à prendre en cas de découverte

- - Réponse aux contrôles et aux enquêtes
- - Préparation aux actes administratifs et aux sanctions pénales
- - Consultation d’un professionnel du droit
- 6. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Assistance juridique

1. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Notion

L’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée désigne le fait, pour une personne dépourvue de la qualité juridique requise, d’ouvrir ou d’exploiter effectivement un tel établissement.
Un établissement médical ne peut être ouvert que par une personne remplissant les conditions prévues par la Loi sur les services médicaux de la République de Corée. Lorsqu’une personne non habilitée enfreint cette règle et participe effectivement à la gestion d’un hôpital, celui-ci est qualifié d’« établissement médical administré par une personne non habilitée ».
2. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Caractère illicite et qualité requise
L’article 33, paragraphe 2, de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée définit strictement les personnes habilitées à ouvrir un établissement médical.
Selon cette disposition, seules les personnes et entités relevant des catégories suivantes peuvent ouvrir un établissement médical.
Restrictions relatives aux personnes habilitées à ouvrir un établissement médical
Un établissement médical ne peut être ouvert que par les personnes ou entités suivantes.
• État et collectivités territoriales
• Personnes morales médicales et personnes morales sans but lucratif
• Personnes morales sans but lucratif constituées conformément à la Loi civile de la République de Corée ou à une loi spéciale
• Organismes quasi gouvernementaux relevant de la Loi sur la gestion des organismes publics
• Établissements médicaux locaux relevant de la Loi sur la création et la gestion des établissements médicaux locaux
• Korea Veterans Health Service relevant de la Loi sur le Korea Veterans Health Service
Caractère illicite de l’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée
Lorsqu’une personne ne remplissant pas ces conditions ouvre ou exploite effectivement un établissement médical, il s’agit de l’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée, ce qui constitue un acte manifestement illicite.
Ces établissements peuvent entraîner une dégradation de la qualité des soins, menacer la sécurité des patients et donner lieu à des demandes indues de prestations d’assurance. Ils sont passibles de sanctions pénales et administratives.
3. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Sanctions

L’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée constitue une violation grave de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée. Les personnes concernées s’exposent à des sanctions pénales et administratives.
Personnes passibles de sanctions
▪ Exploitant de l’établissement médical non habilité
Il s’agit de la personne non habilitée qui a ouvert et exploité l’établissement médical sans disposer de la qualité requise et qui exerce effectivement le pouvoir de gestion.
▪ Professionnel de santé ayant prêté son nom
Il s’agit notamment du médecin, du chirurgien-dentiste ou du praticien de médecine coréenne qui, de concert avec l’exploitant non habilité, lui a illicitement prêté son nom pour l’établissement médical.
▪ Professionnel de santé employé par l’établissement médical non habilité
Un professionnel de santé employé par un tel établissement peut également être passible de sanctions, qu’il ait eu ou non connaissance de sa nature.
Niveau des sanctions
Les peines encourues en lien avec l’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée sont les suivantes.
Personne non habilitée ayant exploité l’établissement médical | Peine d’emprisonnement maximale de 10 ans ou amende pénale maximale de 100 millions de wons sud-coréens |
Professionnel de santé ayant prêté son nom de concert avec la personne non habilitée | Peine d’emprisonnement maximale de 5 ans ou amende pénale maximale de 50 millions de wons sud-coréens, assortie d’une suspension de l’autorisation d’exercer |
Professionnel de santé employé par l’établissement médical non habilité | Amende pénale maximale de 5 millions de wons sud-coréens, assortie d’une suspension de l’autorisation d’exercer d’une durée maximale de 1 an |
Toutefois, le professionnel de santé employé sans savoir qu’il s’agissait d’un établissement médical exploité par une personne non habilitée peut échapper à une sanction pénale, mais demeure susceptible de faire l’objet de mesures administratives, notamment du recouvrement des prestations de l’assurance maladie.
Les sanctions applicables étant sévères, il importe, en cas de doute concernant un tel établissement, d’examiner la situation avec un professionnel du droit et de préparer une réponse appropriée.
4. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Recouvrement des frais de prestations de soins
Les frais de prestations de soins indûment versés par l’assurance maladie à un établissement médical exploité par une personne non habilitée peuvent faire l’objet d’un recouvrement conformément à la loi.
La personne ayant prêté son nom pour l’ouverture de l’établissement médical et l’exploitant non habilité peuvent donc tous deux être tenus de restituer ces frais.
Personnes assujetties au recouvrement des frais de prestations de soins
Avant le mois de mai 2013 (5e mois de l’année), seul le professionnel de santé ayant prêté son nom pouvait faire l’objet d’une mesure de recouvrement. Il n’existait aucun fondement juridique distinct permettant un recouvrement auprès de l’exploitant non habilité.
Toutefois, en mai 2013 (5e mois de l’année), le paragraphe 2 de l’article 57 de la Loi sur l’assurance maladie nationale de la République de Corée a été ajouté. L’exploitant non habilité et le professionnel de santé sont alors devenus solidairement tenus de restituer les frais de prestations de soins indûment perçus.
Cette disposition légale ne s’applique qu’à l’exploitant non habilité à ouvrir un établissement médical. Elle ne s’applique pas lorsqu’un professionnel de santé a ouvert plusieurs établissements médicaux.
Étendue du recouvrement et délai de prescription
Le délai de prescription applicable à l’enrichissement sans cause étant fixé à 10 ans, les frais de prestations de soins perçus au cours des 10 dernières années peuvent faire l’objet d’un recouvrement, même si l’établissement médical n’est plus exploité actuellement par une personne non habilitée.
Même si la personne ignorait qu’il s’agissait d’un tel établissement, il peut être difficile d’éviter la mesure de recouvrement. Il importe donc d’examiner la situation et d’obtenir un avis juridique approprié.
5. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Mesures à prendre en cas de découverte

Lorsqu’une personne est soupçonnée d’avoir ouvert un établissement médical sans habilitation ou que les faits sont découverts, une réponse structurée et adaptée est importante.
Réponse aux contrôles et aux enquêtes
Lorsque des soupçons sont soulevés concernant un établissement médical exploité par une personne non habilitée, les autorités d’enquête et les autorités administratives procèdent rapidement à leurs investigations.
Il importe de coopérer de bonne foi à l’enquête, tout en répondant avec prudence afin d’éviter des déclarations susceptibles d’être défavorables.
Il convient également de veiller à ce que la procédure d’enquête ne donne lieu à aucune atteinte aux droits ni à aucune demande injustifiée.
Préparation aux actes administratifs et aux sanctions pénales
Face à un acte administratif injustifié, il convient d’examiner activement les voies de contestation prévues par la procédure applicable, notamment le recours administratif ou le contentieux administratif.
En cas de dénonciation aux autorités pénales ou d’engagement de poursuites, il importe d’analyser précisément les faits de l’affaire et d’élaborer une stratégie de réponse structurée.
Ces démarches permettent de limiter les conséquences juridiques défavorables et d’apporter une réponse appropriée.
Consultation d’un professionnel du droit
Les procédures administratives et les enquêtes relatives à la Loi sur les services médicaux de la République de Corée sont complexes et nécessitent des connaissances spécialisées.
Il importe de comprendre précisément la procédure suivie par chaque autorité et de préparer méthodiquement les pièces à produire afin de répondre de manière efficace et structurée.
Des conseils juridiques et une préparation suffisante contribuent à éviter les erreurs inutiles et à traiter l’affaire de manière appropriée.
6. Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée | Assistance juridique
L’ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée soulève plusieurs questions juridiques, notamment en matière de sanctions pénales et administratives, de sorte qu’une assistance juridique spécialisée peut être importante.
De la réponse initiale aux phases d’enquête et de décision, une assistance juridique structurée permet d’examiner les risques juridiques et d’élaborer une stratégie adaptée à la situation.
Selon la situation de son client, le Cabinet constitue une équipe réunissant des avocats intervenant en droit médical ainsi qu’en droit administratif et pénal, afin d’examiner précisément l’affaire et d’élaborer une stratégie adaptée.
Il organise également des simulations reproduisant les conditions d’une enquête afin de préparer le client à un interrogatoire de police et de prévenir les déclarations susceptibles de lui être défavorables.
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