CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Définition

- - Loi sur la protection sociale des personnes handicapées
- 2. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Types

- - Maltraitance physique
- - Maltraitance psychologique
- - Abus sexuels
- - Exploitation économique
- - Abandon et négligence
- 3. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Peines applicables

- - Maltraitance physique
- - Maltraitance psychologique
- - Abus sexuels
- - Exploitation économique
- - Abandon et négligence
- - Peines prononcées dans des décisions de justice pertinentes
- 4. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Modalités de réponse

- - En cas de contestation des faits reprochés
- - Éléments susceptibles d’atténuer la peine
- - En cas de volonté de conclure un accord avec la victime
- - En cas de procédure judiciaire ou d’enquête
- 5. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | En cas de difficulté à agir seul

1. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Définition

Une infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées désigne tout manquement aux obligations prévues par cette loi ou tout traitement discriminatoire envers une personne handicapée.
Loi sur la protection sociale des personnes handicapées
La Loi sur la protection sociale des personnes handicapées a pour objet de garantir aux personnes handicapées une vie digne et leurs droits, et de contribuer à leur intégration sociale en favorisant leur bien-être et leur participation aux activités sociales.
Au sens de cette loi, une personne handicapée est une personne qui, en raison d’un handicap physique ou mental, subit durablement des limitations importantes dans sa vie quotidienne ou sociale.
Le handicap physique désigne une déficience affectant les principales fonctions corporelles externes ou les organes internes, tandis que le handicap mental désigne une déficience résultant d’un trouble du développement ou d’une maladie mentale.
2. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Types
Les infractions à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées comprennent notamment la maltraitance physique, la maltraitance psychologique, les abus sexuels, l’exploitation économique ainsi que l’abandon et la négligence.
Maltraitance physique
La maltraitance physique désigne tout acte qui blesse le corps d’une personne handicapée ou lui cause des souffrances. Elle comprend les violences physiques telles que les coups, les blessures ou la séquestration.
▷ Contraindre une personne à subir une opération ou une intervention non souhaitée (par exemple, un avortement, un tatouage ou une stérilisation)
▷ Restreindre les déplacements ou contrôler les entrées et sorties, notamment en attachant ou en enfermant une personne
▷ Imposer des actes contraignants, par exemple empêcher une personne de dormir ou l’obliger à rester assise bien droite sans bouger
▷ Forcer une personne à consommer une quantité excessive de nourriture ou des aliments irritants dans le but de lui causer des souffrances
Maltraitance psychologique
La maltraitance psychologique désigne tout acte causant une souffrance morale. Elle comprend non seulement les violences verbales telles que les insultes, les menaces, les moqueries et les propos dégradants, mais aussi les violences non verbales consistant à ignorer ou à exclure collectivement une personne, ainsi que les traitements cruels imposant des actes humiliants.
▷ Violences verbales répétées, telles que propos dégradants, humiliations, moqueries ou injures
▷ Comportements d’exclusion ou d’isolement et attitudes consistant à nier l’existence de la personne
▷ Imposer une pratique religieuse ou contraindre une personne à adhérer à certaines convictions
Abus sexuels
Les abus sexuels désignent notamment le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et les violences sexuelles, ainsi que tout autre acte de violence ou traitement cruel à caractère sexuel.
▷ Harcèlement sexuel
▷ Demander ou imposer des actes de prostitution
Exploitation économique
L’exploitation économique consiste à tirer parti du handicap de la victime pour porter indûment atteinte à sa force de travail, à son argent, à ses droits ayant une valeur patrimoniale ou à d’autres intérêts, et lui causer ainsi un préjudice économique.
▷ Soustraction de biens au moyen de violences physiques, de menaces ou d’autres actes similaires
▷ Appropriation de biens par tromperie
▷ Usurpation d’identité afin de s’approprier des biens ou de créer des dettes au nom de la victime
Abandon et négligence
L’abandon et la négligence désignent les actes par lesquels une personne tenue à une obligation de protection manque à ses responsabilités et expose ainsi la vie ou l’intégrité physique de la victime à un danger.
L’abandon consiste, pour une personne tenue à une obligation de protection et de surveillance, à délaisser intentionnellement une personne handicapée. La négligence désigne le fait de ne pas fournir même la protection minimale à une personne handicapée qui doit bénéficier d’une protection et d’une surveillance.
▷ Négliger gravement ses besoins vitaux fondamentaux, notamment l’alimentation, l’habillement et le logement
▷ Ne prendre aucune mesure et laisser la personne sans soins tout en sachant qu’un traitement médical, une opération ou une autre intervention est nécessaire
▷ Ne fournir aucun soutien essentiel, notamment en matière d’éducation ou de réadaptation
3. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Peines applicables

Une infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées peut donner lieu non seulement à l’application de la Loi pénale, mais également à une aggravation de la peine en vertu de la première loi.
Maltraitance physique
| En cas de blessures infligées | Peine maximale de 7 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 70 000 000 de wons sud-coréens |
| En cas de violences physiques | Peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
| En cas d’arrestation ou de séquestration | Peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
| En cas de contrainte à exécuter des acrobaties | Peine maximale de 1 an d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 10 000 000 de wons sud-coréens |
Maltraitance psychologique
| Maltraitance psychologique portant atteinte à la santé mentale et au développement | Peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
Abus sexuels
| Harcèlement sexuel et violences sexuelles | Peine maximale de 10 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 100 000 000 de wons sud-coréens |
Exploitation économique
| Travail non consenti imposé au moyen de violences physiques, de menaces, de séquestration ou d’autres actes similaires | Peine maximale de 7 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 70 000 000 de wons sud-coréens |
| Contraindre une personne handicapée à mendier ou l’utiliser à des fins de mendicité | Peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
| Utiliser à d’autres fins des biens ou des sommes donnés ou versés à une personne handicapée | Peine maximale de 3 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 30 000 000 de wons sud-coréens |
Abandon et négligence
| Abandon et négligence | Peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
Peines prononcées dans des décisions de justice pertinentes
Jugement du Tribunal de district nord de Séoul du 10 août 2023, affaire 2023고정353
La personne poursuivie a arraché les gants que portait la victime et lui a notamment donné des coups de pied dans les jambes à plusieurs reprises. Ces violences physiques ont constitué une infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées.
Jugement du Tribunal de district de Changwon du 8 mars 2023, affaire 2022고단1321
Elle a poussé la victime au sol, puis l’a frappée et piétinée à plusieurs reprises sur différentes parties du corps, lui causant des blessures nécessitant environ 2 mois de traitement.
4. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | Modalités de réponse
Même lorsqu’un accord transactionnel est conclu avec la victime, une infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées peut faire l’objet de sanctions pénales, car elle ne relève pas des infractions non punissables si la victime s’oppose aux poursuites.
La simple affirmation selon laquelle l’auteur ignorait la règle applicable peut au contraire le placer dans une position défavorable au cours de l’enquête des autorités compétentes. La prudence est donc requise.
En cas de contestation des faits reprochés
Lorsqu’une personne conteste les faits qui lui sont reprochés dans une affaire d’infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées, elle doit établir que les actes commis à l’égard de la personne handicapée ne constituaient pas des actes illicites tels que des violences physiques, un abandon ou une négligence, au moyen d’éléments objectifs et de déclarations.
Le statut de la personne tenue à une obligation de protection ainsi que le caractère intentionnel ou répété des actes font souvent l’objet de débats. Il est donc utile d’établir les faits en accordant une attention particulière à ces éléments.
→ Recueil de déclarations relatives à l’état et aux réactions de la victime
→ Collecte d’éléments circonstanciels, tels que des images de vidéosurveillance, des témoignages et des relevés de communications
→ Présentation d’éléments établissant l’absence d’intention de commettre des violences physiques ou des actes de négligence
Éléments susceptibles d’atténuer la peine
Les infractions à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées sont considérées comme visant des personnes vulnérables et tendent donc à donner lieu à des peines sévères.
Toutefois, l’absence d’antécédents, les circonstances des faits et les efforts visant à prévenir la récidive peuvent être pris en considération dans la détermination de la peine.
→ Recueillir les documents de base, tels qu’un extrait du casier judiciaire, permettant d’établir l’absence d’antécédents
→ Présenter le comportement adopté et les marques de regret exprimées depuis les faits
→ Mettre en œuvre et documenter des efforts concrets d’amélioration, tels que le suivi d’une formation relative aux personnes handicapées ou le bénévolat dans un établissement spécialisé
En cas de volonté de conclure un accord avec la victime
Dans une affaire d’infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées, un accord transactionnel avec la victime ne permet pas d’éviter la sanction, mais peut avoir une incidence favorable sur la détermination de la peine.
Toutefois, lorsque la victime réside dans un établissement ou a un représentant chargé de sa protection, il peut être nécessaire de conclure l’accord par l’intermédiaire de son représentant légal.
→ Préparer le calendrier de versement de la somme transactionnelle et les modalités de rédaction de l’accord
→ Inclure dans l’accord les faits précis, les modalités de réparation du préjudice et les engagements visant à prévenir toute récidive
En cas de procédure judiciaire ou d’enquête
L’attitude de la personne mise en cause au cours de l’enquête ou du procès est directement prise en compte dans la détermination de la peine.
Les infractions visant des personnes handicapées étant particulièrement susceptibles de faire l’objet d’une réprobation sociale, il importe d’adopter une position cohérente fondée sur les faits et de respecter les procédures, plutôt que de réagir de manière émotionnelle ou de formuler des déclarations parcellaires.
→ Que les faits reprochés soient reconnus ou non, présenter précisément les modalités du contact avec la victime et les circonstances concernées
→ Préparer à l’avance les documents nécessaires à la procédure, tels qu’une déclaration écrite ou une lettre exprimant des regrets
→ Remettre consciencieusement les éléments demandés dans les délais impartis et coopérer activement au déroulement de la procédure
5. Infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées | En cas de difficulté à agir seul

Les infractions à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées étant passibles de peines plus lourdes que celles relevant uniquement de la Loi pénale, il est utile de préparer une réponse appropriée dès le début de l’affaire.
Le Cabinet d’avocats Daeryun élabore, à partir des données relatives aux affaires traitées, une stratégie adaptée à la situation du client et fournit une assistance à chaque étape, depuis le début de l’affaire jusqu’à son règlement.
Il coopère également avec ses propres services d’investigation et d’analyse forensique numérique afin de recueillir et d’analyser des éléments objectifs, tels que les modalités de contact avec la victime, les images de vidéosurveillance au moment des violences ainsi que les relevés d’appels et de messages.
Toute personne rencontrant des difficultés du fait de son implication dans une affaire d’infraction à la Loi sur la protection sociale des personnes handicapées peut solliciter l’assistance des avocats pénalistes du Cabinet d’avocats Daeryun.
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