CONTENTS
- 1. Suspension d’activité d’un hôpital | Sanction administrative

- 2. Suspension d’activité d’un hôpital | Motifs

- - Principaux motifs d’une suspension d’activité
- 3. Suspension d’activité d’un hôpital | Ordre de fermeture

- - Fondement juridique et principales dispositions
- - Obligation de protéger les patients hospitalisés
- 4. Suspension d’activité d’un hôpital | Sanction pécuniaire administrative

- - Imposition de la sanction pécuniaire administrative
- - Paiement et recouvrement de la sanction pécuniaire administrative
- 5. Suspension d’activité d’un hôpital | Voies de recours

- - Recours administratif
- - Contentieux administratif
- 6. Suspension d’activité d’un hôpital | Élaboration d’une stratégie

1. Suspension d’activité d’un hôpital | Sanction administrative

Une suspension d’activité peut être imposée à un hôpital en raison d’une infraction à la Loi sur les services médicaux de la République de Corée. Elle constitue une sanction administrative.
La suspension d’activité d’un hôpital peut être imposée pour une durée maximale d’un an. Une atténuation peut être possible en fonction de la gravité de l’affaire ou de la nature de l’infraction.
Lorsqu’une suspension d’activité est prononcée, l’hôpital doit interrompre pendant la période concernée tous les actes médicaux, notamment les consultations, la prise de rendez-vous et la prescription de médicaments. La poursuite de l’activité pendant cette période peut également entraîner des sanctions pénales.
2. Suspension d’activité d’un hôpital | Motifs
La suspension d’activité d’un hôpital est un acte administratif que le ministre de la Santé et du Bien-être de la République de Corée ou le responsable d’une collectivité territoriale, notamment le maire, le chef de comté ou le chef d’arrondissement, peut imposer lorsqu’un établissement médical enfreint la législation ou accomplit un acte portant atteinte à la confiance dans le système de santé.
Conformément à l’article 64 de la Loi sur les services médicaux, lorsque l’un des motifs suivants est constaté, une suspension d’activité d’une durée maximale d’un an peut être ordonnée ou, dans les cas graves, l’autorisation d’ouverture peut être retirée et la fermeture de l’hôpital ordonnée.
Principaux motifs d’une suspension d’activité
① Absence de commencement des soins dans les 3 mois suivant l’ouverture
-> Lorsque l’activité n’a pas commencé dans les 3 mois suivant la déclaration ou l’autorisation d’ouverture de l’hôpital, sans motif légitime
② Ouverture ou exploitation sous un nom prêté
-> Lorsqu’un professionnel de santé a ouvert ou exploité un hôpital en empruntant le nom d’une autre personne ou d’une personne morale
③ Actes médicaux sans autorisation ou soins dépassant le champ de l’autorisation professionnelle
-> Lorsque des soins ont été confiés à une personne non qualifiée ou qu’un professionnel de santé a été chargé d’accomplir des actes médicaux dépassant le champ de son autorisation professionnelle
④ Entrave aux fonctions des agents compétents ou inexécution d’un ordre administratif
-> En cas de refus ou de non-respect d’une enquête, d’une injonction de mise en conformité ou d’une autre mesure des autorités sanitaires
⑤ Retrait de l’autorisation de constitution ou dissolution
-> Lorsque l’autorisation de constitution d’une personne morale médicale, d’un organisme à but non lucratif, d’un organisme quasi gouvernemental, d’un centre médical territorial ou du Service coréen de santé et de protection sociale des anciens combattants a été retirée, ou lorsque l’entité a été dissoute
Ou lorsqu’un établissement médical a été ouvert par une personne qui n’était pas habilitée à le faire au regard de la Loi sur les services médicaux
⑥ Interruption prolongée de l’activité sans déclaration de cessation ou de suspension temporaire
-> Lorsqu’aucun acte médical n’a été accompli pendant au moins 6 mois sans qu’une déclaration régulière de cessation ou de suspension temporaire de l’activité ait été effectuée
⑦ Préjudice grave résultant du non-respect des obligations prévues par la Loi sur les services médicaux
-> Lorsque le non-respect d’obligations légales, notamment en matière de prévention des infections, a causé à un patient une atteinte grave à la vie ou à l’intégrité physique
⑧ Pratique collusoire
-> Lorsqu’une pratique collusoire a été commise en violation de la Loi sur les affaires pharmaceutiques de la République de Corée
3. Suspension d’activité d’un hôpital | Ordre de fermeture

L’ordre de fermeture constitue l’un des actes administratifs les plus graves pouvant viser un hôpital. Il permet au ministre de la Santé et du Bien-être de la République de Corée ou au maire, au chef de comté ou au chef d’arrondissement de retirer d’office l’autorisation d’ouverture d’un établissement médical ou de mettre fin à son exploitation.
Contrairement à une suspension d’activité ordinaire, cette mesure ordonne la fermeture effective de l’établissement médical. Pendant une certaine période après cette fermeture, l’intéressé ne peut ni ouvrir ni exploiter de nouveau un hôpital.
Fondement juridique et principales dispositions
Conformément à l’article 64, paragraphe 2, de la Loi sur les services médicaux, une personne dont l’autorisation d’ouverture a été retirée ou qui a fait l’objet d’un ordre de fermeture ne peut ouvrir ni exploiter un nouvel établissement médical pendant 6 mois.
Toutefois, lorsqu’une condamnation définitive à une peine d’emprisonnement sans travail ou à une peine plus lourde a été prononcée pour une fausse facturation de frais médicaux, dans le cas prévu au paragraphe 1, point 8, l’ouverture et l’exploitation d’un établissement médical sont interdites pendant 3 ans.
Obligation de protéger les patients hospitalisés
Lorsqu’un établissement médical fait l’objet d’un ordre de fermeture ou d’une suspension d’activité et que des patients y sont hospitalisés, le ministre de la Santé et du Bien-être de la République de Corée ou le maire, le chef de comté ou le chef d’arrondissement doit prendre des mesures de protection à leur égard.
Ces mesures comprennent le transfert sécurisé des patients vers un autre hôpital. L’autorité administrative intervient afin d’éviter l’interruption de leur traitement.
Cette procédure constitue une garantie minimale destinée à protéger le droit à la santé et la sécurité des patients et à éviter que les conséquences défavorables de l’acte administratif ne soient supportées par les usagers des services médicaux.
4. Suspension d’activité d’un hôpital | Sanction pécuniaire administrative
Même lorsqu’un établissement médical est passible d’une suspension d’activité pour avoir enfreint la Loi sur les services médicaux, un dispositif permet de remplacer cette mesure par une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum.
S’il est établi que la suspension d’activité de l’hôpital entraînerait une charge économique grave ou compromettrait fortement les moyens de subsistance du personnel médical, il est possible de solliciter son remplacement par une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum.
L’autorité administrative statue après avoir examiné globalement la charge économique pesant sur l’exploitation de l’hôpital et les conséquences sur les moyens de subsistance du personnel médical.
Imposition de la sanction pécuniaire administrative
La sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum est imposée en fonction de la nature et de la gravité de l’acte justifiant la suspension d’activité de l’hôpital. Son montant peut atteindre 1 milliard de wons sud-coréens.
Pour une même infraction, cette sanction peut être imposée jusqu’à 3 fois.
Paiement et recouvrement de la sanction pécuniaire administrative
Lorsqu’elle impose une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum, l’autorité administrative compétente notifie par écrit la nature de l’infraction et le montant de la sanction. L’hôpital destinataire de la notification doit payer ce montant dans le délai fixé.
À défaut de paiement, une procédure de recouvrement forcé analogue à celle applicable aux impôts locaux impayés peut être engagée.
Si une sanction pécuniaire administrative a déjà été imposée en vertu d’une autre loi pour la même infraction, son montant peut être réduit ou la sanction peut ne pas être appliquée.
5. Suspension d’activité d’un hôpital | Voies de recours

En cas de contestation d’une suspension d’activité de l’hôpital ou d’une sanction pécuniaire administrative, il est possible de demander l’annulation ou l’atténuation de la mesure par les procédures administratives prévues par la loi.
Ces procédures permettent de contester tant la suspension d’activité que la décision imposant une sanction pécuniaire administrative.
Recours administratif
En cas de contestation de la décision rendue sur l’objection, un recours administratif peut être introduit dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de l’acte ou dans les 180 jours suivant la date de cet acte.
La commission coréenne des recours administratifs examine la légalité et le bien-fondé de l’acte, puis statue.
▶ Procédure
1. Dépôt de la requête en recours
La personne souhaitant former un recours administratif doit rédiger une requête et la déposer auprès de l’autorité mise en cause ou de la commission des recours administratifs compétente.
Elle doit également joindre autant de copies de la requête qu’il existe d’autorités mises en cause.
2. Dépôt du mémoire en réponse
Dans les 10 jours suivant la réception de la requête, l’autorité ayant pris l’acte rédige un mémoire exposant sa position sur la demande et le dépose auprès de la commission des recours administratifs.
Ce mémoire est également communiqué au requérant afin qu’il puisse prendre connaissance des arguments de l’autorité.
3. Transmission de l’affaire
L’autorité ayant pris l’acte transmet rapidement à la commission des recours administratifs la requête et le mémoire en réponse qui lui ont été remis afin de permettre le bon déroulement de l’examen.
4. Examen de l’affaire
Sur la base des pièces reçues, la commission des recours administratifs examine attentivement les arguments du requérant et de l’autorité ayant pris l’acte. Elle fixe une date d’examen et apprécie l’illégalité ainsi que le caractère injustifié de l’acte. Le résultat est notifié aux deux parties.
5. Décision et prise d’effet
À l’issue de l’examen, la commission des recours administratifs rédige sa décision et la signifie au requérant ainsi qu’à l’autorité ayant pris l’acte. La décision produit ses effets juridiques à compter de sa signification.
Contentieux administratif
Si le résultat du recours administratif est contesté, une action contentieuse administrative peut être engagée dans les 60 jours suivant la réception de la décision rendue sur ce recours.
La juridiction détermine en dernier lieu si l’acte doit être annulé.
▶ Procédure
1. Dépôt de la requête introductive d’instance
Le contentieux administratif commence par le dépôt d’une requête introductive d’instance auprès de la juridiction. Celle-ci doit exposer notamment les faits, l’objet de la demande et ses fondements. Elle doit également respecter les exigences relatives au formulaire prescrit, aux pièces jointes et aux frais de signification.
2. Dépôt du mémoire en réponse
Le défendeur, généralement une autorité administrative, doit déposer un mémoire en réponse dans les 30 jours suivant la signification d’une copie de la requête.
Ce mémoire contient les arguments opposés aux prétentions du demandeur ainsi que les pièces correspondantes.
3. Délimitation des questions litigieuses (audience préparatoire)
Cette étape vise à clarifier les prétentions et les faits invoqués par les deux parties, puis à distinguer les points contestés de ceux qui ne le sont pas.
Les éléments de preuve et le programme d’administration de la preuve sont alors organisés. Si nécessaire, les parties peuvent comparaître et présenter leurs observations.
4. Examen au fond (audience de plaidoirie)
Après la délimitation des questions litigieuses, cette audience est consacrée à l’administration effective de la preuve et à la présentation des arguments.
L’examen au fond porte notamment sur l’audition des témoins et le dépôt des documents. Selon la nature de l’affaire, la procédure peut passer directement à cette étape sans délimitation préalable des questions litigieuses.
5. Prononcé du jugement et appel
La juridiction énonce le dispositif dans son jugement et peut, si nécessaire, exposer brièvement les motifs de sa décision.
Le jugement produit ses effets dès son prononcé. En cas de contestation, une déclaration d’appel peut être déposée dans les 2 semaines suivant la signification du jugement afin d’engager la procédure d’appel.
6. Suspension d’activité d’un hôpital | Élaboration d’une stratégie
Une suspension d’activité d’un hôpital ne se limite pas à une interruption de l’activité et peut avoir de graves répercussions sur l’ensemble du fonctionnement de l’établissement médical.
En particulier, l’existence d’un antécédent de suspension peut entraîner l’imposition d’une sanction plus lourde en cas de faits ultérieurs identiques. Une analyse attentive de la situation est donc nécessaire.
Afin de limiter ces conséquences défavorables, il importe d’examiner précisément, dès réception de la notification de l’acte administratif, ses motifs et son éventuelle illégalité, puis d’élaborer une stratégie adaptée.
Le Cabinet d'avocats Daeryun compte plusieurs avocats spécialisés en droit médical ayant exercé comme examinateurs auprès de l’organisme coréen de médiation médicale ou comme professionnels de santé.
Selon l’affaire, le cabinet coopère également avec un centre de collecte des preuves afin d’obtenir les éléments matériels nécessaires et fournit une assistance juridique adaptée.
Si une suspension d’activité de votre hôpital nécessite un accompagnement juridique, vous pouvez élaborer une stratégie adaptée avec un 🔗avocat spécialisé en droit médical.
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