CONTENTS
- 1. Loi sur le commerce électronique | Principaux concepts et termes

- 2. Loi sur le commerce électronique | Manquements fréquemment commis par les entreprises

- - Omission ou présentation mensongère des informations sur les produits
- - Non-respect des règles relatives à la rétractation et au remboursement
- - Manquements aux règles de protection des données personnelles et à la procédure de consentement
- - Défaut de remise du contrat et des documents électroniques
- - Restrictions abusives des transactions et utilisation de clauses abusives
- 3. Loi sur le commerce électronique | Obligations des entreprises et règles de conformité

- - Sanctions pénales applicables en cas de violation de la Loi sur le commerce électronique
- - Amendes administratives applicables en cas de violation de la Loi sur le commerce électronique
- 4. Loi sur le commerce électronique | Mesures à prendre par les entreprises et organisation du contrôle interne

1. Loi sur le commerce électronique | Principaux concepts et termes

La Loi sud-coréenne sur le commerce électronique est un texte essentiel qui s’applique, dans le contexte actuel marqué par l’essor des transactions en ligne à l’ère numérique, à toutes les activités de vente de biens ou de services sans contact direct.
Elle protège les consommateurs et définit les obligations des professionnels lors des transactions portant sur des biens et des services par l’intermédiaire de boutiques en ligne, d’applications mobiles ou de plateformes internet.
En tenant compte des caractéristiques propres aux transactions numériques, elle vise à renforcer les droits et intérêts des consommateurs, à clarifier la responsabilité des professionnels et à favoriser un environnement fiable pour le commerce électronique.
Les principaux termes indispensables à la compréhension de la Loi sur le commerce électronique sont les suivants.
▶Professionnel : personne physique ou morale qui vend des biens ou des services par voie électronique, notamment une boutique en ligne ou une plateforme d’intermédiation.
▶Consommateur : personne physique ou morale qui achète des biens ou des services par voie électronique.
▶Rétractation : manifestation de volonté par laquelle le consommateur annule le contrat dans un délai déterminé. La Loi sur le commerce électronique renforce la protection des consommateurs au moyen de ce droit.
▶Obligation d’information sur les produits : obligation pour le professionnel de communiquer clairement les informations essentielles concernant le bien vendu, notamment sa dénomination, son prix, ses principales caractéristiques, les frais de livraison et les conditions de remboursement.
▶Formation du contrat : le contrat est formé lorsque le consommateur manifeste son intention d’acheter et que le professionnel l’accepte.
▶Document électronique : tout document échangé dans le cadre du commerce électronique, tel qu’un bon de commande ou un formulaire de rétractation, est reconnu sous forme électronique.
2. Loi sur le commerce électronique | Manquements fréquemment commis par les entreprises

Les principaux types de manquements à la Loi sur le commerce électronique auxquels les entreprises sont le plus fréquemment confrontées sont présentés ci-dessous.
Omission ou présentation mensongère des informations sur les produits
La Loi sur le commerce électronique impose aux professionnels de fournir clairement et précisément aux consommateurs les informations essentielles nécessaires au choix d’un bien ou d’un service.
Ces informations doivent notamment comprendre la dénomination du produit, son prix, sa qualité, ses principales caractéristiques, les frais de livraison, les conditions de rétractation et les coordonnées du vendeur.
Les problèmes suivants sont toutefois fréquents en pratique.
▶Présentation exagérée d’un prix comme étant réduit ou absence d’indication claire des frais supplémentaires ajoutés au montant effectivement payé
▶Présentation ambiguë des conditions de livraison sans frais ou information tardive du consommateur quant aux frais de livraison supplémentaires
▶Publicité exagérant la qualité ou les fonctions du produit d’une manière qui ne correspond pas à la réalité
▶Communication incomplète des coordonnées du vendeur ou des informations relatives au professionnel, rendant difficile tout contact du consommateur en cas de problème
L’omission ou la présentation mensongère de ces informations peut fausser la décision d’achat du consommateur et lui causer un préjudice. Ces pratiques sont donc strictement interdites par la loi.
En cas de manquement, la Commission coréenne du commerce équitable ou une collectivité territoriale peut prononcer un acte administratif, notamment une amende administrative, une injonction de mise en conformité ou, dans les cas graves, une suspension d’activité.
Lors de la rédaction des pages de produits et des supports publicitaires, les entreprises doivent vérifier attentivement que les informations fournies respectent les exigences légales et que les formulations commerciales reposent sur des faits.
Non-respect des règles relatives à la rétractation et au remboursement
La Loi sur le commerce électronique garantit au consommateur un droit de rétractation, c’est-à-dire le droit d’annuler le contrat dans un certain délai après l’achat.
En règle générale, le consommateur peut se rétracter dans les 7 jours suivant la réception du produit, et le professionnel doit alors procéder au remboursement sans retard.
Les manquements suivants sont toutefois fréquents.
▶Retard ou refus du professionnel malgré la demande de rétractation présentée par le consommateur
▶Absence d’information claire sur les motifs limitant la rétractation, tels que les produits fabriqués sur mesure ou ceux qui ne peuvent plus être revendus après ouverture, ou application arbitraire de restrictions
▶Procédure de remboursement excessivement complexe ou difficile à comprendre quant à ses modalités, son délai ou sa méthode, ou imposition de conditions déraisonnables
▶Augmentation des réclamations et des litiges causée par des retards de remboursement
Ces problèmes peuvent non seulement réduire la confiance des consommateurs, mais également entraîner des litiges. Ils peuvent donner lieu à une injonction de mise en conformité et à une amende administrative de la Commission coréenne du commerce équitable.
Les entreprises doivent établir et publier une politique claire en matière de rétractation, l’afficher de manière facilement accessible sur leur site internet et mettre en place une procédure interne permettant de traiter rapidement les demandes.
Manquements aux règles de protection des données personnelles et à la procédure de consentement
Dans le commerce électronique, le professionnel collecte, utilise et conserve les données personnelles des consommateurs. La Loi de la République de Corée sur la protection des données personnelles et la Loi sur le commerce électronique soumettent ces opérations à des règles strictes.
Les principaux types de manquements sont les suivants.
▶Obtention du consentement sans information claire sur la finalité de la collecte, les catégories de données concernées ou leur durée de conservation
▶Utilisation à des fins autres que celles prévues, notamment à des fins commerciales, ou communication à des tiers sans le consentement du consommateur
▶Insuffisance des mesures techniques et organisationnelles destinées à prévenir les fuites de données personnelles
▶Absence de procédure de retrait du consentement ou complexité excessive de celle-ci, rendant difficile l’exercice des droits du consommateur
Ces actes peuvent gravement compromettre la confiance accordée au professionnel et, en cas de fuite de données personnelles, causer un préjudice à grande échelle. Ils peuvent donner lieu à une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum ou à une sanction pénale.
Les entreprises doivent établir et publier une politique claire de traitement des données personnelles, concevoir les formulaires et procédures de consentement conformément à la loi et procéder à des contrôles internes ainsi qu’à des formations périodiques du personnel.
Défaut de remise du contrat et des documents électroniques
La Loi sur le commerce électronique prévoit que, dès la formation de la transaction, un document électronique comprenant le contenu du contrat doit être immédiatement fourni au consommateur.
Ce document doit notamment comprendre les détails de la transaction, le contenu de l’offre, les conditions de paiement et les modalités d’exercice du droit de rétractation.
Les entreprises rencontrent toutefois parfois les problèmes suivants.
▶Envoi tardif du document électronique empêchant le consommateur de vérifier en temps utile le contenu de la transaction
▶Omission de justificatifs contractuels ou communication partielle de ceux-ci
▶Manquement à l’obligation de conservation des documents électroniques, rendant difficile la production de justificatifs en cas de litige
Ces manquements portent atteinte à la protection des droits du consommateur et peuvent placer l’entreprise dans une situation juridique défavorable en cas de litige.
Les entreprises doivent mettre en place un système de contrats électroniques et une solution d’envoi automatisé des documents électroniques afin de communiquer rapidement et précisément le contenu du contrat au consommateur et de le conserver en toute sécurité.
Restrictions abusives des transactions et utilisation de clauses abusives
La Loi sur le commerce électronique interdit les clauses abusives afin de protéger les droits et intérêts des consommateurs.
Les types de clauses abusives fréquemment constatés sont les suivants.
▶Clauses limitant la résiliation du contrat d’une manière excessivement défavorable au consommateur
▶Octroi au professionnel du pouvoir de modifier unilatéralement le contrat
▶Clauses imposant au consommateur une charge excessive au titre de la réparation des dommages
▶Conditions déraisonnables imposées à l’exercice du droit de rétractation
Lorsque l’entreprise utilise de telles clauses, celles-ci peuvent être déclarées nulles, et l’entreprise peut faire l’objet d’une recommandation de mise en conformité ou d’une sanction administrative de la Commission coréenne du commerce équitable.
Lors de la rédaction des conditions générales, les entreprises doivent respecter rigoureusement les lignes directrices de la Commission coréenne du commerce équitable et les faire examiner par un professionnel du droit afin de ne pas porter atteinte aux droits des consommateurs.
3. Loi sur le commerce électronique | Obligations des entreprises et règles de conformité
Dans le cadre du commerce électronique, les entreprises doivent respecter rigoureusement les obligations suivantes.
▶Communication des informations sur les produits : le prix, les frais de livraison, les conditions d’échange et de remboursement ainsi que les modalités de rétractation doivent être présentés de manière claire et facilement accessible.
▶Garantie du droit de rétractation : le consommateur doit être informé du délai et de la procédure de rétractation. Lorsqu’une demande est présentée dans le délai légal, le remboursement doit intervenir sans retard.
▶Fourniture de documents électroniques : après la formation du contrat, les informations relatives à la transaction doivent être immédiatement communiquées au consommateur sous forme électronique et conservées conformément à l’obligation applicable.
▶Respect de la protection des données personnelles : le consentement doit être clairement obtenu lors de la collecte et de l’utilisation de données personnelles, lesquelles doivent être gérées de manière sécurisée.
▶Interdiction des clauses abusives : les clauses abusives désignées par la Commission coréenne du commerce équitable ne doivent pas être utilisées.
▶Exactitude de la publicité et des indications commerciales : les publicités mensongères ou exagérées sont interdites, et leur contenu doit correspondre aux caractéristiques réelles du produit.
Sanctions pénales applicables en cas de violation de la Loi sur le commerce électronique
| Type de manquement | Niveau de sanction |
| Entrave à une enquête de la Commission coréenne du commerce équitable, non-respect d’une injonction de mise en conformité, etc. | Emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 100 millions de wons sud-coréens au plus |
| Défaut de déclaration d’une activité de vente à distance | Amende pénale de 30 millions de wons sud-coréens au plus |
| Communication mensongère par un vendeur à distance de ses informations d’identification ou des conditions de la transaction | Amende pénale de 10 millions de wons sud-coréens au plus |
Amendes administratives applicables en cas de violation de la Loi sur le commerce électronique
| Type de manquement | Amende administrative |
| Inexécution des mesures destinées à prévenir les préjudices causés aux consommateurs | Amende administrative de 10 millions de wons sud-coréens au plus |
| Violation des pratiques interdites, notamment en matière de publicité ou de fausses informations | |
| Défaut de souscription d’une assurance d’indemnisation des consommateurs, entre autres | |
| Manquement aux obligations des vendeurs à distance percevant un paiement anticipé | |
| Défaut de conservation des registres des transactions ou d’accès à ceux-ci | Amende administrative de 5 millions de wons sud-coréens au plus |
| Défaut d’affichage des informations d’identification ou de déclaration | |
| Non-respect des règles relatives aux indications et à la publicité ou défaut de remise du contrat | |
| Manquement à l’obligation d’information relative aux transactions conclues par des mineurs | |
| Défaut d’obtention du consentement du consommateur ou manquement à l’obligation d’information | |
| Non-respect d’un ordre de maintien de l’ordre | Amende administrative de 1 million de wons sud-coréens au plus |
4. Loi sur le commerce électronique | Mesures à prendre par les entreprises et organisation du contrôle interne

Afin de gérer efficacement les risques liés à la Loi sur le commerce électronique, les entreprises doivent prévoir les mesures suivantes.
▶Renforcement des contrôles juridiques et de la formation : instaurer une culture de conformité grâce à des contrôles juridiques périodiques et à la formation du personnel.
▶Établissement de politiques et de procédures internes : définir clairement et documenter les procédures relatives à la communication des informations sur les produits, au traitement des rétractations et à la protection des données personnelles.
▶Mise en place d’un système de documents électroniques : instaurer un dispositif permettant l’envoi rapide et la conservation des documents électroniques attestant les transactions.
▶Procédure de contrôle de la publicité et des opérations commerciales : prévoir un examen préalable afin de vérifier l’exactitude du contenu publicitaire et d’empêcher l’utilisation de clauses abusives.
▶Renforcement du système de traitement des réclamations des consommateurs : mettre en place un dispositif permettant de traiter rapidement les rétractations, les remboursements et les réclamations.
▶Conseil juridique et assistance en matière de conformité : coopérer étroitement avec le service juridique ou des avocats externes spécialisés afin de prévenir les risques.
La Loi sur le commerce électronique constitue un texte essentiel pour la protection des consommateurs. Les entreprises doivent respecter la législation applicable à chaque étape du commerce électronique.
La communication des informations sur les produits, le traitement des rétractations et des remboursements, la protection des données personnelles et la présentation claire du contenu des contrats revêtent notamment un caractère obligatoire.
Tout manquement peut entraîner des conséquences importantes, telles qu’une amende administrative ou une suspension d’activité. Il est donc nécessaire que les entreprises mettent en place un système structuré de gestion de la conformité, forment leur personnel et instaurent un dispositif de traitement rapide des réclamations.
Le suivi des évolutions constantes de la Loi sur le commerce électronique et le recours à un conseil juridique spécialisé sont également importants pour la gestion des risques de l’entreprise.
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