CONTENTS
- 1. Réglementation médicale | Notion

- - Objectif
- 2. Réglementation médicale | Principaux types

- - Exercice non autorisé d’actes médicaux
- - Réglementation relative à la publicité médicale
- - Octroi de rétrocommissions et perception d’avantages économiques
- - Réglementation relative aux dispositifs médicaux
- - Défaut d’évaluation des nouvelles technologies médicales
- 3. Réglementation médicale | Mesures de réponse

- - Mesures préventives
- - Collecte et conservation des documents pertinents
- - Réponse aux contrôles administratifs et aux autorités d’enquête
- - Introduction d’un recours administratif et d’un contentieux administratif
- - Stratégie de réponse aux sanctions pénales
- - Renforcement de la conformité interne
- 4. Réglementation médicale | Assistance en matière de conseil juridique

1. Réglementation médicale | Notion

La réglementation du secteur médical désigne l’ensemble des procédures par lesquelles l’État supervise et encadre, au moyen de lois et de dispositifs institutionnels, l’ensemble des activités liées aux soins médicaux et aux produits pharmaceutiques, afin de protéger la vie et la santé de la population et de préserver la dimension d’intérêt général des actes médicaux.
Cette réglementation s’applique à l’ensemble du secteur de la santé, notamment aux soins dispensés par les hôpitaux et les cliniques, au développement des médicaments, aux essais cliniques, à l’autorisation des dispositifs, à la distribution, à l’étiquetage et à la publicité ainsi qu’à la fixation du prix des médicaments.
Objectif
La réglementation médicale ne vise pas uniquement à encadrer les actes des professionnels de santé. Elle constitue également un dispositif de sécurité minimal destiné à protéger les droits et les intérêts des patients et à préserver le bon fonctionnement du marché de la santé.
Elle a pour objectif de prévenir ou de détecter en amont les actes médicaux illicites, les publicités mensongères, les interventions pratiquées sans autorisation et l’octroi d’avantages indus, afin de favoriser la confiance du public envers les établissements et les professionnels de santé.
2. Réglementation médicale | Principaux types

La réglementation médicale s’applique à différents domaines, notamment aux actes médicaux, aux produits pharmaceutiques, à l’assurance et à la publicité.
Selon le type de réglementation concerné, des mesures administratives, des sanctions pénales et une responsabilité civile peuvent se cumuler. Une réponse juridique adaptée à chaque situation est donc nécessaire.
Exercice non autorisé d’actes médicaux
Il s’agit des cas dans lesquels une personne qui n’est pas un professionnel de santé accomplit un acte médical ou dans lesquels un professionnel de santé dispense des soins dépassant le champ de son autorisation d’exercice.
Ces actes constituent une violation de l’article 27 de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée et peuvent entraîner des sanctions pénales ainsi que des mesures telles que la suspension de l’autorisation d’exercice.
Réglementation relative à la publicité médicale
L’article 56 de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée encadre strictement les personnes habilitées à diffuser une publicité médicale, son contenu et ses modalités, afin d’empêcher en amont les publicités susceptibles d’induire les consommateurs en erreur.
La présentation directe d’une intervention, l’absence d’indication des effets indésirables ou la mention de diplômes ou d’expériences professionnelles mensongers peuvent faire l’objet de sanctions pénales et de mesures administratives.
Octroi de rétrocommissions et perception d’avantages économiques
Le fait de recevoir de l’argent, des biens ou des invitations d’une entreprise pharmaceutique ou d’un fabricant de dispositifs médicaux, ou de percevoir une contrepartie sous condition de prescrire un produit déterminé, constitue une rétrocommission.
Ces pratiques font l’objet de sanctions sévères en cas de violation de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée ou de la Loi sur les affaires pharmaceutiques de la République de Corée.
Réglementation relative aux dispositifs médicaux
Les dispositifs médicaux sont des instruments, équipements ou logiciels utilisés notamment pour diagnostiquer, traiter ou prévenir une maladie ou pour corriger une fonction corporelle. Ils sont régis par la Loi de la République de Corée sur les dispositifs médicaux.
Cette loi prévoit des mesures telles que l’autorisation, la déclaration et le suivi après commercialisation afin de garantir leur sécurité et leur efficacité à toutes les étapes de leur fabrication, de leur importation, de leur publicité et de leur vente.
Défaut d’évaluation des nouvelles technologies médicales
Lorsqu’une intervention ou un dispositif qui n’a pas fait l’objet d’une évaluation des nouvelles technologies médicales est utilisé sur un patient, l’acte médical concerné est considéré comme illicite.
Pour satisfaire aux exigences de cette évaluation, il faut démontrer, au moyen de publications de référence, que la technologie médicale concernée présente une sécurité et une efficacité équivalentes ou supérieures à celles des technologies médicales déjà utilisées.
3. Réglementation médicale | Mesures de réponse

En matière de réglementation médicale, la prévention en amont est plus importante qu’une réponse après la survenance des faits. L’élaboration d’une stratégie adaptée à chaque situation est essentielle pour réduire les risques réglementaires.
Mesures préventives
Les établissements de santé et les entreprises concernées doivent surveiller en permanence l’évolution des principales législations, notamment la Loi sur les services médicaux, la Loi sur les affaires pharmaceutiques et la Loi sur les dispositifs médicaux de la République de Corée, et procéder périodiquement à des contrôles internes de conformité.
Dans les domaines fréquemment concernés par la réglementation, il est important de comprendre précisément les règles applicables et de mettre en place des procédures ainsi qu’un système documentaire adaptés.
La mise en place, avant toute violation, de procédures internes et d’un système documentaire tenant compte des normes réglementaires peut constituer un élément favorable en cas de litige juridique ultérieur.
Collecte et conservation des documents pertinents
Lorsqu’un avis de contrôle ou d’enquête émanant d’une autorité de régulation est reçu, les documents essentiels permettant d’établir les faits, tels que les dossiers médicaux, les contrats et les supports publicitaires, doivent être rapidement organisés.
La destruction non autorisée de documents ou l’omission de certains éléments risque d’être interprétée comme une destruction de preuves ou comme l’indice d’un acte intentionnel. Une vigilance particulière est donc nécessaire.
Il est recommandé de désigner une chaîne de signalement interne et un responsable de la réponse afin d’établir un système de gestion des documents.
Réponse aux contrôles administratifs et aux autorités d’enquête
Dès la phase initiale d’un contrôle mené par un organisme tel que le ministère de la Santé et du Bien-être social, le ministère de la Sécurité des aliments et des médicaments, le Service d’examen et d’évaluation de l’assurance maladie ou la Caisse nationale d’assurance maladie de la République de Corée, une grande prudence s’impose dans les déclarations et la communication de documents.
Il convient d’adopter une attitude prudente pendant le contrôle et de garder à l’esprit que les documents communiqués et les déclarations effectuées peuvent avoir une incidence importante sur l’adoption ultérieure d’une mesure.
L’issue de la procédure pouvant varier selon la pertinence de la réponse initiale, une préparation rigoureuse est nécessaire.
Introduction d’un recours administratif et d’un contentieux administratif
Lorsqu’une mesure administrative a déjà été arrêtée, il est possible de demander réparation au moyen d’un recours administratif devant l’autorité administrative ou d’un contentieux administratif. Cette procédure permet de contester à la fois son bien-fondé juridique et son éventuelle irrégularité procédurale.
Plutôt que d’affirmer simplement que la mesure est excessive, il est utile d’organiser de manière logique les faits clairement établis et les questions relatives à l’interprétation des textes applicables.
Une stratégie essentielle consiste à organiser les dossiers médicaux, les avis consultatifs et les directives internes afin de présenter à la juridiction des éléments probants convaincants.
Stratégie de réponse aux sanctions pénales
En cas d’enquête du parquet ou de la police coréens, la défense doit être structurée autour des éléments essentiels à l’appréciation de l’illégalité, notamment l’existence d’une intention ou d’une négligence, la légitimité de l’acte médical et les mesures prises pour protéger le patient.
Plutôt qu’une contestation systématique, des explications fondées sur des faits objectifs et sur l’appréciation clinique peuvent contribuer à une atténuation effective de la peine ou à une décision du parquet coréen de classer l’affaire sans suite.
Une préparation rigoureuse est nécessaire avant toute déclaration. Il convient de garder à l’esprit que chaque déclaration et chaque document communiqué peuvent avoir une incidence importante sur les conséquences juridiques.
Renforcement de la conformité interne
Afin de réduire les risques réglementaires récurrents, il est recommandé aux établissements de santé et aux entreprises de réviser leurs règles internes dans chaque domaine et d’organiser systématiquement des formations périodiques destinées au personnel opérationnel.
Il est important d’instaurer des procédures de contrôle préalable et des dispositifs d’autoévaluation pour chaque domaine à haut risque, notamment la publicité médicale, les rétrocommissions et les essais cliniques.
Un dispositif structurel visant à réduire en amont la probabilité d’un incident, plutôt qu’à intervenir uniquement après sa survenance, est essentiel pour assurer une stabilité juridique à long terme.
4. Réglementation médicale | Assistance en matière de conseil juridique

L’environnement réglementaire applicable aux établissements de santé devient de plus en plus élaboré et complexe.
Dans des domaines variés tels que les biotechnologies, les produits pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, les technologies médicales et le développement de nouveaux médicaments, le risque que des manquements à la législation soient relevés augmente. Les mesures administratives ou la responsabilité pénale qui peuvent en résulter sont susceptibles d’avoir une incidence importante sur l’ensemble des activités d’un établissement.
Il est donc nécessaire de bien comprendre dès le départ les réglementations applicables, de contrôler les systèmes internes et de pouvoir réagir rapidement et précisément lorsqu’un problème survient.
Le Cabinet d’avocats Daeryun compte plusieurs avocats spécialisés en droit médical ayant exercé comme membres non permanents ou examinateurs au sein de l’Agence coréenne de médiation et d’arbitrage des litiges médicaux, ou comme professionnels de santé.
Le cabinet étudie en permanence les réglementations médicales évolutives que les établissements de santé doivent connaître et fournit, en tenant compte des évolutions récentes, des interprétations juridiques et des mesures de conformité adaptées.
Dans un environnement réglementaire complexe, les situations nécessitant un conseil juridique spécialisé peuvent être examinées avec l’aide d’un 🔗avocat spécialisé en droit médical.
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