CONTENTS
- 1. Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution, le client ayant consulté un avocat en matière d'infractions sexuelles

- - Circonstances de l'affaire
- - Infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution, assistance de l'avocat en matière d'infractions sexuelles
- 2. Infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution, jugement assorti d'un sursis à l'exécution de la peine

- 3. Notion et niveau des peines prévus par la Loi sur la répression de la prostitution

- - Types d'infractions liées à la prostitution
- - Peines encourues en cas d'infraction à la Loi sur la répression de la prostitution
- 4. Stratégie de défense en cas d'infraction à la Loi sur la répression de la prostitution

- - Points de vigilance en cas de défense sans assistance
- - Assistance d'un avocat en matière d'infractions sexuelles
1. Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution, le client ayant consulté un avocat en matière d'infractions sexuelles
Voici les circonstances exposées par le client qui avait sollicité une consultation au sujet d'une infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution.
Circonstances de l'affaire

Le client avait fait la connaissance de la victime par l'intermédiaire d'une application de discussion aléatoire.
La victime avait exprimé son souhait de le rencontrer en déclarant : « Je peux vous rencontrer maintenant » et « J'aimerais boire un verre avec vous ». Le client l'avait alors rencontrée à proximité de son domicile.
Après avoir eu une relation sexuelle avec la victime dans un établissement d'hébergement voisin, le client lui avait remis 100 000 wons sud-coréens en contrepartie.
Le représentant légal de la victime, ayant appris ces faits, avait toutefois déposé une plainte pénale contre le client pour infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution. Le client risquait dès lors une sanction au titre de cette loi.
Il avait donc sollicité l'assistance d'un avocat en matière d'infractions sexuelles afin d'éviter une peine privative de liberté ferme.
Infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution, assistance de l'avocat en matière d'infractions sexuelles
1) Profonds remords du client et excuses présentées à la victime
L'avocat intervenant en matière d'infractions sexuelles a produit au moins 10 pages de lettres de repentir manuscrites par le client et souligné que celui-ci regrettait profondément d'avoir eu recours à la prostitution par légèreté afin de satisfaire ses désirs sexuels.
Il a également sollicité la clémence en expliquant que le client avait fait part de ses sincères excuses à la victime et à la famille de celle-ci et leur exprimait ses profonds regrets.
2) Mise en évidence des efforts visant à prévenir toute récidive
Des certificats et relevés de formation ont permis d'établir que, depuis les faits, le client avait suivi avec assiduité, à plusieurs reprises, les formations pertinentes auprès d'un organisme spécialisé dans la prévention des infractions sexuelles.
L'avocat en matière d'infractions sexuelles a également produit un compte rendu rédigé par le client afin de souligner sa ferme volonté de prévenir toute récidive.
3) Mise en évidence des attaches sociales du client
L'avocat intervenant en matière d'infractions sexuelles a souligné que le client vivait avec ses parents et son frère ou sa sœur cadet(e) et assumait les moyens de subsistance de son foyer.
Il a également produit une requête en clémence indiquant que la famille continuait à faire confiance au client et souhaitait qu'il bénéficie de clémence compte tenu des besoins du foyer, afin de mettre en évidence ses attaches sociales.
2. Infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution, jugement assorti d'un sursis à l'exécution de la peine
La formation de jugement a retenu que le client reconnaissait sa faute et manifestait des remords, qu'il s'efforçait de prévenir toute récidive et qu'il assumait les moyens de subsistance de son foyer.
Le client, qui risquait une peine privative de liberté ferme, a donc fait l'objet d'un jugement assorti d'un sursis à l'exécution de la peine pour infraction à la Loi sur la répression de l'entremise à la prostitution.
Le client a remercié l'avocat en matière d'infractions sexuelles en déclarant : « Grâce à l'assistance attentive qui m'a été apportée, j'ai pu éviter une peine ferme pour les faits de prostitution. »
3. Notion et niveau des peines prévus par la Loi sur la répression de la prostitution
La Loi de la République de Corée sur la répression de l'entremise à la prostitution (ci-après la « Loi sur la répression de la prostitution ») qualifie d'infractions non seulement les actes de prostitution proprement dits, mais également leur entremise et, plus généralement, les actes consistant à tirer profit de l'activité sexuelle.
En conséquence, les personnes ayant directement participé à la prostitution, mais aussi celles ayant facilité ces actes ou y étant intervenues, peuvent faire l'objet d'une sanction.
Types d'infractions liées à la prostitution
La prostitution ne se limite pas à une simple transaction entre particuliers et peut revêtir plusieurs formes.
Les rencontres rémunérées ou conditionnelles impliquant des adolescents peuvent être sanctionnées plus sévèrement en vertu de la législation coréenne sur la protection des enfants et des adolescents.
L'entremise réalisée au moyen de sites de prostitution ou d'applications de discussion, ainsi que la prostitution pratiquée dans des établissements dissimulés, notamment ceux de type « offi » ou les salons de massage, peuvent également exposer les intermédiaires et les exploitants à des sanctions.
En particulier, lorsque les faits impliquent la contrainte, des menaces ou l'organisation de prostitution à l'étranger, de lourdes peines comparables à celles prévues pour la traite des êtres humains peuvent être prononcées.
Peines encourues en cas d'infraction à la Loi sur la répression de la prostitution
En cas de vente de services sexuels | Peine d'emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 30 000 000 de wons sud-coréens au plus |
En cas d'achat de services sexuels | Peine d'emprisonnement avec travail de 1 an au plus ou amende pénale de 3 000 000 de wons sud-coréens au plus, détention de courte durée ou peine pécuniaire mineure |
En cas d'achat de services sexuels d'un enfant ou d'un adolescent | Peine d'emprisonnement avec travail de 1 an à 10 ans ou amende pénale de 20 000 000 à 50 000 000 de wons sud-coréens
(si la victime est âgée de moins de 16 ans, la peine peut être aggravée jusqu'à concurrence de ½) |
4. Stratégie de défense en cas d'infraction à la Loi sur la répression de la prostitution
L'appréciation des soupçons d'infraction à la Loi sur la répression de la prostitution peut varier en fonction de l'existence d'une contrepartie et de la composition des éléments de preuve.
Les déclarations faites au cours de l'enquête étant souvent consignées telles quelles dès leur première formulation, une personne qui assure seule sa défense doit être particulièrement attentive aux points ci-dessous.
Points de vigilance en cas de défense sans assistance
Lorsqu'une personne est interrogée pour des faits présumés de prostitution, il est important qu'elle prépare ses déclarations avec prudence.
Plutôt que de répondre immédiatement aux questions des services d'enquête, il convient d'abord d'examiner s'il existait des circonstances indiquant qu'une somme d'argent ou un avantage patrimonial avait été échangé en contrepartie d'une relation sexuelle.
L'existence d'une telle contrepartie, permettant de distinguer les faits d'une simple rencontre ou d'une relation amoureuse, constitue en effet la question centrale.
Il est également préférable de clarifier les faits avant toute déclaration en tenant compte des éléments obtenus par les services d'enquête, notamment les conversations, les relevés de virements et les images de vidéosurveillance.
En outre, il peut être utile d'identifier à l'avance les facteurs susceptibles d'atténuer la peine, tels que la dénonciation spontanée des faits, l'attitude de repentir et l'absence d'antécédents de sanction pénale caractérisant une première infraction .
Assistance d'un avocat en matière d'infractions sexuelles
1. Analyse précise de l'existence d'une contrepartie
Les faits sont réexaminés afin de déterminer si une somme d'argent a été échangée en contrepartie d'une relation sexuelle. S'il existe des circonstances dans lesquelles le caractère onéreux apparaît faible, comme une relation amoureuse ou la prise en charge de dépenses courantes, l'argumentation de la défense est construite autour de ces éléments.
2. Distinction des liens avec un intermédiaire ou un complice
Les questions sont distinguées selon que la personne était un simple utilisateur ou qu'elle avait activement participé aux faits, notamment par l'entremise ou la fourniture d'un lieu. Les faits sont ensuite clarifiés afin d'éviter qu'ils ne soient inutilement interprétés comme relevant de l'entremise ou de la complicité.
3. Gestion de la collecte des preuves et de l'analyse forensique des appareils électroniques
Il convient de vérifier si les conversations, les images de vidéosurveillance et les enregistrements d'appels ont été recueillis légalement et, si nécessaire, d'envisager de demander l'exclusion des preuves obtenues illégalement.
Des conseils peuvent également être fournis afin d'évaluer avec prudence les questions directement liées aux droits de la défense, telles que le consentement à l'analyse forensique d'un téléphone portable.
L'avocat en matière d'infractions sexuelles peut ainsi clarifier les principaux aspects de l'affaire, notamment l'existence d'une contrepartie, une éventuelle complicité et le traitement des preuves, afin de limiter les éléments défavorables.
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