CONTENTS
- 1. Conflit né d’une dénonciation par un syndicat

- - Circonstances ayant conduit aux soupçons d’infraction à la Loi sur les syndicats
- 2. Droit applicable et enjeux au regard de la Loi sur les syndicats

- 3. Stratégie de réponse aux soupçons d’infraction à la Loi sur les syndicats

- - Justification de la légitimité de la réorganisation et de sa nécessité de gestion
- - Établissement des faits pour réfuter l’allégation de pratique déloyale de l’employeur
- - Démonstration de l’absence d’intention d’intervention de l’employeur
- 4. Issue de l’affaire dénoncée par le syndicat : clôture pour « absence d’indices d’infraction »

- - Litiges avec un syndicat : l’intérêt d’un accompagnement juridique
1. Conflit né d’une dénonciation par un syndicat

Le client qui s’est adressé à Daeryun pour une infraction présumée à la Loi sur les syndicats était le dirigeant d’une entreprise de taille intermédiaire. Visé par une plainte du syndicat, il a bénéficié de l’assistance des avocats en droit des affaires de Daeryun et l’affaire a été classée pour « absence d’indices d’infraction ».
Circonstances ayant conduit aux soupçons d’infraction à la Loi sur les syndicats
Le client, dirigeant d’une entreprise manufacturière de taille intermédiaire, souhaitait réorganiser les dispositifs internes et les processus de travail afin d’améliorer le fonctionnement général de l’entreprise.
Ces mesures visaient à accroître l’efficacité de l’organisation et à garantir un traitement équitable entre ses membres.
Certains adhérents ont toutefois soutenu qu’une partie de la réforme désavantageait les activités syndicales. Ils ont effectué une dénonciation auprès de l’administration du travail coréenne, ce qui a fait évoluer l’affaire en litige juridique.
Le client a ensuite fait l’objet d’une plainte déposée par le syndicat pour une infraction présumée à la Loi sur les syndicats et devait être entendu dans le cadre de l’enquête.
Afin d’y répondre, il s’est adressé aux avocats en droit des affaires de Daeryun ayant traité de nombreuses affaires relevant du droit du travail et a sollicité leur assistance.
2. Droit applicable et enjeux au regard de la Loi sur les syndicats
L’article 81 de la Loi sur les syndicats et l’ajustement des relations de travail de la République de Corée qualifie notamment de pratiques déloyales de l’employeur en matière de travail le traitement défavorable motivé par l’exercice légitime d’activités syndicales, le refus de négocier collectivement et l’intervention dans les activités d’un syndicat.
▶ Types de pratiques déloyales de l’employeur prévus par la Loi sur les syndicats
2. Subordonner l’emploi à la condition de ne pas adhérer à un syndicat, de s’en retirer ou de devenir membre d’un syndicat déterminé
3. Refuser ou négliger, sans motif légitime, de conclure une convention collective ou de mener toute autre négociation collective
4. Dominer l’organisation ou le fonctionnement d’un syndicat ou intervenir dans ceux-ci, verser une rémunération au-delà du plafond d’exemption du temps de travail ou contribuer aux frais de fonctionnement du syndicat
Si une pratique déloyale de l’employeur telle que celles énumérées ci-dessus était reconnue, elle serait sanctionnée en application de l’article 90 de la Loi sur les syndicats.
▶ Peine encourue
Article 90 de la Loi sur les syndicats (sanctions pénales) | Emprisonnement avec travail de 2 ans au plus ou amende pénale de 20 000 000 de wons sud-coréens au plus |
3. Stratégie de réponse aux soupçons d’infraction à la Loi sur les syndicats

Les principaux points litigieux dans cette affaire étaient les suivants.
▶ Points litigieux de l’affaire
▷ La question de savoir si l’employeur avait eu l’intention d’entraver les activités syndicales
L’avocat en droit des affaires s’est donc attaché à démontrer que les mesures internes adoptées dans le cadre du fonctionnement de l’organisation ne constituaient ni un désavantage ni une discrimination visant certains adhérents.
Il a également exposé clairement, au moyen d’éléments circonstanciels, que l’employeur n’avait nullement eu l’intention de restreindre les activités du syndicat ou d’y intervenir.
Justification de la légitimité de la réorganisation et de sa nécessité de gestion
L’avocat en droit des affaires s’est attaché à démontrer que la révision des règles de fonctionnement de l’organisation constituait une mesure fondée sur une décision de gestion raisonnable.
Il a expliqué concrètement, en s’appuyant notamment sur les projets internes et les documents d’information destinés au personnel, que la réforme visait à améliorer l’efficacité du travail et à réorganiser les processus professionnels.
Il a également démontré que les mesures s’appliquaient uniformément à l’ensemble du personnel, et non à certains adhérents du syndicat, afin de souligner l’absence d’intention discriminatoire.
Ces éléments ont permis d’établir objectivement que la réforme n’était pas un moyen destiné à entraver les activités des adhérents du syndicat.
Établissement des faits pour réfuter l’allégation de pratique déloyale de l’employeur
Afin de souligner que les mesures prises par le client ne constituaient pas un traitement défavorable envers les adhérents du syndicat, les dossiers du personnel et les documents relatifs au fonctionnement de l’entreprise avant et après les faits ont été examinés minutieusement.
Il a notamment été démontré, au moyen de données chiffrées et d’exemples, que les mutations et les changements de fonctions avaient été planifiés indépendamment des activités syndicales et que les mêmes mesures avaient été appliquées aux salariés non syndiqués placés dans les mêmes conditions.
L’avocat en droit des affaires a soutenu que des critères uniformes avaient été appliqués indépendamment de l’appartenance syndicale, ce qui démontrait selon lui l’absence d’intention de domination ou d’intervention de la part de l’employeur.
Cette stratégie de réfutation fondée sur les faits a directement contesté la réunion des éléments constitutifs d’une pratique déloyale de l’employeur.
Démonstration de l’absence d’intention d’intervention de l’employeur
L’avocat en droit des affaires a relevé que l’entreprise avait constamment respecté l’existence du syndicat et entretenu avec lui des relations de coopération.
Il a présenté de nombreux éléments circonstanciels, notamment des exemples dans lesquels l’entreprise avait accepté des demandes antérieures du syndicat ainsi que les relevés des échanges réguliers entre la direction et les salariés. Il a ainsi souligné que les décisions relatives au fonctionnement de l’organisation relevaient d’une procédure administrative distincte des activités syndicales.
Des pièces justificatives ont également permis de démontrer l’absence de circonstances révélant une volonté de restreindre les activités syndicales ou d’y faire obstacle pendant la mise en œuvre de la réforme.
4. Issue de l’affaire dénoncée par le syndicat : clôture pour « absence d’indices d’infraction »

Les autorités d’enquête ont reconnu que la réorganisation avait été menée en raison des nécessités de gestion et dans le cadre d’une rationalisation administrative.
Elles ont également considéré que les mesures concernées ne visaient ni à restreindre les activités syndicales ni à porter préjudice au syndicat et qu’elles n’enfreignaient pas les stipulations de la convention collective.
Les soupçons d’infraction à la Loi sur les syndicats n’ont donc pas été retenus et une décision définitive de classement pour « absence d’indices d’infraction » a été rendue.
Litiges avec un syndicat : l’intérêt d’un accompagnement juridique
Les conflits internes qui surviennent inévitablement lors d’une réorganisation ou d’un changement de politique peuvent donner lieu à des soupçons d’infraction à la Loi sur les syndicats.
Même en l’absence d’intention de la part de l’entreprise, il s’agit d’un domaine sensible dans lequel la perception d’un désavantage par les adhérents peut conduire à une dénonciation pénale.
Il est donc nécessaire de déterminer précisément la nature de l’affaire dès son origine et de bénéficier de l’assistance d’un professionnel du droit capable d’élaborer une argumentation claire.
Le Cabinet d’avocats Daeryun dispose d’un système de prise en charge en équipe, associant des avocats en droit des affaires adaptés à chaque dossier et des spécialistes de différents domaines, notamment les relations du travail et la fiscalité.
Il propose également des services de conseil adaptés après la clôture de l’affaire et présente des solutions concrètes en matière de prévention des litiges, de prise de décision rapide et de gestion des conflits internes.
En cas de litige avec un syndicat, une assistance peut être sollicitée via la page 🔗Réserver une consultation juridique.
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