CONTENTS
- 1. Client exposé à des sanctions pour infraction d'exhibition sexuelle en public

- - Infraction d'exhibition sexuelle en public et infraction d’exposition excessive du corps
- 2. Conditions de constitution de l'infraction d'exhibition sexuelle en public

- - Peines applicables à l'infraction d'exhibition sexuelle en public
- - Points clés de la défense face à une sanction pour infraction d'exhibition sexuelle en public
- 3. Intervention de l’avocat face au risque de sanction pour infraction d'exhibition sexuelle en public

- - Contestation du caractère public et obscène
- - Contestation du caractère intentionnel
- - Absence de risque de récidive
- 4. Résultat de la défense face à une sanction pour infraction d'exhibition sexuelle en public

1. Client exposé à des sanctions pour infraction d'exhibition sexuelle en public

Il s’agit du dossier d’un client qui a sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en infractions sexuelles alors qu’il risquait des sanctions pour infraction d'exhibition sexuelle en public.
Afin d’assurer la défense du client, l’avocat spécialisé en infractions sexuelles a commencé par examiner les circonstances de l’affaire.
Le jour des faits, le client effectuait des heures supplémentaires en raison d’un surcroît de travail. Ne parvenant pas à résister à la somnolence, il a décidé de se masturber.
Le client a expliqué qu’au moment des faits, seules deux personnes travaillaient dans le bureau, à savoir lui-même et une employée, victime dans cette affaire. Leurs postes étant très éloignés, il ne pensait pas qu’elle pourrait être témoin de son acte.
La victime a cependant vu le client se masturber et a déposé une plainte pénale pour infraction d'exhibition sexuelle en public.
Le client, qui risquait dès lors des sanctions pour cette infraction, a sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en infractions sexuelles.
Infraction d'exhibition sexuelle en public et infraction d’exposition excessive du corps
Dans cette affaire, le client risquait des sanctions pénales après le dépôt, par la victime, d’une plainte pour infraction d'exhibition sexuelle en public.
L’infraction d'exhibition sexuelle en public et l’infraction d’exposition excessive du corps peuvent sembler identiques aux yeux du public, mais elles constituent des comportements infractionnels distincts.
| Distinction | Infraction d'exhibition sexuelle en public | Infraction d’exposition excessive du corps |
| Loi applicable | Article 245 de la Loi pénale de la République de Corée | Article 3 de la Loi sur la répression des infractions mineures de la République de Corée |
| Nature du comportement | Acte obscène visant à satisfaire un désir sexuel | Simple exposition excessive du corps |
| Conditions | Acte suscitant chez le public un sentiment de honte sexuelle ou de dégoût | Exposition susceptible de provoquer de la gêne ou du désagrément |
| Peines encourues | Peine d'emprisonnement avec travail d’un an au plus, amende pénale maximale de 5 millions de wons sud-coréens, détention de courte durée ou amende pénale mineure dite gwaryo | Amende pénale maximale de 100 000 wons sud-coréens, détention de courte durée ou amende pénale mineure dite gwaryo |
| Exemples | Masturbation dans un lieu public, exposition des organes génitaux, acte sexuel | Déambulation dans la rue en sous-vêtements, consommation d’alcool torse nu, déambulation en ville en bikini |
2. Conditions de constitution de l'infraction d'exhibition sexuelle en public
🔗Infraction d'exhibition sexuelle en public : les conditions suivantes doivent être réunies pour que des sanctions soient prononcées.
1. Auteur de l’acte : une personne physique
L’infraction d'exhibition sexuelle en public ne peut être commise que par une personne physique.
Elle peut être commise tant par un mineur que par un adulte. Lorsqu’elle est commise par un mineur, le statut de mineur non pénalement responsable et l’application de la Loi sur les mineurs de la République de Corée font l’objet d’un examen distinct.
2. Circonstance de l’acte : caractère public
Le terme « public » désigne une situation dans laquelle un nombre indéterminé ou important de personnes peut prendre connaissance de l’acte.
Il n’est pas nécessaire que des personnes aient effectivement vu l’acte. Le caractère public peut être retenu dès lors que toute personne aurait pu le voir.
Acte accompli discrètement à son domicile, rideaux fermés → caractère public non établi
3. Contenu de l’acte : acte obscène
Le simple fait que des vêtements soient tombés ou qu’une partie du corps ait été exposée ne suffit pas.
Les juridictions considèrent comme obscène « un acte qui porte gravement atteinte à la pudeur sexuelle d’une personne ordinaire ou suscite chez elle un sentiment de dégoût ».
Torse nu, déambulation en sous-vêtements ou exposition accidentelle due à une braguette ouverte pendant la consommation d’alcool → acte obscène non retenu
4. Élément subjectif : intention
L’infraction d'exhibition sexuelle en public est une infraction intentionnelle.
Elle est constituée lorsque l’auteur accomplit un acte obscène tout en sachant qu’un nombre indéterminé ou important de personnes peut en prendre connaissance.
Lorsque l’auteur était ivre au point de ne conserver aucun souvenir ou que l’exposition était accidentelle, l’existence de l’intention peut être contestée.
En termes simples, l’infraction d'exhibition sexuelle en public est constituée lorsque ① l’acte est accompli dans une situation où un nombre indéterminé ou important de personnes peut le voir, ② il est obscène au point de porter atteinte à la pudeur sexuelle du public et ③ il est intentionnel.
Peines applicables à l'infraction d'exhibition sexuelle en public
En vertu de l’article 245 de la Loi pénale de la République de Corée, l’infraction d'exhibition sexuelle en public est punie d’une peine d'emprisonnement avec travail d’un an au plus, d’une amende pénale maximale de 5 millions de wons sud-coréens, d’une détention de courte durée ou d’une amende pénale mineure dite gwaryo.
Bien que ces peines soient moins sévères que celles prévues pour d’autres infractions sexuelles, une peine d'emprisonnement avec travail ou une peine d'amende peut être inscrite au casier judiciaire et être assortie de mesures de sûreté, notamment l’enregistrement de données personnelles.
En revanche, une condamnation à une détention de courte durée (incarcération dans un établissement pénitentiaire ou un local de détention pendant une période d’au moins 1 jour et de moins de 30 jours) ou à une amende pénale mineure dite gwaryo (montant d’au moins 2 000 wons sud-coréens et de moins de 50 000 wons sud-coréens) ne donne pas lieu à une inscription au casier judiciaire ni à ces mesures de sûreté.
Points clés de la défense face à une sanction pour infraction d'exhibition sexuelle en public
Lorsqu’une personne risque des sanctions pour infraction d'exhibition sexuelle en public, les éléments suivants peuvent être examinés.
1. Contestation du caractère intentionnel de l’acte
La constitution de l’infraction d'exhibition sexuelle en public suppose l’intention d’accomplir un acte obscène.
En cas de simple accident, par exemple si les vêtements sont tombés sous l’effet de l’ivresse ou si la personne s’est trompée de toilettes, il convient de faire valoir l’absence d’intention d’accomplir un acte obscène.
Les images de vidéosurveillance, les déclarations des témoins et les circonstances sur place peuvent servir à démontrer le caractère accidentel de l’acte.
2. Contestation du caractère obscène
Les juridictions ne retiennent l’infraction d'exhibition sexuelle en public que si l’acte porte atteinte à la pudeur sexuelle du public ou suscite un sentiment de dégoût.
Lorsqu’il s’agit d’une simple exposition du corps difficilement assimilable à un acte sexuel, une requalification en infraction d’exposition excessive du corps et une atténuation de la peine peuvent être sollicitées. Les circonstances, l’heure, le lieu et les modalités de l’acte peuvent ainsi être analysés pour contester son caractère obscène.
3. Examen de la crédibilité des déclarations de la victime
L’infraction d'exhibition sexuelle en public repose souvent dans une large mesure sur le signalement et les déclarations de la victime.
Il convient d’examiner l’identité des témoins, la cohérence des déclarations et l’existence éventuelle d’exagérations.
La mise en évidence de contradictions dans les déclarations de la victime peut influer sur l’appréciation de leur crédibilité.
4. Tentative d’accord transactionnel et efforts de réparation du préjudice
Dans les affaires d’infractions sexuelles, l’existence d’un accord transactionnel avec la victime peut avoir une incidence importante sur la détermination de la peine.
Des excuses sincères et le versement d’une somme transactionnelle appropriée peuvent conduire la victime à déclarer qu’elle ne souhaite pas de sanction et être pris en considération lors d’une éventuelle décision du parquet coréen de classer l'affaire sans suite ou d’une décision plus clémente.
Même en l’absence d’accord, une lettre exprimant des remords, des activités d’intérêt général ou le suivi d’un programme thérapeutique peuvent être pris en considération.
5. Mise en avant des efforts de prévention de la récidive
Dans les affaires d’infraction d'exhibition sexuelle en public, le risque de récidive fait souvent l’objet d’un examen.
Le suivi d’un programme de contrôle des pulsions sexuelles, d’un traitement de l’alcoolisme lorsque les faits ont été commis sous l’emprise de l’alcool ou de séances d’accompagnement peut démontrer une volonté de prévenir la récidive.
La constatation d’un faible risque de récidive peut être prise en compte par la juridiction dans sa décision.
Lorsque l’absence de culpabilité peut être soutenue, la défense peut viser une décision de la police de ne pas transmettre le dossier au parquet ou une décision du parquet coréen de classer l'affaire sans suite. Lorsque la culpabilité paraît probable, elle peut viser une peine aussi limitée que possible et l’absence d’inscription des données personnelles.
3. Intervention de l’avocat face au risque de sanction pour infraction d'exhibition sexuelle en public
La défense du client exposé à des sanctions pour infraction d'exhibition sexuelle en public a été organisée comme suit.
Contestation du caractère public et obscène
L’avocat spécialisé en infractions sexuelles a souligné que le client n’avait pas accompli publiquement un acte obscène.
Selon l’arrêt 2000도4372 de la Cour suprême de la République de Corée, un acte obscène désigne un acte qui stimule le désir sexuel d’une personne ordinaire, provoque une excitation sexuelle, porte atteinte à la pudeur sexuelle normale et contrevient à la morale sexuelle.
Selon le jugement 2019고단7655 du Tribunal du district central de Séoul, le terme « publiquement » désigne une situation dans laquelle un nombre indéterminé ou important de personnes peut prendre connaissance de l’acte obscène.
Le client s’était masturbé pour lutter contre la somnolence pendant qu’il travaillait. Toutefois, un panneau occultant était installé sous son bureau, de sorte que le bas de son corps était difficilement visible depuis le poste de la victime.
En outre, aucune tierce personne ne pouvait entrer dans le bureau ce jour-là.
La défense a donc soutenu que l’acte de masturbation du client ne pouvait être considéré comme un acte obscène accompli publiquement et ne relevait donc pas de l’infraction d'exhibition sexuelle en public.
Contestation du caractère intentionnel
L’avocat spécialisé en infractions sexuelles a souligné que le client n’avait aucune intention de commettre une exhibition sexuelle en public.
Convaincu que la victime ne pouvait pas voir son acte de masturbation, le client avait réduit ses mouvements au minimum et n’avait pas l’intention de porter atteinte à sa pudeur sexuelle au moment des faits.
Il n’avait ni exposé ni montré intentionnellement ses organes génitaux à la victime, mais s’était au contraire masturbé discrètement sous un bureau équipé d’un panneau occultant.
L’avocat spécialisé en infractions sexuelles a donc soutenu que rien ne permettait de considérer que le client avait voulu que la victime remarque son acte de masturbation et ressente une atteinte à sa pudeur sexuelle, de sorte que l’intention requise pour l’infraction d'exhibition sexuelle en public ne pouvait être retenue.
Absence de risque de récidive
L’avocat spécialisé en infractions sexuelles a souligné l’absence de risque de récidive du client.
Le client a exprimé des remords sincères au sujet de son comportement et a présenté à plusieurs reprises ses excuses à la victime.
Ayant pris conscience du caractère immoral de son acte, le client a entrepris des démarches pour prévenir toute récidive, notamment en s’inscrivant et en participant à un accompagnement psychologique relatif aux questions sexuelles ainsi qu’à un programme de prévention de la récidive. L’avocat spécialisé en infractions sexuelles a produit les documents relatifs à cet accompagnement afin de soutenir que le client ne présentait pas de risque de récidive.
4. Résultat de la défense face à une sanction pour infraction d'exhibition sexuelle en public

Grâce à la défense assurée par l’avocat spécialisé en infractions sexuelles face à la sanction encourue pour l’infraction d’exhibition sexuelle en public, le client a obtenu une décision de ne pas transmettre le dossier au parquet au stade de l’enquête policière.
Le client ayant rapidement sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en infractions sexuelles alors qu’il risquait une sanction pour infraction d’exhibition sexuelle en public, l’affaire a pu être close au stade de l’enquête policière.
Une sanction pour infraction d’exhibition sexuelle en public peut entraîner la qualification d’auteur d’une infraction sexuelle, susceptible de suivre la personne toute sa vie.
Si vous avez besoin d’aide dans une situation comparable à celle du client dans cette affaire, vous pouvez effectuer une 🔗réservation d’une consultation juridique avec un avocat pénaliste.
Daeryun, cabinet d’avocats classé 9e en République de Corée sur la base des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée déposées auprès du Service national des impôts coréen pour l’année 25, fournit des services juridiques fondés sur la confiance.

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