CONTENTS
- 1. Plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Importance de l’imposition séparée des revenus de retraite et avantages fiscaux

- 2. Plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Conditions de déductibilité pour la personne morale selon les statuts et le règlement relatif au versement

- - Limitations annuelles des coefficients résultant des modifications de la Loi sur l’impôt sur le revenu
- 3. Plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Gestion des risques fiscaux en cas de dépassement et accompagnement professionnel

- - Calcul du plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants et structure adaptée aux intérêts des deux parties
- - Intérêt de l’accompagnement d’un avocat en droit des affaires
1. Plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Importance de l’imposition séparée des revenus de retraite et avantages fiscaux
Examinons les stratégies permettant à une entreprise de fixer le plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants et de maîtriser les risques fiscaux.
Pour les dirigeants qui ont contribué aux activités et aux résultats d’une entreprise, l’indemnité de départ à la retraite revêt une importance qui dépasse celle d’une simple rémunération.
De nombreux dirigeants aspirent à une « liberté financière » après leur départ à la retraite. Toutefois, s’ils ne tiennent pas compte de la part des impôts dans le montant effectivement perçu, ils peuvent éprouver des difficultés à constituer les actifs escomptés.
Le plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants constitue alors une notion essentielle.
En règle générale, les revenus d’un dirigeant se répartissent entre les revenus du travail, comprenant le salaire et les primes, les revenus de dividendes et les revenus de retraite.
Parmi ces catégories, les revenus de retraite bénéficient généralement du régime fiscal le plus favorable.
Les revenus du travail et les revenus de dividendes sont soumis à une imposition globale avec les autres revenus. Selon la tranche de revenus, un taux progressif pouvant atteindre 49,5 %, impôt local sur le revenu compris, peut s’appliquer.
En revanche, les revenus de retraite relèvent d’une « imposition séparée par catégorie » et ne sont pas cumulés avec les autres revenus.
En outre, compte tenu du fait que ces revenus sont accumulés pendant une longue période puis perçus en une seule fois au moment du départ, leur calcul repose sur une méthode d’annualisation suivie d’une multiplication par le nombre d’années de service.
Cette méthode consiste à diviser les revenus de retraite par le nombre d’années de service, à appliquer le taux d’imposition, puis à multiplier à nouveau le résultat par ce même nombre d’années. Elle réduit ainsi la base imposable et peut permettre l’application d’une tranche d’imposition moins élevée.
Pour l’entreprise, l’utilisation du plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants dans les limites autorisées par la législation peut donc accroître le montant net effectivement perçu par le dirigeant.
Il s’agit du plafond légal jusqu’auquel les sommes versées à un dirigeant lors de son départ à la retraite peuvent être reconnues comme des « revenus de retraite » au titre de la Loi sur l’impôt sur les sociétés et de la Loi sur l’impôt sur le revenu de la République de Corée.
Les sommes versées au-delà de ce plafond peuvent être considérées comme des « revenus du travail », et non comme des revenus de retraite, et être soumises à un taux d’imposition nettement plus élevé.
2. Plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Conditions de déductibilité pour la personne morale selon les statuts et le règlement relatif au versement
Pour que les indemnités de départ à la retraite versées par une personne morale à ses dirigeants soient admises comme charges fiscalement déductibles, le plafond prévu par la Loi sur l’impôt sur les sociétés de la République de Corée doit être respecté.
Si l’entreprise verse une somme excessive sans fondement juridique, l’administration fiscale peut non seulement refuser sa déduction, mais aussi la considérer comme une sortie injustifiée de fonds sociaux et imposer des sanctions strictes.
Selon la Loi sur l’impôt sur les sociétés, l’indemnité de départ à la retraite d’un dirigeant doit, en principe, être versée conformément au montant prévu par les statuts de la personne morale ou par un « règlement relatif au versement des indemnités de départ à la retraite des dirigeants » adopté sur délégation des statuts.
À défaut de règlement distinct, conformément à l’article 44 du décret d’application de la Loi sur l’impôt sur les sociétés, seul est admis en déduction le montant correspondant à « 10 % de la rémunération brute totale perçue au cours de l’année précédant le départ à la retraite », multiplié par le nombre d’années de service.
La part excédentaire est réintégrée fiscalement et soumise à l’impôt sur les sociétés. Pour le dirigeant concerné, elle est ajoutée aux revenus du travail, ce qui accroît la charge d’impôt sur le revenu.
Les représentants et dirigeants de l’entreprise doivent donc vérifier attentivement si les statuts comportent des dispositions précises sur le plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants et si celles-ci tiennent compte des dernières modifications législatives.
La seule existence de dispositions en la matière ne suffit pas à écarter tous les risques.
Dans les situations suivantes, l’administration fiscale peut refuser la déduction au cours d’un contrôle fiscal.
Fixation d’un coefficient excessivement favorable à un dirigeant déterminé
Application de taux de versement différents selon les dirigeants sans critères objectifs
Modification soudaine du règlement relatif au versement peu avant le départ à la retraite d’un dirigeant
Absence de procédure régulière, telle qu’une délibération de l’assemblée générale des actionnaires ou du conseil d’administration
Même si l’entreprise souhaite fixer une indemnité élevée afin de récompenser le travail accompli par un dirigeant, le non-respect de ces procédures juridiques et du principe d’équité peut entraîner pour celui-ci une charge fiscale excessive.
Limitations annuelles des coefficients résultant des modifications de la Loi sur l’impôt sur le revenu
Par le passé, lorsque les statuts prévoyaient un coefficient élevé, par exemple 5 ou 10, l’intégralité du montant correspondant pouvait être reconnue comme un revenu de retraite.
Face à la multiplication des cas dans lesquels ce mécanisme était utilisé pour retirer des fonds de la personne morale à un taux d’imposition réduit, le législateur a modifié la Loi sur l’impôt sur le revenu afin de renforcer progressivement le plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants.
Le coefficient applicable varie désormais selon la période d’activité. Une attention particulière est donc nécessaire lors du calcul.
La part de l’indemnité totale versée au dirigeant qui est reconnue comme un revenu de retraite au titre de la Loi sur l’impôt sur le revenu est calculée séparément pour les trois périodes suivantes, puis additionnée.
Premièrement, la période d’activité antérieure au 31 décembre 2011.
Pour cette période, l’intégralité du montant prévu par les statuts ou le règlement relatif au versement alors applicable peut être reconnue comme un revenu de retraite.
En l’absence de règlement distinct, le plafond légal de 10 % s’applique.
Deuxièmement, la période d’activité comprise entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019.
À compter de cette période, la Loi sur l’impôt sur le revenu a instauré une limitation du coefficient. Seul peut être reconnu comme revenu de retraite un montant égal au maximum à trois fois 10 % de la rémunération brute annuelle moyenne des trois années précédant le départ, multipliés par le nombre d’années de service.
Troisièmement, la période d’activité à compter du 1er janvier 2020.
Une modification législative a encore réduit le plafond. Selon la même méthode de calcul, seul un coefficient maximal de 2 est désormais admis pour les revenus de retraite.
En outre, comme le plafond des revenus de retraite prévu par la Loi sur l’impôt sur le revenu dépend de la rémunération moyenne des trois années précédant le départ, un ajustement anticipé du niveau de rémunération annuelle peut avoir une incidence sur la fiscalité.
| Période d’activité | Coefficient admis pour les revenus de retraite | Observations |
| Avant le 31 décembre 2011 | Intégralité du coefficient prévu par le règlement admise | Fondement requis dans les statuts ou un règlement adopté sur délégation |
| De 2012 au 31 décembre 2019 | 10 % de la rémunération brute annuelle moyenne × nombre d’années de service × 3 | Introduction du plafond prévu par la Loi sur l’impôt sur le revenu |
| À compter du 1er janvier 2020 | 10 % de la rémunération brute annuelle moyenne × nombre d’années de service × 2 | Réduction du plafond avec application du coefficient 2 |
Le plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants doit ainsi être calculé au prorata de chaque période d’activité, ce qui rend son application particulièrement complexe.
En particulier, même si la personne morale a pu déduire la part excédant le plafond, celle-ci est ajoutée aux « revenus du travail » du dirigeant et imposée à ce titre.
Il peut en résulter une hausse des cotisations d’assurance maladie et de l’impôt global sur le revenu, susceptible de perturber la planification des actifs destinés à la retraite du dirigeant.
3. Plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Gestion des risques fiscaux en cas de dépassement et accompagnement professionnel
Une entreprise peut verser à un dirigeant une indemnité de départ à la retraite supérieure au plafond.
Elle doit toutefois savoir clairement que la part excédentaire n’est pas admise comme charge fiscalement déductible au titre de la Loi sur l’impôt sur les sociétés et qu’elle est imposée comme revenu du travail du dirigeant.
L’application arbitraire d’un coefficient élevé sans prise en compte des risques fiscaux peut entraîner un rappel d’impôt sur les sociétés ainsi que des coûts accessoires importants, notamment une pénalité pour insuffisance de déclaration.
Une attention particulière s’impose également lorsque le dirigeant souhaite transférer l’indemnité perçue vers un compte individuel de retraite (IRP) afin de la recevoir sous forme de pension.
Pour la part comprise dans le plafond prévu par la Loi sur l’impôt sur le revenu, la perception sous forme de pension peut ouvrir droit à une réduction de 30 à 40 % de l’impôt sur les revenus de retraite. En revanche, la part excédant le plafond et considérée comme un revenu du travail ne bénéficie d’aucune réduction de ce type ni du report d’imposition lié à un compte de retraite.
La planification du départ à la retraite d’un dirigeant repose donc sur le calcul précis du plafond légal et l’établissement, dans cette limite, de règles adaptées aux intérêts de l’entreprise comme à ceux du dirigeant.
Un examen juridique est indiqué notamment dans les situations suivantes.
Calcul du plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants et structure adaptée aux intérêts des deux parties
| Catégorie | Éléments essentiels | Effets pour l’entreprise | Effets pour le dirigeant |
|---|---|---|---|
| ① Structure du plafond légal | Le plafond des charges fiscalement déductibles au titre de la Loi sur l’impôt sur les sociétés correspond à (rémunération moyenne des 3 années précédant le départ × 1/10 × nombre d’années de service × 3) | Maîtrise du risque de réintégration fiscale de la part excédentaire | Possibilité d’appliquer l’impôt sur les revenus de retraite à l’intégralité du montant |
| ② Mise à jour des statuts et règlements | Mention du coefficient et des critères de calcul dans les statuts et le règlement relatif au versement des indemnités de départ à la retraite des dirigeants | Établissement du fondement du versement en cas de contrôle fiscal | Planification prévisible du départ à la retraite |
| ③ Simulation d’une augmentation de la rémunération | Calcul préalable de l’augmentation de l’indemnité avant toute hausse de la rémunération annuelle du dirigeant | Prévention d’une charge excessive liée aux provisions pour indemnités de départ à la retraite | Élaboration d’une stratégie raisonnable d’ajustement de la rémunération |
| ④ Gestion du risque de versement excédentaire | Part excédant le plafond : réintégration fiscale + imposition comme revenu du travail | Prévention des rappels d’impôt sur les sociétés et des pénalités | Préservation des réductions applicables aux revenus de retraite |
| ⑤ Stratégie de transfert vers un IRP | Réduction de l’impôt sur les revenus de retraite lorsque seule la part comprise dans le plafond est transférée vers un compte de retraite | Organisation fiscale tenant compte des risques applicables | Réduction du taux d’imposition lors de la perception de la pension |
| ⑥ Exigence d’une délibération de l’assemblée générale des actionnaires | La Loi commerciale exige une délibération de l’assemblée générale pour le versement de la rémunération et des indemnités de départ à la retraite | Maîtrise des risques de nullité du versement et de violation du devoir de loyauté dans la gestion des affaires d’autrui | Prévention de futurs litiges |
| ⑦ Transmission familiale d’entreprise et transformation en personne morale | Élaboration d’une stratégie de régularisation des indemnités de départ à la retraite des dirigeants avant la transmission | Prévention d’une charge fiscale excessive pendant la transmission | Possibilité d’ajuster la répartition intergénérationnelle de la charge fiscale |
| ⑧ Documentation en vue d’un contrôle fiscal | Conservation des fondements du calcul, du tableau de calcul de la rémunération moyenne et des procès-verbaux du conseil d’administration et de l’assemblée générale | Réduction du risque de rappel grâce à la disponibilité des justificatifs | Possibilité de répondre à une décision d’imposition |
Intérêt de l’accompagnement d’un avocat en droit des affaires

Lorsque des différends fiscaux et juridiques liés au plafond des indemnités de départ à la retraite des dirigeants sont à craindre dans le cadre de décisions importantes de l’entreprise, il convient d’élaborer dès le début une stratégie rigoureuse afin de prévenir les pertes patrimoniales.
Une réglementation interne insuffisante peut conduire à ce que la reconnaissance des services accomplis par le dirigeant tout au long de sa carrière soit absorbée par l’impôt, ce qui constitue également une perte importante pour l’entreprise.
L’assistance de spécialistes maîtrisant la législation applicable est indispensable pour assurer à la fois une retraite stable au dirigeant et la solidité financière de la personne morale.
Daeryun, classé 9e parmi les cabinets d’avocats en République de Corée selon les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée de l’année 25 auprès du Service national des impôts de la République de Corée, réunit des avocats intervenant en droit des affaires et en droit fiscal ainsi que des conseillers fiscaux afin d’aider les entreprises à prévenir leurs risques.
Le Cabinet d'avocats Daeryun recommande de faire examiner les statuts de votre société et de concevoir une structure de versement des indemnités de départ à la retraite conforme aux plafonds légaux par l’intermédiaire de la 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat en droit des affaires.











