CONTENTS
- 1. Cession d’une société | Cas de conseil relatif au financement de projets immobiliers et à la cession d’un immeuble de bureaux

- - Notions de société, de cession et de sortie d’investissement
- 2. Cession d’une société | Différences juridiques entre la cession d’actions et la cession d’activité

- - Éléments à prendre en compte pour choisir la structure de cession d’une société
- 3. Cession d’une société | Évaluation rationnelle de l’entreprise et éléments de valorisation

- - Principaux indicateurs de valorisation lors de la cession d’une société
- 4. Cession d’une société | Préparation de l’audit préalable et gestion des risques

- - Principaux points à vérifier lors de l’audit juridique d’une cession de société
- 5. Cession d’une société | Rédaction du contrat et réalisation définitive de l’opération

- - Points d’attention pour préparer la cession d’une société
1. Cession d’une société | Cas de conseil relatif au financement de projets immobiliers et à la cession d’un immeuble de bureaux
Nous présentons un cas de conseil juridique global couvrant l’ensemble du processus de cession d’une société, depuis la structuration de l’opération jusqu’à l’audit préalable, la conclusion des contrats et la réalisation définitive de la transaction.

Daeryun a récemment conseillé ses clients sur la structuration financière d’un projet d’aménagement mixte et sur la cession de grands immeubles de bureaux en République de Corée.
Dans le cadre d’un projet d’aménagement d’un complexe à usage mixte impliquant un financement de plusieurs centaines de millions de wons sud-coréens, le Cabinet a restructuré les relations contractuelles entre l’emprunteur et les établissements financiers. Il a également examiné en amont les questions administratives relatives au terrain du projet ainsi que les risques de litiges potentiels afin de contribuer à la stabilité du financement.
Il a notamment contribué à réduire les risques liés à l’opération en coordonnant juridiquement les questions réglementaires apparues pendant le projet et les divergences entre les parties prenantes.
Dans le cadre de la cession d’un grand immeuble de bureaux en République de Corée, le Cabinet a également conseillé le vendeur sur l’examen de la reprise de plusieurs baux, la négociation des conditions contractuelles avec les investisseurs et l’ensemble des formalités de réalisation de l’opération.
Les avocats du Cabinet ont mené l’opération à son terme en intégrant les perspectives du financement immobilier et des opérations de M&A dans une structure contractuelle adaptée aux procédures d’autorisation et aux exigences réglementaires.
Notions de société, de cession et de sortie d’investissement
Une société est une organisation dotée d’une personnalité juridique propre, distincte de celle d’une personne physique.
Les sociétés par actions et les sociétés à responsabilité limitée relevant de la Loi commerciale de la République de Corée en sont des exemples. Une personne morale est elle-même titulaire de droits et d’obligations.
Elle peut ainsi être partie à un contrat, détenir des biens, contracter des dettes et être partie à une procédure judiciaire.
Compte tenu de cette autonomie juridique, la cession d’une société doit être comprise comme le transfert d’une entité juridique ou de son contrôle.
Une cession désigne l’acte juridique par lequel des actifs, des participations ou une branche d’activité sont transférés à un tiers.
La cession d’une société peut prendre les formes suivantes.
- Cession des actions détenues par les actionnaires
- Cession séparée de certaines branches d’activité, de certains actifs ou du fonds de commerce de la société
La cession d’une société et la sortie d’investissement peuvent sembler désigner la même notion. La sortie d’investissement couvre toutefois l’ensemble des méthodes permettant à un fondateur ou à un investisseur de récupérer les capitaux investis dans l’entreprise.
La sortie constitue une stratégie de récupération des capitaux, tandis que la cession n’est que l’un de ses modes d’exécution.
Modes de sortie d’investissement
Catégorie | Modalités | Avantages | Principaux risques |
Cession d’actions | Cession de 100 % des participations ou du contrôle de la société | Récupération rapide des capitaux et transfert clair du contrôle | Reprise des passifs latents et responsabilité au titre des déclarations et garanties |
Cession d’activité | Cession d’une partie des activités ou des actifs | Possibilité de transférer sélectivement les risques | Nécessité de reprendre individuellement chaque contrat |
IPO | Cession d’actions après l’introduction en bourse | Possibilité de maximiser la valeur de l’entreprise | Réglementation boursière et obligations permanentes d’information |
Cession secondaire | Cession d’une partie des participations d’un investisseur existant | Possibilité d’une sortie partielle | Complexification de la gouvernance |
Rachat d’actions propres | Rachat des participations par la société | Structure simple | Charge financière |
Liquidation | Répartition de l’actif résiduel après la dissolution de la société | Structure claire | Difficulté à maximiser la valeur |
2. Cession d’une société | Différences juridiques entre la cession d’actions et la cession d’activité
Lorsqu’un dirigeant décide de céder une société, la première question à laquelle il est confronté consiste à déterminer sous quelle forme l’opération doit être réalisée.
Les opérations de M&A prennent principalement la forme d’une cession d’actions ou d’une cession d’activité.
Dans le cadre de la cession d’une société, la cession d’actions consiste pour les actionnaires à céder en une seule opération 100 % de leurs participations.
Dans ce cas, l’ensemble des actifs, des passifs et des relations contractuelles de la personne morale est repris globalement.
À l’inverse, la cession d’activité consiste à détacher de la personne morale une branche d’activité, une marque ou un fonds de commerce déterminé afin de le transférer.
La personne redevable de l’impôt diffère donc selon l’objet de la cession. Dans le cadre d’une cession d’actions, l’« actionnaire » qui cède ses participations acquitte l’impôt sur la plus-value, tandis que, dans le cadre d’une cession d’activité, la « personne morale » elle-même acquitte l’impôt sur les sociétés applicable au bénéfice d’exploitation.
Éléments à prendre en compte pour choisir la structure de cession d’une société
La forme la plus avantageuse varie selon la situation de l’entreprise.
Si la personne morale présente des passifs éventuels ou des risques juridiques latents, l’acquéreur peut privilégier une cession d’activité limitée à certains actifs afin de circonscrire ces risques.
Du point de vue du vendeur, une cession d’actions permettant de céder l’intégralité de la société est toutefois souvent privilégiée.
3. Cession d’une société | Évaluation rationnelle de l’entreprise et éléments de valorisation
La préparation de la cession d’une société nécessite de déterminer une fourchette objective de prix susceptible d’être comprise par l’acquéreur.
Contrairement aux opérations portant sur de grandes entreprises, le marché des opérations de M&A des petites et moyennes entreprises compte peu d’organismes de conseil appliquant des méthodes standardisées. La fixation du prix rencontre donc souvent des difficultés.
En principe, toute personne morale procède à une première évaluation de sa valeur sur la base des données figurant dans ses états financiers.
Principaux indicateurs de valorisation lors de la cession d’une société
L’évaluation repose sur les états financiers, mais la pondération des facteurs de valorisation varie selon le modèle économique de l’entreprise.
Pour un service axé sur une marque ou une plateforme, la part de marché et la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs sont importantes. Pour un service fondé sur des commandes, la solvabilité du donneur d’ordre et la durée des contrats constituent des indicateurs essentiels.
1. Service principal/plateforme : taille du marché, taux de marge et calcul de la valeur actuelle sur la base des taux du marché
2. Service fondé sur les abonnés : valeur vie client (LTV), taux de réachat et montant des abonnements
3. Activité hors ligne fondée sur des points de vente : évolution du nombre de nouveaux points de vente, efficacité des canaux de distribution et marge d’exploitation
4. Service fondé sur des commandes : solvabilité du donneur d’ordre, durée et diversification des contrats
4. Cession d’une société | Préparation de l’audit préalable et gestion des risques

Lorsqu’une procédure de cession d’une société est officiellement engagée, l’acquéreur procède à un audit approfondi.
Cet audit couvre l’ensemble des domaines financiers, fiscaux et juridiques. Les risques qui y sont décelés peuvent entraîner une réduction du prix de cession ou la résiliation du contrat.
Il est donc indispensable d’examiner les risques internes avant d’engager la cession.
Principaux points à vérifier lors de l’audit juridique d’une cession de société
En acquérant les actions d’une personne morale, l’acquéreur assume également l’ensemble des responsabilités juridiques attachées à celle-ci.
Il convient donc d’examiner attentivement les procédures judiciaires en cours, les salaires et indemnités de départ impayés, les risques de litiges relatifs aux droits de propriété intellectuelle ainsi que les clauses de changement de contrôle figurant dans les principaux contrats.
Les questions relatives au personnel et au droit du travail, particulièrement fréquentes dans les petites et moyennes entreprises, peuvent notamment constituer un obstacle à la cession.
1. Vérifier la validité des contrats conclus avec les principaux clients et fournisseurs
2. Contrôler la conformité des contrats de travail et des mécanismes de versement des différentes indemnités
3. Clarifier les droits relatifs aux biens immobiliers et aux droits de propriété intellectuelle détenus par la personne morale
4. Examiner les procédures judiciaires pendantes et les risques de manquements à la réglementation
5. Régulariser les actifs non essentiels et les sommes prêtées
5. Cession d’une société | Rédaction du contrat et réalisation définitive de l’opération
La dernière étape de la cession d’une société consiste à conclure le contrat définitif et à recevoir le solde du prix.
Outre le prix de vente, des conditions complexes font alors l’objet de négociations, notamment l’étendue de la responsabilité du dirigeant après la cession, les conditions de maintien du personnel essentiel et le versement d’un complément de prix en fonction des résultats de l’entreprise.
Le vendeur doit déclarer et garantir contractuellement l’exactitude des informations relatives à l’état de la société.
Si des faits différents de ceux qui ont été déclarés sont découverts après la cession, le vendeur peut être tenu de verser des dommages-intérêts ou de restituer le prix.
Il est donc essentiel, pour maîtriser les risques juridiques, de déterminer les limites de cette responsabilité ainsi que le plafond d’indemnisation et le montant minimal d’une réclamation.
Points d’attention pour préparer la cession d’une société
De nombreux dirigeants commettent l’erreur de négliger l’exploitation de leur société après avoir décidé de la céder.
Il reste toutefois très important de préserver la situation opérationnelle de l’entreprise jusqu’à la réalisation définitive de la transaction.
En effet, si les résultats chutent fortement pendant l’audit ou si des membres essentiels du personnel quittent l’entreprise, l’acquéreur peut modifier les conditions contractuelles ou se retirer de l’opération.
La cession d’une société constitue un processus permettant de concrétiser la valeur d’une entreprise développée tout au long d’une vie professionnelle.
La méconnaissance d’une structure fiscale complexe ou des risques juridiques peut entraîner des pertes imprévues ou donner lieu à des litiges après la cession.
Il convient donc de préparer méthodiquement l’opération dès la phase d’élaboration de la stratégie, avec l’assistance de professionnels du droit concernés, notamment d’un avocat en droit des affaires.
En prenant rendez-vous auprès du Cabinet d'avocats Daeryun pour une 🔗consultation juridique avec un avocat en droit des affaires, vous pouvez bénéficier, pour les questions juridiques susceptibles de survenir pendant la cession d’une société, de l’intervention coordonnée de professionnels concernés, notamment des avocats en droit des affaires, des avocats spécialisés en opérations de M&A, des conseillers fiscaux et des spécialistes des relations de travail.










