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Analyses de cas / Actualités juridiques

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Le secteur des batteries usagées passe du statut de « déchet » à celui de « ressource essentielle »

L’adoption en séance plénière de la loi sur les batteries usagées étant attendue, une nouvelle phase de gestion dans laquelle les entreprises seront responsables jusqu’à la collecte et au recyclage devrait véritablement commencer.

CONTENTS
  • 1. Évolution législative de la loi sur les batteries usagées
    • - Contexte législatif et limites du dispositif institutionnel
  • 2. Principales dispositions de la loi sur les batteries usagées
    • - Principales questions
  • 3. Principaux risques juridiques liés à la loi sur les batteries usagées et points à prendre en compte
    • - Assistance de Daeryun concernant les batteries usagées

1. Évolution législative de la loi sur les batteries usagées

Évolution législative de la loi sur les batteries usagées

Le 30 mars 2026, la Commission de la législation et de la justice de l’Assemblée nationale de la République de Corée a adopté, avec modifications, le « projet de loi sur la gestion des batteries usagées et le développement de l’industrie correspondante » (ci-après la « loi sur les batteries usagées »), dont l’adoption prochaine en séance plénière est attendue.

Ce texte devrait faire office de loi-cadre redéfinissant les batteries usagées comme des ressources industrielles et régissant de manière intégrée l’ensemble de leur cycle, notamment leur distribution, leur réemploi, leur reconditionnement et leur recyclage.

Cette initiative législative revêt une importance particulière en ce qu’elle vise à assurer la stabilité des chaînes d’approvisionnement et la compétitivité industrielle face au développement des véhicules électriques et des systèmes de stockage d’énergie (ESS), ainsi qu’au renforcement des réglementations internationales, notamment du règlement de l’Union européenne relatif aux batteries.

Contexte législatif et limites du dispositif institutionnel

Le dispositif coréen existant considérait les batteries usagées comme des déchets et les soumettait à des dispositions réparties entre différentes lois, notamment la « Loi sur la circulation des ressources » et la « Loi sur la gestion des véhicules ».

Cette situation a régulièrement suscité des difficultés, telles que les limites à l’industrialisation et à la création de valeur ajoutée, le chevauchement des réglementations, l’inefficacité administrative et le manque de cohérence des politiques publiques.

Parallèlement, sur le marché mondial, la valorisation des ressources issues des batteries devient un élément essentiel des stratégies relatives aux chaînes d’approvisionnement, tandis que l’environnement réglementaire des échanges évolue rapidement, notamment avec l’entrée en vigueur du règlement de l’Union européenne relatif aux batteries.

Le projet de loi vise ainsi à établir le fondement institutionnel nécessaire au passage d’un dispositif centré sur la réglementation environnementale à un dispositif axé sur la politique industrielle.

2. Principales dispositions de la loi sur les batteries usagées

Examinons les principales dispositions de la loi sur les batteries usagées.

Requalification juridique en ressources industrielles et champ d’application

Les batteries usagées seront réglementées comme des ressources industrielles et non comme des déchets. Le dispositif s’appliquera aux catégories suivantes.

  • Batteries de véhicules électriques, hybrides et à hydrogène
  • Batteries équipant les engins de construction et les machines agricoles
  • Autres batteries de dispositifs de stockage d’énergie

En outre, la présente loi s’appliquera par priorité en l’absence de dispositions spéciales prévues par une autre loi.

Création d’une commission des politiques publiques et dispositif de gestion intégrée

Une « Commission des politiques relatives aux batteries usagées » sera créée auprès du ministère coréen des Finances et de l’Économie. Elle supervisera notamment la coordination des politiques, les transactions et les enregistrements, la gestion de la sécurité, le système de traçabilité ainsi que l’adoption et la révision des textes législatifs et réglementaires.

Elle exercera ainsi la fonction d’organe central chargé de coordonner les politiques industrielles, environnementales et de sécurité.

Dispositif réglementaire par catégorie d’opérateur

① Opérateurs de distribution

  • Obligation d’enregistrement
  • Transactions autorisées uniquement entre opérateurs enregistrés
  • Sanction pénale en cas de manquement

② Opérateurs de réemploi

  • Obligation d’enregistrement
  • Renforcement de la responsabilité en matière de protection des consommateurs par l’obligation d’adhérer à un dispositif de garantie mutuelle ou de souscrire une assurance

③ Opérateurs de reconditionnement

  • L’enregistrement effectué au titre de la « Loi sur la gestion des véhicules » tient lieu d’enregistrement
  • Application toutefois d’obligations distinctes de conformité et de communication des informations relatives à l’évaluation des performances

④ Opérateurs de recyclage

  • L’autorisation délivrée au titre de la « Loi sur la gestion des déchets » tient lieu d’autorisation
  • Application d’obligations distinctes

Ce dispositif atténue partiellement la double réglementation selon la catégorie d’opérateur, tout en renforçant la gestion et les responsabilités effectives.

Obligations d’évaluation des performances et de contrôle de sécurité

  • Évaluation obligatoire des performances avant le démontage de la batterie
  • Contrôle de sécurité obligatoire avant la distribution
  • Contrôle périodique de sécurité tous les 3 ans

Des dispositions répressives ont notamment été introduites : la falsification ou l’altération d’une évaluation des performances est passible d’une sanction pénale, tandis que l’absence d’évaluation peut donner lieu à une amende administrative.

Certification des matières premières recyclées et objectifs de taux d’incorporation

  • Certification de la production de matières premières recyclées (ministère de l’Environnement)
  • Certification du taux d’incorporation (ministère de l’Industrie)
  • Possibilité de fixer des objectifs de taux d’incorporation de matières premières recyclées

Le dispositif d’objectifs de taux d’incorporation devrait faire l’objet d’une mise en œuvre distincte dans les 2 ans suivant l’entrée en vigueur de la loi. Il constitue une réglementation essentielle directement liée à la mise en conformité avec le règlement de l’Union européenne relatif aux batteries et aux stratégies concernant les chaînes d’approvisionnement.

Développement de l’industrie et mesures de soutien

  • Mise en place d’un système public de transactions
  • Exploitation d’un système de traçabilité
  • Recommandation d’acheter en priorité les produits reconditionnés ou réemployés
  • Possibilité d’un soutien fiscal
  • Soutien à la recherche technologique et à la formation de personnel qualifié

Principales questions

La principale question tient à la dépendance du dispositif à l’égard des textes d’application.

Les critères d’enregistrement, les catégories soumises à l’évaluation des performances, les objectifs de taux d’incorporation et les modalités de fonctionnement des systèmes sont notamment renvoyés à des décrets présidentiels et à des notifications administratives. Le niveau effectif de la réglementation sera donc déterminé par ces textes d’application.

La question de la cohérence avec d’autres lois se pose également. Des conflits peuvent notamment survenir avec la Loi sur la gestion des véhicules, la Loi sur la gestion des déchets et la Loi sur les restrictions aux régimes fiscaux spéciaux, ce qui nécessitera une coordination.

En outre, une mise en conformité avec la réglementation de l’Union européenne devrait être nécessaire.

Le taux d’incorporation de matières premières recyclées, la gestion des chaînes d’approvisionnement et le système de certification sont directement liés au règlement de l’Union européenne relatif aux batteries. La mise en conformité avec cette réglementation internationale passe donc également par une adaptation du droit coréen.

3. Principaux risques juridiques liés à la loi sur les batteries usagées et points à prendre en compte

La loi sur les batteries usagées constituant un dispositif juridique centré sur la réglementation, qui impose des obligations et des responsabilités précises selon la catégorie d’opérateur, chaque entreprise doit examiner en amont les risques correspondant à son propre modèle d’activité.

Le dispositif combinant enregistrement, certification, gestion de la sécurité et prise en compte des chaînes d’approvisionnement, la mise en place d’un système de conformité à l’échelle de toute l’entreprise est indispensable.

Opérateurs de distribution : obligation d’enregistrement et risque de sanction pénale

Après l’entrée en vigueur de la loi, les opérateurs de distribution devront obligatoirement s’enregistrer auprès du ministre coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie. Seules les transactions entre opérateurs enregistrés seront autorisées.

Par conséquent, la distribution, le courtage ou la mise en relation effectués sans enregistrement, de même que les transactions avec un opérateur non enregistré, pourront faire l’objet d’une sanction pénale.

Les conditions d’enregistrement, notamment celles relatives aux installations et au personnel, étant renvoyées aux textes d’application, le contenu du futur décret d’application pourrait également rendre impossible le maintien de certaines structures d’activité existantes.

Points à prendre en compte

  • Vérification préalable de l’assujettissement à l’enregistrement et des conditions applicables
  • Mise en place d’un système permettant de vérifier l’enregistrement des cocontractants
  • Réorganisation de la structure d’activité en fonction de l’évolution des textes d’application

Opérateurs de réemploi : responsabilité envers les consommateurs et risques liés à l’assurance

Outre l’obligation d’enregistrement, les opérateurs de réemploi devront adhérer à un dispositif de garantie mutuelle ou souscrire une assurance. Ce mécanisme leur fera directement supporter la responsabilité en cas de préjudice subi par un consommateur.

Les performances des batteries usagées pouvant varier fortement d’un produit à l’autre et les problèmes de sécurité étant susceptibles de survenir, un accident pourra donner lieu à des demandes civiles de dommages-intérêts et engager la responsabilité du fait des produits (PL).

Les conditions de souscription et l’étendue de la couverture d’assurance pourront notamment influer directement sur la pérennité de l’activité.

Points à prendre en compte

  • Examen préalable de la structure des dispositifs de garantie mutuelle et des contrats d’assurance, ainsi que de l’étendue de leur couverture
  • Mise en place d’un système de contrôle de la qualité fondé sur les résultats de l’évaluation des performances
  • Établissement d’une procédure de traitement des litiges avec les consommateurs

Principaux risques juridiques liés à la loi sur les batteries usagées et points à prendre en compte

Opérateurs de reconditionnement : risques liés à la double réglementation et aux obligations de conformité

L’enregistrement des opérateurs de reconditionnement au titre de la « Loi sur la gestion des véhicules » sera considéré comme un enregistrement au titre de la loi sur les batteries usagées. Cette disposition peut toutefois être considérée non comme un allègement réglementaire, mais comme le point de départ d’une double réglementation.

En effet, outre les obligations prévues par la Loi sur la gestion des véhicules, les exigences de conformité et l’obligation de communiquer les informations relatives à l’évaluation des performances prévues par la loi sur les batteries usagées s’appliqueront séparément. Des conflits entre ces lois ou des chevauchements réglementaires pourront donc survenir.

Points à prendre en compte

  • Analyse des éventuels chevauchements avec la réglementation prévue par la Loi sur la gestion des véhicules
  • Mise en place d’un système d’évaluation des performances et de communication des données
  • Suivi intégré de l’évolution des modifications apportées aux textes applicables

Opérateurs de recyclage : risques cumulés liés aux réglementations environnementale et industrielle

L’autorisation délivrée aux opérateurs de recyclage au titre de la « Loi sur la gestion des déchets » sera reconnue, mais des obligations distinctes prévues par la loi sur les batteries usagées s’appliqueront en complément.

Ce dispositif associe une réglementation relevant de la politique industrielle au cadre existant, centré sur la réglementation environnementale. Le niveau de contrainte réglementaire pourrait donc augmenter à l’avenir.

En particulier, une pollution environnementale ou un accident de sécurité survenant pendant le recyclage des batteries pourra entraîner simultanément un acte administratif, une responsabilité pénale et une obligation de verser des dommages-intérêts.

Points à prendre en compte

  • Vérification de la cohérence réglementaire avec la Loi sur la gestion des déchets
  • Renforcement des normes de gestion environnementale et de sécurité
  • Établissement d’un manuel d’intervention en cas d’accident

Assistance de Daeryun concernant les batteries usagées

Daeryun, cabinet d’avocats classé au 9e rang en République de Corée sur la base des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée de l’année 25 déposées auprès du Service national des impôts, fournit des services juridiques couvrant l’ensemble du secteur, notamment des conseils sur la réglementation applicable aux secteurs des batteries et de l’énergie, la gestion des risques liés aux critères ESG et aux chaînes d’approvisionnement, le suivi des textes d’application et le conseil en matière de politiques publiques, ainsi que la gestion des réglementations relatives au commerce équitable, aux échanges commerciaux et à l’environnement.

Une législation telle que la loi sur les batteries usagées, qui modifie la structure d’un secteur, exige une réponse globale associant l’examen juridique à la stratégie de l’entreprise.

Il est recommandé de 🔗prendre rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat d’affaires afin de procéder à un examen spécialisé dès les premières étapes, de réduire les risques réglementaires et d’identifier en amont les possibilités correspondantes.

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