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Analyses de cas / Actualités juridiques

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Diffamation par allégation de faits inexacts | Cour suprême de la République de Corée, rejet du pourvoi de l’ancien député qui invoquait une diffamation et demandait des dommages-intérêts au sujet d’articles prétendument inexacts

Il s’agit d’un arrêt de la Cour suprême de la République de Corée concernant l’action intentée contre des journalistes par un ancien député, qui soutenait que leurs articles constituaient une diffamation par allégation de faits inexacts.

La Cour suprême a estimé qu’il était difficile de retenir une diffamation par allégation de faits inexacts.

CONTENTS
  • 1. Diffamation par allégation de faits inexacts, présentation de l’affaire
  • 2. Diffamation par allégation de faits inexacts, appréciation de la juridiction du fond
    • - Diffamation par allégation de faits inexacts, jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée relative aux journalistes
  • 3. Diffamation par allégation de faits inexacts, appréciation de la Cour suprême de la République de Corée
  • 4. Diffamation par allégation de faits inexacts, quelle est l’approche de Daeryun ?

1. Diffamation par allégation de faits inexacts, présentation de l’affaire

Invoquant une diffamation par allégation de faits inexacts, l’ancien député a déposé une plainte pénale contre les journalistes.

Le demandeur, ancien député, a demandé des dommages-intérêts en soutenant que les journalistes avaient commis l’infraction de diffamation en rédigeant un article dont le contenu était contraire aux faits. Il a également demandé avec insistance la suppression de cet article.

La question déterminante était de savoir si l’article comportait l’allégation de faits inexacts et si son caractère illicite pouvait être retenu.

2. Diffamation par allégation de faits inexacts, appréciation de la juridiction du fond

Dans l’action fondée sur une diffamation par allégation de faits inexacts, la juridiction du fond s’est prononcée sur la question de savoir si les conditions de la responsabilité délictuelle étaient réunies.

La juridiction du fond a estimé que, même lorsqu’une personne porte atteinte à la réputation d’autrui en alléguant des faits dans la presse ou une publication, l’acte n’est pas illicite si les faits sont véridiques et concernent exclusivement l’intérêt public.

La juridiction du fond a retenu que, dans l’article concerné, aucun fondement concret n’était indiqué au sujet des agissements du demandeur et que les faits allégués étaient donc inexacts.

Elle a toutefois considéré que le demandeur, qui avait exercé plusieurs mandats de député, était une personnalité publique et que les différents articles en cause portaient sur ses agissements passés ainsi que sur l’appréciation de ceux-ci, lesquels appelaient une évaluation et une vérification continues.

Elle a également reconnu qu’il était difficile pour les défendeurs d’accéder à des documents objectifs leur permettant d’examiner les faits relatifs aux différentes procédures judiciaires concernant le demandeur, tels qu’ils étaient relatés dans l’article.

La juridiction du fond a estimé que la déclaration du demandeur à l’audience et le contenu de la déclaration écrite produite dans cette affaire pouvaient faire l’objet d’interprétations différentes selon le point de vue adopté.

Elle a jugé que des articles d’une teneur similaire avaient été publiés avant l’article en cause et que, le demandeur n’y ayant pas réagi activement, les défendeurs avaient des motifs sérieux de croire que les faits étaient véridiques.

Diffamation par allégation de faits inexacts, jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée relative aux journalistes

La véracité d’un article de presse signifie que, considéré dans son ensemble, son contenu concorde, dans ses éléments essentiels, avec les faits objectifs. Un article ne saurait être considéré comme inexact au seul motif que certains détails diffèrent légèrement de la réalité ou que certaines expressions sont quelque peu exagérées (voir notamment les arrêts de la Cour suprême de la République de Corée 2000다37524, 37531 du 22 janvier 2002, 2003다52142 du 23 mars 2006 et 2007다2275 du 6 septembre 2007).

Lorsqu’une situation factuelle complexe est simplifiée afin de la rendre plus accessible, certains faits précis peuvent être condensés ou mis en relief, et les faits réels peuvent être agrémentés afin de susciter l’intérêt du public. Dans ce cadre, même en présence d’une certaine exagération rhétorique, la véracité de l’article est reconnue si, au regard du contexte général, ses éléments essentiels concordent avec la réalité (voir notamment les arrêts de la Cour suprême de la République de Corée 2007다2275 du 6 septembre 2007, 2014다28121 du 23 juillet 2015 et 2014다5188 du 12 octobre 2018)

3. Diffamation par allégation de faits inexacts, appréciation de la Cour suprême de la République de Corée

Le demandeur a formé un pourvoi contre l’appréciation de la juridiction du fond concernant la diffamation par allégation de faits inexacts.

La Cour suprême a estimé ce qui suit : « L’appréciation de la juridiction du fond, qui n’a pas retenu de responsabilité délictuelle donnant lieu à des dommages-intérêts en raison d’une diffamation, peut être approuvée. Contrairement à ce qui est soutenu dans les moyens du pourvoi, cette appréciation n’est entachée d’aucune erreur ayant influé sur la décision, telle que l’absence d’examen nécessaire, un dépassement des limites du principe de la libre appréciation des preuves contraire aux règles de la logique et de l’expérience, une erreur de droit concernant l’allégation de faits inexacts ou les causes excluant l’illicéité de la diffamation, un manquement au devoir de clarification ou une contradiction de motifs. »

Pour les mêmes motifs que la juridiction du fond, la Cour suprême a ainsi jugé que la publication des différents articles en cause ne pouvait être considérée comme illicite et que la demande du demandeur visant à leur suppression ne pouvait pas davantage être accueillie.

4. Diffamation par allégation de faits inexacts, quelle est l’approche de Daeryun ?

En matière de diffamation par allégation de faits inexacts, la formulation des règles de droit est abstraite et la jurisprudence variée, de sorte qu’un examen juridique adapté à chaque situation est nécessaire.

Les juridictions coréennes considèrent que, même lorsqu’une personne porte atteinte à la réputation d’autrui en alléguant des faits dans la presse ou une publication, l’acte n’est pas illicite si les faits sont véridiques et concernent l’intérêt public.

Pour déterminer si les faits allégués concernent l’intérêt public, il convient notamment de prendre en considération leur contenu précis, l’étendue du public auprès duquel ils ont été divulgués et leur mode d’expression, puis de mettre ces éléments en balance avec l’ampleur de l’atteinte susceptible d’être portée à la réputation.

Il convient également de déterminer si la victime de la diffamation est une personnalité publique et d’apprécier globalement si les faits allégués se rapportent à son activité publique ou présentent un caractère public ou social justifiant un débat public à leur sujet.

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Selon la situation du client et l’ampleur de l’affaire, il constitue également une équipe dédiée composée de 3 à 20 professionnels, analyse de manière approfondie les dossiers d’enquête, recueille les éléments de preuve nécessaires et élabore une stratégie adaptée.

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