Analyses de cas / Actualités juridiques
Infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance | Arrêt de la Cour suprême relatif au manquement à l’obligation de délivrer un écrit dans les opérations de sous-traitance
Il s’agit d’un arrêt de la Cour suprême de la République de Corée jugeant que les motifs permettant de déroger à l’obligation de délivrer un écrit, dans une affaire d’infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, doivent être appréciés strictement.
La Cour a précisé que la fréquence des travaux de modification ne saurait constituer un motif valable.
1. Affaire relative à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance et aux motifs du manquement à l’obligation de délivrer un écrit
Cette affaire relative à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance portait sur les critères d’appréciation d’un motif légitime justifiant un manquement à l’obligation de délivrer un écrit ainsi que sur la charge de la preuve.
Le demandeur est une entreprise donneuse d’ordre qui confie à des sous-traitants la fabrication de pièces destinées à des navires ou à des installations offshore.
La Commission coréenne du commerce équitable, défenderesse, a estimé que le demandeur n’avait pas remis préalablement les écrits relatifs aux contrats de sous-traitance et avait fixé la rémunération des travaux de modification et des travaux supplémentaires à un niveau inférieur à celui des travaux principaux. Elle lui a donc adressé une injonction de mise en conformité, une injonction de publication et un ordre de paiement d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum, puis a décidé de le dénoncer aux autorités chargées de l’enquête.
Le demandeur a alors sollicité l’annulation de ces mesures à l’encontre de la défenderesse.
Contentieux relatif à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, appréciation de la juridiction ayant rendu la décision attaquée
Dans cette affaire relative à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, la juridiction ayant rendu la décision attaquée a reconnu que le demandeur avait manqué à son obligation de délivrer un écrit pour les travaux principaux. Elle a toutefois considéré que l’absence d’écrit concernant les travaux de modification et les travaux supplémentaires reposait sur les motifs légitimes suivants.
Cette juridiction a retenu que les travaux de modification et les travaux supplémentaires étaient fréquents en raison des caractéristiques propres à la construction de navires ou d’installations offshore et qu’ils devaient être exécutés rapidement, de sorte qu’il n’était pas possible de délivrer un écrit à chaque occasion.
Elle a également jugé qu’un motif légitime pouvait être reconnu, car les parties au contrat ne pouvaient déterminer précisément ni la survenance ni le contenu de ces travaux, rendant ainsi inévitable l’absence de délivrance d’un écrit.
La juridiction ayant rendu la décision attaquée a ainsi reconnu le manquement du demandeur à son obligation de délivrer un écrit pour les travaux principaux, mais elle a considéré que les circonstances précitées constituaient un motif légitime justifiant l’absence de remise préalable d’un contrat écrit pour l’ensemble des travaux de modification et des travaux supplémentaires.
Elle a, par conséquent, annulé l’ordre de paiement de la sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum. Elle a également annulé l’ensemble des mesures relatives à la fixation de la rémunération de la sous-traitance à un faible prix unitaire, estimant que les travaux de modification et les travaux supplémentaires ne pouvaient être valablement comparés aux travaux principaux et qu’il était donc difficile de retenir que leur rémunération avait été fixée à un niveau inférieur.
2. Contentieux relatif à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, appréciation de la Cour suprême
Dans le contentieux relatif à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, la Cour suprême de la République de Corée, tout en examinant le raisonnement juridique de la juridiction précédente, a appliqué une appréciation stricte au manquement du demandeur à l’obligation de délivrer un écrit pour les travaux de modification et les travaux supplémentaires.
L’article 3 de l’ancienne version de la Loi coréenne sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, modifié en janvier 2010, impose en principe l’obligation de délivrer un écrit, indépendamment de l’existence d’un motif légitime.
La Cour suprême a précisé que cette obligation n’était pas elle-même levée, même lorsque des travaux de réparation urgents étaient rendus nécessaires par une catastrophe ou un accident. Elle a donc jugé que la simple fréquence des travaux de modification et des travaux supplémentaires, ainsi que la nécessité d’intervenir rapidement, ne pouvaient constituer un motif légitime justifiant l’absence totale de délivrance d’un écrit.
Elle a également estimé que la seule circonstance, invoquée par le demandeur, selon laquelle l’étendue ou le contenu exact des travaux de modification et des travaux supplémentaires n’avait pas encore été déterminé ne constituait pas un motif légitime justifiant l’absence d’écrit.
La Cour a néanmoins indiqué qu’un motif légitime pouvait être reconnu dans le seul cas exceptionnel où l’entreprise sous-traitante aurait commencé les travaux de sa propre initiative avant la délivrance de l’écrit, alors même que le demandeur aurait accompli tous les efforts nécessaires pour respecter cette obligation.
Dans ce contentieux, la Cour suprême a relevé que la juridiction précédente avait commis une erreur de droit concernant les motifs légitimes susceptibles de justifier le manquement à l’obligation de délivrer un écrit. Elle a toutefois estimé que les motifs invoqués par la défenderesse au soutien de ses mesures ne pouvaient être retenus pour certains travaux. Considérant ainsi que la conclusion de la juridiction précédente annulant l’ordre de paiement de la sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum était justifiée, elle a rejeté le pourvoi.
3. Quelle est l’approche de Daeryun face à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance ?
Ce contentieux relatif à une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance portait principalement sur les critères d’appréciation d’un motif légitime justifiant le manquement à l’obligation de délivrer un écrit ainsi que sur la charge de la preuve.
En cas de violation d’une règle administrative, aucune sanction ne peut être infligée à l’auteur du manquement s’il disposait d’un motif légitime l’empêchant d’exécuter son obligation.
Il appartient alors au demandeur de prouver l’existence d’un motif légitime au regard des principes généraux du droit administratif coréen.
Les contrats de sous-traitance comportant des règles juridiques complexes, un conseil juridique spécialisé peut être nécessaire.
Il convient en effet d’examiner différents enjeux juridiques, notamment la complexité du cadre applicable, l’existence d’une infraction à la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance et la possibilité de reconnaître un motif légitime.
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