CONTENTS
- 1. Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Définition

- - Éléments constitutifs
- - Particularités
- - Différences entre l’acceptation d’un pot-de-vin pour une intermédiation par un agent public et la perception d’avantages pour une intermédiation
- 2. Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Critères de sanction

- - Niveau des sanctions
- - Lignes directrices de détermination de la peine
- 3. Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Analyse des circonstances

- - Établissement des faits et contestation du lien de contrepartie
- - Contestation de l’intention et de la volonté d’intervenir
- - Restitution volontaire et réparation du préjudice
- - Besoin de l’aide d’un professionnel ?
1. Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Définition

L’infraction de perception d’avantages en contrepartie d’une intermédiation relative aux fonctions d’un agent public désigne le fait d’intervenir dans une question relevant des fonctions d’un agent public et, en contrepartie, de donner ou de recevoir des sommes d’argent ou d’autres avantages.
Il est courant de penser que l’infraction d’acceptation d’un pot-de-vin ne s’applique qu’aux agents publics ou aux personnes exerçant des fonctions liées à l’action publique. Toutefois, l’infraction de perception d’avantages pour une intermédiation peut également être constituée à l’égard d’une personne privée agissant comme intermédiaire, notamment d’un dirigeant ou salarié d’un établissement financier.
Éléments constitutifs
② Réception ou sollicitation de sommes d’argent ou d’autres avantages, ou acceptation de leur promesse, au titre de l’intermédiation
③ Possibilité que l’infraction soit constituée même si l’agent public ou les fonctions faisant l’objet de l’intermédiation ne sont pas précisément déterminés
④ Réception effective de sommes d’argent ou d’autres avantages
Particularités
L’existence d’un lien de contrepartie entre l’intermédiation relative à une question relevant des fonctions d’un agent public et les sommes d’argent ou autres avantages reçus est appréciée au regard de l’ensemble des circonstances suivantes.
▷ Contenu de l’intermédiation
▷ Relations personnelles entre l’intermédiaire et la personne ayant fourni l’avantage
▷ Montant des sommes ou valeur des avantages, circonstances de leur remise et de leur réception, et date de celles-ci
Il suffit qu’un lien de contrepartie entre l’acte d’intermédiation et les sommes d’argent ou autres avantages soit reconnu après une appréciation globale de ces éléments.
Par ailleurs, lorsque les sommes d’argent ou autres avantages reçus par l’intermédiaire rémunèrent de manière indissociable à la fois l’acte d’intermédiation et un autre acte, leur totalité est considérée comme la contrepartie de l’intermédiation.
Différences entre l’acceptation d’un pot-de-vin pour une intermédiation par un agent public et la perception d’avantages pour une intermédiation
L’acceptation d’un pot-de-vin pour une intermédiation par un agent public et la perception d’avantages pour une intermédiation désignent toutes deux la réception d’avantages au moyen d’une intervention liée aux fonctions d’un agent public, mais elles diffèrent quant à leur auteur et aux dispositions répressives applicables.
Catégorie | Acceptation d’un pot-de-vin pour une intermédiation par un agent public | Perception d’avantages pour une intermédiation |
Auteur | Agent public | Personne n’ayant pas la qualité d’agent public |
Objet | Fonctions d’un autre agent public | Fonctions d’un agent public |
Acte | Fait d’utiliser sa position pour intervenir dans une question relevant des fonctions d’un autre agent public et de recevoir ou solliciter des sommes d’argent ou d’autres avantages, ou d’en accepter la promesse | Fait, pour une personne n’ayant pas la qualité d’agent public, d’intervenir dans une question relevant des fonctions d’un agent public et de recevoir ou solliciter des sommes d’argent ou d’autres avantages, ou d’en accepter la promesse |
Loi | Loi pénale de la République de Corée | Loi sur la répression aggravée de certaines infractions économiques |
2. Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Critères de sanction

L’infraction de perception d’avantages pour une intermédiation est prévue respectivement par la Loi pénale de la République de Corée, la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions et la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions économiques.
La loi applicable dépend de l’objet de l’intermédiation. Lorsqu’un agent public utilise sa position pour intervenir dans une question relevant des fonctions d’un autre agent public et reçoit ou sollicite un pot-de-vin, ou en accepte la promesse, il encourt les sanctions suivantes.
Niveau des sanctions
▶ Article 132 de la Loi pénale de la République de Corée
Acceptation d’un pot-de-vin pour une intermédiation par un agent public | Peine d’emprisonnement avec travail maximale de 3 ans ou suspension des qualifications pour une durée maximale de 7 ans |
La Loi sur la répression aggravée de certaines infractions comporte également les dispositions suivantes concernant l’intermédiation relative à une question relevant des fonctions d’un agent public.
▶ Article 3 de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions
Perception d’avantages pour une intermédiation | Peine d’emprisonnement avec travail maximale de 5 ans ou amende pénale maximale de 10 000 000 de wons sud-coréens |
Toute personne qui, concernant une intermédiation relative à une question relevant des fonctions d’un dirigeant ou salarié d’un établissement financier ou d’un organisme analogue, reçoit ou sollicite des sommes d’argent ou d’autres avantages, en accepte la promesse, les fait remettre à un tiers ou demande qu’ils soient remis à un tiers, encourt les sanctions suivantes.
▶ Article 7 de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions économiques
Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Peine d’emprisonnement avec travail maximale de 5 ans ou amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
Lignes directrices de détermination de la peine
※ Perception d’avantages pour une intermédiation par les dirigeants ou salariés d’un établissement financier
▶ Acte limité à une sollicitation ou à une promesse
▶ Restitution des sommes d’argent ou autres avantages avant l’ouverture de l’enquête
▶ Altération des facultés mentales non imputable à l’intéressé
▶ Dénonciation volontaire de sa propre infraction ou signalement d’irrégularités internes
▶ Faible degré de participation ou faible montant de l’avantage effectivement obtenu
▶ Absence d’antécédents de sanction pénale
▶ Remords sincères
3. Infraction de perception d’avantages pour une intermédiation | Analyse des circonstances

Pour cette infraction, il est important d’établir précisément les circonstances de l’affaire.
Cette infraction étant constituée lorsqu’une personne reçoit des sommes d’argent ou d’autres avantages pour intervenir afin qu’une question relevant des fonctions d’un tiers soit traitée favorablement, il convient notamment d’examiner l’existence d’un lien de contrepartie, la nature exacte des fonctions concernées ainsi que les pièces pertinentes, telles que les documents, courriels et relevés d’appels.
Établissement des faits et contestation du lien de contrepartie
Les principales questions à examiner pour établir cette infraction sont de savoir si un acte d’intermédiation concernant une question relevant des fonctions d’un agent public a effectivement eu lieu et s’il existait un lien de contrepartie avec la réception des sommes d’argent ou autres avantages.
Il convient donc d’appréhender globalement et d’établir les circonstances dans lesquelles les avantages ont été fournis, la teneur des échanges à ce moment-là, le rôle et l’influence de la personne mise en cause ainsi que ses relations avec l’agent public.
Il faut notamment démontrer clairement, au moyen de pièces et d’un raisonnement structuré, l’absence de demande d’intermédiation ou d’intention d’exercer une influence, ainsi que l’absence de lien entre les avantages reçus et les fonctions de l’agent public.
Contestation de l’intention et de la volonté d’intervenir
Selon un arrêt de la Cour suprême de la République de Corée, la seule réception de sommes d’argent ou d’autres avantages ne constitue pas cette infraction en l’absence d’intention d’intervenir.
Arrêt de la Cour suprême du 12 novembre 2004, affaire 2004도 5655
Pour que l’infraction de perception d’avantages pour une intermédiation soit constituée, la question faisant l’objet de l’intermédiation doit relever des fonctions d’un agent public et il doit apparaître de manière suffisamment concrète que les sommes d’argent ou autres avantages ont été reçus au titre d’une intermédiation relative à cette question. Une personne peut avoir remis de tels avantages dans l’attente vague qu’en gagnant les bonnes grâces de leur destinataire, elle pourrait obtenir son aide ou éviter de subir un préjudice, et leur destinataire peut les avoir acceptés en supposant que leur auteur nourrissait une telle attente. Ces seules circonstances ne permettent toutefois pas de considérer que l’infraction de perception d’avantages pour une intermédiation est constituée.
Il convient donc de souligner que l’intéressé n’avait pas conscience de procéder à une intermédiation ou n’en avait pas l’intention.
Il faut notamment structurer l’argument selon lequel l’autre partie a fourni unilatéralement les avantages ou selon lequel, bien que leur réception soit reconnue, celle-ci était sans rapport avec une quelconque intermédiation.
Restitution volontaire et réparation du préjudice
Même si la réception de sommes d’argent ou d’autres avantages est reconnue, leur restitution volontaire avant l’ouverture de l’enquête ou les efforts accomplis pour réparer le préjudice peuvent être pris en compte favorablement lors de la détermination de la peine.
Il convient d’expliquer suffisamment la date et le caractère volontaire de la restitution ainsi que la volonté de l’autre partie, et de démontrer objectivement la sincérité des remords.
Besoin de l’aide d’un professionnel ?
Le traitement de cette infraction exige un examen précis des circonstances de la remise des avantages, de l’existence d’une intention d’intervenir, du lien avec les fonctions d’un agent public et des autres éléments juridiques de l’affaire. Une prise en charge juridique spécialisée est donc particulièrement importante.
Dans certaines affaires, une simple transaction financière peut être soupçonnée à tort de constituer un pot-de-vin. À l’inverse, un acte présentant clairement un lien de contrepartie peut être pris pour une simple faveur entre connaissances.
Il est donc essentiel d’établir précisément les faits et de définir une stratégie dès le début de l’enquête.
Le Cabinet d’avocats Daeryun compte plusieurs avocats spécialisés en droit pénal inscrits auprès de l’Association du barreau coréen et fournit l’assistance suivante dans les affaires d’infractions économiques, notamment celles portant sur la perception d’avantages pour une intermédiation.
→ Assistance à la rédaction des déclarations destinées aux autorités d’enquête
→ Assistance lors de l’audition de la personne mise en cause et réponse à une demande de mandat de détention provisoire
→ Élaboration d’une stratégie pour le procès pénal après l’engagement des poursuites
→ Préparation des éléments relatifs à la détermination de la peine et présentation des efforts de réparation du préjudice
Le cabinet collabore également avec son propre centre d’examen des preuves afin de recueillir et d’analyser légalement les éléments probatoires nécessaires à l’élaboration d’une stratégie de défense.
Si une enquête est déjà en cours ou si vous avez été désigné comme personne mise en cause, vous pouvez solliciter une consultation auprès d’un avocat pénaliste du Cabinet d’avocats Daeryun.
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