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Domaines de pratique

Loi sur la répression des accidents graves

La Loi sur la répression des accidents graves prévoit de mettre en cause la responsabilité des employeurs et des dirigeants responsables et de les sanctionner lorsqu’un accident grave entraînant notamment un décès, des blessures ou une maladie survient en raison de leur négligence ou d’un manquement à leurs obligations.

CONTENTS
  • 1. Loi sur la répression des accidents graves | Réponse effective fondée sur la loi et son décret d’application
    • - Catégories prévues par la Loi sur la répression des accidents graves
    • - Étendue du contrôle, de l’exploitation et de la gestion effectifs et élargissement des personnes responsables
  • 2. Loi sur la répression des accidents graves | Obligations de prévention et sanctions pénales
    • - Sanctions pénales et mesures administratives prévues par la Loi sur la répression des accidents graves
    • - Amende administrative en cas de non-suivi de la formation à la sécurité et à la santé
    • - Responsabilité au titre de dommages-intérêts punitifs
    • - Mesures à prendre par l’employeur en cas d’accident grave
  • 3. Loi sur la répression des accidents graves | Décisions effectivement rendues et mesures de réponse des entreprises
    • - Éléments essentiels à la mise en place d’un dispositif de réponse
    • - Étendue de l’assistance apportée aux dirigeants responsables et autres personnes assimilées par les avocats intervenant en matière d’accidents graves

1. Loi sur la répression des accidents graves | Réponse effective fondée sur la loi et son décret d’application

Notion juridique de la Loi sur la répression des accidents graves


La Loi sur la répression des accidents graves est entrée dans sa troisième année d’application.

La gravité récente des accidents du travail en République de Corée et la répétition d’accidents majeurs touchant le public ont profondément modifié le niveau des attentes sociales en matière de gestion de la sécurité et de la santé par les entreprises.

En conséquence, la « Loi sur la répression des accidents graves », applicable depuis 2022, impose directement aux employeurs et aux dirigeants responsables l’obligation de garantir la sécurité et la santé non seulement des travailleurs, mais aussi du public. En cas de manquement entraînant un accident industriel grave ou un accident grave touchant le public, elle prévoit une responsabilité pénale, des dommages-intérêts et des mesures administratives.

Catégories prévues par la Loi sur la répression des accidents graves

La Loi sur la répression des accidents graves distingue principalement les accidents industriels graves des accidents graves touchant le public.

Accident industriel grave : accident affectant des travailleurs sur un site industriel

Accident grave touchant le public : accident causant des décès ou des blessures parmi le public en raison de matières premières, de produits manufacturés, d’installations ouvertes au public ou de moyens de transport public

Étendue du contrôle, de l’exploitation et de la gestion effectifs et élargissement des personnes responsables

Selon la Loi sur la répression des accidents graves, lorsqu’une entreprise ou un établissement possède, occupe ou loue effectivement des matières premières, des produits manufacturés, des installations ou des équipements, ou qu’il procède par leur intermédiaire à la production, à la fabrication, à la vente ou à la distribution, il est soumis à une obligation de gestion consistant à maîtriser les facteurs nocifs et dangereux liés à ces installations et produits.

Cette obligation de gestion incombe généralement au directeur général et au dirigeant responsable disposant du pouvoir de représentation. Les cadres qui détiennent effectivement un pouvoir décisionnel en matière de sécurité et de santé figurent également parmi les « dirigeants responsables et autres personnes assimilées » au sens de la Loi sur la répression des accidents graves.

Lorsqu’un accident grave survient, les cadres chargés de la sécurité qui supervisent effectivement le système de sécurité et de santé, y compris le CSO, peuvent également être passibles de sanctions, même s’ils ne sont pas directeurs généraux.

2. Loi sur la répression des accidents graves | Obligations de prévention et sanctions pénales

Obligations de prévention prévues par la Loi sur la répression des accidents graves

La Loi sur la répression des accidents graves et son décret d’application prévoient des mesures particulièrement précises pour assurer l’exécution des obligations de prévention.

Elles peuvent être résumées comme suit.

a. Mise en place d’un système de gestion de la sécurité et de la santé

L’employeur doit définir des objectifs et des politiques en matière de sécurité et de santé, recenser périodiquement les facteurs nocifs et dangereux et prendre des mesures correctives.

Les établissements employant habituellement au moins 500 salariés ou les entreprises de construction figurant parmi les 200 premières en matière de capacité de construction doivent obligatoirement créer une structure dédiée et procéder à une évaluation des risques au moins une fois par semestre.

b. Gestion relative aux matières premières et aux produits manufacturés

Afin de prévenir les accidents graves touchant le public, les facteurs nocifs et dangereux liés aux matières premières et aux produits manufacturés doivent être contrôlés périodiquement. Tout signe de danger constaté doit immédiatement donner lieu à des mesures et à un signalement.

La sécurité et la santé doivent être gérées de manière systématique à toutes les étapes de la production, de la fabrication et de la distribution, et les effectifs ainsi que le budget nécessaires doivent être garantis.

c. Garantie de la sécurité des installations ouvertes au public et des moyens de transport public

Pour les installations ouvertes au public, notamment les ponts routiers, les tunnels et les installations de loisirs, ainsi que pour les moyens de transport public, notamment ferroviaires et aériens, un plan de sécurité doit être établi et contrôlé au moins une fois par an. Un manuel d’intervention d’urgence et un plan d’intervention d’urgence doivent également être préparés.

d. Obligations de formation et gestion

Les dirigeants responsables et les responsables de la sécurité doivent suivre une formation à la sécurité et à la santé d’une durée totale maximale de 20 heures.

La participation des personnes affectées à des travaux nocifs ou dangereux aux formations requises doit être contrôlée périodiquement afin de veiller à ce qu’aucune d’entre elles ne soit omise.

e. Obligation de conservation des documents

Tous les documents relatifs à l’exécution des mesures et des contrôles, y compris les documents électroniques, doivent être conservés pendant 5 ans.

Sanctions pénales et mesures administratives prévues par la Loi sur la répression des accidents graves

Pour les accidents industriels graves comme pour les accidents graves touchant le public, la constatation d’un manquement aux obligations imposées à l’employeur et aux dirigeants responsables peut entraîner des sanctions pénales et des mesures administratives, notamment des amendes administratives.

Amende administrative en cas de non-suivi de la formation à la sécurité et à la santé

En cas d’accident industriel grave, les dirigeants responsables de la personne morale ou de l’institution doivent suivre une formation à la sécurité et à la santé.

Une amende administrative est infligée au dirigeant responsable qui ne suit pas cette formation sans motif légitime.

  • Première infraction : 10 millions de wons sud-coréens
  • Deuxième infraction  : 30 millions de wons sud-coréens
  • Troisième infraction ou infraction ultérieure : 50 millions de wons sud-coréens

Le montant de l’amende administrative peut toutefois être réduit dans la limite de la moitié, sauf pour les personnes en situation d’impayé.

  • Perte patrimoniale importante subie par l’auteur de l’infraction en raison d’une catastrophe naturelle ou d’un événement similaire
  • Crise grave de l’entreprise en raison de la détérioration de ses conditions d’activité
  • Infraction résultant d’une négligence ou d’une erreur mineure
  • Efforts de l’auteur de l’infraction pour corriger et faire cesser la situation contraire à la loi
  • Prise en compte de la gravité et des motifs des autres infractions

L’amende administrative peut également être réduite d’environ la moitié pour les établissements employant habituellement moins de 50 salariés et pour les travaux de construction d’un montant inférieur à 5 milliards de wons sud-coréens, notamment.

Responsabilité au titre de dommages-intérêts punitifs

Les travailleurs, les citoyens et les autres personnes ayant subi un préjudice du fait d’un accident grave peuvent demander des dommages-intérêts à l’employeur sur le fondement d’un fait dommageable au sens de la Loi civile de la République de Corée.

Dans ce cas, l’employeur peut voir sa responsabilité engagée à concurrence de 5 fois le montant du préjudice.

Les éléments suivants sont notamment pris en compte pour déterminer le montant de la réparation.

Mesures à prendre par l’employeur en cas d’accident grave

Lorsqu’un accident grave survient, l’employeur doit interrompre les travaux concernés et faire évacuer les travailleurs.

Il doit également en informer sans délai le ministre de l’Emploi et du Travail de la République de Corée. Même en présence d’un motif inévitable, le signalement doit être effectué dès la disparition de ce motif.

Toute personne qui, malgré la survenance d’un accident grave, altère les lieux ou entrave l’enquête sur ses causes encourt une peine d’emprisonnement avec travail maximale de 1 an ou une amende pénale maximale de 10 millions de wons sud-coréens.

En outre, l’absence de signalement d’un accident grave ou un faux signalement est passible d’une amende administrative maximale de 30 millions de wons sud-coréens.

3. Loi sur la répression des accidents graves | Décisions effectivement rendues et mesures de réponse des entreprises

Décisions rendues au titre de la Loi sur la répression des accidents graves et mesures de réponse des entreprises


Environ 37 décisions ont été rendues au cours des trois premières années d’application de la Loi sur la répression des accidents graves, dont 33 déclarations de culpabilité.

Les motifs retenus par les juridictions pour prononcer une décision de culpabilité ou de non-culpabilité étaient les suivants.

Motifs de culpabilité

Motifs de non-culpabilité

Antécédents d’accidents similaires

Lien de causalité incertain entre le manquement à l’obligation et l’accident

Condamnation antérieure du représentant pour des faits de même nature

Accident imprévisible

Absence de correction des problèmes relevés lors des contrôles de sécurité

Responsabilité du travailleur, notamment en cas de mauvaise manipulation d’une machine

Définition d’objectifs et de politiques sans rapport avec l’accident

Incertitude quant à la personne ayant dirigé les travaux et déterminé les méthodes de travail

Éléments essentiels à la mise en place d’un dispositif de réponse

L’élément essentiel de la Loi sur la répression des accidents graves réside dans l’exigence non pas de « procédures formelles », mais de « mesures de prévention effectives et d’une gestion continue ».

Les employeurs et les dirigeants responsables doivent donc prendre les mesures suivantes afin de mettre en place un dispositif de réponse effectif.

1) Fonctionnement effectif de la structure dédiée à la sécurité et à la santé

La gestion effective exigée par la loi ne peut se limiter à la désignation purement formelle d’une « structure dédiée ».

Les responsables de la sécurité et de la santé, les responsables de la santé et les médecins du travail doivent être affectés en nombre au moins égal à l’effectif légal. Ils doivent également disposer d’un budget et de pouvoirs indépendants afin que les mesures de sécurité puissent être intégrées aux activités de chaque division.

2) Normalisation des procédures de recensement et de correction des facteurs nocifs et dangereux

Le processus d’évaluation des risques et les mesures correctives concernant les facteurs nocifs et dangereux ne doivent pas se limiter à un « contrôle ponctuel ». Les règles internes de l’entreprise doivent prévoir une procédure permettant d’ordonner immédiatement des mesures correctives et d’engager les dépenses nécessaires dès qu’un signe de danger est détecté.

3) Renforcement de la gestion des entreprises partenaires et des sous-traitants

Un accident survenu chez un sous-traitant ou une entreprise partenaire peut engager la responsabilité du donneur d’ordre principal.

Le décret d’application de la Loi sur la répression des accidents graves exige également, dans le cadre d’une sous-traitance, d’une prestation de services ou d’une délégation, d’évaluer la capacité du donneur d’ordre à prendre des mesures de sécurité et de santé et, sur cette base, de prévoir une durée de travaux et des frais de gestion appropriés.

4) Renforcement de la gestion des produits et des biens manufacturés afin de prévenir les accidents graves touchant le public

Les mesures destinées à prévenir les accidents touchant le public qui résultent d’un produit défectueux ne peuvent relever uniquement de l’équipe chargée du contrôle de la qualité.

Il convient de renforcer l’évaluation de la nocivité dès les étapes de la production et de la conception, de mettre en place des procédures de rappel et de contrôle préalable et d’appliquer des directives internes permettant un signalement et une intervention immédiats en cas de danger.

5) Précision du manuel d’intervention d’urgence en cas d’accident

En cas d’accident grave ou de danger imminent, un manuel prévoyant l’évacuation des travailleurs, l’arrêt des travaux, les mesures immédiates de secours et la prévention de dommages supplémentaires doit obligatoirement être établi.

Il est également opportun d’organiser régulièrement des exercices afin que l’ensemble du personnel maîtrise ce manuel.

Étendue de l’assistance apportée aux dirigeants responsables et autres personnes assimilées par les avocats intervenant en matière d’accidents graves

Afin de respecter la Loi sur la répression des accidents graves, qui impose un engagement et des mesures de la part de la haute direction, et de prévenir les sanctions pénales ainsi que l’atteinte à l’image de l’entreprise résultant d’un accident grave, il convient d’associer des investissements dans le système interne de gestion de la sécurité et de la santé à l’intervention continue de spécialistes externes.

Lorsqu’un conseil est nécessaire afin de maintenir en permanence le niveau effectif exigé par la loi, les avocats du groupe chargé de la sécurité industrielle et des accidents graves du cabinet peuvent être consultés.

Des avocats ayant traité des contentieux d’entreprise et des affaires de droit du travail, des conseillers coréens agréés en relations du travail ainsi que des spécialistes de l’enquête et de la collecte des éléments de preuve peuvent intervenir dans le dossier de l’entreprise cliente.

▶Détermination des causes de l’accident grave

▶Élaboration d’une stratégie de réparation des dommages

▶Réponse aux contentieux connexes ultérieurs

▶Accompagnement et défense au cours de la procédure d’enquête pénale

▶Relations avec les médias et les organisations de travailleurs et accord transactionnel avec les familles endeuillées

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  1. Guide essentiel de A à Z sur le droit des sanctions en cas d'accident grave, rédigé par un avocat spécialisé dans les accidents graves.

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