CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Présentation de l’affaire

- 2. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Exemples d’actes constitutifs et sanctions encourues

- 3. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Assistance de l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle

- - Décision de classement sans suite du parquet
- 4. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Points essentiels en cas de soupçons

1. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Présentation de l’affaire
Le client a sollicité l’assistance de notre cabinet après avoir été soupçonné d’une infraction à la Loi sur le droit d’auteur.
Alors qu’il travaillait comme chercheur dans une entreprise coréenne de taille intermédiaire, il a reçu de la police une convocation lui demandant de se présenter « pour une enquête relative à l’utilisation illicite d’un logiciel ».
L’enquête a révélé que le programme utilisé était un logiciel payant et coûteux édité par une société allemande spécialisée dans la simulation électromagnétique. Des traces de son utilisation sans licence officielle subsistaient sur l’ordinateur personnel et l’ordinateur professionnel du client.
La société allemande exploitait un système de suivi des adresses IP afin d’empêcher l’utilisation illicite de ses programmes. Après avoir ainsi identifié les connexions du client, elle a déposé une plainte pénale pour infraction à la Loi sur le droit d’auteur.
Le client a expliqué qu’il s’agissait « uniquement d’un usage personnel à des fins d’apprentissage et d’expérimentation » et a confié l’affaire à un avocat spécialisé en propriété intellectuelle afin d’obtenir une assistance juridique.

2. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Exemples d’actes constitutifs et sanctions encourues
La Loi sur le droit d’auteur de la République de Corée qualifie expressément d’atteinte les actes consistant à reproduire, diffuser, transmettre ou utiliser sans autorisation l’œuvre d’autrui.
S’agissant notamment des programmes informatiques, l’installation ou l’utilisation non autorisée est elle-même considérée comme un acte de reproduction susceptible d’entraîner une sanction pénale.
▪ Principaux exemples d’infractions à la Loi sur le droit d’auteur
Téléchargement sur Internet de films, de contenus musicaux ou de programmes reproduits illicitement
Utilisation sans autorisation de la conception ou du code source d’autrui dans le cadre d’un développement
Reproduction non autorisée d’un programme en vue de sa diffusion ou de son partage avec un tiers
▪ Sanctions encourues en cas d’infraction à la Loi sur le droit d’auteur
Lorsqu’une infraction est commise dans le cadre de l’activité d’une personne morale, celle-ci peut également faire l’objet de sanctions
Toutefois, certaines exceptions sont admises en cas d’usage personnel sans but lucratif. Les principaux critères d’appréciation sont alors la finalité et l’étendue de l’utilisation ainsi que l’existence éventuelle d’un avantage.
3. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Assistance de l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle

Dans cette affaire, l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle a principalement soutenu que les actes du client ne réunissaient pas les éléments constitutifs d’une atteinte au droit d’auteur.
① Argument tiré de l’absence de but lucratif et de l’usage personnel
Se fondant sur l’article 30 et l’article 101-3, paragraphe 1, point 4, de la Loi sur le droit d’auteur, l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle a souligné que la reproduction d’une œuvre publiée était autorisée lorsqu’elle était utilisée sans but lucratif, à titre personnel, dans le cadre familial ou dans un cadre analogue.
Le client a expliqué qu’il n’avait pas utilisé le programme à des fins commerciales ou dans le cadre de son travail pour l’entreprise, mais à des fins personnelles d’apprentissage et de recherche sur la simulation électromagnétique.
② Établissement du caractère non lucratif de l’utilisation
Le client a déclaré qu’il étudiait par curiosité personnelle la structure d’absorbeurs électromagnétiques et qu’il avait seulement téléchargé le programme pour l’utiliser pendant une courte période à des fins expérimentales. Il a précisé n’avoir jamais exploité les données obtenues dans les travaux de recherche de l’entreprise ni dans une activité lucrative.
Les journaux du serveur de l’entreprise ont également permis d’établir qu’aucune trace ne démontrait l’utilisation du programme dans le cadre d’un projet professionnel.
③ Présentation d’une lettre exprimant des regrets et de lettres sollicitant la clémence
Le client a exprimé de profonds regrets quant aux faits à l’origine de l’enquête ouverte à la suite de la plainte du titulaire du droit d’auteur et a présenté une lettre manuscrite qu’il avait lui-même rédigée.
Des collègues ont également présenté des lettres indiquant que « le client s’est toujours montré très investi dans ses recherches et n’a jamais cherché à obtenir un avantage indu ».
Ces éléments ont permis aux autorités chargées de l’enquête de reconnaître que le client n’avait pas commis d’atteintes de manière habituelle ni dans un but lucratif.
Décision de classement sans suite du parquet
Sur le fondement de ces règles de droit et des éléments de preuve, l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle a soutenu que les actes du client « relevaient d’un apprentissage personnel sans but lucratif et pouvaient difficilement être considérés comme portant atteinte aux droits patrimoniaux d’autrui ».
Le parquet a alors prononcé un classement pour « absence d’indices d’infraction (preuves insuffisantes) », au motif que « l’utilisation du programme par le client était dépourvue de but lucratif et poursuivait une finalité d’apprentissage, sans qu’aucune preuve ne démontre son utilisation directe dans le cadre de l’activité de l’entreprise ».
Les autorités chargées de l’enquête ont ainsi estimé que les actes en cause ne réunissaient pas les éléments constitutifs de l’infraction à la Loi sur le droit d’auteur, et le client n’a fait l’objet d’aucune sanction pénale.
4. Infraction à la Loi sur le droit d’auteur | Points essentiels en cas de soupçons
En cas de soupçons d’infraction à la Loi sur le droit d’auteur, la teneur des déclarations formulées au début de l’enquête peut influer sensiblement sur la décision rendue.
Il est donc important d’adopter une stratégie adaptée à chacune des étapes suivantes.
Étape | Points essentiels de la réponse |
Étape 1 : préparation des premières déclarations | Récapituler la date d’installation et d’utilisation du programme, sa finalité et l’étendue de son utilisation afin de préparer les déclarations |
Étape 2 : établissement de l’absence de but lucratif | Démontrer à l’aide d’éléments objectifs, tels que les journaux du serveur, l’absence d’avantage financier et d’utilisation commerciale |
Étape 3 : présentation d’une lettre exprimant des regrets et d’un accord transactionnel | Exprimer des excuses à la victime et s’engager à prévenir toute réitération afin que ces éléments puissent être pris en considération |
Étape 4 : déroulement de l’audition en présence d’un avocat | Prévoir la présence d’un avocat afin d’éviter, lors des premières déclarations, tout aveu inutile ou malentendu |
Étape 5 : présentation des éléments susceptibles de justifier un classement sans suite | Présenter conjointement le caractère non lucratif de l’utilisation, l’absence d’antécédents et l’attitude exprimant des regrets afin que la possibilité de clore l’affaire au stade du parquet puisse être examinée |
Dans une affaire d’infraction à la Loi sur le droit d’auteur, même l’utilisation unique d’un programme peut entraîner une sanction pénale. Une analyse juridique et une stratégie probatoire rigoureuses sont donc nécessaires dès le début de la procédure.
La présente affaire concernait une enquête pour infraction à la Loi sur le droit d’auteur ouverte à la suite de la plainte d’un éditeur étranger de logiciels. À la suite de l’argumentation juridique présentée par l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle et de la production des éléments de preuve, le parquet a rendu une décision de classement sans suite pour absence d’indices d’infraction.
Cette affaire illustre un aspect essentiel de l’interprétation de la Loi sur le droit d’auteur, à savoir la distinction entre « l’usage personnel sans but lucratif » et « l’atteinte commise dans un but lucratif ».
Le client n’a pas fait l’objet d’une sanction pénale. Il a également pu dissiper le malentendu relatif à l’utilisation du programme et rétablir la confiance.
Un simple téléchargement ou un usage personnel contraire à la volonté du titulaire du droit d’auteur peut être considéré comme une infraction à la Loi sur le droit d’auteur.
Toutefois, des exceptions prévues par la loi peuvent s’appliquer à un usage personnel dépourvu de but lucratif. Il est donc essentiel d’établir précisément, dès le début de l’enquête, la finalité, l’étendue et les circonstances de l’utilisation.
En cas de prise de contact par les autorités chargées d’une enquête relative au droit d’auteur, une 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique permet d’examiner la situation avec un avocat spécialisé en propriété intellectuelle et d’élaborer une stratégie adaptée au risque de sanction pénale.
Au sein de notre cabinet, les avocats spécialisés en propriété intellectuelle, les conseils en propriété industrielle et le centre d’analyse forensique numérique collaborent afin d’élaborer une stratégie adaptée à chaque situation.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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