CONTENTS
- 1. Faits de l’affaire relative à la requête introductive d’instance en contentieux administratif

- - Éléments de l’assistance fournie par l’avocat en droit administratif de Daeryun
- 2. Résultat de l’affaire relative à la requête introductive d’instance en contentieux administratif

- - Guide de rédaction d’une requête introductive d’instance
- 3. Points juridiques à examiner lors du dépôt d’une requête introductive d’instance en contentieux administratif

- - Prise en charge coordonnée par le Cabinet d’avocats Daeryun
1. Faits de l’affaire relative à la requête introductive d’instance en contentieux administratif
Le client, élève officier d’une académie militaire, s’est adressé à Daeryun afin d’obtenir de l’aide pour déposer une requête introductive d’instance en contentieux administratif. Après avoir été accusé d’avoir commis une agression sexuelle et des violences physiques sur une personne de sa promotion, il avait été déféré devant la commission disciplinaire de l’établissement.
Le client soutenait toutefois n’avoir commis aucun de ces actes. Il affirmait au contraire que la personne de sa promotion qui se présentait comme victime lui avait fait des avances répétées et disposait d’éléments de preuve objectifs à l’appui, notamment des échanges sur KakaoTalk.
Malgré cela, la commission disciplinaire a examiné l’affaire en considérant d’emblée le client comme l’auteur des faits et a finalement prononcé à son encontre une lourde sanction disciplinaire consistant en son exclusion définitive.
Le client a formé un recours contre cette décision, mais celui-ci a été rejeté. Il a donc décidé, avec l’assistance d’un avocat en droit administratif du Cabinet d’avocats Daeryun, de déposer une requête introductive d’instance en vue d’obtenir l’annulation de la décision d’exclusion définitive.

Éléments de l’assistance fournie par l’avocat en droit administratif de Daeryun
L’avocat de Daeryun intervenant en droit administratif a invoqué, dès le dépôt de la requête introductive d’instance, plusieurs moyens tirés de l’illégalité de la décision d’exclusion définitive en cause.
1. Graves irrégularités affectant la procédure d’audition des témoins
En l’absence de dispositions particulières, la procédure disciplinaire applicable aux élèves officiers est régie par analogie par le règlement disciplinaire de l’Armée de la République de Corée.
Selon ce règlement, le secrétaire chargé de la discipline doit établir un procès-verbal d’audition aux fins de l’enquête disciplinaire. Lors de l’audition d’un témoin, la date et l’heure, l’identité de la personne ayant mené l’audition ainsi que la méthode employée doivent être clairement indiquées.
Or, dans cette affaire, les déclarations des témoins recueillies au cours de la procédure ayant conduit à la décision initiale l’ont été par téléphone, sans convocation effective des intéressés. La date de l’audition, l’identité de la personne qui l’avait menée et les circonstances de l’enquête n’étaient aucunement indiquées.
Dans la requête introductive d’instance, l’avocat en droit administratif a souligné que cette procédure ne pouvait être considérée comme une audition régulière de témoins et que les déclarations ainsi recueillies constituaient des éléments de preuve illégalement obtenus et irrecevables.
2. Vice affectant la notification préalable de la décision
L’avocat en droit administratif a invoqué comme jurisprudence essentielle l’arrêt 2022두33323 rendu par la Cour suprême de la République de Corée.
Dans cet arrêt relatif à une procédure disciplinaire pour inconduite sexuelle, la Cour a précisé que la date, le lieu, la personne concernée, la nature et les circonstances concrètes de chaque acte devaient être indiqués avec suffisamment de précision pour permettre de les distinguer des autres faits. Elle a également affirmé qu’il s’agissait d’une condition indispensable à la garantie des droits de la défense de la personne visée par la procédure disciplinaire.
Or, en l’espèce, ni la convocation à la commission du corps des élèves officiers ni la notification de la décision d’exclusion définitive ne précisaient la date, l’heure ou les circonstances propres à chacune des paroles et chacun des actes reprochés au client.
Dans la requête introductive d’instance, l’avocat en droit administratif a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un grave vice de la notification préalable et que cette irrégularité suffisait à elle seule à justifier l’annulation de la décision d’exclusion définitive.
3. Atteinte aux droits de la défense et erreur dans l’établissement des faits
La personne soupçonnée de manquements disciplinaires et celle qui fait l’objet de l’examen ont le droit de présenter, au cours de l’enquête, les éléments de preuve et les témoins qui leur sont favorables.
Dès le début de l’enquête, le client avait clairement signalé l’existence d’un témoin susceptible de remettre en cause les déclarations de la victime et demandé à plusieurs reprises que cette personne soit entendue.
L’autorité disciplinaire n’a cependant procédé à aucune audition du témoin désigné par le client.
Dans la requête introductive d’instance, l’avocat en droit administratif a présenté ce manquement comme un vice de procédure autonome portant substantiellement atteinte aux droits de la défense du client.
4. Contestation de la crédibilité des déclarations
Sur le fondement de l’arrêt 2015도11428 de la Cour suprême de la République de Corée, l’avocat en droit administratif a entièrement contesté la crédibilité des déclarations de la victime et des témoins qui lui étaient favorables.
La Cour suprême a jugé que, lorsqu’une décision repose uniquement sur des déclarations, il convient d’examiner globalement leur caractère rationnel, leur vraisemblance objective, leur cohérence dans le temps, la personnalité et les intérêts de leur auteur ainsi que le risque de pressions ou de menaces lié à l’éventuelle ouverture d’une enquête.
Dans la requête introductive d’instance, il a été souligné que les déclarations de la victime et des témoins manquaient de cohérence, émanaient de personnes ayant des intérêts manifestes et contredisaient sur de nombreux points les éléments objectifs, de sorte qu’elles ne présentaient pas une crédibilité suffisante pour exclure tout doute raisonnable.
2. Résultat de l’affaire relative à la requête introductive d’instance en contentieux administratif
Le tribunal a intégralement accueilli les prétentions formulées dans la requête introductive d’instance déposée par l’avocat en droit administratif de Daeryun et a rendu un jugement annulant la décision par laquelle le directeur de l’académie militaire avait exclu définitivement le client.
En République de Corée, un contentieux administratif tel que celui-ci permet à une personne dont les droits ou les intérêts ont été lésés par un acte administratif d’en demander l’annulation ou de faire constater sa nullité.
La procédure de contentieux administratif se déroule généralement dans l’ordre suivant.
- Édiction d’un acte administratif
- Procédure préalable, telle qu’un recours ou une réclamation
- Dépôt d’une requête introductive d’instance en contentieux administratif
- Plaidoirie et administration de la preuve
- Prononcé du jugement
La requête introductive d’instance constitue un document essentiel du contentieux administratif. La précision avec laquelle les moyens d’illégalité y sont structurés peut avoir une incidence directe sur le jugement.
Guide de rédaction d’une requête introductive d’instance
Une requête introductive d’instance en contentieux administratif doit impérativement comporter les éléments suivants.
- Identification précise de l’acte contesté
- Classification méthodique des moyens d’illégalité (procédure, fond, dépassement ou abus du pouvoir discrétionnaire)
- Références précises aux textes et à la jurisprudence applicables
- Lien logique entre les éléments de preuve et les moyens invoqués
Au-delà de la simple expression d’un sentiment d’injustice, la requête introductive d’instance doit exposer une « structure de l’illégalité » susceptible d’être examinée par le tribunal.
3. Points juridiques à examiner lors du dépôt d’une requête introductive d’instance en contentieux administratif
Lors du dépôt d’une requête introductive d’instance en contentieux administratif, il importe notamment de prendre en compte les points suivants.
Point à examiner | Éléments essentiels en pratique |
Illégalité de la procédure | Notification préalable, modalités de l’enquête et procédure de collecte des preuves |
Atteinte aux droits de la défense | Exclusion de l’audition de témoins et limitation de la possibilité de présenter des explications |
Erreur dans l’établissement des faits | Crédibilité des déclarations et contradictions avec les preuves objectives |
Application de la jurisprudence | Référence aux arrêts de la Cour suprême de la République de Corée rendus dans des affaires similaires |
Proportionnalité de la sanction | Caractère excessif de la sanction disciplinaire |
Prise en charge coordonnée par le Cabinet d’avocats Daeryun

Le Cabinet d’avocats Daeryun fournit une assistance juridique coordonnée dans les contentieux administratifs liés aux forces armées, notamment dans les domaines suivants.
- Rédaction de la requête introductive d’instance et conduite du contentieux administratif par un avocat intervenant dans ce domaine
- Analyse des règlements internes et du régime disciplinaire militaire par un avocat intervenant en droit militaire
- Prise en charge des affaires disciplinaires, d’exclusion définitive et de retrait de qualifications
Les sanctions disciplinaires militaires sont des actes administratifs susceptibles d’avoir des conséquences importantes sur l’avenir professionnel et personnel du client.
C’est pourquoi une réponse juridique structurée peut être nécessaire dès la préparation de la requête introductive d’instance en contentieux administratif.
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Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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