CONTENTS
- 1. Légitime défense face à des violences physiques | aperçu de l’affaire du client

- - Circonstances du différend avec M. A
- 2. Légitime défense face à des violences physiques | stratégie de réponse concrète

- - Établissement des faits au moyen de preuves objectives, notamment des certificats médicaux
- - Demande d’application à l’auteur des violences de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions
- - Mise en évidence de la qualité de « victime de violences », et non de suspect de violences réciproques
- 3. Légitime défense face à des violences physiques | issue de l’affaire : client déclaré « non coupable »

- 4. Légitime défense face à des violences physiques | points à retenir concernant l’infraction de violences physiques

- - Peines applicables à l’infraction de violences physiques
- - Conditions de reconnaissance de la légitime défense
- - En cas d’implication dans une affaire de violences physiques
1. Légitime défense face à des violences physiques | aperçu de l’affaire du client
Le client qui nous a interrogés sur la légitime défense face à des violences physiques a déclaré avoir été agressé unilatéralement par un passant, M. A, qui l’avait provoqué alors qu’il était en rendez-vous avec sa compagne.
Bien qu’il se soit uniquement défendu contre les violences de M. A, il a été soupçonné de violences réciproques. Alors qu’il devait être entendu par la police, le client nous a interrogés sur la possibilité d’invoquer la légitime défense.

Circonstances du différend avec M. A
Alors que le client circulait de nuit en voiture dans une ruelle, le piéton M. A a bloqué le véhicule et l’a provoqué en lui disant : « Pourquoi conduisez-vous comme cela ? »
Le client a tenté de l’ignorer et de poursuivre sa route, mais M. A s’est soudainement approché du côté conducteur, a passé le bras à l’intérieur du véhicule et a frappé la compagne du client.
Lorsque le client est descendu de la voiture pour l’en empêcher, M. A l’a étranglé alors qu’il souffrait habituellement d’un asthme sévère. Pour se défendre, le client a repoussé le bras de M. A et lui a également serré le cou.
Le client et sa compagne ont tous deux été blessés dans cet incident, mais ils ont pourtant été considérés comme suspects de violences réciproques et entendus par la police.
2. Légitime défense face à des violences physiques | stratégie de réponse concrète
La question centrale de cette affaire était de savoir si les gestes défensifs du client constituaient une infraction de violences physiques.
L’infraction de violences physiques désigne l’exercice illicite d’une force physique sur le corps d’une personne, sans qu’il soit nécessaire que cette force entraîne des blessures.
Une simple utilisation de la force physique pouvant suffire à caractériser cette infraction, l’avocat intervenant dans les affaires de violences physiques a examiné le dossier avec une attention particulière.
Établissement des faits au moyen de preuves objectives, notamment des certificats médicaux
Après avoir été consulté sur la reconnaissance de la légitime défense face à des violences physiques, l’avocat a apporté son assistance juridique afin d’établir, par le rapprochement d’éléments de preuve objectifs, que le client n’était pas coupable.
Il a analysé et organisé les enregistrements de la caméra embarquée, les certificats médicaux attestant des blessures subies par le client et sa compagne ainsi que les reçus démontrant les dommages causés au véhicule.
Des échanges attentifs ont également été menés afin d’aider le client à retrouver une stabilité psychologique malgré l’anxiété causée par son implication dans une affaire de violences physiques. Il a aussi été orienté vers un centre de soutien psychologique.
Demande d’application à l’auteur des violences de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions
L’avocat intervenant dans les affaires de violences physiques a souligné que les gestes accomplis par le client contre M. A pour se défendre ne constituaient pas une infraction de violences physiques et que le client était, au contraire, victime d’une agression unilatérale.
Il a également soutenu que le client avait uniquement contenu les violences persistantes de M. A jusqu’à l’arrivée de la police et que ses actes relevaient donc de la légitime défense.
Selon l’article 5-10 de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions de la République de Corée, les violences exercées contre le conducteur d’un véhicule en circulation, lorsqu’elles menacent la sécurité du conducteur, des passagers ou des piétons, font l’objet d’une répression sévère.
Dans cette affaire, M. A ayant exercé des violences contre le client alors que celui-ci conduisait le véhicule, il a été soutenu que l’infraction à la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions (violences contre un conducteur) devait être retenue à son encontre.
Mise en évidence de la qualité de « victime de violences », et non de suspect de violences réciproques
Après une analyse approfondie des faits, l’avocat intervenant dans les affaires de violences physiques a clairement expliqué que le client n’avait pas commis de violences réciproques contre M. A.
Il a également soutenu en droit que, même si le client avait exercé une certaine force physique, celle-ci relevait de la légitime défense dans une situation inévitable.
En reconstituant l’ensemble des circonstances, il a souligné que le client et sa compagne étaient les victimes de violences nettement plus graves. Il a aussi établi leur préjudice en recueillant et en produisant des preuves objectives montrant que le véhicule avait été endommagé et que des frais de réparation avaient été engagés.
3. Légitime défense face à des violences physiques | issue de l’affaire : client déclaré « non coupable »
En s’appuyant sur les preuves objectives et les arguments présentés, l’avocat intervenant dans les affaires de violences physiques a soumis à plusieurs reprises des observations écrites soutenant que les actes du client relevaient de la légitime défense.
Le tribunal coréen a également reconnu la légitime défense du client, qui a obtenu une décision le déclarant non coupable.
4. Légitime défense face à des violences physiques | points à retenir concernant l’infraction de violences physiques
L’infraction de violences physiques désigne l’exercice d’une force physique sur le corps de M. A et ne se limite pas aux coups ayant causé des blessures.
Peines applicables à l’infraction de violences physiques
Selon l’article 260 de la Loi pénale de la République de Corée, l’infraction de violences physiques est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 2 ans au plus ou d’une amende pénale de 5 millions de wons sud-coréens au plus, d’une détention de courte durée ou d’une amende mineure.
Si les violences causent des blessures suffisamment importantes pour donner lieu à un certificat médical, les faits peuvent constituer une infraction de coups et blessures, passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 7 ans au plus ou d’une amende pénale de 10 millions de wons sud-coréens au plus.
La peine peut être aggravée notamment en cas d’antécédents judiciaires, de violences graves, de violences commises par représailles ou de manière répétée, lorsque la victime est une personne socialement vulnérable ou lorsque les violences sont exercées contre un agent public dans l’exercice de ses fonctions.
Conditions de reconnaissance de la légitime défense
Même lorsqu’une personne a exercé des violences physiques, elle n’est pas passible d’une sanction si ses actes relèvent de la légitime défense.
La légitime défense suppose les 3 conditions suivantes.
| Attaque injustifiée | L’autre personne doit avoir exercé les premières violences ou la situation doit présenter un risque imminent de violences. Une simple dispute verbale ne suffit pas. |
| Acte accompli uniquement pour se défendre | Les représailles exercées après la fin de l’attaque ne sont pas admises ; seule une défense immédiate peut être reconnue. |
| Moyen de défense non excessif | Le moyen employé doit être proportionné à la gravité de l’attaque. |
Si les gestes dépassent ce qui est nécessaire pour se défendre, leur auteur peut être sanctionné au titre d’une défense excessive.
En cas d’implication dans une affaire de violences physiques
Une réaction émotionnelle dans une situation conflictuelle, des violences dépassant ce qui est nécessaire pour se défendre ou des actes dont le caractère intentionnel, plutôt qu’accidentel, est établi peuvent conduire à une implication dans une affaire de violences physiques.
Dans cette affaire, l’existence de preuves objectives a contribué à une issue favorable.
Il doit ainsi être possible d’établir, à l’aide de preuves objectives, que l’autre personne a exercé les premières violences. La personne concernée doit également expliquer clairement la nature défensive de ses propres gestes.
En outre, contrairement à de simples violences physiques, l’existence d’un certificat médical peut conduire à retenir une infraction de coups et blessures, ce qui nécessite une appréciation rapide au début de l’affaire.
Si vous êtes impliqué dans une affaire de violences physiques, vous pouvez solliciter un conseil juridique en utilisant le lien 🔗Prendre rendez-vous pour un conseil juridique.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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