CONTENTS
- 1. Affaire portant sur une demande de redevance au titre du droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture

- - Appréciation de la juridiction précédente
- 2. Appréciation de la Cour suprême quant à la reconnaissance d’une redevance au titre du droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture

- - Reconnaissance d’une redevance par la Cour suprême
- - Portée de cet arrêt
- 3. Approche de Daeryun dans les litiges relatifs au droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture

- - Analyse approfondie des circonstances de constitution du droit et des fondements factuels de l’usage gratuit
- - Stratégie de preuve méthodique concernant l’évolution des circonstances
- - Détermination juridique du point de départ et de l’étendue de la demande de redevance
- - Clarification des rapports avec les instances antérieures et les décisions définitives
- - Mise en œuvre parallèle de solutions concrètes en vue du règlement du litige
1. Affaire portant sur une demande de redevance au titre du droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture
L’arrêt de la Cour suprême relatif à une demande de redevance au titre du droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture est analysé ci-dessous.
La question centrale était de savoir si le propriétaire du terrain pouvait demander une contrepartie pour l’usage de celui-ci lorsque ce droit avait été constitué avec son autorisation.
Le père des demandeurs et celui du défendeur étaient cousins. Vers 1975, une sépulture de la famille du défendeur avait été installée avec l’autorisation du propriétaire du terrain.
La sépulture est ensuite demeurée en place pendant plusieurs décennies, tandis que le défendeur a conservé, en qualité de responsable des rites funéraires, son statut de titulaire du droit de veiller sur celle-ci et de la gérer.
Après avoir acquis la propriété du terrain par donation en 1996, les demandeurs ont connu plusieurs litiges concernant le terrain d’assiette de la sépulture.
En particulier, dans une instance antérieure, ils avaient contesté l’existence même du droit d’usage du terrain d’assiette de la sépulture et demandé le déplacement de celle-ci ainsi que la restitution de l’enrichissement sans cause, mais avaient été déboutés. Ils ont ensuite engagé la présente action afin d’obtenir le paiement d’une redevance, en partant du principe que ce droit subsistait.
Appréciation de la juridiction précédente
La juridiction précédente a considéré que la sépulture en cause relevait d’un droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture constitué avec l’autorisation expresse du propriétaire du terrain.
Se fondant sur la jurisprudence de la Cour suprême, elle a retenu qu’un tel droit était en principe constitué à titre gratuit, sauf convention prévoyant une redevance conclue, lors de sa constitution, entre le propriétaire du terrain et la personne chargée de veiller sur la sépulture et de la gérer.
En l’espèce, elle a estimé qu’aucun élément de preuve ne permettait de retenir l’existence d’une convention relative au paiement d’une redevance lors de l’installation de la sépulture. Elle en a conclu que le défendeur n’était tenu d’aucune obligation de paiement et a rejeté l’intégralité des demandes.
2. Appréciation de la Cour suprême quant à la reconnaissance d’une redevance au titre du droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture

La Cour suprême a tout d’abord rappelé les principes jurisprudentiels applicables.
Elle a précisé que si le droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture constitué avec l’autorisation du propriétaire est en principe gratuit, le propriétaire du terrain doit néanmoins pouvoir demander une contrepartie lorsque, compte tenu de l’évolution des circonstances depuis sa constitution, la reconnaissance d’une redevance est conforme au principe d’équité.
Elle a notamment jugé que les éléments suivants devaient être appréciés dans leur ensemble.
- Les relations personnelles existant lors de l’installation de la sépulture et leur évolution ultérieure
- La durée d’utilisation du terrain d’assiette de la sépulture
- L’augmentation du prix du terrain et des charges publiques ainsi que l’évolution de sa valeur d’usage
- Le maintien ou non de la relation de confiance entre les parties
Reconnaissance d’une redevance par la Cour suprême
Contrairement à la juridiction précédente, la Cour suprême a considéré qu’en l’espèce, la reconnaissance d’une redevance était conforme au principe d’équité.
Premièrement, elle a estimé que le propriétaire du terrain lors de l’installation de la sépulture et le défunt qui y était inhumé étaient cousins, de sorte que l’autorisation d’un usage gratuit reposait sur la relation de confiance entre les membres de la famille.
Toutefois, la donation du terrain avait entraîné un changement de propriétaire et de longs litiges avaient opposé les demandeurs au défendeur, ce qui avait, dans les faits, rompu la relation de confiance antérieure.
Deuxièmement, environ 46 ans s’étaient écoulés depuis l’installation de la sépulture, soit une durée largement supérieure à la période de maintien prévue par la législation applicable. Cette circonstance rendait difficilement justifiable la poursuite de l’usage gratuit.
Troisièmement, la Cour a également tenu compte de l’évolution notable de la valeur économique et des possibilités d’utilisation du terrain, dont le prix avait notamment fortement augmenté en peu de temps selon les conclusions de l’expertise.
Elle a estimé que la juridiction précédente avait méconnu les principes juridiques applicables en rejetant intégralement la demande de redevance au seul motif de la gratuité, sans examiner suffisamment ces circonstances. Elle a donc cassé la décision précédente et renvoyé l’affaire.
Portée de cet arrêt
Cet arrêt précise que si le droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture constitué avec l’autorisation du propriétaire est en principe gratuit, il ne garantit pas pour autant un usage gratuit permanent.
Il présente notamment un intérêt en ce qu’il reconnaît la possibilité de rendre cet usage onéreux en cas d’évolution des circonstances, en tenant compte de manière active de la protection du droit de propriété du propriétaire du terrain et du principe d’équité lorsque le droit subsiste depuis longtemps.
Dans les futurs litiges relatifs à ce droit, l’appréciation devrait donc porter non seulement sur l’existence d’une autorisation lors de l’installation, mais également sur le bien-fondé actuel du maintien de l’usage gratuit.
3. Approche de Daeryun dans les litiges relatifs au droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture

Cet arrêt montre que même lorsqu’un droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture constitué avec l’autorisation du propriétaire subsiste depuis longtemps, une redevance peut être demandée en cas d’évolution des circonstances.
Sur le fondement de ces principes juridiques, le Cabinet d'avocats Daeryun élabore les approches suivantes dans les litiges relatifs à ce droit.
Analyse approfondie des circonstances de constitution du droit et des fondements factuels de l’usage gratuit
L’existence d’une autorisation du propriétaire du terrain lors de l’installation de la sépulture ainsi que celle des liens familiaux ou de la relation de confiance ayant fondé cette autorisation font l’objet d’un examen approfondi.
Il convient notamment de déterminer précisément si l’usage gratuit avait été autorisé en raison des relations personnelles ou s’il relevait uniquement d’une pratique habituelle, afin d’établir si le fondement du maintien gratuit de ce droit subsiste encore aujourd’hui.
Stratégie de preuve méthodique concernant l’évolution des circonstances
Les transferts successifs de la propriété du terrain, la durée écoulée depuis l’installation de la sépulture, l’existence de litiges et la rupture éventuelle de la relation de confiance entre les parties sont examinés dans leur ensemble.
Par ailleurs, des éléments économiques tels que l’augmentation du prix du terrain, l’évolution de ses conditions d’utilisation et son potentiel de développement sont établis au moyen de données objectives et de conclusions d’expertise, afin de justifier la nécessité de reconnaître une redevance conformément au principe d’équité.
Détermination juridique du point de départ et de l’étendue de la demande de redevance
Le moment auquel le droit gratuit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture devient onéreux ainsi que celui auquel la volonté du propriétaire de demander une contrepartie a été objectivement manifestée à l’extérieur sont examinés avec précision au regard des critères jurisprudentiels.
Cette analyse permet de déterminer raisonnablement la période et l’étendue de la demande de redevance et de répondre à l’objection selon laquelle celle-ci ne pourrait porter que sur une période limitée.
Clarification des rapports avec les instances antérieures et les décisions définitives
Lorsqu’une instance antérieure a porté sur le déplacement de la sépulture, la restitution de l’enrichissement sans cause ou la possession, la portée de l’autorité de la chose jugée attachée à cette décision et l’application du principe de bonne foi sont analysées afin de préciser le fondement juridique permettant une nouvelle demande de redevance.
Cette analyse vise à établir la recevabilité et l’autonomie de la demande, même en cas de litiges répétés concernant la même sépulture.
Mise en œuvre parallèle de solutions concrètes en vue du règlement du litige
Parallèlement à la procédure, des solutions pratiques sont également examinées, notamment la négociation du déplacement de la sépulture, le règlement du litige moyennant le paiement d’une redevance et les mesures envisageables après l’expiration de la durée de maintien prévue par la législation coréenne sur les funérailles et les sépultures.
L’approche retenue tient compte non seulement de la protection du droit de propriété du client, mais aussi des charges sociales et émotionnelles résultant d’un litige prolongé.
Fort de son expérience en matière immobilière, successorale et de contentieux civil, le Cabinet d'avocats Daeryun traite l’ensemble des aspects des litiges relatifs au droit d’usage du terrain d’assiette d’une sépulture, depuis sa constitution jusqu’aux demandes de redevance, au passage à un usage onéreux et au déplacement de la sépulture.
Le Cabinet structure son intervention autour des moyens et des éléments de preuve susceptibles d’être reconnus dans le litige, afin d’assurer la protection effective des droits du client.
Une demande de 🔗rendez-vous pour une consultation juridique peut être effectuée.
Articles connexes











