CONTENTS
- 1. Contrat de mandat | Contrats oraux et retards de paiement constatés : sanction de la Commission coréenne du commerce équitable

- 2. Contrat de mandat | Comprendre la diligence dans l’exécution des tâches et l’obligation de diligence d’un bon administrateur

- - Règles du mandat prévues par la Loi civile et obligation d’exécution diligente
- - Pouvoir de direction et de contrôle sur le processus d’exécution des tâches
- 3. Contrat de mandat | Différences déterminantes avec le contrat d’entreprise et intérêt de la distinction

- 4. Contrat de mandat | Risques juridiques et précautions liés à la confusion des formes contractuelles en pratique

- - Dispositions applicables et conséquences pour les entreprises en cas de contrat d’entreprise déguisé ou de mise à disposition illicite de travailleurs
- 5. Contrat de mandat | Liste de contrôle des principaux risques souvent négligés par les entreprises

- - L’accompagnement de Daeryun
1. Contrat de mandat | Contrats oraux et retards de paiement constatés : sanction de la Commission coréenne du commerce équitable
Le contrat de mandat est une forme contractuelle utilisée lorsqu’une entreprise confie certaines tâches à un prestataire spécialisé externe ou à un particulier. Face aux difficultés récemment constatées dans les opérations de sous-traitance, notamment l’absence de contrat écrit et les litiges relatifs au paiement, il devient d’autant plus nécessaire de bien comprendre sa structure juridique et l’étendue des responsabilités.
Des défaillances dans la gestion des contrats, telles que l’absence de contrat écrit ou le retard de paiement lors d’opérations de sous-traitance, ont récemment donné lieu à plusieurs sanctions contre des entreprises.
La Commission du commerce équitable de la République de Corée a constaté que Hanon Systems, fabricant de systèmes de climatisation automobile, n’avait pas correctement exécuté ses obligations relatives à la remise des contrats, à la notification des résultats des contrôles et au paiement lorsqu’elle avait confié la fabrication de moules à des entreprises partenaires. Elle lui a en conséquence adressé une injonction de mise en conformité et imposé une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum d’environ 1,4 milliard de wons sud-coréens.
L’enquête a révélé que, dans ses opérations avec 9 entreprises partenaires entre 2020 et 2023, cette société avait notamment omis de faire signer ou sceller les contrats ou n’avait pas remis de contrat écrit, poursuivant ainsi ses opérations selon une pratique fondée sur des accords oraux.
De nombreux cas ont également été constatés dans lesquels la société n’avait pas délivré de récépissé après réception des marchandises ou n’avait pas respecté l’obligation légale de notifier par écrit les résultats du contrôle dans les 10 jours suivant la livraison.
Il est en outre apparu qu’elle n’avait pas versé les intérêts de retard ni les frais liés aux moyens de paiement se substituant aux effets de commerce, alors que le délai de paiement de 60 jours avait été dépassé.
La Commission a indiqué que cette mesure avait permis de constater les pratiques habituelles de contrats oraux et de paiements tardifs dans le secteur des moules. Elle entend favoriser l’amélioration des pratiques commerciales par l’utilisation du contrat type de sous-traitance et l’indication des conditions de versement des acomptes et des paiements intermédiaires.
2. Contrat de mandat | Comprendre la diligence dans l’exécution des tâches et l’obligation de diligence d’un bon administrateur

Le contrat de mandat constitue l’une des formes contractuelles les plus courantes lorsqu’une entreprise confie des tâches à un prestataire spécialisé externe ou à un particulier.
Le contrat de mandat est soumis par analogie aux dispositions de la Loi civile de la République de Corée relatives au mandat et met l’accent sur le processus même par lequel le mandataire exécute les tâches confiées avec diligence.
Cela signifie que, même si le résultat n’est pas nécessairement à la hauteur des attentes, le mandataire est réputé avoir rempli ses obligations contractuelles dès lors qu’il s’est acquitté de toutes les obligations qui lui incombaient dans l’exécution de sa mission.
Le mandataire doit gérer les affaires confiées avec la diligence d’un bon administrateur, conformément à l’objet du mandat.
L’expression « diligence d’un bon administrateur » désigne le degré d’attention objectivement exigé d’une personne exerçant la profession ou occupant la position concernée.
Dans un contrat de mandat, le critère essentiel consiste à déterminer avec quel professionnalisme et quelle diligence le mandataire a géré les affaires confiées.
Lors de la conclusion d’un tel contrat, il est donc particulièrement important de définir précisément les modalités d’exécution, le système de compte rendu et l’étendue de l’obligation de diligence.
Règles du mandat prévues par la Loi civile et obligation d’exécution diligente
Dans le cadre d’un contrat de mandat, le mandataire doit mobiliser ses connaissances et ses compétences dans l’intérêt du mandant. Cette obligation est juridiquement désignée comme l’« obligation de diligence d’un bon administrateur ».
Si le mandataire manque intentionnellement ou par négligence à cette obligation et cause ainsi un préjudice au mandant, sa responsabilité en dommages-intérêts peut être engagée indépendamment de l’obtention du résultat attendu.
Pouvoir de direction et de contrôle sur le processus d’exécution des tâches
Une autre caractéristique du contrat de mandat réside dans la possibilité pour le mandant d’exercer un certain pouvoir de direction ou de contrôle sur la gestion des affaires par le mandataire.
Contrairement au contrat d’entreprise, le processus d’exécution revêt une importance particulière. Le mandant peut donc recevoir régulièrement des comptes rendus sur l’avancement de la mission et donner, si nécessaire, des instructions appropriées.
3. Contrat de mandat | Différences déterminantes avec le contrat d’entreprise et intérêt de la distinction
Le contrat d’entreprise, souvent comparé au contrat de mandat, a pour objet l’« achèvement d’un travail ».
Le contrat d’entreprise prend effet lorsque l’une des parties s’engage à achever un travail et que l’autre s’engage à verser une rémunération en contrepartie du résultat de ce travail.
Selon l’article 664 de la Loi civile, le contrat d’entreprise prend effet lorsque l’une des parties s’engage à achever un travail et que l’autre s’engage à verser une rémunération en contrepartie du résultat de ce travail.
Ainsi, même si le travail a été effectué avec diligence, le contrat n’est pas considéré comme exécuté lorsque le résultat convenu n’a pas été obtenu.
Objet : achèvement d’un résultat matériel ou immatériel (création d’un site Internet, construction, développement, etc.)
Contrepartie : versement d’une rémunération en fonction de l’achèvement du résultat
Responsabilité : garantie des défauts (obligation de réparation ou responsabilité en dommages-intérêts en présence d’un défaut du résultat)
La distinction entre ces deux contrats permet de déterminer à qui incombe la responsabilité en cas de litige.
Pour le contrat de mandat, il convient d’examiner le caractère approprié de la gestion des affaires confiées, tandis que, pour le contrat d’entreprise, il faut déterminer si le résultat présente un défaut.
Si un logiciel confié à un développeur ne fonctionne pas, la question relève de la responsabilité au titre de la garantie des défauts prévue par le contrat d’entreprise. En revanche, lorsqu’un conseil juridique a été confié à un avocat et que le procès connaît une issue défavorable, il convient de déterminer si celui-ci a respecté son obligation de diligence d’un bon administrateur.
| Critère | Contrat de mandat (mandat) | Contrat d’entreprise |
| Objet du contrat | Diligence dans le processus de gestion des affaires confiées | Achèvement du travail (résultat) |
| Fondement juridique | Article 681 de la Loi civile | Article 664 de la Loi civile |
| Obligation essentielle | Obligation de diligence d’un bon administrateur | Obligation de livrer un résultat exempt de défaut |
| Nature de la contrepartie | Honoraires correspondant à la gestion des affaires confiées | Rémunération correspondant à l’achèvement du résultat |
| Autonomie dans l’exécution | Pouvoir accru d’instruction et de contrôle du mandant | Exécution indépendante du travail par l’entrepreneur |
| Responsabilité en cas de défaut | Examen du caractère diligent de l’exécution | Responsabilité au titre de la garantie des défauts |
Dans un contrat de mandat, les honoraires sont généralement versés mensuellement en fonction de la durée de la mission.
Dans un contrat d’entreprise, le prix est en principe versé par fractions selon l’avancement des travaux, ou le solde est réglé après le contrôle du résultat final.
Pour une entreprise, les seules conditions de paiement peuvent déjà permettre d’apprécier de quelle catégorie le contrat se rapproche le plus.
4. Contrat de mandat | Risques juridiques et précautions liés à la confusion des formes contractuelles en pratique

Il arrive fréquemment qu’un contrat soit intitulé « contrat de mandat », alors que son exécution correspond en réalité à celle d’un contrat d’entreprise ou d’un contrat de travail.
Lorsque cette confusion concerne la gestion de la main-d’œuvre, les risques juridiques peuvent être considérablement accrus.
Si une entreprise recourt à du personnel externe sous la forme d’un contrat de mandat, mais que ses propres salariés donnent en pratique des instructions précises et contrôlent directement les horaires et la présence, la situation peut soulever des difficultés liées à un « contrat d’entreprise déguisé » ou à une « mise à disposition illicite de travailleurs ».
Dans ce cas, les personnes concernées peuvent être reconnues comme des travailleurs au sens de la Loi sur les normes du travail de la République de Corée. L’entreprise peut alors être tenue de verser des indemnités de départ et des indemnités de congés annuels, et faire l’objet de sanctions administratives en raison de l’absence d’affiliation aux 4 régimes obligatoires d’assurance sociale.
Il est également fréquent qu’une opération relevant de la Loi coréenne sur les transactions équitables en matière de sous-traitance soit traitée comme un simple contrat de mandat, en violation des règles relatives aux délais de paiement ou aux intérêts de retard.
Le « contenu réel du travail », plus important que l’intitulé du contrat
Les juridictions ne sont pas liées par la qualification de contrat de mandat ou de contrat d’entreprise donnée par les parties. Elles apprécient la nature du contrat en tenant compte de l’ensemble des modalités réelles d’exécution du travail et des rapports de direction et d’autorité.
Il convient donc, dès la rédaction du contrat, de délimiter clairement l’étendue des tâches et de définir précisément jusqu’où s’exerce l’autonomie dans leur exécution.
Dispositions applicables et conséquences pour les entreprises en cas de contrat d’entreprise déguisé ou de mise à disposition illicite de travailleurs
Violation de la Loi de la République de Corée relative à la protection des travailleurs intérimaires, etc. (Loi sur le travail intérimaire)
Lorsqu’une entreprise utilise des travailleurs employés par un prestataire externe, mais exerce en pratique directement son pouvoir de direction et d’instruction à leur égard, la situation peut être qualifiée de mise à disposition illicite de travailleurs.
L’entreprise peut alors subir les conséquences suivantes.
- Naissance d’une obligation d’embauche directe
- Peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 30 millions de wons sud-coréens au plus (article 43 de la Loi sur le travail intérimaire)
- Injonction de mise en conformité et contrôle du ministère coréen de l’Emploi et du Travail
Ces difficultés surviennent notamment sur les lignes de production du secteur manufacturier et dans les activités exercées de manière permanente.
Reconnaissance de la qualité de travailleur au sens de la Loi sur les normes du travail
Même lorsqu’un contrat de mandat a été conclu, les juridictions peuvent reconnaître la qualité de travailleur indépendamment de l’intitulé du contrat si, en pratique, la personne est soumise à la direction et au contrôle de l’entreprise.
L’entreprise peut alors supporter les coûts suivants.
- Obligation de verser une indemnité de départ
- Obligation de verser une indemnité de congés annuels
- Responsabilité au titre des arriérés de salaire
En présence d’arriérés de salaire, les sanctions suivantes peuvent en outre être encourues.
- Peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 30 millions de wons sud-coréens au plus (article 109 de la Loi sur les normes du travail)
Sanctions administratives en cas de défaut d’affiliation aux 4 régimes obligatoires d’assurance sociale
Si la qualité de travailleur est reconnue, l’entreprise est également tenue de procéder à l’affiliation aux 4 régimes obligatoires d’assurance sociale.
Si l’absence d’affiliation est constatée, les cotisations peuvent être réclamées rétroactivement et des majorations peuvent notamment être imposées.
Risque de violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance
Lorsqu’une opération constitue en substance une opération de sous-traitance, mais qu’elle est traitée comme un simple contrat de mandat, elle peut également soulever une question de violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance.
Les principaux cas de violation sont les suivants.
- Absence de contrat écrit
- Absence de notification des résultats du contrôle
- Retard de paiement
- Non-paiement des intérêts de retard
Dans ce cas, la Commission coréenne du commerce équitable peut notamment prononcer une injonction de mise en conformité et imposer une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum.
De tels cas sont effectivement souvent constatés dans les opérations portant sur la fabrication de moules ou réalisées avec des partenaires du secteur manufacturier.
5. Contrat de mandat | Liste de contrôle des principaux risques souvent négligés par les entreprises
Si ces risques ne sont pas traités, ils peuvent avoir des conséquences très défavorables pour l’entreprise lors d’une enquête de la Commission coréenne du commerce équitable ou du ministère coréen de l’Emploi et du Travail, ainsi qu’en cas de contentieux.
Lorsqu’un nouveau projet est mené en collaboration avec un prestataire externe, il convient notamment de déterminer au préalable si l’essence de la mission réside dans le « processus » ou dans le « résultat », puis d’insérer les clauses contractuelles correspondantes.
Un examen détaillé par un avocat en droit des affaires avant la conclusion du contrat peut permettre à l’entreprise d’identifier et de prévenir ces risques.
L’accompagnement de Daeryun
Dans le cas d’un contrat de mandat, la sécurité juridique peut être assurée en délimitant l’étendue de l’obligation de diligence et, dans celui d’un contrat d’entreprise, en fixant précisément les critères de réception et la durée de la responsabilité au titre de la garantie des défauts.
La situation de chaque entreprise et les caractéristiques des tâches qu’elle souhaite confier à un tiers étant différentes, l’utilisation d’un modèle uniforme présente des risques.
Il convient de concevoir une structure contractuelle adaptée aux intérêts et à la sécurité juridique de l’entreprise, en tenant compte notamment du degré de direction et de contrôle exercé entre les parties, de la partie qui fournit les équipements et les matériaux, ainsi que de celle à laquelle sont imputés les bénéfices et les pertes.
Si un litige relatif à un contrat de mandat a déjà débuté, notamment en raison d’une négligence dans l’exécution des tâches ou du non-paiement du prix, il convient de recueillir rapidement les preuves et d’analyser la situation juridique.
La constitution d’un dossier comprenant les rapports, les échanges et les autres éléments permettant d’établir un éventuel manquement de l’autre partie à ses obligations, puis l’engagement des procédures juridiques appropriées, peuvent prévenir des préjudices supplémentaires.
Une gestion contractuelle reposant sur des fondements juridiques solides est indispensable à la stabilité des activités et au développement de l’entreprise.
Notre cabinet élabore des stratégies adaptées à chaque entreprise cliente grâce à la collaboration d’avocats en droit des affaires, d’avocats en droit de la concurrence et de conseillers coréens agréés en droit du travail, ainsi que d’autres professionnels du droit concernés.
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