CONTENTS
- 1. Retrait de cote d’actions, jusqu’à 220 entreprises susceptibles d’être évincées

- - Pourquoi le gouvernement réforme-t-il le dispositif de retrait de cote ?
- - Explication de la notion de retrait de cote
- 2. Retrait de cote d’actions, renforcement de quatre critères majeurs

- - Relèvement anticipé du seuil de capitalisation boursière
- - Création d’un critère de retrait de cote pour les « actions à très faible cours »
- - Extension du critère relatif à la perte totale du capital
- - Renforcement des critères relatifs aux manquements aux obligations d’information
- - Évolution de la procédure de retrait de cote
- - Mise en place d’une unité spéciale de gestion des retraits de cote
- 3. Que deviennent les actions après leur retrait de cote ?

- - L’accompagnement de Daeryun pour les entreprises confrontées à un risque de retrait de cote
1. Retrait de cote d’actions, jusqu’à 220 entreprises susceptibles d’être évincées

Le retrait de cote d’actions désigne la procédure par laquelle une entreprise qui ne satisfait plus aux critères de maintien de sa cotation est évincée du marché boursier.
Depuis le récent renforcement des conditions de retrait de cote par les autorités financières, le marché KOSDAQ devrait être rapidement réorganisé afin d’en écarter les entreprises en difficulté.
Le 12 février 2026, la Commission des services financiers de la République de Corée a présenté un « plan de réforme du retrait de cote visant à évincer rapidement et rigoureusement les entreprises en difficulté » et annoncé qu’elle entendait renforcer considérablement les critères de retrait de cote du marché KOSDAQ.
Pourquoi le gouvernement réforme-t-il le dispositif de retrait de cote ?
Cette évolution de la politique publique trouve son origine dans les problèmes structurels du marché KOSDAQ.
Au cours des 20 dernières années, 1 353 entreprises ont été cotées sur le marché KOSDAQ, mais seules 415 en ont été retirées.
Cette structure dite de « nombreuses entrées et rares sorties » a régulièrement suscité des critiques, car elle permet aux entreprises en difficulté de rester longtemps sur le marché.
Durant cette période, la capitalisation du marché KOSDAQ a effectivement été multipliée par 8,6, tandis que son indice n’a progressé que d’un facteur de 1,6.
Selon une analyse de l’Institut coréen du marché des capitaux, l’indice KOSDAQ aurait progressé de 37 % supplémentaires si les entreprises en difficulté présentant un faible ratio de couverture des intérêts en avaient été exclues.
À l’avenir, il est fort probable que le marché soit réorganisé selon une structure dans laquelle les entreprises insuffisamment compétitives seront rapidement évincées et les entreprises innovantes pourront se développer plus facilement.
Explication de la notion de retrait de cote
Le retrait de cote d’actions signifie que des actions cotées en bourse perdent leur admissibilité à la cotation et ne peuvent plus être négociées sur le marché boursier.
Les entreprises cotées sur les marchés KOSPI ou KOSDAQ doivent respecter certaines exigences financières ainsi que des normes de transparence de la gestion.
Toutefois, si une entreprise ne satisfait plus à ces exigences ou rencontre de graves difficultés juridiques ou financières, la bourse peut examiner son aptitude au maintien de la cotation et décider, en dernier ressort, de son retrait de cote.
Dans la plupart des cas, le retrait n’est cependant pas immédiat et intervient à l’issue des étapes suivantes : classement comme valeur sous surveillance → octroi d’une période d’amélioration → examen de l’aptitude au maintien de la cotation.
Durant cette période, l’entreprise peut conserver sa cotation si elle normalise sa gestion. En l’absence d’amélioration, elle peut finalement être évincée du marché.
2. Retrait de cote d’actions, renforcement de quatre critères majeurs
Le présent projet de réforme renforce quatre critères essentiels servant à déterminer le retrait de cote.
Relèvement anticipé du seuil de capitalisation boursière
Le principal changement consiste à avancer la date du relèvement du seuil de capitalisation boursière.
Sur le marché KOSDAQ, le seuil de capitalisation boursière applicable au retrait de cote sera relevé plus rapidement que prévu initialement.
- Janvier 2026 : de 40 à 150 centaines de millions de wons sud-coréens
- Juillet 2026 : 200 centaines de millions de wons sud-coréens
- Janvier 2027 : 300 centaines de millions de wons sud-coréens
Le dispositif sera également renforcé afin de permettre un retrait de cote immédiat si, après son classement comme valeur sous surveillance, l’entreprise ne respecte pas le seuil de capitalisation boursière pendant 45 séances consécutives sur une période de 90 séances.
Il devrait donc devenir pratiquement impossible d’éviter un retrait de cote en faisant temporairement monter le cours de l’action.
Création d’un critère de retrait de cote pour les « actions à très faible cours »
L’un des changements les plus remarqués de ce projet de réforme est l’instauration d’un dispositif de retrait de cote des actions à très faible cours.
Les actions dont le cours est inférieur à 1 000 wons sud-coréens présentent souvent un faible volume d’échanges et une forte volatilité, ce qui en fait des cibles faciles pour les auteurs de manipulations de cours.
Dans certaines entreprises, de fausses publications d’informations ou des rumeurs de fusions-acquisitions ont effectivement causé des préjudices à des investisseurs particuliers.
Les critères suivants seront donc nouvellement instaurés.
Cette mesure vise à retirer du marché les entreprises dont les actions restent durablement à un faible cours.
Extension du critère relatif à la perte totale du capital
Le critère relatif à la perte totale du capital est également renforcé.
La perte totale du capital désigne la situation dans laquelle les pertes cumulées d’une entreprise ont entièrement absorbé son capital et où le montant total de ses capitaux propres est inférieur ou égal à 0.
Autrement dit, le passif de l’entreprise est supérieur à son actif, ce qui rend de fait difficile la poursuite normale de sa gestion.
Jusqu’à présent, seule une perte totale du capital constatée à la clôture de l’exercice constituait un motif de retrait de cote. Désormais, une perte totale du capital constatée à la clôture du semestre sera également soumise à examen.
Une perte de capital constatée sur une base semestrielle n’entraînera toutefois pas un retrait de cote immédiat, lequel sera décidé à l’issue d’un examen approfondi.
Renforcement des critères relatifs aux manquements aux obligations d’information
Les règles applicables aux manquements des entreprises à leurs obligations d’information sont également renforcées.
Jusqu’à présent, une entreprise était soumise à un examen de retrait de cote lorsque les points de pénalité cumulés au titre de ces manquements atteignaient 15 points. Désormais, un cumul de seulement 10 points suffira pour déclencher cet examen.
En outre, un seul manquement grave et intentionnel à une obligation d’information pourra suffire à engager un examen de retrait de cote.
Cette mesure vise à renforcer la fiabilité des informations publiées par les entreprises.
Évolution de la procédure de retrait de cote
La procédure de retrait de cote connaîtra elle aussi d’importantes modifications.
Dans le cadre actuel de l’examen approfondi du retrait de cote, une période d’amélioration pouvant atteindre 1 an et 6 mois peut être accordée à l’entreprise. Cette durée sera désormais ramenée à 1 an au maximum.
La procédure fonctionnera concrètement comme suit.
- Premier examen : 1 an au maximum
- Second examen : 6 mois au maximum
L’objectif est de réduire les situations dans lesquelles une entreprise en difficulté prolonge sa présence sur le marché pendant une longue période.
Mise en place d’une unité spéciale de gestion des retraits de cote
Afin d’accroître l’efficacité du dispositif de retrait de cote, la Bourse de Corée a également décidé de mettre en place une « unité spéciale de gestion des retraits de cote ».
Cette unité fonctionnera de février 2026 à juin 2027 et sera composée de 4 équipes totalisant 20 personnes.
Elle aura pour mission de superviser de manière centralisée les examens de retrait de cote et d’accélérer les procédures d’éviction des entreprises en difficulté.
Ce mécanisme doit permettre à la réforme du dispositif de retrait de cote de produire rapidement ses effets sur le marché.
3. Que deviennent les actions après leur retrait de cote ?

Lorsque le retrait de cote est définitivement décidé, l’investisseur ne se retrouve pas immédiatement privé de toute possibilité d’agir.
Une période de liquidation des transactions d’environ 7 séances lui permet d’abord de vendre une dernière fois ses actions.
Les actions deviennent ensuite des titres non cotés, qui doivent être négociés sur le marché de gré à gré, où les transactions peuvent s’avérer difficiles.
Le gouvernement prévoit donc de permettre la négociation des actions des entreprises retirées de la cote sur le marché K-OTC pendant une période déterminée.
Ces actions pourront être négociées sur le marché de gré à gré pendant 6 mois après leur retrait de cote. Une nouvelle procédure de cotation pourra également être envisagée si l’entreprise normalise sa situation.
L’accompagnement de Daeryun pour les entreprises confrontées à un risque de retrait de cote
Le retrait de cote est une question majeure susceptible d’avoir une incidence directe sur la crédibilité d’une entreprise, sa capacité de financement et la stabilité de sa gestion.
Dans un contexte de renforcement des critères de retrait de cote et de raccourcissement des procédures d’examen, il importe que l’entreprise élabore une stratégie de réponse structurée dès les premières étapes.
Fort de son expérience des examens de retrait de cote et des questions de gouvernance d’entreprise, le Cabinet d'avocats Daeryun fournit des conseils juridiques couvrant aussi bien l’évaluation des risques de retrait de cote que l’élaboration d’une stratégie de réponse auprès de la bourse.
Cet accompagnement vise à aider l’entreprise à faire face au risque de retrait de cote et à normaliser sa gestion.
La décision de retrait de cote reposant sur une appréciation globale des facteurs financiers, des risques juridiques et des questions de gouvernance d’entreprise, il importe d’élaborer une stratégie de réponse dès les premières étapes après examen par un avocat.
Pour toute assistance concernant ces questions, il est possible de prendre rendez-vous via le lien 🔗Prendre rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat en droit des entreprises.











