CONTENTS
- 1. Différends commerciaux | Principales évolutions du Rapport 2026 sur les obstacles au commerce

- 2. Différends commerciaux | Observations formulées à l’égard de la Corée

- - Précisions sur les obstacles non tarifaires par secteur
- 3. Différends commerciaux | Points d’évolution par rapport à 2025

- - Incidences par secteur et stratégies de réponse
- - Réponse de Daeryun aux différends commerciaux
1. Différends commerciaux | Principales évolutions du Rapport 2026 sur les obstacles au commerce
Le Rapport 2026 sur les obstacles au commerce est le 41e rapport annuel. Son volume a fortement augmenté par rapport à l’année précédente et son champ d’analyse s’est élargi.
Les développements consacrés à la République de Corée ont également été étoffés, ce qui témoigne de l’intérêt accru que lui portent les États-Unis.
●Principales caractéristiques
- Augmentation du volume du rapport : 397 pages → 534 pages
- Développements plus importants sur la Corée : 7 pages → 10 pages
- Évolution des critères d’évaluation : critères axés sur les droits de douane et l’accès au marché => extension aux réglementations, aux dispositifs institutionnels, aux chaînes d’approvisionnement et aux critères ESG
Ce rapport se distingue clairement des précédents, tant par sa forme que par son contenu.
Son volume a tout d’abord fortement augmenté par rapport à l’année précédente, tout comme les développements consacrés à la Corée.
L’évolution la plus substantielle réside toutefois dans l’élargissement des critères d’évaluation.
Alors que les évaluations antérieures étaient principalement axées sur le niveau des droits de douane et l’accès au marché, le présent rapport introduit de nouveaux critères communs, notamment les politiques non fondées sur les mécanismes du marché, le travail, l’environnement et la transparence des chaînes d’approvisionnement.
Le fait que ces critères soient appliqués de la même manière à de grands alliés tels que la République de Corée, l’Union européenne et le Japon indique que les questions commerciales sont désormais intégrées à une stratégie mondiale de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement, au-delà des différends commerciaux bilatéraux.

●État des échanges commerciaux (données de 2025)
- Déficit des États-Unis dans le commerce de marchandises avec la Corée : environ 56,4 milliards de dollars (en baisse par rapport à l’année précédente)
- Solde des échanges de services : excédent d’environ 11,3 milliards de dollars
- Position de la Corée : 9e marché d’exportation de marchandises et 15e marché d’exportation de services des États-Unis
Selon les données commerciales de 2025, le déficit des États-Unis dans le commerce de marchandises avec la Corée s’est élevé à environ 56,4 milliards de dollars, en baisse par rapport à l’année précédente, tandis que les échanges de services ont dégagé un excédent de 11,3 milliards de dollars.
La Corée conserve une place importante parmi les principaux marchés d’exportation des États-Unis. Indépendamment de cette relation économique, les critiques portant sur les réglementations et les dispositifs institutionnels tendent néanmoins à se multiplier.
2. Différends commerciaux | Observations formulées à l’égard de la Corée
Tout en évaluant favorablement la suppression par la République de Corée d’un grand nombre de droits de douane en application de l’accord de libre-échange entre la Corée et les États-Unis, l’USTR a désigné les éléments suivants comme des obstacles non tarifaires potentiels.
●Principales observations
- Maintien de contingents tarifaires (TRQ) pour certains produits agricoles
- Réglementation numérique et restrictions au transfert de données
- Restrictions à l’accès des entreprises étrangères dans les marchés publics et les dispositifs de certification
- Insuffisances des normes relatives au travail, à l’environnement et à la gestion des chaînes d’approvisionnement
Le rapport indique également clairement que la mise en œuvre de l’accord stratégique sur le commerce et l’investissement entre la Corée et les États-Unis, annoncé en juillet 2025, continuera de faire l’objet d’un suivi.
Cela signifie qu’en cas de différend futur portant notamment sur le commerce ou les droits de douane, des modifications précises des dispositifs coréens pourraient être demandées au cours des négociations.
Précisions sur les obstacles non tarifaires par secteur
●Agriculture, élevage et mesures SPS (sanitaires et phytosanitaires)
· Maintien de la « limite d’âge de 30 mois » pour la viande bovine américaine
· Structure d’examen multiple des produits génétiquement modifiés ou issus de l’édition génomique
· Écart avec les normes internationales résultant des limites maximales de résidus de pesticides (PLS)
Dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), le manque de transparence dans la gestion des contingents tarifaires applicables au riz et au soja ainsi que la limite d’âge de 30 mois imposée à la viande bovine américaine ont continué d’être signalés comme des difficultés.
La structure d’examen multiple applicable aux produits génétiquement modifiés ou issus de l’édition génomique et l’écart entre la méthode de fixation des limites de résidus de pesticides et les normes internationales ont également été mentionnés parmi les principaux enjeux.
Ces éléments peuvent avoir des répercussions concrètes sur les activités des entreprises, dans la mesure où ils sont susceptibles de réduire la prévisibilité de l’ensemble des procédures d’importation.
●Services numériques, données et technologies de l’information
· Sanctions pécuniaires administratives et restrictions aux transferts fondées sur la Loi sur la protection des données personnelles
· Obligation de traiter les données financières sur le territoire coréen
· Restrictions à l’utilisation de services infonuagiques étrangers par les entreprises détenant des technologies nationales essentielles
· Réglementation des plateformes mondiales et question des redevances d’utilisation des réseaux
Le rapport insiste davantage sur l’intensité de la réglementation dans les secteurs du numérique et des données.
Les restrictions au transfert transfrontalier des données de géolocalisation, le régime de sanctions pécuniaires administratives résultant de la modification de la Loi sur la protection des données personnelles de la République de Corée et l’obligation de traiter les données financières sur le territoire coréen sont considérés comme des réglementations susceptibles d’imposer aux entreprises mondiales une refonte de leur stratégie en matière de données.
Les restrictions à l’utilisation de services infonuagiques liées aux technologies nationales essentielles, la réglementation des plateformes et les initiatives législatives relatives aux redevances d’utilisation des réseaux s’y ajoutent, entraînant une augmentation structurelle des risques réglementaires dans l’ensemble du secteur numérique.
●Marchés publics et certification de sécurité
· Exigence d’algorithmes de chiffrement coréens
· Dispositif limitant l’accès des entreprises étrangères aux marchés publics
Dans le domaine des marchés publics et de la certification de sécurité, le système de certification de sécurité des services infonuagiques et l’exigence d’algorithmes de chiffrement coréens ont été désignés comme des facteurs majeurs limitant l’accès des entreprises étrangères aux marchés publics.
Ces éléments peuvent constituer des restrictions structurelles à l’accès au marché lui-même.
●Chaînes d’approvisionnement, travail et environnement
· Problème de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)
· Absence d’accord visant à prévenir le contournement des droits de douane
Les questions relatives au travail, à l’environnement et aux chaînes d’approvisionnement font partie des domaines nouvellement mis en avant dans ce rapport.
Celui-ci mentionne notamment les insuffisances des dispositifs relatifs au travail forcé, la pêche illicite et l’absence de mécanismes suffisants de prévention du contournement des droits de douane. Ces questions pourraient donner lieu à des pressions commerciales accrues en lien avec les critères ESG.
Les exigences de transparence des chaînes d’approvisionnement méritent une attention particulière, car elles peuvent avoir une incidence directe sur les systèmes de gestion interne des entreprises.
●Produits pharmaceutiques et automobiles
· Imprécision des critères de certification des entreprises pharmaceutiques innovantes
· Manque de clarté des normes de certification des pièces automobiles
· Existence de risques pénaux liés aux véhicules importés
Dans les secteurs des produits pharmaceutiques et de l’automobile, l’incertitude entourant le fonctionnement des dispositifs a également été désignée comme une difficulté essentielle.
Le manque de transparence des méthodes de fixation des prix des médicaments et des mécanismes de négociation, ainsi que l’imprécision des normes de certification des pièces automobiles, illustrent des risques tenant davantage à l’interprétation et à l’application de la réglementation qu’à la réglementation elle-même.
3. Différends commerciaux | Points d’évolution par rapport à 2025

Ce rapport montre que la structure même de la politique commerciale est en pleine évolution.
●Principales évolutions
Catégorie | 2025 | 2026 |
Critères d’évaluation | Axés sur l’accès au marché | Extension aux chaînes d’approvisionnement et aux critères ESG |
Pays concernés | Certains grands pays | Élargissement aux pays alliés |
Objectif | Recensement des obstacles au commerce | Pression sur les politiques et utilisation dans les négociations |
Les États-Unis ne visent plus seulement la réduction de leur déficit commercial. Dans le cadre de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales, ils exigent désormais également une cohérence des politiques de leurs alliés.
Cela signifie que la République de Corée est considérée comme un partenaire appelé à partager certaines orientations politiques.
Dans le même temps, ces exigences peuvent exposer les entreprises à des risques liés à des évolutions politiques difficiles à prévoir.
Incidences par secteur et stratégies de réponse
Pour les entreprises des secteurs des technologies de l’information et des plateformes, la certification des services infonuagiques et la réglementation des données constituent des variables essentielles qui influent sur la structure même de leurs activités.
Les entreprises qui envisagent d’accéder aux marchés publics doivent notamment définir à l’avance leur stratégie de localisation et la manière dont elles satisferont aux exigences de certification.
Dans les secteurs pharmaceutique, des dispositifs médicaux et de l’automobile, l’incertitude réglementaire constitue le principal facteur de risque.
Certains dispositifs pouvant faire l’objet de futures négociations commerciales, les scénarios d’évolution des politiques doivent être pris en considération lors du lancement de produits ou de décisions d’investissement.
Dans les secteurs agroalimentaire et biotechnologique, la réduction des contingents tarifaires et le renforcement des règles d’étiquetage accroissent la nécessité de réexaminer l’ensemble de la structure d’approvisionnement en matières premières et de la stratégie de distribution.
Le renforcement des normes de gestion des chaînes d’approvisionnement constitue une évolution commune à tous les secteurs.
Les États-Unis établissent un lien direct entre les questions de travail forcé, d’exportations détournées et d’ESG et les enjeux commerciaux. Les entreprises doivent donc renforcer leurs dispositifs de diligence raisonnable sur l’ensemble de leurs chaînes d’approvisionnement.
●Liste de contrôle pratique pour les entreprises
Réponse de Daeryun aux différends commerciaux
Les entreprises sont entrées dans une phase où elles doivent mettre en place un dispositif intégré associant leurs stratégies commerciale, juridique et opérationnelle.
Les évolutions réglementaires peuvent entraîner une modification du modèle économique. Leur gestion anticipée constituera donc un facteur important de compétitivité future.
Il est ainsi désormais nécessaire pour les entreprises de mettre en place un dispositif intégré associant les équipes chargées du commerce, des affaires juridiques et des activités opérationnelles.
Pour répondre à ces évolutions, le Cabinet d'avocats Daeryun s’appuie sur un dispositif de conseil intégrant le commerce international, le droit des affaires, le droit de la concurrence ainsi que la réglementation des données et des technologies de l’information afin d’identifier en amont les risques commerciaux auxquels les entreprises peuvent être confrontées et d’élaborer des stratégies de réponse.
S’agissant notamment de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales, le Cabinet examine les questions juridiques liées aux critères ESG, aux risques de travail forcé, aux exportations détournées visant à contourner les droits de douane et aux différends commerciaux. Il propose également des mesures pratiques portant sur la mise en place de systèmes de contrôle interne et l’amélioration des structures contractuelles.
En matière de réglementation numérique, il analyse les conflits potentiels entre les réglementations de différents pays concernant notamment les transferts transfrontaliers de données, les restrictions à l’utilisation des services infonuagiques et la protection des données personnelles. Il conseille également les entreprises sur la conception de structures de gestion des données adaptées à leur modèle économique.
Il tient par ailleurs compte des particularités réglementaires propres aux secteurs pharmaceutique, biotechnologique, automobile et agroalimentaire afin d’aider les entreprises à réduire les risques opérationnels liés aux évolutions des politiques et à adapter en amont leurs structures contractuelles et leurs stratégies relatives aux chaînes d’approvisionnement.
Dans un ordre commercial mondial en évolution, le Cabinet d'avocats Daeryun accompagne les entreprises dans la gestion des risques juridiques et leurs décisions stratégiques.
Les entreprises qui souhaitent solliciter l’intervention d’avocats en droit des affaires et en commerce international ainsi que d’un conseiller spécialisé en douane titulaire de la qualification de déclarant en douane peuvent effectuer une 🔗réservation de consultation juridique en droit douanier.












