CONTENTS
- 1. Litige environnemental | Présentation de l’affaire relative à une infraction à la Loi sur la gestion des déchets

- - Question centrale de l’affaire
- 2. Litige environnemental | Appréciation de la juridiction

- - Structure fondamentale du dispositif de recyclage des déchets
- - Application séparée des normes de recyclage et des prescriptions à respecter
- - Recyclage en matériaux de remblai et risque de pollution de l’environnement
- - Application possible des normes de pollution des sols même en l’absence de disposition expresse
- 3. Litige environnemental | Portée de cet arrêt

- - Élargissement possible du périmètre de gestion des entreprises de recyclage des déchets
- 4. Litige environnemental | Points de vigilance pratiques pour les entreprises

- - Points devant être contrôlés par les entreprises
- - Assistance du Cabinet d'avocats Daeryun
1. Litige environnemental | Présentation de l’affaire relative à une infraction à la Loi sur la gestion des déchets
Le litige environnemental a débuté lorsqu’une entreprise de recyclage de déchets a fourni des scories et d’autres déchets comme matériaux de remblai destinés à des chantiers de construction et de génie civil.
L’autorité administrative a soumis les matériaux de remblai livrés sur le chantier à des essais officiels de pollution des sols. Les résultats ont révélé que les concentrations de cadmium, de zinc et de fluor, notamment, dépassaient les normes relatives au risque de pollution des sols.
L’autorité administrative a donc prononcé, en vertu de la Loi coréenne sur la gestion des déchets, une injonction imposant notamment la collecte et le traitement des déchets.
L’entreprise a toutefois soutenu que cette mesure était illégale au motif que cette méthode relevait, selon le règlement d’application de la Loi sur la gestion des déchets, de la catégorie consistant à recycler des déchets au contact du sol, notamment comme matériaux de remblai (R-7-1), et que cette catégorie ne prévoyait pas expressément l’obligation de respecter les normes relatives au risque de pollution des sols.
Question centrale de l’affaire
La principale question examinée dans cette affaire peut être formulée comme suit.
« Les prescriptions visant à prévenir la pollution de l’environnement s’appliquent-elles séparément, même lorsque les normes de recyclage ne mentionnent pas directement les normes relatives au risque de pollution des sols ? »
L’entreprise a insisté sur l’absence de disposition expresse dans les normes propres à chaque catégorie de recyclage.
L’autorité administrative estimait au contraire que, compte tenu de l’économie générale de la Loi sur la gestion des déchets, les prescriptions visant à prévenir la pollution de l’environnement devaient s’appliquer de manière autonome.
Ce litige environnemental soulevait ainsi la question de la perspective à retenir pour interpréter la réglementation environnementale.
2. Litige environnemental | Appréciation de la juridiction
Dans ce litige environnemental, la Cour suprême a fondé son appréciation sur l’objectif législatif de la Loi sur la gestion des déchets et sur la nécessité de prévenir la pollution de l’environnement.
Elle a notamment accordé une importance particulière au fait que la méthode de recyclage en matériaux de remblai impliquait un contact direct avec le sol et qu’une pollution des sols nécessiterait beaucoup de temps et de frais pour être éliminée.
Structure fondamentale du dispositif de recyclage des déchets
La Cour suprême a estimé que la Loi sur la gestion des déchets, tout en autorisant leur recyclage, avait été conçue pour permettre des restrictions lorsqu’il existait un risque d’atteinte à l’environnement.
Autrement dit, lorsque des déchets sont mis au contact du sol afin d’être utilisés comme matériaux de remblai, il est difficile d’exclure que les polluants présents dans ces déchets libèrent des substances dangereuses en interagissant avec le sol existant.
Elle a également tenu compte du fait que les déchets utilisés comme matériaux de remblai sont difficiles à séparer ou à retirer une fois les travaux achevés.
Pour ces raisons, la Cour suprême a jugé que le recyclage en matériaux de remblai devait être examiné non seulement au regard des normes de recyclage applicables aux déchets eux-mêmes, mais aussi de la nécessité de prévenir la pollution des sols.
Application séparée des normes de recyclage et des prescriptions à respecter
L’entreprise soutenait que l’injonction était illégale au motif que les dispositions fixant les normes propres à chaque catégorie de recyclage ne mentionnaient pas directement les normes relatives au risque de pollution des sols.
La Cour suprême a toutefois estimé que les normes propres à chaque catégorie de recyclage et les prescriptions visant à prévenir la pollution de l’environnement avaient des fonctions et des objectifs distincts.
Les premières déterminent principalement les méthodes de recyclage autorisées, tandis que les secondes constituent des normes de gestion destinées à prévenir les atteintes à l’environnement susceptibles de survenir pendant le recyclage.
La Cour suprême en a déduit qu’un exploitant devait respecter les prescriptions visant à prévenir la pollution des sols même s’il satisfaisait aux normes propres à la catégorie de recyclage concernée.
Recyclage en matériaux de remblai et risque de pollution de l’environnement
Dans cette affaire, la Cour suprême a relevé que la méthode même de recyclage en matériaux de remblai pouvait être directement liée à un risque de pollution des sols.
« Lorsque des déchets sont recyclés au contact du sol, notamment comme matériaux de remblai, la présence de polluants des sols dans les déchets concernés ne permet pas d’exclure que leur interaction avec le sol existant libère des substances dangereuses et pollue celui-ci. »
Les matériaux de remblai présentent la particularité d’être difficiles à séparer ou à récupérer après leur livraison sur un chantier de construction ou de génie civil.
La Cour suprême a estimé que cette caractéristique exigeait d’examiner plus attentivement la nécessité de prévenir la pollution de l’environnement que dans le cadre du traitement ordinaire des déchets.
En l’espèce, du cadmium, du zinc et du fluor avaient effectivement été détectés dans les matériaux de remblai. La juridiction a tenu compte de la possibilité que ces substances affectent les sols ou les eaux souterraines.
Elle a donc considéré que le recyclage en matériaux de remblai ne devait pas être contrôlé uniquement au regard de la possibilité de recycler les déchets eux-mêmes, mais aussi de leur conformité aux normes relatives au risque de pollution des sols.
Application possible des normes de pollution des sols même en l’absence de disposition expresse
Un aspect important de cet arrêt réside dans le fait que la Cour suprême ne s’est pas fondée uniquement sur le libellé des dispositions.
Tenant compte de ce que la Loi sur la gestion des déchets vise à préserver l’environnement et à protéger les conditions de vie de la population, elle a estimé que les dispositions concernées devaient également être interprétées dans le sens de la prévention de la pollution de l’environnement.
Elle a notamment jugé que les dispositions relatives aux normes de recyclage et celles relatives aux prescriptions à respecter n’étaient pas contradictoires, mais avaient vocation à s’appliquer conjointement.
Ainsi, même lorsque les normes propres à une catégorie de recyclage ne mentionnent pas directement les normes relatives au risque de pollution des sols, celles-ci peuvent continuer à s’appliquer en vertu des prescriptions visant à prévenir la pollution de l’environnement.
Cet arrêt présente un intérêt particulier pour les litiges environnementaux liés au recyclage des déchets, car les dispositions y ont été interprétées en privilégiant l’objectif de protection de l’environnement et la nécessité de prévenir la pollution.
3. Litige environnemental | Portée de cet arrêt
Cet arrêt est significatif en ce qu’il illustre la manière dont la réglementation environnementale relative au recyclage des déchets peut être interprétée.
La Cour suprême a jugé que les prescriptions visant à prévenir la pollution de l’environnement pouvaient s’appliquer séparément, même en l’absence de restriction directe dans les normes propres à la catégorie de recyclage concernée.
Dans les futurs litiges environnementaux, il pourrait donc devenir plus fréquent que la légalité ne soit pas appréciée uniquement au regard de l’existence d’une autorisation ou du respect de critères formels.
Les méthodes de recyclage impliquant un contact direct avec le sol, telles que l’utilisation de matériaux de remblai, peuvent notamment être liées à des problèmes de pollution des sols et des eaux souterraines. La nécessité d’une gestion renforcée pourrait donc être examinée sur les sites d’exploitation.
Élargissement possible du périmètre de gestion des entreprises de recyclage des déchets
Éléments à examiner | Contenu principal |
Analyse de la composition des déchets | Vérification de la présence de métaux lourds et de substances dangereuses |
Examen des normes de pollution des sols | Examen de l’applicabilité des normes selon l’affectation de la zone du site |
Gestion des rapports d’essai | Obtention des résultats d’essai et des données d’analyse avant la livraison |
Système de gestion du site | Tenue de registres sur la livraison et l’utilisation des matériaux de remblai |
La Cour suprême ayant jugé que les normes propres à chaque catégorie de recyclage et les prescriptions visant à prévenir la pollution de l’environnement s’appliquaient conjointement, la gestion du risque même de pollution peut faire l’objet d’un examen important sur les sites concernés.
Les matériaux de remblai sont souvent difficiles à récupérer ou à séparer une fois les travaux achevés. L’autorité administrative pourrait donc accorder une importance particulière au risque réel d’atteinte à l’environnement, tandis que les résultats des prélèvements et les données d’essai pourraient devenir des questions centrales au cours des enquêtes environnementales.
Cet arrêt peut ainsi être considéré comme une illustration de l’importance susceptible d’être accordée à l’objectif de protection de l’environnement et à la nécessité de prévenir la pollution dans les litiges environnementaux relatifs au recyclage des déchets.
4. Litige environnemental | Points de vigilance pratiques pour les entreprises

Cet arrêt montre que, dans le secteur du recyclage des déchets, l’obtention d’une autorisation ou le seul respect de critères formels peuvent ne pas suffire à gérer l’ensemble des risques juridiques.
Les méthodes de recyclage impliquant un contact direct avec le sol, telles que l’utilisation de matériaux de remblai, peuvent notamment être liées à des problèmes de pollution des sols et des eaux souterraines. Un système de gestion plus précis peut donc être nécessaire dans le cadre de l’exploitation du site.
Dans les litiges environnementaux, les éléments recueillis lors d’une enquête administrative et les registres de gestion du site constituent souvent des facteurs importants pour l’adoption ultérieure d’une mesure administrative ou au cours d’une procédure contentieuse.
Les entreprises doivent donc envisager de mettre en place un dispositif de contrôle préalable plutôt que de se limiter à une intervention a posteriori.
Points devant être contrôlés par les entreprises
Catégorie | Contenu principal |
Examen préalable à la livraison des matériaux de remblai | Vérification des normes relatives au risque de pollution des sols applicables selon l’affectation de la zone du site et de l’admissibilité des matériaux |
Analyse de la composition des déchets | Contrôle préalable de la présence de métaux lourds et de substances dangereuses, notamment le cadmium, le zinc et le fluor |
Gestion des données d’essai | Conservation systématique des rapports d’essai, des données d’analyse, des registres de prélèvement et des autres documents pertinents |
Gestion de l’exploitation du site | Mise à jour des normes internes de gestion applicables à la livraison, à l’utilisation et au stockage des matériaux de remblai |
Gestion des enquêtes environnementales | Mise en place d’un système de vérification des prélèvements et des procédures d’essai lors des inspections du site par l’autorité administrative |
Assistance du Cabinet d'avocats Daeryun
• Élaboration de stratégies en réponse aux injonctions administratives environnementales, notamment les injonctions de prendre des mesures, de remise en état ou de suspension des livraisons
• Examen juridique et conseil sur les procédures de prélèvement, les résultats d’essai et les données d’analyse au stade de l’enquête environnementale
• Intervention dans les contentieux administratifs et les litiges relatifs aux dommages-intérêts liés à la pollution des sols ou des eaux souterraines survenue lors du recyclage de déchets
• Mise en place d’un dispositif de conformité environnementale sur les chantiers de construction et de génie civil, et conseil sur les systèmes de gestion des déchets recyclés
Le groupe Construction et immobilier du Cabinet d'avocats Daeryun intervient dans diverses affaires de litiges environnementaux portant notamment sur le recyclage des déchets, la pollution des sols, les mesures administratives environnementales et les différends sur les chantiers de construction.
Il peut également examiner de manière globale les questions de droit administratif liées à la réglementation environnementale ainsi que les demandes de dommages-intérêts civils découlant de chantiers de construction ou de génie civil, afin d’étudier les orientations adaptées à chaque affaire.
Si votre situation nécessite un examen juridique de l’interprétation de la réglementation environnementale ou du recyclage en matériaux de remblai, la 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat en droit immobilier permet d’examiner une stratégie adaptée à votre situation.
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