CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur les services médicaux, affaire relative au prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier

- - Infraction à la Loi sur les services médicaux, appréciations des juridictions de première et de deuxième instance sur le prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier
- 2. Infraction à la Loi sur les services médicaux, appréciation de la Cour suprême sur le prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier

- 3. Quelle est l’approche de Daeryun dans les contentieux relatifs aux infractions à la Loi sur les services médicaux ?

1. Infraction à la Loi sur les services médicaux, affaire relative au prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier
Cette affaire portait sur la question de savoir si le prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier constituait une infraction à la Loi sur les services médicaux.
Douze professeurs des services d’hématologie, d’oncologie et d’hématologie-oncologie pédiatrique de l’Hôpital Asan de Séoul, rattaché à la Fondation Asan pour la protection sociale, ont été poursuivis pour avoir, d’avril à novembre 2018, demandé à des membres du personnel infirmier de l’établissement de pratiquer des ponctions périostées afin de prélever les échantillons nécessaires à des examens de la moelle osseuse, ce qui leur était reproché comme des actes médicaux accomplis sans habilitation.
La question centrale de cette affaire concernait donc les ponctions périostées pratiquées par le personnel infirmier en vue d’examens de la moelle osseuse.
La ponction périostée est un examen invasif qui consiste à introduire une aiguille dans la région pelvienne afin de prélever du sang et des tissus de la moelle osseuse.
Il s’agissait de déterminer si cette ponction constituait un acte médical exclusivement réservé aux médecins ou un acte d’assistance aux soins pouvant être accompli par le personnel infirmier.
Infraction à la Loi sur les services médicaux, appréciations des juridictions de première et de deuxième instance sur le prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier
🔗Infraction à la Loi sur les services médicaux : la juridiction de première instance a déclaré la fondation non coupable.
Elle a relevé qu’aucune disposition n’imposait qu’un médecin pratique personnellement la ponction périostée lors d’un examen de la moelle osseuse et que les éléments étaient insuffisants pour considérer comme des actes médicaux accomplis sans habilitation les actes réalisés, sur instruction ou délégation d’un médecin, par du personnel infirmier titulaire d’une qualification spécialisée en oncologie.
La juridiction d’appel a toutefois estimé que le prélèvement par ponction périostée effectué par le personnel infirmier constituait un acte de soins et non une simple assistance aux soins.
Selon cette juridiction, la Loi sur les services médicaux réserve les actes de soins aux médecins et ne permet au personnel infirmier que de les assister ; le prélèvement de moelle osseuse en cause constituait donc un acte médical accompli sans habilitation et une infraction à cette loi.
La juridiction de deuxième instance a considéré que, indépendamment de la présence du médecin sur place, l’exécution directe par le personnel infirmier d’un examen de la moelle osseuse à des fins diagnostiques constituait l’acte de soins lui-même et non une assistance aux soins. Elle a donc infirmé le jugement de première instance et prononcé une amende pénale de 20 millions de wons sud-coréens pour l’infraction à la Loi sur les services médicaux.
2. Infraction à la Loi sur les services médicaux, appréciation de la Cour suprême sur le prélèvement de moelle osseuse par du personnel infirmier
La Cour suprême, saisie du pourvoi, a toutefois jugé qu’« un examen de la moelle osseuse ne peut être considéré comme un acte de soins réservé aux seuls médecins » et a cassé l’arrêt attaqué avant de renvoyer l’affaire.
Elle a précisé que les actes médicaux exigeant des connaissances et des compétences avancées et ne pouvant être accomplis que par un médecin ne relèvent pas de l’assistance aux soins pouvant être assurée par le personnel infirmier. En revanche, lorsqu’il ne s’agit pas de l’acte médical lui-même, un médecin peut demander au personnel infirmier d’accomplir ou lui déléguer les actes d’assistance aux soins qui accompagnent cet acte médical.
La Cour suprême a également indiqué qu’un médecin ne pouvait pas toujours être présent sur place pour encadrer et superviser chacun des actes d’assistance accomplis par le personnel infirmier et qu’une supervision générale sans présence sur place pouvait, selon les circonstances, être suffisante.
Elle a précisé que l’examen de la moelle osseuse en cause était un acte médical pouvant être pratiqué par un membre du personnel infirmier possédant les aptitudes et l’expérience requises. Elle a également relevé que le personnel infirmier recevait une formation portant sur les connaissances anatomiques fondamentales nécessaires à cet examen, son déroulement ainsi que les soins à assurer avant et après celui-ci, et qu’il disposait donc, en tant que professionnel de santé, de compétences spécialisées et d’une compréhension de cet acte.
3. Quelle est l’approche de Daeryun dans les contentieux relatifs aux infractions à la Loi sur les services médicaux ?
En matière d’infractions à la Loi sur les services médicaux, les catégories de professionnels habilités à accomplir les différents actes médicaux évoluent rapidement avec le temps.
La diversité des actes médicaux s’accroît et leur définition peut évoluer avec les progrès de la médecine et de la société, de sorte qu’une interprétation juridique raisonnée et adaptée à chaque situation est nécessaire.
Au-delà de la seule question de savoir si le prélèvement de moelle osseuse effectué par du personnel infirmier constituait une infraction à la Loi sur les services médicaux, cette affaire peut être regardée comme ayant posé des critères permettant de délimiter les domaines d’intervention respectifs, parfois difficiles à distinguer, des médecins et du personnel infirmier.
Les 🔗avocats spécialisés en droit médical du Cabinet d’avocats Daeryun analysent les questions relatives aux infractions à la Loi sur les services médicaux au regard de l’évolution du secteur médical et des règles juridiques applicables.
🔗La suspension de la licence d’exercice médical, voire son retrait, peut résulter de certaines infractions à la Loi sur les services médicaux. Ces questions peuvent être abordées lors d’une 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat en droit médical.











