CONTENTS
- 1. Affaire portant sur l’assujettissement à l’impôt sur les donations au regard de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés

- 2. Loi relative à l’impôt sur les sociétés : appréciation de l’assujettissement à l’impôt sur les donations par la juridiction ayant statué au fond

- - Principes juridiques retenus par la juridiction ayant statué au fond concernant l’application de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés
- 3. Loi relative à l’impôt sur les sociétés : la Cour suprême juge le terrain soumis à l’impôt sur les donations

- - Principes juridiques retenus par la Cour suprême concernant l’application de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés
- 4. Loi relative à l’impôt sur les sociétés : l’approche de Daeryun

1. Affaire portant sur l’assujettissement à l’impôt sur les donations au regard de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés
Il s’agissait d’une affaire portant sur la question de savoir si un terrain reçu par donation par une personne morale coréenne à but non lucratif était soumis à l’impôt sur les donations au regard de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés.
La fondation A, demanderesse, est une personne morale à but non lucratif créée par un tiers qui possédait un terrain boisé dans la ville de Seongnam.
Une partie de ce terrain a ensuite été utilisée comme site du temple B de l’Ordre Jogye du bouddhisme coréen, tandis que la demanderesse exploitait sur le reste du terrain une activité d’aménagement et d’entretien d’un cimetière-parc.
En 2010, la demanderesse a reçu par donation une partie des quotes-parts indivises détenues par le tiers et le temple B de l’Ordre Jogye du bouddhisme coréen, et en a acquis la propriété.
Le service des impôts défendeur a considéré que cette donation « était soumise à l’impôt sur les donations » et a établi en 2020 l’impôt correspondant ainsi que des pénalités fiscales.
La demanderesse a contesté cette décision devant le Tribunal fiscal de la République de Corée. Après avoir obtenu une réduction partielle, elle a engagé une action en annulation concernant la fraction de l’imposition demeurée à sa charge.
Assujettissement d’une personne morale coréenne à but non lucratif : question litigieuse
La question litigieuse était de savoir si le terrain reçu par donation par la demanderesse constituait un « revenu provenant d’une activité lucrative » au sens de l’ancienne Loi relative à l’impôt sur les sociétés et relevait, à ce titre, de l’impôt sur les sociétés.
| Argumentation de la demanderesse | Le terrain en cause est utilisé dans le cadre de l’activité lucrative de la demanderesse et relève donc de l’impôt sur les sociétés. Par conséquent, aucun impôt sur les donations ne peut être établi en application de l’ancienne Loi relative aux droits de succession et aux donations. |
| Argumentation du défendeur | Au sens de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés, les revenus provenant d’une activité lucrative désignent ceux générés par cette activité elle-même et n’incluent pas les gains issus d’actifs reçus à titre gratuit. Les biens reçus par donation par la demanderesse sont donc soumis à l’impôt sur les donations. |
2. Loi relative à l’impôt sur les sociétés : appréciation de l’assujettissement à l’impôt sur les donations par la juridiction ayant statué au fond
Pour déterminer si les revenus en cause étaient soumis à l’impôt sur les sociétés, la juridiction ayant statué au fond a défini comme suit, sur le fondement de l’ancienne Loi relative à l’impôt sur les sociétés, l’étendue des revenus imposables.
Elle a jugé que, parmi les revenus perçus par une personne morale coréenne à but non lucratif au cours de chaque exercice, seuls ceux provenant directement d’une activité lucrative sont soumis à l’impôt sur les sociétés.
L’ancienne Loi relative à l’impôt sur les sociétés énumérait les « revenus provenant d’une activité lucrative » sans inclure les gains exceptionnels étrangers à cette activité, notamment les gains issus d’actifs reçus à titre gratuit.
Dans cette perspective, elle a jugé que les biens acquis par donation par une personne morale coréenne à but non lucratif ne résultaient pas d’une activité lucrative et n’étaient donc pas soumis à l’impôt sur les sociétés.
Principes juridiques retenus par la juridiction ayant statué au fond concernant l’application de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés
∙Interprétation juridique des gains issus d’actifs reçus à titre gratuit : les « revenus provenant d’une activité lucrative » désignent les revenus générés de manière continue et répétée par l’exercice d’une activité. Ils n’incluent pas les gains issus d’actifs donnés par un tiers. Une donation ne présentant généralement pas une continuité et une répétition suffisantes pour constituer une activité lucrative, elle ne peut être interprétée comme générant des revenus provenant d’une telle activité.
∙Application de l’ancienne Loi relative aux droits de succession et aux donations : l’article 48 de cette loi prévoyait un régime dérogatoire excluant de la valeur imposable au titre de l’impôt sur les donations certains biens apportés à une personne morale d’intérêt public. Toutefois, cette disposition visait uniquement à assurer un contrôle ultérieur et reposait sur le principe selon lequel les gains issus d’actifs reçus à titre gratuit par une personne morale à but non lucratif sont soumis à l’impôt sur les donations.
La juridiction ayant statué au fond a donc jugé que le terrain reçu par donation par la demanderesse n’était pas soumis à l’impôt sur les sociétés et qu’il avait été légalement assujetti à l’impôt sur les donations.
3. Loi relative à l’impôt sur les sociétés : la Cour suprême juge le terrain soumis à l’impôt sur les donations
Concernant l’assujettissement au titre de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés, la Cour suprême de la République de Corée a estimé que l’appréciation de la juridiction ayant statué au fond était conforme aux principes juridiques applicables et a rejeté le pourvoi de la demanderesse.
Principes juridiques retenus par la Cour suprême concernant l’application de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés
∙Étendue de l’impôt sur les sociétés applicable aux personnes morales coréennes à but non lucratif : selon l’ancienne Loi relative à l’impôt sur les sociétés, seuls les revenus provenant de leurs activités lucratives sont soumis à cet impôt.
Les revenus provenant d’une activité lucrative désignent les « revenus générés de manière continue par l’exercice d’une activité » et n’incluent pas les biens transférés à titre gratuit, c’est-à-dire les gains issus d’actifs reçus à titre gratuit.
∙Interprétation fiscale des gains issus d’actifs reçus à titre gratuit : lorsqu’elle énumérait les activités lucratives, la Loi relative à l’impôt sur les sociétés n’incluait ni les revenus étrangers à l’activité ni les gains exceptionnels.
Conformément au principe d’interprétation stricte des règles fiscales, cette énumération ne pouvait faire l’objet d’une interprétation extensive afin d’y inclure des revenus non mentionnés par la loi.
Une donation ne présentant généralement pas la continuité et la répétition suffisantes pour être considérée comme une activité lucrative, elle ne peut être assimilée à un revenu provenant d’une telle activité.
∙Application de l’ancienne Loi relative aux droits de succession et aux donations : cette loi excluait de l’assiette de l’impôt sur les donations les biens apportés à une personne morale d’intérêt public, tout en prévoyant leur imposition en cas de manquement à l’obligation de les utiliser à des fins d’intérêt public.
Ce dispositif reposait sur le principe de l’assujettissement des personnes morales à but non lucratif à l’impôt sur les donations. Par conséquent, le terrain reçu par donation par la demanderesse a été légalement soumis à l’impôt sur les donations.
4. Loi relative à l’impôt sur les sociétés : l’approche de Daeryun
Cette affaire portait sur l’assujettissement au titre de la Loi relative à l’impôt sur les sociétés.
Cette loi impose les revenus des entreprises et régit leur traitement fiscal en fonction de leurs différentes activités.
Elle comporte notamment des règles relatives aux charges déductibles, aux restrictions applicables, aux crédits d’impôt et aux réductions fiscales. Le recours à des professionnels peut permettre d’identifier et de prévenir les risques liés à l’impôt sur les sociétés.
Le Cabinet d’avocats Daeryun constitue des équipes réunissant des 🔗avocats spécialisés en fiscalité, des experts-comptables et des conseillers fiscaux afin de traiter les questions fiscales de ses clients.












