CONTENTS
- 1. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Circonstances de l’affaire

- 2. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Assistance de l’avocat spécialisé en droit pénal

- - Réinterprétation du « champ des fonctions » de la personne assurant l’intérim
- - Fondement jurisprudentiel de la liberté de culte
- - Nécessité concrète au sein de l’église
- - Erreur d’interprétation juridique
- 3. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Résultat de l’affaire

- - Notion et éléments constitutifs de l’entrave à l’activité professionnelle
- 4. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Notion et effets de l’appel

- - Points à prendre en compte face à une infraction d’entrave à l’activité professionnelle
1. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Circonstances de l’affaire
Le client s’est adressé à notre cabinet, car il risquait de conserver une condamnation à son casier judiciaire pour infraction d’entrave à l’activité professionnelle.
Il exerçait les fonctions de pasteur principal d’une église.
Toutefois, alors que le conflit avec certains fidèles qui s’opposaient à lui s’intensifiait, une action visant à le révoquer de ses fonctions de pasteur principal a été engagée. Le tribunal a alors prononcé une mesure provisoire lui interdisant d’exercer ces fonctions jusqu’à ce que le jugement relatif à la demande de révocation devienne définitif.
Certains fidèles de l’église continuaient néanmoins à soutenir le client.
Celui-ci a donc organisé, avec ces fidèles, un office religieux séparé dans le sanctuaire situé au troisième étage de l’église. Une « déclaration appelant au retour à un fonctionnement normal de l’église » a été affichée à côté de la porte d’entrée du lieu de culte.
Les fidèles opposés au client et la personne chargée d’exercer provisoirement les fonctions de pasteur principal ont déposé contre lui une plainte pour infraction d’entrave à l’activité professionnelle, au motif qu’il avait perturbé leur office religieux habituel. La juridiction de première instance a condamné le client à une peine assortie du sursis à l’exécution.
Estimant cette décision injustifiée, le client a interjeté appel et sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en droit pénal.

2. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Assistance de l’avocat spécialisé en droit pénal
L’avocat spécialisé en droit pénal a contesté en appel les éléments de fait négligés en première instance ainsi que les erreurs d’interprétation juridique, en développant l’argumentation suivante.
Réinterprétation du « champ des fonctions » de la personne assurant l’intérim
La juridiction de première instance avait considéré que les fonctions de la personne assurant l’intérim consistaient à « diriger les offices religieux, administrer l’église, convoquer le conseil presbytéral et superviser l’ensemble de son fonctionnement ».
L’avocat spécialisé en droit pénal a toutefois fait valoir que l’église célébrait déjà des offices séparés et a souligné que l’office organisé par le client dans le sanctuaire du troisième étage constituait une activité religieuse distincte et ne perturbait pas celui de la personne assurant l’intérim.
Fondement jurisprudentiel de la liberté de culte
L’avocat spécialisé en droit pénal a produit le jugement rendu, après la mesure provisoire de suspension de l’exercice des fonctions, dans l’affaire visant à faire constater la nullité de la mesure d’exclusion et d’excommunication. Il s’est appuyé sur le fait que le tribunal avait jugé que « même lorsque les offices sont organisés par des personnes différentes, les offices séparés doivent être autorisés si l’activité religieuse elle-même ne perturbe pas directement les fonctions de l’autre partie ».
Il a ainsi soutenu que la célébration de l’office par le client ne constituait pas une entrave à l’activité professionnelle, mais relevait de la liberté de religion.
Nécessité concrète au sein de l’église
À l’époque, les fidèles de l’église étaient divisés entre les partisans et les opposants du client, et leur conflit était tel que des affrontements physiques s’étaient produits.
L’avocat spécialisé en droit pénal a soutenu que « la tenue d’offices séparés constituait une mesure inévitable destinée à réduire les confrontations et à garantir la liberté de religion, et qu’elle relevait donc d’un acte justifié au regard des conceptions sociales communément admises ».
Erreur d’interprétation juridique
L’avocat spécialisé en droit pénal a relevé que la juridiction de première instance avait interprété de manière excessivement large les fonctions de pasteur principal exercées à titre intérimaire et considéré tous les offices du client comme une entrave à l’activité professionnelle, ce qui constituait une erreur de droit quant à l’étendue de ces fonctions.
Il a fait valoir que l’office organisé au troisième étage de l’église se déroulait à une heure et dans un lieu totalement différents de ceux du sermon de la personne assurant l’intérim, de sorte qu’il ne pouvait être considéré comme portant atteinte à la liberté de culte ou entravant l’exercice de ses fonctions.
L’avocat spécialisé en droit pénal a enfin soutenu que « le seul fait que le client ait affiché une déclaration ne permettait pas de considérer qu’il avait neutralisé l’exercice des fonctions de l’autre partie par l’usage d’une force contraignante ».
Il a démontré en détail que l’expression d’une position ou la transmission de l’opinion de fidèles relevaient de la liberté d’expression et ne s’étaient accompagnées d’aucune force physique ni contrainte.
3. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Résultat de l’affaire
La juridiction d’appel a accueilli les arguments de l’avocat spécialisé en droit pénal.
Elle a estimé que « l’office organisé par le client constituait une activité religieuse menée avec certains fidèles de l’église et qu’il était difficile de considérer qu’il avait effectivement perturbé l’office de la personne assurant l’intérim ».
Elle a également jugé que l’affichage de la déclaration constituait l’expression non violente d’une opinion et qu’il était difficile de considérer que cet acte remplissait à lui seul la condition de « l’usage d’une force contraignante » requise pour caractériser l’infraction d’entrave à l’activité professionnelle.
La juridiction a finalement annulé le jugement de première instance et rendu à l’égard du client une décision le déclarant non coupable.
Notion et éléments constitutifs de l’entrave à l’activité professionnelle
L’infraction d’entrave à l’activité professionnelle est constituée lorsqu’une personne accomplit un acte qui perturbe l’activité d’autrui ou risque de la perturber.
· Éléments constitutifs
② Acte d’entrave : l’acte doit rendre difficile l’exercice de l’activité, notamment par des violences physiques, des menaces, une intrusion matérielle ou l’usage d’une force contraignante
③ Intention : l’auteur doit avoir eu l’intention ou la conscience de perturber l’activité
Selon la Loi pénale de la République de Corée, l’infraction d’entrave à l’activité professionnelle peut être punie d’une peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou d’une amende pénale de 15 000 000 wons sud-coréens au plus.
Lorsque les faits s’accompagnent de la diffusion de fausses informations ou de menaces, les infractions de diffamation ou de menaces peuvent également être retenues, ce qui nécessite une réponse juridique appropriée.
4. Infraction d’entrave à l’activité professionnelle | Notion et effets de l’appel

L’appel est une procédure permettant de contester le jugement d’une juridiction de première instance et de demander à une juridiction supérieure de statuer à nouveau.
Il peut être interjeté en cas d’erreur dans l’établissement des faits ou dans l’interprétation juridique. La juridiction d’appel réexamine alors les faits et les questions de droit.
La production de nouveaux éléments de preuve, l’audition de témoins ou une demande d’expertise dans le cadre de l’appel peuvent permettre de corriger l’appréciation des faits retenue en première instance.
Lorsqu’une personne estime, comme dans la présente affaire, avoir fait l’objet d’un jugement injustifié, l’appel permet de relever une erreur d’interprétation juridique et d’établir clairement les faits afin qu’une décision la déclarant non coupable puisse être rendue.
Points à prendre en compte face à une infraction d’entrave à l’activité professionnelle
Lorsqu’une personne fait l’objet d’une plainte qu’elle estime injustifiée pour infraction d’entrave à l’activité professionnelle, elle doit tenir compte des points suivants.
· Vérification du champ de l’« activité professionnelle »
Il convient d’examiner attentivement si l’activité invoquée par l’autre partie bénéficie effectivement d’une protection juridique.
· Analyse concrète de l’« acte d’entrave »
En l’absence d’un acte actif d’entrave, tel que le recours à la force physique ou contraignante ou à des menaces, il est difficile de caractériser l’infraction d’entrave à l’activité professionnelle.
· Préparation de la stratégie d’appel
Lorsqu’une décision défavorable a été rendue en première instance, il convient d’examiner la possibilité d’interjeter appel en invoquant les faits, une erreur de droit ou la nécessité de réévaluer les preuves.
Dans cette affaire, le client risquait de conserver une condamnation à son casier judiciaire parce que l’office séparé organisé dans le contexte d’un conflit interne à l’église avait été considéré à tort comme une « entrave à l’activité professionnelle ».
Toutefois, à l’issue d’un examen juridique approfondi en appel, il a été reconnu que les actes du client n’avaient pas directement entravé les fonctions de la personne assurant provisoirement celles de pasteur principal. Une décision le déclarant non coupable a finalement été rendue.
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Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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