CONTENTS
- 1. Le client ayant sollicité un avocat intervenant dans les affaires de vol

- - Circonstances de l’affaire de vol
- - Proposition de l’avocat
- 2. Démarches de l’avocat visant à limiter les conséquences défavorables de l’affaire de vol

- - Établissement de la validité juridique et du caractère complet de la présentation spontanée aux autorités
- - Présentation des éléments médicaux relatifs à l’état de santé mentale et aux troubles du contrôle des impulsions
- - Mise en œuvre effective de la réparation du préjudice et gestion de la procédure de restitution
- - Présentation ciblée des circonstances relatives à la détermination de la peine afin de limiter les conséquences sur la nomination dans la fonction publique
- 3. Résultat de l’intervention de l’avocat : suspension de l’exercice de l’action publique et limitation des conséquences sur la nomination

- - Peines encourues pour vol et démarche de présentation spontanée aux autorités
- - Si vous envisagez de vous présenter spontanément aux autorités
- - FAQ relative à l’affaire
1. Le client ayant sollicité un avocat intervenant dans les affaires de vol
Après avoir été contacté par l’équipe de sécurité de l’entreprise victime, le client a sollicité un avocat intervenant dans les affaires de vol afin d’être assisté dès les premières démarches.
Circonstances de l’affaire de vol
Confronté à l’augmentation des frais de formation et de subsistance liés à sa préparation au concours de la fonction publique, le client travaillait temporairement dans un centre logistique afin de continuer à percevoir un revenu.
Toutefois, alors que le stress récurrent lié à la préparation du concours et ses symptômes anxieux s’aggravaient, il a ressenti une impulsion soudaine en voyant, sur une étagère pendant son travail, des vêtements peu coûteux et d’autres articles susceptibles d’être portés.
Le client a retiré les étiquettes des produits, les a portés, puis les a placés dans son casier pendant sa pause afin de les emporter. Même après son retour chez lui, il ne les a ni utilisés ni cédés et les a conservés tels quels dans son armoire.
Son anxiété et son sentiment de culpabilité étaient en effet devenus si intenses qu’il ne comprenait pas lui-même son comportement.
Peu après, l’équipe de sécurité du centre logistique l’a informé qu’elle « vérifiait les images de vidéosurveillance en raison d’une anomalie concernant les articles de la ligne dont il avait la charge ». Saisi d’une peur extrême, le client a indiqué par message à l’entreprise qu’il souhaitait indemniser celle-ci et démissionner, tout en la suppliant de ne pas signaler l’affaire à la police.
L’entreprise lui a néanmoins demandé de se présenter en personne. Estimant ne pas pouvoir résoudre seul la situation, le client s’est rendu à notre cabinet et a sollicité l’assistance d’un avocat intervenant dans les affaires de vol.

Proposition de l’avocat
Après avoir entendu l’ensemble des circonstances de l’affaire, l’avocat intervenant dans les affaires de vol a expliqué que, même lorsque la soustraction porte sur des biens de faible valeur, dissimuler les faits ou attendre peut avoir des conséquences défavorables.
Il a notamment exposé en détail l’importance de l’orientation donnée aux premières démarches au regard d’une éventuelle nomination ultérieure dans la fonction publique.
L’avocat a donc conseillé au client de se présenter spontanément aux autorités et d’exposer sincèrement les faits. Suivant ce conseil, le client a rédigé une déclaration de présentation spontanée, puis s’est rendu de lui-même au commissariat de police, où il a précisé et communiqué la date, le nombre des faits et la liste des articles concernés.
2. Démarches de l’avocat visant à limiter les conséquences défavorables de l’affaire de vol

Tenant compte en priorité du fait qu’un antécédent correspondant à une peine d’amende ou à une peine plus lourde pouvait faire obstacle à la nomination du client à un poste de fonctionnaire de l’administration judiciaire, l’avocat intervenant dans les affaires de vol a élaboré une stratégie globale articulée autour des quatre axes suivants.
② Présentation objective de l’état de santé mentale
③ Réparation effective et complète du préjudice
④ Limitation des conséquences défavorables grâce à la préparation des éléments relatifs à la détermination de la peine
Établissement de la validité juridique et du caractère complet de la présentation spontanée aux autorités
Tenant compte de l’extrême anxiété du client après le contact de l’équipe de sécurité, l’avocat a expliqué que le simple fait de « s’être présenté après avoir été contacté » ne suffisait pas à établir les conditions de la présentation spontanée aux autorités au sens du droit coréen.
Afin de satisfaire à la condition essentielle de cette démarche, à savoir « avoir signalé volontairement les faits délictueux avant leur découverte », une déclaration de présentation spontanée précisant concrètement tous les éléments suivants a été rédigée.
Contenu de la déclaration de présentation spontanée
∙ Nature et valeur des articles soustraits
∙ Circonstances de leur obtention et de leur conservation
Suivant les conseils de l’avocat, le client s’est rendu personnellement au commissariat de police, a remis les mêmes documents et a spontanément révélé l’intégralité des faits, accomplissant ainsi une démarche sincère de présentation aux autorités.
Cette démarche a été structurée afin qu’elle puisse être prise en compte ultérieurement par le parquet comme un élément important d’atténuation lors de l’examen d’une éventuelle suspension de l’exercice de l’action publique.
Présentation des éléments médicaux relatifs à l’état de santé mentale et aux troubles du contrôle des impulsions
Le client présentait des symptômes dépressifs, anxieux et de panique liés à sa longue préparation au concours. Son dossier médical comportait effectivement des diagnostics de trouble dépressif majeur et de trouble panique établis par un service de psychiatrie.
Afin de ne pas présenter cette situation comme une simple « souffrance émotionnelle », mais d’étayer l’existence d’une cause médicale susceptible d’avoir contribué à la soustraction impulsive, l’avocat a réuni et remis les éléments suivants.
Principaux documents remis
∙ Ordonnances électroniques de médicaments
∙ Documents relatifs aux effets indésirables des médicaments (baisse de la concentration et augmentation de l’impulsivité)
Une analyse structurée a notamment montré que la combinaison de l’intensité du stress, de la pression psychologique et des symptômes anxieux de l’époque pouvait temporairement altérer la capacité de jugement. Elle a ainsi étayé la thèse selon laquelle le comportement du client résultait d’une impulsion temporaire survenue dans un état psychologique anormal, et non d’un acte délibéré commis dans un but lucratif.
Mise en œuvre effective de la réparation du préjudice et gestion de la procédure de restitution
En raison de son fonctionnement en tant que grande entreprise de logistique, l’entreprise victime indiquait ne pas accepter le versement d’indemnités transactionnelles individuelles. L’avocat a donc préparé les mesures suivantes.
▷ Coordination de leur restitution en l’état dès la demande de l’équipe de sécurité de l’entreprise
▷ Confirmation de la restitution des articles soustraits sans perte ni détérioration
Par la suite, l’entreprise a déclaré qu’elle « ne souhaitait pas que le client soit sanctionné ».
Cette démarche a permis au parquet de prendre en compte la réparation du préjudice et la volonté de la victime parmi les circonstances de l’affaire.
Présentation ciblée des circonstances relatives à la détermination de la peine afin de limiter les conséquences sur la nomination dans la fonction publique
Le client préparait depuis longtemps le concours de la fonction publique de l’administration judiciaire.
Dans ce contexte, l’avocat a exposé de manière structurée, sur le fondement des documents et des règles applicables, la réalité pratique selon laquelle le prononcé d’une peine d’amende ou d’une peine plus lourde rendrait de fait sa nomination impossible.
Il a également présenté les éléments concrets suivants afin d’étayer l’absence de risque de récidive et le sérieux du client.
Principaux éléments de preuve
∙ Engagement de prévention de la récidive
∙ Convocation au concours de la filière administrative des juridictions
∙ Relevés d’inscription et de paiement des cours de préparation à la fonction publique
∙ Attestation de suivi d’une formation sur la prévention de la récidive en matière de vol)
L’ensemble de ces documents a permis d’étayer les éléments suivants : « absence d’antécédents · repentir · réparation du préjudice · faible risque de récidive », ainsi que de réunir les conditions objectives susceptibles d’être prises en compte pour une décision de suspension de l’exercice de l’action publique.
3. Résultat de l’intervention de l’avocat : suspension de l’exercice de l’action publique et limitation des conséquences sur la nomination

Après avoir examiné globalement les documents remis par l’avocat intervenant dans les affaires de vol, la sincérité de la présentation spontanée aux autorités, les circonstances de la réparation du préjudice, l’état de santé mentale et l’absence de risque de récidive, le parquet coréen a rendu une décision de suspension de l’exercice de l’action publique.
Qu’est-ce qu’une décision de suspension de l’exercice de l’action publique ?
Le client a ainsi pu sortir d’une situation qu’il considérait comme susceptible de bouleverser toute sa vie et a exprimé sa volonté de poursuivre son traitement afin de prévenir toute récidive.
Peines encourues pour vol et démarche de présentation spontanée aux autorités
Le vol consiste à soustraire le bien d’autrui. L’infraction est constituée lorsque l’auteur avait l’intention de s’approprier illégalement ce bien.
Peines encourues
Article 329 de la Loi pénale de la République de Corée (vol) | Peines encourues |
Quiconque soustrait le bien d’autrui | Peine d’emprisonnement de 6 ans au plus ou amende pénale de 10 000 000 de wons sud-coréens au plus |
En matière de vol, la peine peut être aggravée en cas de récidive habituelle, et la tentative de vol est également punissable.
Dans ce contexte, le fait de se présenter spontanément aux autorités peut être pris en compte comme une circonstance permettant une atténuation de la peine ou une exemption de peine.
Article 52 de la Loi pénale de la République de Corée (présentation spontanée aux autorités, aveu)
Si vous envisagez de vous présenter spontanément aux autorités
Le Cabinet d’avocats Daeryun compte des avocats titulaires d’une certification de spécialisation en droit pénal enregistrée auprès de l’Association du barreau coréen, ainsi que des avocats ayant traité diverses affaires pénales.
Un avocat chargé du dossier est désigné selon la nature de l’affaire. Il élabore une stratégie structurée tenant compte de la présentation spontanée aux autorités, de la réparation du préjudice et des autres conséquences défavorables éventuelles, puis prépare les pièces justificatives nécessaires.
L’assistance peut notamment comprendre la présence de l’avocat lors de l’audition par la police et la préparation d’arguments relatifs aux circonstances de l’affaire à partir de documents médicaux et psychologiques.
Si vous vous trouvez dans une situation similaire et envisagez de vous présenter spontanément aux autorités, vous pouvez transmettre votre demande par l’intermédiaire de la rubrique 🔗Prendre rendez-vous pour une consultation juridique.
FAQ relative à l’affaire
R. En cas de dissimulation ou de contestation des faits, le risque d’une appréciation défavorable après l’obtention des preuves peut être plus élevé.Q. Avouer les faits à un avocat intervenant dans les affaires de vol ne risque-t-il pas de rendre la situation plus défavorable ?
Une présentation spontanée aux autorités effectuée selon des modalités appropriées peut constituer un élément important pour obtenir une exemption ou une atténuation de la peine.
R. Même lorsqu’un accord est difficile à obtenir, il convient de coordonner des mesures permettant de faire reconnaître la réparation du préjudice, telles que la restitution en l’état, l’expression de la volonté d’indemniser et, si la victime y consent, sa déclaration de ne pas souhaiter de sanction, afin qu’elles puissent être prises en compte parmi les circonstances de l’affaire.Q. Que faut-il faire si l’autre partie refuse de conclure un accord ?

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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