CONTENTS
- 1. Client soupçonné d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels

- - Circonstances de l’affaire
- 2. Stratégie de défense dans l’affaire d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels

- - Fonctionnement du partage de fichiers et intention de distribution
- - Remords sincères et mesures de prévention de la récidive
- - Absence d’antécédents et perspectives de réinsertion
- 3. Résultat final des soupçons d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels : « sursis à l’exécution de la peine »

- 4. Infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels : critères de détermination des peines

- - FAQ
- 5. En cas de soupçons d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels

1. Client soupçonné d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels

Poursuivi pour infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels, au titre de la possession et de la distribution, le client devait mettre en place une défense afin d’éviter une peine privative de liberté ferme.
Il a donc sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé dans les infractions sexuelles.
Circonstances de l’affaire
Le client soupçonné d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels était étudiant à l’université. Il avait téléchargé le fichier vidéo en cause alors qu’il utilisait un logiciel de torrent.
La vidéo contenait des scènes à caractère sexuel mettant en scène une personne mineure et, en raison du fonctionnement du logiciel, le partage avait lieu en même temps que le téléchargement.
Le client n’avait pas clairement conscience que le fichier était automatiquement partagé. Il s’est néanmoins retrouvé visé à la fois par des soupçons de possession et de distribution de contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents.
Après avoir reçu une demande de comparution des autorités d’enquête, le client a pris conscience de la lourdeur des peines encourues pour cette infraction et a estimé que ses études, sa vie sociale et son avenir professionnel étaient gravement menacés.
Estimant qu’une défense stratégique était nécessaire dès le début de l’affaire, il a sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé dans les infractions sexuelles.
2. Stratégie de défense dans l’affaire d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels
Après s’être entretenu avec le client, l’avocat spécialisé dans les infractions sexuelles a collaboré avec le centre d’analyse forensique numérique afin d’examiner minutieusement le dossier d’enquête et les données électroniques saisies.
▶ Principaux éléments examinés
- Journaux du logiciel et activation éventuelle du partage automatique
- Étendue des données effectivement transmises à l’extérieur
Cette analyse a permis de classer méthodiquement les éléments susceptibles d’établir que le client n’avait accompli aucun acte délibéré dans le but de distribuer des contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents et que le résultat découlait du fonctionnement du logiciel.
Des documents attestant ses remords, ses efforts pour prévenir toute récidive et son sérieux dans la vie quotidienne ont également été réunis et intégrés à la stratégie relative à la détermination de la peine.
Fonctionnement du partage de fichiers et intention de distribution
En raison des caractéristiques du logiciel fondé sur le protocole torrent, le fichier en cause était automatiquement partagé en même temps qu’il était téléchargé.
Au moyen d’une analyse forensique numérique, l’avocat spécialisé dans les infractions sexuelles a objectivement établi qu’aucun acte n’avait été accompli en vue d’une distribution et que l’étendue du partage résultait des paramètres par défaut du logiciel.
Sur cette base, il a souligné l’absence d’intention du client de distribuer des contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents.
Remords sincères et mesures de prévention de la récidive
Pendant l’enquête et le procès, le client n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés et les a intégralement reconnus.
Afin de prévenir toute récidive, il a également suivi une formation de prévention des infractions sexuelles et des consultations auprès d’un spécialiste, tout en poursuivant ses efforts de réflexion sur ses actes.
L’avocat spécialisé dans les infractions sexuelles a organisé et produit les attestations de formation, les avis issus des consultations et la déclaration de repentir afin de souligner que l’attitude du client traduisait une réelle volonté de s’améliorer et ne visait pas seulement à obtenir une réduction de la peine.
Absence d’antécédents et perspectives de réinsertion
Le client n’avait aucun antécédent de sanction pénale et avait jusque-là poursuivi avec sérieux ses études et sa vie quotidienne.
L’avocat spécialisé dans les infractions sexuelles a souligné que les faits étaient survenus dans des circonstances fortuites et a exposé que, malgré la nature de l’infraction, le risque de récidive était faible et les perspectives de réinsertion suffisantes.
À l’appui de ces éléments, il a produit le dossier scolaire et des lettres de soutien de l’entourage, afin d’établir que le client disposait de bases suffisantes pour reprendre sa place dans la société.
3. Résultat final des soupçons d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels : « sursis à l’exécution de la peine »

La juridiction a prononcé à l’encontre du client un sursis à l’exécution de la peine plutôt qu’une peine privative de liberté ferme.
Le fait qu’il n’avait aucun antécédent de sanction pénale avant cette affaire, qu’il avait reconnu l’intégralité des faits pendant l’enquête et le procès et qu’il avait manifesté des remords sincères a constitué un élément favorable lors de la détermination de la peine.
L’analyse forensique numérique a également permis d’établir clairement qu’il était difficile de considérer que le client avait agi avec l’intention ou dans le but de diffuser activement des contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents.
Le client a ainsi évité une peine privative de liberté ferme et a pu reprendre sa vie quotidienne.
4. Infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels : critères de détermination des peines
La Loi de la République de Corée sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels prévoit des dispositions spéciales concernant la répression et la procédure applicables aux infractions sexuelles visant des enfants ou des adolescents.
L’article 11 de cette loi interdit notamment la production et la distribution de contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents.
Cette disposition fixe des niveaux de peine différents selon la nature de l’acte. Même une simple possession peut donner lieu à une lourde peine et requiert donc une attention particulière.
▶ Actes relevant de l’article 11 de la Loi
- Possession, transport, publicité ou exposition à des fins lucratives
- Distribution, fourniture, exposition publique ou projection sans finalité lucrative
- Entremise en vue de la production de contenus d’exploitation sexuelle
- Achat, possession ou visionnage de contenus d’exploitation sexuelle
Les peines applicables selon la nature de l’acte sont les suivantes.
▶ Peines applicables
Acte | Peine applicable |
Production, importation ou exportation de contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents | Réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
Possession, transport, publicité ou présentation, exposition publique ou projection à des fins lucratives | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 5 ans |
Distribution ou fourniture simple, publicité ou présentation, exposition publique ou projection | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Mise en relation d’un enfant ou adolescent avec un producteur de contenus d’exploitation sexuelle | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Achat, possession ou visionnage de contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 1 an |
Production, importation ou exportation habituelle de contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants ou des adolescents | Aggravation jusqu’à 1/2 de la peine prévue par la loi |
FAQ
La juridiction examine notamment si la personne poursuivie n’a participé aux faits que de manière limitée, si elle a reconnu les faits pendant l’enquête et si elle manifeste des remords sincères.
Une coopération sérieuse à l’enquête et l’absence de tout antécédent de sanction pénale peuvent également être prises en considération comme circonstances atténuantes.
Lorsque des efforts concrets visant à éviter l’extension du préjudice sont constatés, notamment la suppression des contenus afin d’empêcher toute nouvelle diffusion, ils peuvent aussi constituer des éléments favorables lors de la détermination de la peine.
Dans l’affaire présentée, le fichier en cause avait été supprimé après son téléchargement au moyen d’un logiciel de torrent, mais l’historique des téléchargements et les journaux du logiciel ont été retrouvés lors de l’analyse forensique numérique.
Les logiciels de partage de fichiers tels que les logiciels de torrent peuvent notamment laisser des traces de transmission sur le réseau en même temps que le téléchargement. La seule suppression du fichier ne suffit donc pas nécessairement à écarter les soupçons d’infraction.
Il est par conséquent important d’identifier clairement, à partir des résultats de l’analyse forensique numérique, les traces qui subsistent et les éléments susceptibles de poser une difficulté juridique, puis de définir une stratégie adaptée.
5. En cas de soupçons d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels

Les juridictions coréennes considèrent que les infractions relatives aux contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants portent gravement atteinte à la dignité et à la valeur de la personne humaine. Elles appliquent donc des critères de sanction particulièrement stricts aux infractions à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels.
Compte tenu de ces caractéristiques, lorsqu’une personne est soupçonnée de possession ou de distribution de contenus d’exploitation sexuelle mettant en scène des enfants, il importe d’analyser précisément les traces numériques subsistantes et d’élaborer une stratégie à partir des résultats de l’analyse forensique.
S’appuyant sur son expérience du traitement des affaires d’infractions sexuelles numériques, notamment celles relevant de cette loi, notre cabinet examine les données numériques recueillies pendant l’enquête et élabore une stratégie centrée sur les principales questions de l’affaire.
Il fournit également une assistance juridique adaptée à l’évolution de l’affaire, depuis l’enquête jusqu’au procès.
Si vous avez besoin d’une assistance juridique dans une situation similaire, vous pouvez la solliciter au moyen de la 🔗réservation d’une consultation juridique.
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