CONTENTS
- 1. Client soupçonné d’infraction de menaces aggravées

- - Déroulement de l’affaire
- - Assistance de l’avocat pénaliste
- - Infraction de menaces aggravées, classement sans suite
- 2. Notion d’infraction de menaces aggravées et niveau des peines encourues

- - Niveau des peines encourues
- 3. Stratégie de réponse aux soupçons d’infraction de menaces aggravées

- - Critères de détermination de la peine
- - Assistance d’un avocat pénaliste
1. Client soupçonné d’infraction de menaces aggravées
Le client, soupçonné d’infraction de menaces aggravées, a consulté un avocat pénaliste.
À l’issue d’un entretien approfondi avec le client, l’avocat pénaliste a tout d’abord établi les circonstances de l’affaire.
Déroulement de l’affaire

Le client a indiqué qu’il souffrait habituellement d’une maladie mentale, qui entraînait d’importantes variations d’humeur et le rendait vulnérable au stress.
Le jour des faits, gêné par la montre qu’il portait, il a tenté de la réparer lui-même. Comme il n’y parvenait pas, il a ressenti du stress.
La montre a fini par être endommagée au cours de cette tentative. Incapable de supporter ce stress intense, le client s’est mis à crier et à exprimer sa colère.
Surprise, son épouse est sortie de la chambre pour essayer de le calmer. Le client a cependant pris un couteau dans la cuisine, l’a brandi et a continué à adopter un comportement menaçant en disant : « Je vais me tuer ».
Déconcertée, son épouse a signalé les faits à la police, et le client a été soupçonné d’infraction de menaces aggravées.
Assistance de l’avocat pénaliste
L’avocat pénaliste a examiné attentivement les critères de détermination de la peine susceptibles de s’appliquer au client et a mis en œuvre une stratégie adaptée aux circonstances de l’affaire.
1) Mise en avant du stress causé par la maladie mentale et de l’altération des facultés de jugement
L’avocat pénaliste a recueilli notamment l’avis du psychiatre du client et les relevés de son traitement médicamenteux. Il a souligné que le client souffrait d’une maladie mentale depuis très longtemps et se trouvait, de ce fait, dans un état d’extrême vulnérabilité au stress.
Il a également indiqué qu’au moment des faits, le client avait temporairement interrompu un traitement qu’il suivait depuis longtemps conformément aux recommandations de son médecin. Il a soutenu que l’incident n’était pas prémédité et s’était produit alors que le client n’était pas en mesure d’exercer normalement son jugement.
2) Communication du souhait de l’épouse de ne pas voir le client sanctionné
L’avocat pénaliste a souligné que l’épouse du client avait exprimé son souhait de ne pas le voir sanctionné en déclarant : « J’ai été effrayée au moment des faits, mais j’ai appelé la police parce que je craignais qu’il ne lui arrive quelque chose » et « Je m’inquiète pour lui et je souhaite qu’il ne soit pas sanctionné ».
L’avocat pénaliste a donc présenté une déclaration officielle indiquant que l’épouse ne souhaitait pas que le client soit sanctionné et a sollicité la clémence à son égard.
3) Remords profonds du client et volonté de prévenir toute réitération
L’avocat pénaliste a présenté une déclaration de remords du client. Il a souligné que celui-ci regrettait profondément son comportement et en avait pris conscience, ainsi que sa ferme volonté d’éviter toute réitération, démontrée par la reprise de son traitement psychiatrique et la présentation d’un programme à cette fin.
Infraction de menaces aggravées, classement sans suite
Grâce à l’assistance de l’avocat pénaliste, les autorités chargées de l’enquête ont retenu que l’incident n’était pas prémédité et s’était produit alors que les facultés normales de jugement du client étaient altérées. Elles ont également pris en considération ses remords profonds et sa volonté de prévenir toute réitération.
En conséquence, le parquet coréen a rendu à l’égard du client une décision de classement sans suite concernant les soupçons d’infraction de menaces aggravées.
2. Notion d’infraction de menaces aggravées et niveau des peines encourues
L’infraction de menaces consiste à porter atteinte à la liberté d’une personne de former sa volonté en lui annonçant un mal susceptible de lui inspirer de la crainte.
Parmi ces infractions, l’infraction de menaces aggravées s’applique lorsque les menaces sont proférées au moyen d’une arme ou d’un objet dangereux, ou en faisant usage de la force d’un groupe ou d’une multitude de personnes.
Il s’agit ainsi d’un acte qui inspire une crainte réelle à autrui par l’emploi d’un moyen permettant de lui porter effectivement atteinte ou par une démonstration de force collective.
Niveau des peines encourues
Article 284 de la Loi pénale de la République de Corée (menaces aggravées) | Peine d’emprisonnement avec travail de 7 ans au plus ou amende pénale de 10 millions de wons sud-coréens au plus |
Même lorsque le mal annoncé vise un membre de la famille, un parent ou un tiers étroitement lié à la personne concernée, les éléments constitutifs de l’infraction peuvent être réunis si la teneur des menaces est susceptible de lui inspirer de la crainte.
3. Stratégie de réponse aux soupçons d’infraction de menaces aggravées
L’infraction de menaces aggravées ne relève pas de la catégorie des infractions non punissables si la victime s’oppose aux poursuites. L’enquête et la procédure visant à infliger une sanction peuvent donc se poursuivre même si un accord transactionnel avec la victime a été conclu.
Il ne peut notamment être exclu que l’affaire soit considérée comme grave en fonction de l’utilisation éventuelle d’une arme ou de l’intensité des menaces.
En présence de tels soupçons, il est donc important d’examiner attentivement les circonstances de l’affaire et les critères de détermination de la peine, puis d’élaborer une stratégie adaptée à la situation.
Critères de détermination de la peine
▶ Lorsque les menaces étaient de faible intensité
▶ Lorsque des circonstances particulières justifient d’atténuer l’appréciation de la participation aux faits
▶ Lorsque la victime assume également une part importante de responsabilité dans la survenance de l’infraction ou l’aggravation du préjudice
▶ Altération des facultés mentales
▶ Présentation spontanée aux autorités ou dénonciation interne
▶ Souhait de la victime de ne pas voir l’auteur sanctionné ou réparation du préjudice, y compris par consignation
▶ Participation passive
▶ Remords sincères
▶ Absence d’antécédents de sanction pénale
Assistance d’un avocat pénaliste
1. Élaboration d’une stratégie adaptée à chaque étape de l’enquête
Après le dépôt d’une plainte, l’avocat pénaliste établit une stratégie tenant compte du déroulement de l’affaire, depuis l’enquête de police et la décision de transmettre ou non le dossier au parquet jusqu’à l’appréciation du parquet.
2. Examen approfondi de la constitution de l’infraction et de la possibilité d’une sanction
L’avocat pénaliste examine notamment si les éléments constitutifs de l’infraction de menaces aggravées sont réunis, comment l’utilisation d’une arme doit être appréciée et quelle était l’intensité des menaces, afin de déterminer dans quelle mesure l’infraction peut être constituée et si une sanction est susceptible d’être prononcée.
3. Présentation des circonstances favorables au regard des critères de détermination de la peine
L’avocat pénaliste organise les éléments pertinents pour solliciter la clémence, notamment les remords, le caractère non prémédité des faits, le risque de réitération et le souhait de la victime de ne pas voir l’auteur sanctionné.
Si vous êtes soupçonné d’infraction de menaces aggravées, vous pouvez solliciter une assistance au moyen de la 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique, afin d’examiner au préalable la nature de l’affaire et l’orientation à adopter.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
Toute reproduction, duplication ou distribution non autorisée et toute autre violation des droits d'auteur peuvent entraîner des poursuites judiciaires en vertu des lois applicables.











